INDRE
Circonscription du BLANC.
M. BËNAZET
Élu au deuxième tour de scrutin. — 7.342 voix*
Mes chers Concitoyens r
line longue expérience des hommes et des choses m’a appris combien il était imPo,sïble de mener àbonne fin, en une seule législature, de vastes plans politiques.
Les événements changeants de l'histoire, les circonstances diverses de la vie des peuples sont plus forts que toutes les bonnes volontés. 11 est donc vain d’accumuler les promesses.
Je me garderai d’en faire. Elles risqueraient malgré moi de ne pouvoir être entièrement réalisées.
1 ar contre, il me paraît indispensable que les électeurs connaissent les tendances économiques et politiques de celui qui a l’honneur de solliciter leurs suffrages. Il est de son devoir de leur transmettre l’idéal qui l’anime et de prendre vis-à-vis d’eux le solennel engagement de faire tous ses efforts pour en assurer le triomphe.
Pénétré de ces sentiments de sincérité, je tiens à vous faire une courte déclaration. Je suis persuade qu’elle ralliera aisément tous les républicains de foi profonde, tous les hommes de progrès social, tous ceux qui sont partisans d’une évolution hardie vers plus de
mieux-être, mais qui réprouvent comme détestables les méthodes de violence et de dictature.
Politique extérieure .
Au premier rang de mes préoccupations, je place comme vous tous, la paix intcrnatio nale. Je demeure convaincu que la Société des Nations deviendra par l’action combinée el peiscvéraple des démocraties de tous les pays, l’organe suprême de la justice et l'instrument des réconciliations franches et durables entre les peuples.
C’est pourquoi je continuerai de défendre la grande politique de paix concrétisée dans i^s protocole» de Genève et les accords de Locarno. Ceux-ci ont été finalement signés par
emagne. Grâce à eux, le lthin est devenu frontière internationale, tandis que la plupart des grandes nations européennes prenaient l’engagement' solennel de résoudre désormais leurs litiges par l'arbitrage et non par la guerre.
Nous devons continuer de rechercher avec nos voisins de l’Est, dans le cadre de nos alliances et de nos amitiés, les bases d’un rapprochement durable et nous efforcer d’obtenir, en compensation, des garanties légitimes de sécurité.
C’est dans le même esprit de fermeté conciliante que nous travaillerons à la réalisation de la coopération économique internationale, gage pacifique d’entente et de désirables uniona entre les diverses nationalités.
Défense nationale.
Cette politique de paix par l'arbitrage permettra, espérons-le,d aboutir progressivement au désarmement général des peuples. Mais en attendant ce jour libérateur, nous serions coupables de nous désintéresser de la défense nationale* Pour écarter tout danger d'agrèssiort toute atteinte à notre indépendance et à notre dignité, les citoyens de la République devront accepter courageusemeut les sacrifices reconnus inévitables par les Gouvernements, A nous de faire en sorte que ceux-ci soient limités à l'indispensable*
Aussitôt après la guerre, n'ai-je pas été le premier à réclamer la réduction du service militaire actif à un an* Il s'en est fallu de peu que je réussisse h faire voter cette réforme*
Aujourd’hui, cette loi de bon sens est un fait accompli. Nous devons nous en réjouir, Mais la prochaine Chambre aura à en surveiller la stricte application. Elle devra interdire tout gaspillage inutile par une révision attentive des rouages beaucoup trop compliqués de ['Administration militaire actuelle. Elle réalisera ainsi de sensibles économies.
Dans tous les domaines, des économies sont nécessaires et possibles. Chaque Administration publique doit être appelée à présenter elle-même un programme de resserrement des crédits,
La France a été trop éprouvée pour admettre plus longtemps des dépenses injustifiées*
Une Commission interministérielle, dont feraient partie des délégations de fonctionnaires intéressés, pourra seule faire œuvre féconde et durable*
En pareille matière, la réflexion. Tordre et la méthode doivent présider à toute décision .
Des réformes administratives — insuffisamment étudiées — ont été hâtivement votées. 11 faudra les reprendre toutes et rendre à nos divisions administratives leur raison d'être, tout en supprimant, dans les Administrations centrales, les trop nombreux agents d'exécution*
Politiq ne inlér te u re ,
Les vrais républicains veulent la paix intérieure, au même titre que la paix extérieure* Ils souhaitent donc, du fond du cœur, que cesse, au plus tôt, toute agitation d'ordre confessionnel, Us la considèrent comme stérile et nuisible. J'ajoute qu’elle devient coupable lorsqu’elle tend îi discréditer les hommes d'État français aux yeux de l'étranger. Heureusement, leur idéal s’affirme dans la tolérance mutuelle la plus large et s'ils veulent sans sectarisme, mais sans faiblesse, le maintien des lois de laïcité^ c'est qu'ils les considèrent comme les seules garanties de la liberté absolue de conscience*
Notre pauvre et cher pays doit être mis à l'abri des troubles et des divisions après tant d'années de guerre et de douleurs* 11 doit trouver dans le respect de Tordre et des lois fondamentales de la République la tranquillité dont ü a un si grand besoin. C'est dansle calme et la méthode qu’il pourra renaître de ses ruines*
Question financière *
La question financière ne peut être résolue que dans ces conditions. Au fond, elle domine et conditionne tous les problèmes politiques* La funeste série des emprunts contractés de 1919 à 1924, pour équilibrer les budgets, a eu comme conséquence d'augmenter de
130 milliards notre dette publique, et les seules années 1925 et 1926 ont dû supporterai ï liards de remboursements accumulés I ‘ mi ~
De telles erreurs eurent, pour notre épargne et notre monnaie, de tragiques cor quences. A certaines heures, que je n’oublierai jamais, le Trésor public fut placé dans 1 situations redoutables, ' ies
Héritiers d une situation qu’ils n’avaient pas créée, les partis de gauche son™ant uniquement à sauver le crédit national, se mirent vaillamment à la tâche. Ce n’est pas 1 faute si leurs efforts furent brisés par une campagne de panique sans exemple, rnaisTk donnèrent toute la mesure de leur patriotisme et de leur abnégation lorsque faisant abstraction de leurs préférences personnelles, ils n’hésitèrent pas à adhérer à une politisai de redressement, du franc, qui, grâce à leur concours, a pu être heureusement poursuivie
Pourtant T il me paraît indispensable que les charges si lourdes imposées aux contribua Mes par la nécessité pressante de conjurer la catastrophe financière, soient rapidement allégées par un plus équitable aménagement des impôts.
Consolidation de îa dette flottante, transformation progressive de la dette à court terme et, des que sera terminée la restauration des régions dévastées, exécution rigoureuse de 1 amortissement — toutes ces mesures efficaces, en cours ou en projet, auront mon appui
La prospérité économique ,
Pourtant notre relèvement financier et notre restauration monétaire ne seront durables que si le pays est prospère, son industrie active, et la balance de son commerce et de ses comptes en excédent.
Il faut faire un sérieux effort pour perfectionner sa technique et coordonner ses moyens d action. J
La stabilité monétaire et la stabilité douanière seront les premières conditions d'un nouvel équilibré économique, basé sur la sécurité des contrats. C’est seulement alors que pourront etre efficacement réprimées les spéculations si souvent dénoncées, qui font la rapide fortune des aventuriers d’affaireà, au détriment des producteurs honnêtes et contribuerit largement à I exagération des prix.
Une production plus intense, moins coûteuse, mieux équilibrée, que viendront seconder et compléter de grands travaux publics, une meilleure utilisation de noLre houille blanche e notre sous-sol une exploitation méthodique de nos richesses coloniales, en collaboration généreuse avec les populations indigènes, assureront à notre pays la prospérité qui lui permettra de faire face aux lourdes charges que la guerre et l’après-guerre lui ont imposées.
Agriculture.
Le grand parti des républicains persévérera dans cette volonté de progrès. El veut sous toutes ses formes, assurer la prospérité nationale. C’est dire qu’elle importance il attache h agi îcultore, dement essentiel de notre équilibre politique.
A 1 avenir, comme par le passé, tant à la Chambre qu’au Conseil général, je m’efforcerai, en parfait accord avec mes collègues, de chercher à donner aux cultivateurs les plus modestes, les moyens techniques et les facilités commerciales, qui ne doivent pas rester 1 apanage de quelques-uns C’est pourquoi je me suis surtout attaché à réaliser î’ électrification c uns es campagnes, à améliorer autant que possible le réseau routier et à préparer les voies de 1 artisanat rural .
Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Tous les risques ne sont pas couverts. Les engrais et les machines agricoles sont beaucoup trop chers. Les routes, entretenues par nos prestations, sont démolies par les lourdes automobiles. Les impôts sont toujours établis d après un cadastre sans rapport avec Je réel.
Lnfïn, j'estime que le Gouvernement devra exiger des Compagnies de chemin de fer qu elles cherchent ailleurs que dans F augmentation constante des tarifs de transport, des moyens moins faciles, mais aussi moins lourds, d'équilibrer leur budget.
^ A toutes les imperfections signalées, je m'efforcerai d'apporter les remèdes attendus, sans me dissimuler les difficultés de cette tâche.
La question sociale.
Cependant tout effort de réorganisation industrielle en vue d'une production meilleure suppose l'adhésion de ceux qui sont les premiers agents de production : les travailleurs!
Les partis de gauche se sont toujours intéressés au sort des ouvriers. La Chambre vient de voter la loi sur les assurances sociales. Désormais, les travailleurs ont des garanties indispensables contre les risques de maladie, d’invalidité, de chômage. Une retraite assurera la tranquillité de leur vieillesse. Cette loi nouvelle, comme toutes celles intéressant l'hygiène des ateliers, l'assistance sous toutes scs formes, devront être constamment surveillées et améliorées.
L’œuvre économique et sociale, que je crois nécessaire et qui doit domi ner la prochaine législature, comprendra, en outre : l'accession gratuite de tous les enfants du peuple aux différents degrés de l’instruction publique, Pextension des attributions du Conseil national économique et des Chambres d 'agriculture appelées à collaborer d'une façon efficace, continue et méthodique à toute la législation économique et sociale.
Pour la réalisation de ce généreux programme de progrès social et de prospérité nationale, je fais appel â F esprit de discipline de tous les vrais républicains qui depuis vingt-deux ans m'ont maintenu leur confiance.
Paul BENAZET
Maire de Mérigny.
Conseiller général de Tournon,
Présidant et rapporteur de la Commission des finances du département- Ancien haut-commissaire général à la Guerre et Sons-Secrétaire d 11 Étal k l'Instruction publique et à TE n seigne ment technique.
Député d: raLTOiidissement du Blanc.
lre circonscription de GHATEAUROUX,
M Joseph PATUREAU-MIRAND Élu au deuxième tour de scrutin. 6.910 voix.
Chers Concitoyens !
Nommer un député est une chose sérieuse.
Avant de déposer voire bulletin dans l’urne, rappelez-vous que votre élu peut être appelé demain à décider par son vote de la paix ou de la guerre, de ïa prospérité ou delà ruine du pays.
II importe donc que votre choix ne se por te que sur un père de famille ayant du caractère, eL dont Jo passé vous garantisse Ta venir,
I or surcroît de précaution, choisisses “le dans un parti d ordre et de progrès.
Dans la première circonscription de Châleauroux, votre choix sera facile a faire. Comme vous ne voulez ni de hi faillite, ni de la révolution, ni de la dictature, vous
voterez pour 1 Union nationale républicaine qui a bien voulu me désigner comme son candidat.
De l'avis général, c’est entre elle et le Cartel que la partie se jouera le 22 avril prochain.
Qu’est-ce que le Cartel ?
Qu’est-ce que l’Union nationale ?
Le Cartel, c’est l’union des radicaux et des socialistes.
L Union nationale, c est 1 alliance des radicaux avec les républicains nationaux.
Qu’a fait le Cartel ?
Qu’a fait l’Union nationale?
Qu a faille Cartel? Pendant les deux années durant lesquelles iï a gouverné, le Cartel n’a pas tenu ses promesses et il a conduit le pays au bord de ïa faillite en juillet 1926,
Le Cartel avait promis de supprimer :
La taxe sur le chiffre d'affaires,
Le double décime,
Les décrets-lois,
La vie chère,
Une partie des impôts indirects,
Et,.. Poincaré ! !
Au lieu de cela, il a augmenté :
La taxe sur chiffre d affaires, que maintenant ses représentants ne peuvent plus pren mettre de supprimer demain sans faire immédiatement sourire,
Le double décime,
La taxe sur les bicyclettes (dix-huit francs),
La vie chère,
Le chômage,
Tous les impôts ;
II a appliqué, et... comment ! les décrets lois (sous- préfectures : supprimée à Issoudun, maintenues à La Châtre et au Blanc) ;
Voté la taxe civique,
Et même ramené Poincaré, puisque ce dernier est encore Président du Conseil, avec Herriot l’ancien chef du Cartel, comme Ministre de l'ï nslmcticm publique ;
ilt puis, comble des combles, il nous a fait payer deux fois les impôts en Pan de,*, disgrâce 1925
Peut-on imaginer faillite plus compté e? D'ailleurs, les cartellisLes sont si peu tiers de çe qu’ils ont fait que le plus notoire d'entre eux, Pierre Bertrand, rédacteur en chef du Quotidien , écrit, dans le numéro du 11 janvier 1928, sous le titre :
« On prend les mêmes?
n Non 1
h Mais leur erreur commence quand ils s'imaginent bénéficier en avril d’une nouvelle investiture. C'est seulement à la foire qu'on prend les mêmes et que l’on recommence*
« Kenë Renoult et quantité d'autres clament à tue-tête : « Mais ne parlez donc plus du « Cartel, il est mort, »
Non, il n'est pas mort ; il est simplement endormi et ne sommeille que d’un œil au premier tour, pour se réveiller plus redoutable que jamais au second*
En voici trois preuves :
1° Dans le Républicain de V Indre y du 25 mars, M, Gay écrit :
« Parler de combine quand le candidat cartel! lis te en propose une aux socialistes qui acceptent et à moi-même qui refuse, c'est un peu fort. »
2° Dans le Département de l'Indre, du samedi 31 mars, M, Martin, secrétaire de la section socialiste de La Châtre, conseille à ses amis de voter en bloc au premier tour pour Je communiste et au second tour pour le radical, si le communiste a moins de voix que lui*
3° Le Matin du 6 avril porte la manchette suivante :
(t Les socialistes normands ont fait, pour les prochains scrutins législatifs, front unique avec les représentants de Moscou, Cela va-t-il enfin ouvrir les yeux à certains radicauxsocialistes ? »
Certainement non, répondons-nous, puisque les bons apôtres sont appelés à en profiter au second tour*
Nous espérons, par exemple, que cela ouvrira les yeux à tous les gens raisonnables de la première circonscription en leur prouvant que finalement, et, quoi qu’en dise le Centre républicain, voter pour le Carie!, c’est voter pour Moscou*
Et maintenant, voyons si le candidat du Cartel tient mieux ses promesses que le Parti qu?iJ représente*
Mellottée, qui me traite de réactionnaire et se dit candidat du peuple {c’est à se tordre, surtout quand on connaît son passé), tient scs promesses de candidat exactement comme le Cartel lui -mémo.
Jugez plutôt*
En 1912, dans un délicieux volume bleu et or, où il signe « Paul Mellottée, républicain démocrate » {il n'était pas encore radical à cette époque; quelques mois avant, du reste, il était même conservateur), il écrivait aux électeurs de Château roux :
« H nous faut mille maisons ouvrières* »
Seize ans après, en janvier 1928, il n’en avait pas encore construit une seule I
En 1927, dans un petit fascicule répandu à profusion, lors de ïa grande semaine berrichonne, il reparfait encore maisons :
a Un rêve réalisé ! », écrivait-il, en gros caractère, en deuxième page*
En mars 1928, le rêve n'était pas réalisé encore l
Dailleurs, il la voue lui-même puisque, dans sa splendide profession de foi, il conclut en disant : « La cité-jardins Mellottée' se 'réalisera, r>
Si elle sc 'réalisera, c'est donc qu’elle ne l’est pas encore.
Maintenant que vous savez comment Mellottée a tenu ses promesses de candidat airs élections municipales, vans devez vous douter de là façon dont il tiendra celles qu il Vûus fait colonie candidat à la députation.
Quhi fait l'Union nationale ?
En moins de deux ans, rUnion nationale a ramené la confiance, restauré les finances rétabli la paix à l’intérieur et à l'extérieur [aujourd'hui, on ne se bat plus au Maroc ni en Syrie) r elle a diminué Je chômage et ramené l’ordre partout.
Elle a sauvé la République de la faillite, de la révolution et delà dictature;
Le 22 avril, . vous direz si vous voulez conserver ce régime qui sauve ou revenir au système carte 'liste qui tue.
Mandaté candidat d’Union. républicaine par lettre eu date du S mars 1928 :
LïGUB UÉnURLTGÀÏXE N ATI03CALE.
47, avenue dTIèna, Paris.
Mon cher Ami,
Je suis heureux de vous informer que vous avez l’investiture de la Ligue Républicaine Nationale comme candidat d’Union nationale dans la circonscription de Château roux.
Veuillez croire, mon cher Ami, à mes sentiments bien cordialement dévoués.
Le Secrétaire général :
Jean Seigkettks*
Mon programme.
/° Tout d'abord cl avant lotit : la paix.
Paix * 1 intérieur, entre les Français qui ont tous droit à Légalité devant la loi, à la liber f. é absolue de conscien ce et d opvn ion :
Paix à l’extérieur avec les nations étrangères.
La France et l1 Amérique ont mis là guerre hors la loi en ce qui les concerne. Il faut que demain ce soit entre tous les pays du monde que la guerre soif mise hors la loi ;
Am < ho nation du sort dés travailleurs. — Produire et économiser étant le secret de la prospérité* il faut que les trois éléments de la production: travail, intelligence, capital soient protégés, mais nous estimons que c'est au tra vail d’abord que doit, aller la sollicitude de 1 Liât. Une politique nouvelle de la main-d’œuvre étrangère ne devra admettre les ouvriers des autres pays que lorsque le chômage n’existera pas chez nous et lorsque leur emploi ne risquera pas de diminuer encore des salaires insuffisants pour faire vivre honorablement les ouvriers français. Nos représentants à Genève devront veiller aussi à ce que 3a loi de huit heures, si chère aux travailleurs, soit respectée dans tous les pays du monde ;
3* Continuation du redressement financier. — G’est la condition essentielle de Tamclioration du sort des travailleurs. Dans un pays pauvre comme la Russie, les ouvriers meurent de faim ; dans un pays riche comme l’Amérique; ils sont co-propriétaires de certaines usines et roulent en auto* Les lois fiscales devront être revisées *
Monsieur Joseph Patureau-Mirand, Ànciou Député,
114, rue Grande, Châteauroux.
p Développement agricole, économique et industriel du. pays. — C'est là une œuvre 1 longue haleine, à l'exécution de laquelle les prestations en nature de l'Allemagne devront
être largement employées,
I a Fédération régionale des associations agricoles du centre et 1 Entente paysanne, doit nous acceptons les programmes, nous ool donné des directives. Pour arriver à la réalic’est à la collaboration de tous que nous ferons appel, car tous, habitants des vides ^u des campagnes, ouvriers, fonctionnaires ou patrons, ont des intérêts absolument solidaires les uns des autres dans un pays centralisé comme la France.
A tous, L 'État doit sa protection, mais en retour il doit compter sur un loyalisme
abS°Les fonctionnaires doivent être bien payés et jouir de tous les droits des autres doyens tant que cette jouissance ne porte pas atteinte à l'existence même de 1 Fiat.
De même que l'agriculteur doit être protégé contre la production américaine et les accapareurs, l'industriel, le commerçant, l'ouvrier doivent l'être contre la concurrence étrangère.
Aucun monopole nouveau ne doit être créé.
En ce qui concerne ceux qui existent, modernisons-les plutôt que de les céder par des trusts qui s'en enrichiraient sans profits correspondants pour la collectivité.
Poincaré n'a-t-il pas été heureux, en juillet 1920, d'avoir sous la main le monopole des tabacs pour doter la caisse d’amortissement ?
Et n'est-ce pas une chance pour la première circonscription éë Ghâteauroux déposséder nette manuracture des tabacs que j’ai déjà fait monter de classe et que je défendrai encore de toutes mes forces si je suis votre élu demain*
Nous voulons, dans la prochaine Chambre, le vote personnel des Députés et leur payement par jetons de présence/ de façon à ce qu ils ne puissent passer à la caisse que lorsqu’ils auront travaillé*
11 faudra diminuer les 45 , 000*
Nous continuerons notre collaboration dévouée aux familles nombreuses, dont le candidat célibataire du Cartel est vraiment bien mal venu à réclamer les suffrages.
Nous mettrons eirvigueur le plutôt possible ladoi sur les assurances sociales* et sur le service d'un an.
Nous ieronspayer ce qui esFdû aux prisonniers de guerre.
Nous donnerons demain à la femme française les droits politiques qu'elle aurait éû avoir avant toutes les autres femmes du monde,, si l'intelligence, le courage, la bonté et le dévouement étaient poids ayant cours dans la balance sénatoriale.
L'école de demain devra permettre à l'enfant pauvre, comme, au richp, #d*at teindre aux plus hauts échelons de Eense'gnement secondaire et supérieur.
A Ghâteanroux, particulièrement, les locaux scolaires devont être sérieusement améliorés.
En 1923, c’est nous qui avons décidé il État à faire le nécessaire pour achever cet Hôtel des postes que l'on va prochainement inaugurer.
Demain, c'est nous encore qui aiderons à la réalisation de ces tramways électriques urbains et ruraux. quet depuis si longtemps, nous ne cessons de réclamer chaque année, notamment pour Ghâteauroux, Déols, Le Poinçonnei, La Forge-de-1 Jsle, Moniiercbaumct Geray et les autres communes de notre arrondissement où tant de beautés et de forces restent encore à mettre en valeur.
C'est nous qui obtiendrons les subventions nécessaires à la création de ces crèches, pouponnières, piscines, terrains de jeux et de sports, dont le besoin se fait vivement sentir et, quant à la Maison du peuple, réclamée depuis les élections municipales par nos adversaires, ils se sont bien gardés, Mellotée comme les autres, de la construire le jour où ils auraient pu le faire, j'ai même été le seul à voter «pour» au Conseil municipal.
Nous nous efforcerons de bannir des textes législatifs l’inquisition pour la remplacer par la confiance ; les modalités vexatoires et embrouillées pour leur substituer la clarté.
Quand se posera à nouveau la question du règlement des dettes interalliées nous voterons pas un sou pour l’Amérique ni l’Angleterre. Qu’elles s’adressent à l'Allemagne^ elles veulent être payées, puisque ce sont elles qui nous ont contraints de faire remise à l’Allemagne de la plus grosse partie de ce qu’elle nous devait.
Déplus, je fais miennes les revendications de l’Union commerciale de l’Indre, de 1 Fédération régionale des associations agricoles, de l’Entente paysanne, de l’Union de défense des anciens combattants de l’Association générale des mutilés de guerre, de la Ligue pour la justice et ia paix internationales, de la Fédération des familles nombreuses et de la Lieue de défense des droits de la femme * °
Mais pour que tout cela se réalise, i1 Union nationale doit remplacer le Cartel* À îa lutte sans merci des groupes, inaugurée par ce dernier, elle doit substituer au moins, pendant quatre ans encore, la trêve complète des partis*
Le 22 avril, nous en avons le ferme espoir, vous signifierez son congé au Cartel qm vous a menti * ^
Mes chers Concitoyens,
Vous donnerez votre confiance à l’Union nationale qui a sauvé la République de h faillite, de la révolution et de la dictature.
A HInion nationale qui, depuis 1926, a entrepris un redressement actuellement ea
nonne voie mais dont. Taché vement est lointain encore*
Si vous voulez qu on 1 atteigne, Poincaré vous Ta dit à Bordeaux, envoyez-Iui des collaborateurs décidés k le soutenir*
Je suis de ceux-là, vous le savez*
Né au milieu de vous, je ne vous ai jamais quittés,
Vous rn avez maintes fois mis a votre tête aux heures heureuses de la paix et c’est pourquoi j'ai teûu à y rester encore aux heures douloureuses de la guerre*
Vous connaissez mon assiduité aux séances de la Chambre et la fidélité avec laquelle je reviens à mon coin de terre aussitôt les sessions terminées*
Facile à causer, vous savez combien je me plais à passer mes instants de liberté au milieu de vos fêtes et vous êtes assurés que si demain je suis de nouveau votre député, ma maison sera toujours, comme par le passé, largement ouverte aux amis comme aux adversaires.
Vive la première circonscription de Châteauroux l Vive la République \
Joseph PATUREàU-MïRAMD
Agriculteur*
Docteur en droit, Lauréat de FUciversité* Ancien Député*
Conseiller municipal et ancien maire de ChAteauroux...
Ancien bâtonnier de l 'Ordre des avocats. Chevalier de la Légion d'honneur* Croîs de guerre (trois citations).
2® circonscription de CHATEÀUROUX.