‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 135 sur 336 · JURA · texte numérisé non relu

JURA

Circonscription de DOLE.

M. PIEYRE

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.219 voix.

Candidat, pour la première fois, aux élections législatives, j'ai le devoir de proposer aux électeurs un programme détaillé et précis.

Voici, en attendant sa publication, les grandes lignes de ce programme :

La question financière ;

Elle domine toutes les autres.

Comment la résoudre? Le prélèvement sur Je capital, abandonné, llemèdes plus surs : contribution des grosses fortunes, impôts sur les revenus mieux répartis, plus faibles k la base et s'élevant progressivement de façon à frapper justement les très gros revenus, degré renient à la base pour tous les impôts, protection de l'épargne publique, amortissement à plus long terme de la dette publique, meilleur rendement des monopoles, stabilisation opportune, et, en général, substitution du forfaiL aux taxes vexatoires aussi souvent que possible et suppression des mesures inquisitoriales, etc.

La question économique ;

Le libre échange n existant pas dans les autres pays, la politique protectionniste s’impose ; mais elle a ses dangers. Les excès de protection profitent uniquement aux spéculateurs et aux intermédiaires.

Liberté des transactions commerciales par la concurrence, mais mesures énergiques légales contre la vie ebèfe, la spéculation et le mercantilisme.

Développement de ^éducation technique généralisée, fondée sur une large culture scientifique ; aménagement plus rationnel des grands services publics ; contrôle de l'Etat sur les richesses publiques et participation aux bénéfices; réalisation progressive du programme du Conseil confédéral et du Conseil économique national, qui tend au développe^ meut de la production dans tous les domaines.

** question scolaire :

nouv*

vérité

p M de l’en, e et sociale.

eule institution capable d’infuser à l'Université un sang mt} erreur d'ordre moral et matériel : l’école égale est la

v La gratuité de l'enseignement secondaire, complément de la gratuité cle l'enseigne primaire, surtout depuis l'élévation prohibitive des rétributions. -

Le principe de la laïcité de l'école est intangible.

La question agricole :

A la base, la propriété individuelle et l'accession de tous à la propriété.

Coopération, syndicalisme, machinisme, crédit agricole, mutuelles, vicinalité, électL ficalîon, excellents moyens de favoriser l'agriculture, La question des engrais et de l'outil" iage doit être placée au premier rang.

L enseignement populaire agricole, condition essentielle du développement de IVrL culture et du retour à la terre, ®

L'isolement rural doit être combattu par la création de moyens do communication qu'apporteront au village le progrès avec son confort.

Protection efficace de ia production agricole, mais défense de spéculer sur le blé le sucre, etc.

La question sociale :

Les utopies collectivistes, contraires au véritable intérêt de la démocratie, qui est dans la réalisation continue et rapide des mesures jugées nécessaires au bien public : droits des anciens combattants et des familles nombreuses, lois sur le travail, assurances sociales droits syndicaux, arbitrage, lutte contre te taudis et contre les fléaux, construction rapide de logements sains, amélioration des lois d’assistance, mutualité, organisation de l’artisanat statut des fonctionnaires publies, éducation physique, etc.

La politique extérieure :

Tous les efforts tendus vers rétablissement d'une paix durable par ia Société des Nations et i application de la formule : sécurité, arbitrage, désarmement.

Un rapprochement loyal avec toutes les nations doit être recherché*

L'esprit démocratique doit inspirer la politique internationale : seul l'intérêt des peuples doit compter.

Une armée forte pour la défense nationale..

Règlement des dettes interalliées dans un sens conforme à ia justice.

La politique coloniale ;

Son but : aménager, sous la direction de la France, la vie matérielle et morale des colonies, au mieux des intérêts respectifs des colonies et de la métropole.

Loin d ouvrir le chemin à fa révolte^ une politique de collaboration loyale et raisonnée préparé un terrain d entente internationale féconde. Lutte impitoyable contre la spéculation. Nationalisation des richesses naturelles.

La pénétration pacifique par la science, l'assistance et la voie ferrée*

La politique intérieure :

A la base, les lois laïques, condition primordiale de la tolérance, de la liberté, de fi égal ité, de la fraternité.

En haut, i idéal républicain : la justice pour tous dans Tordre et la légalité.

La République* a dit Jaurès, c’est la justice.

Le contraire de la justice, c'est la réaction ; c'est aussi la révolution. Il faut combattre l'une et Tautre comme étant l'injustice.

Appel à l’nnion des Républicains.*

Seule, 1 union de tous les démocrates peut nous rapprocher, chaque jour, de l’idéal républicain.

Nous faisons donc appel à tous les démocrates, sans distinction de nuances, pour la constitution de ce grand Parti démocratique que domandc le pays et qui, seul, en nous donnant une majorité de Gouvernement, peut nous sauver, par les réformes’, de la réaction et de la révolution et nous permettre ainsi de poursuivre, dans l’ordre eL la sécurité, la res- (aura ti on économique et financière si heureusement commencée.

Ils répondront à notre appel et ce Parti connaîtra, une fois de plus, la victoire*

Ma ni us PIEYRE

Maire de Dole depuis 1907.

Président du Conseil d’arrondissement depnis )9ïQ.

Candidat de la Fédération déme clique et du Parti républicain.

Circonscription de 'LONS-LE SAUNIER.

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