‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 136 sur 336 · M, BERTHOD · texte numérisé non relu

M, BERTHOD

Elu au deuxième tour de scrutin, ~ 10.205 voix*

Citoyens j

Tous me connaissez.

Depuis vingt ans déjà mon nom est mêlé à la politique de ce département

Vous savez qu’en toutes circonstances j’ai mis au-dessus de toute autre considération l interet supérieur du pays.

Vous savez aussi de quel cœur je n’ai cessé de défendre les grandes idées de liberté civique et de justice sociale qui sont l’essence du régime républicain et dont j’ai puisé dans les traditions de ma famille l'amour passionné,

A la veille d’une consultation électorale, dont les conséquences seront particulièrement graves, je vous demande de me juger non sur mes paroles, mais sur mes actes.

Ce que je suis, ce que j’ai fait, ce que je veux, dans toutes les communes de l’arrondissement camarades d’école ou camarades de guerre, compagnons des luttes politiques, tous

= mêles amis qui, depuis deux mois, m’accueillent et m’encouragent vous le dirontce sont devant vous mes répondants.

Demain, nous devrons achever l’œuvre de restauration financière dont l’heureux commencement restera le meilleur titre de la législature qui vient de finir.

D1US',;Z0UV6’ dePT qUaLre allS’ par mon acLion’ Par mos votes- ^ns les situations les

c ne ]a > ^ J® aiS “ qU1 dépend,’aiL moi pour la consolider et qu’en aucun cas

jl ne la laisserais compromettre.

Mais nous devrons aussi rectifier les erreurs, réparer les injustices.

cours de plus de deux ccnfs réunions, je vous ai dit les réformes à opérer dans notre

système d'impôts, conformément h La doctrine constante de mon f'arti, et malgré les résistances des égoïsmes momentanément triomphants. Je vous ai dit comment nous entendions assurer la prospérité de notre agriculture, de notre commerce, de notre industrie, défendre nos artisans et nos ouvriers, réorganiser notre administration, réaliser la justice sociale, consolider la paix: du' monde.

Le programme que je vous propose ivcsl qu’un sec résumé de nos longues causeries. Vous-mêmes, par vos suggestions et vos réflexions, vous m'avez aidé à t'élaborer. Tel quel, il est susçeptihL-î de grouper autour de lui tous les républicains sincères. C’est à tous que je fais appel.

ÂmÉ BEimiOD

Ancien Sans- Secrétaire d*Ètfrt.

Député sortant.

RéSUMt: nu PROGRAMME I

£a politique extérieure et l’armée, — Continuer la , politique extérieure poursuivie depuis le 11 mai 1924 qui, sans rien sacrifier de notre sécurité /tend à consolider la paix par T entente des peuples. Renforcer la Société des Nations, généraliser les procédures d’arbitrage.

La politique financière et les impôts. — Achever notre restauration financière ; stabiliser la monnaie. Economies rigoureuses par la réforme administrative. Simplification des impôts. Augmenter les taux des impôts progressifs sur les revenus et les successions pour les grosses foi tunes; réprimer les fraudes fiscales; frapper d’un taux différent les revenus d u travail et ceux du capital. Diminuer les impôts de consommation. Elever la limite des dégrèvements à la base pour les salariés, accorder ces dégrèvements aux petits propriétaires ruraux, aux petits commerçants, aux petits industriels. Remplacer progressivement la taxe sur le chiffre d’affaires par la taxe à la production.

Agriculture et viticulture. — Protéger efficacement l’agriculture. Défendre énergiquement les droits des bouilleurs de cru. Développer le crédit, les assurances, les syndicats, les coopératives agricoles et viticoles. Généraliser l’enseignement agricole, scolaire et postscolaire. Poursuivre une politique d’engrais à bon marché, encourager la sélection des semences, lutter contre les maladies des plantes, encourager toutes les améliorations ^foncières, doter les offices agricoles elles chambres d’agriculture de toutes les ressources nécessaires è leur bon fonctionnement.' Repartir plus équitablement les dépenses du budget national en faveur des communes rurales en tenant compte, notamment, des charges que leur impose Te ni retien dos routes.

Artisanat. — Défense des artisans conformément au programme de la Confédération gén éra ï e der Par t i s an à t f ra nça i s .

Commerce et -industrie* — Réviser, comme il est dit plus haut, les impôts qui frappent le commerce et f industrie. Protéger efficacement la propriété commerciale.

I ntensî fl er la production nationale, F aider à se ration ali s er? perfectionner les moyens de transport, les relations postales et téléphoniques, les instruments de crédit.

Généraliser Les conventions commerciales pour assurer la stabilité des relations douanières, Contrôle des trusts, des cartels, de tous les monopoles de fait; industrialisation ^ monopoles d'Étal avec participation des usagers à leur gestion. Augmentation des pouvoirs du Conseil national économique.

La politique sociale et l’instruction du peuple. — Défense et développement de la législation protectrice des travailleurs, conformément au programme minimum de ta Confédération gênerais du Travail. Mise au point de la loi sur les assurances sociales large politique de l'Habitation, protection des familles nombreuses ; défense de r épargne ’ défense et prolongement de l'école laïque; développement de l’enseignement professionnel réorganisation de notre enseignement public, sans monopole, mirant ‘les principes de l'école unique, pour assurer l'égalité Je tous les enfants devant l’instruction et l’accession des plus dignes aux plus hauts degrés du savoir, 1

Circonscription de POLIGNY,

M. de HAUT

Elu an deuxième tour de scrutin, — 6v82^ voïxv

Electeurs*

Il y a six mois, les représentants de l’Union nationale . républicaine du Jura m’ont

demande d être leur porte-drapeau aux prochaines élections législatives ; ils m’en ont fait un de voir j j ai accepté.

Les grandes organisations que sont la . Fédération républicaine dc.Eranw (président Ut^in ve sti tu re 3 Llg"e ‘iallonaîe réPub!lcame (président Alexandre Mrüerand) m’ont donné

Mon programme, je l’ai développé au grand jour, dans toutes les communes de l'arrondissement. Partout vous y avez réservé l’accueil le plus sympathique; je le résume ici:

Programme financier. - U résume par le mot . économies, c'est-à-dire: faire aboutir toTT n 4afmmlS!rflÜVe’en diminuant P^gressivement ie nombre des fonctionnaires

i, " meilleure &estion dos mûnopoles- *

n’ékMTur f f-?,V'r°Sre -SiVe 61 îrÊS 161116 de 13 ™aic ««oaale-ia stabilisation . légale

datons & * qU! i aSSUre lGUrS Pas la Sta!>iiité dudlan^ct qui consacre la ruine

de tous les épargnants et des petits rentiers,

prokCZttT éCZTT et !igriCOle- - SoUtenir iu ^oducüon par des tarifs douanière au nrod» î S"01”! J industrieet l’agriculture; ce qui assure du travail h l’ouvrier et donne

vis à vis deTagricuUure!^ *** Fr°dmlS' U den,:èî>e Chambre n’a pas rempli son devriir

100 000 fronrïÉ dü b,'en de du Patri™oine familial, jouissant en dessous de

iTO.ooo fiant. a de privilèges et. d immunités iiscales.

enfanl-nLmU^famHeS?0mbreUSeS ****** réduits et diminuant avec le nombre de. propriété. P UnS a COIls{^lion de nouveaux patrimoines et l’accession de tous à la

vai Heur s^trd -T \s ? i0C!a-i- ~ Mlse en application rapide des assurances sociales pour les tra-

Réfection immédiate de la loi des assurances sociales pour les artisans, le petit commerce et 1* agriculture. Ils ont été sacrifiés dans la ioi qui a été votée, ils ont droit à scs avantage comme tous les travailleurs du pays.

Pas d’école unique. Elle constitue la mainmise de l'Etat sur l’entant- Celui-ci appartient à son père et non à l’Etat* Elle met l'instruction du riche à la charge de l’Etat donc du corb tribuable. ïl faut au contraire augmenter le nombre et la valeur des bourses pour qu elles couvrent tous les frais de l'instruction. Ces bourses doivent être un droit acquis à Flnlelligen.ee et non une aumône qu’il faut mendier.

Politique générale. — La paix à l’extérieur et à l'intérieur.

Tout faire pour empêcher la guerre. Les traités c'est bien ; mais ils ne suffisent pas soyons suffisamment forts pour ne pas être victimes de trop de confiance et ne rendons pas la rive gauche du Rhin en l’échangeant contre de vagues promesses.

Egalité entre tous les citoyens Français, pas de loi d’exception, ie droit commun pour tous.

Electeurs,

Voilà donc mon programme tel que je vous l’ai exposé longuement de vive voix.

Le 22 avril, vous irez voter pour un programme et pour un parti. Mais vous n’ouhlieret pas qui! n’y a que deux partis : celui de Perdre et celui du désordre, et dans celui du désordre vous comprendrez tous ceux qui, en 1024, ont formé le cartel* Qu'ils le veuillent ou non, ils sont prisonniers ica uns des autres.

De 1924 à 1926, ce sont les radicaux-socialistes qui ont eu tous les portefeuilles de tous les ministères et ils se sont toujours montrés prisonniers des partis de désordre.

Prisonniers des partis de désordre* quand ils ont renversé inconsütutionnellemenUe Président de la République pour plaire à Cachin.

Prisonniers des partis de désordre, quand ils saluaient officiellement le drapeau rouge le jour des funérailles de Jaurès.

Prisonniers des partis de désordre, quand ils rétablissaient F ambassade des Soviets, foyer révolutionnaire en plein coeur de Paris.

Prisonniers des partis de désordre, quand ils doublaient la taxe sur le chiffre eT affaires et le double décime, quand ils augmentaient de 75 0/0 l'impôt sur les bénéfices agricoles, quand ils faisaient 17 milliards d’inflation.

Prisonniers des partis de désordre, quand ils menaçaient Fépargne de rendre l’Etat héritier comme un enfant dans chaque succession, quand ils menaçaient du prélèvement sur le capital, quand ils voulaient faire renier la signature de la France pour les dettes, les bons du Trésor et les bons de la Défense nationale 1

Prisonniers des partis de désordre quand ils émettaient pour 3 milliards de billets illégaux, etc.

Ils nous ont menés au bord de la faillite, de la banqueroute, de la ruine,

Poincaré nous a sauvés.

Ne laissez pas les mêmes hommes, radicaux-socialistes, revenir au pouvoir.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pensez à vos intérêts et aux destinées du pays,

Pierre de HAUT

Candidat de la Fédération républicaine de Franco (Président Louis Marin, Ministre des Pensions), et de la Ligue républicaine nationale (Président A. Millerand, ancien Président de la République)*

Il faut choisir !

11 faut choisir et se décider entre les errements suivis. tantôt avec impudence, tantôt avec timididé, par les gouvernements qui viennent de se succéder — et les méthodes dès longtemps signalées par le Parti socialiste comme les seules susceptibles de déblayer la voie k l'émancipation des travailleurs par leur propre action.

En face de la situation présente, elles se résument immédiatement dans les articles du programme que le Parti socialiste présente aux citoyens le jour où la loi fait d’eux des électeurs.

Les solutions socialistes :

Programme constitutionnel ;

ï. — Suppression du Sénat. En attendant la suppression, diminution de ses prérogatives, le dernier mot devant toujours rester à la Chambre issue du suffrage universel;

II, — Droit de vote et d’éligibilité accordée aux femmes;

III, — Abrogation des lois scélérates ;

IV, — Suppression de la juridiction spéciale des conseils de guerre.

Législation du travail :

ï. — Limitation de la durée maximum du travail à huit heures par jour ou à quarante heures par semaine ;

IL Droit pour les travailleurs salariés à un congé annuel payé et non récupérable en heures supplémentaires ;

III. — Révision complète de la loi de 1898 sur les accidents du travail et extension de ladite loi aux maladies d’origine professionnelle ;

IV. — Ratification sans conditions ni réserves des conventions adoptées par la Conférence internationale du travail ;

^ ■ — Assurances sociales avec large participation de TE fat;

— Droit syndical pour tous les travailleurs;

Programme agraire :

Création d’un office des blés ;

IL Extension des caisses de crédit agricole ;

HT. — Application de toutes les lois ouvrières et de prévoyance sociales aux travail leurs agricoles ;

IV. — Nationalisation de la fabrication et de l'importation des engrais.

Programme économique :

I. — Nationalisation des services publics et retour à la Nation des monopoles de fait1

II . — Contrôle ouvrier et participation ouvrière à la gestion ;

HL - — Contrôle des prix et développement de la coopération ;

Programme financier :

L — Stabilisation légale dn franc ;

IL — Consolidation de la dette flottante ;

HL — Remaniement des charges fiscales ;

IV. — Contribution à prélever sur la fortune acquise avec dégrèvement à la base. Education nationale ;

L — Ecole unique. Assistance et prévoyance sociales.

Refonte des lois d'assistance avec large dotation du budget de l'hygiène et de Passistance.

Politique internationale :

L — Démocratisation de la S. D, NL ; organisation de la paix ;

II, — Suppression de la diplomatie secrète *

HL — Réforme militaire. Préparation au service de six mois;

IV, — Politique coloniale. Condamnation de toute espèce d'expédition ou d’aventure coloniale ;

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