M. AMIOT
blu au deuxième tour de scrutin. ~ 8,686 voix
Mes chers Concitoyens,
Né parmi vous, . ayant toujours vécu avec vous avani i „ - ,
niées depuis l'âge d’homme mes irfes toujours soutenu les mêmes
ripubfain rndit»! j, „.,'i ZZïï-ZJESSr '“m~ q“
il> Députés, si beaucoup 'de 'mes °isüx"mi^ î? * “'“J" »» i la Chambre
camarades de trente ans, ne m’avaient demandé dT’f ?°nSeierS mnniclpaux, militant?, intérêts après le souei de garder à la rre \ * .aire Passer mes convenances et mes
I. sincérité et 1. fixité des oninf-.i? ' r™^*" * Bl“* “ él" <•« W *»» pour faire une affaire, ni pour faire dis tirai” er'î“0m','1 "‘“■"eut. J. me présente ni
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CVst rhonneur des républicains que de se devoir la vérité les uns aux autres.
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PaJai? Bourbon vous nh me ver ’ . . “S me lU£ex fil^lle de vous représenter au
valHer. Par con[l,c • ' pM pa”n.1J,e9 bavardfi tIu* empêçhent leurs collègues de
connaissant e de vos besoins et d0°Tt’ " r pel,t® "périe,,ce rIes affairf*s avec ma
de si i u tenir e( détendre mT e'el*’ aV*C m*S COnvictions profondément républiques à notre cher ply" ’ ^ ctnoa^ «-*- les causes justes et profi¬
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Absolument indépendant, n obéissant à aucune coterie, ni a aucun ordre venu de Paris ou d' ailleurs, républicain libre, sans fil à la patte, sans banquier ni comité, sans chef de file Paris, à Rome ou à Moscou, je vous demande votre confiance.
Mon programme, celui que je considère comme ne visant que des choses de réalisation possible, à bref délai, se résume ainsi :
Politique extérieure :
H faot rechercher par des accords avec les autres nations le moyen démener la paix durable dans le monde, car le monde entier a besoin de sécurité. La France ne retrouvera sa prospérité que dans la paix.
Sans abandonner aucune des garanties nécessaires à notre sauvegarde, il doit être possible d’appliquer l’arbitrage aux conflits internationaux.
La sécurité permettrait la réduction du service militaire, première étape du désarmement*
J’appuierai l’œuvre de Briand et de Paul-Boucour à Genève.
Politique intérieure :
La France a besoin de refaire ses forces, Vm térêt national doit passer avant les querelles de partis. Il faut assainir nos finances, économiser pour réduire les impôts, faire rentrer, si c’est encore possible, l’argent gâché ou volé pendant ou depuis la guerre (marchés do guerre, dommages de guerre).
La confiance est revenue, défenclons-la, il ne faut pas sacrifier à la politique pure l1 avenir de notre pays. Il faut continuer F oeuvre de reconstitution financière.
Pour cela il faudra réprimer aussi bien les menées audacieuses des financiers ou spéculateurs qui font le malheur des humbles et qui en vivent, que réprimer toutes les agitations provoquées par des factions turbulentes d extrême droite ou d’extrême gauche- La République, en respectant les convictions sincères, a le droit d’exiger le respect de ses institutions et de ses lois.
Les lois laïques rie doivent plus être discutées. Au premier rang celles qui régissent fécole laïque, pour moi, sont intangibles. L’instruction sera au premier rang de mes préoccupations.
11 faut que renseignement à tous les degrés, primaire, technique, secondaire ou supérieur, soit ouvert à tous les enfants du peuple qui en sont dignes.
Au point de vue parlementaire, je suis partisan de la réduction du nombre des sénateurs et des députés.
La réduction du nombre des sénateurs et des députés devrait être assurée par une réforme administrative qui s’inspirerait dés besoins et des relations économiques de nos diverses régions pour créer des divisions territoriales et administratives moins nombreuses, mais plus vivantes, et réaliser ainsi d’appréciables économies de temps et d’argent en simplifiant et en diminuant les rouages administratifs.
Cette réforme administrative porterait des fruits, non seulement au point de vue politique et administratif, mais aussi en ce qui concerne la vie économique du pays : moyens de transport, vie industrielle, commerciale et agricole, électrification, enseignement agricole, organisation de l'artisanat, chambres de commerce, chambres d agriculture, chambres des métiers* etc., en bénéficieraient.
Les sénateurs et députés devraient adopter une méthode de travail plus logique, moins de discours, d’amendements, d’interpellations.
Les lois sont votées avec des retards énormes, elles sont souvent mal faites parce que tout le monde veut placer son mot en séance publique.
Faire taire les bavards serait peut-être au-dessus de mes forces, mais en réduisant eur nombre, sans doute y aura-t-il une amélioration.