M B RÉ AND
Elu au deuxième tour de scrutin* — 9.103 voix.
Électeurs,
Désigné par la Fédération républicaine et poussé par mes amis, je sollicite vos suffrages*
Estimant que la France et la République ne sauraient être séparées, c est au titre de républicain fervent que je pose ma candidature.
Je pense que ceux qui aiment la République sont seuls qualifiés peur s'occuper des affaires de tous*
Je croîs au triomphe des idées démocratiques, et j'estime que le moment est enfin venu de montrer notre reconnaissance pour un régime qui nous a donné indépendance et liberté*
Ayant toujours vécu dans cette région essentiellement agricole, j’en connais absolument L mentalité et les besoins*
Mon passé d'enfant du paya est connu de tous.
Démocrate convaincu, j'ai toujours affiché mon affection pour le peuple de la ville et des campagnes*
Je crois avoir acquis une certaine expérience du travail et des affaires dans une longue carrière de négociant*
Cette expérience me permettra, je l'espère, de défendre utilement les intérêts du commerce, de l'industrie et de l'agriculture, qui sont les forces vives d'une grande nation.
Maire de Châleaubrïant depuis bientôt dix ans, et conseiller général depuis 1926, j’ose J ire qu aidé d'excellents collègues, j'ai développé la prospérité de la ville dont l'administration m'était confiée.
À l’avenir, si1 vous m'accordez votre confiance, je dêclare que tous mes efforts tendront à maintenir la concorde entre tous les hommes de bonne volonté.
Toutes mes pensées seront orientées vers la paix. - * car sans elle, aucun travail fécond n'est possible — niais je ne perdrai jamais le souci de la défense nationale.
Grand admirateur des hommes qui ont entrepris détendre dans le monde entier fin* fluence civilisatrice de la République, et de ceux qui ont restauré la confiance elles finances de l'État, je m'engage à les soutenir de mon mieux.
Je n'aurai garde d'oublier ni ceux qui ont souffert de la guerre, ni les familles nom-'
breuses.
Respectueux de toutes les croyances, d esprit laïque, mais partisan d'une République tolérante, ami de la liberté, décidé à ne jamais mêler à la politique les questions religieuses, je tiens à déclarer que je serai défenseur des lois républicaines qui ont assure la justice et la paix entre tous les citoyens.
Je m'associerai à ceux qui luttent contre l'alcoolisme et répandent les principes d'hygiène et de prévoyance sociales, qui veulent développer la production sous toutes ses formes et protéger l'agriculture, afin d'éviter les crises qui ne profitent à personne.
Je ferai cause commune avec ceux qui tenteront ;
D’enrayer la désertion des campagnes ;
D'améliorer les transports et échanges ;
De favoriser T électrification générale du pays ;
D’assurer enfin la sécurité et la santé de tous les travailleurs et de combattre la misère et la maladie partout où elles se trouvent.
Je serai adversaire cle tous nouveaux impôts, et des lois entraînant des déclarations trop compliquées, par suite des inquisitions et des vexations.
Tels sont, en résumé, les principes dont je m'inspirerai si vous m accordez votre confiance.
Pas de guerre, pas de révolution, pas de dictature, ni d'extrême droite ni d extrême gauche.
Progrès et liberté !
Enfin, Électeurs, je fais appel aux républicains de toutes nuances qui désirent avant tout travailler dans l'ordre, dans la paix, dans la légalité, sans provocations niais sans faiblesse, à la grandeur de notre arrondissement et de la France tout entière.
E nis est RRÉANT
llaire de Châteaubriant.
Conseiller général dû la Loire-Inféneuro.
lre circonscription de NANTES,
M. MERLANT
Élu au premier tour de scrutin. — 10*384 voix.
Mes cher s Concitoyens t
Je viens solliciter le renouvellement du mandat législatif que tes électeurs de la lri circonscription de la Loire-Inférieure ont bien voulu me confier en 1924.
Si, aujourd'hui, dans cette lTfl circonscription de Nantes, je fais -appel à votre confiance et vous demande vos suffrages, c1 est pour continuer l'œuvre de travail, de paix sociale et de défense des intérêts de tous, à laquelle je me suis profondément attaché durant ces quatre années.
Avec nos amis de la digue républicaine nationale, de la Fédération républicaine de France, de T Alliance républicaine démocratique, du Parti démocrate populaire, je viens affirmer que « la République est, à nos yeux, la propriété de tous les Français. Sous son égide, toutes les forces morales doivent pouvoir librement se développer a*
Avec eux, je pense que la politique d'union nationale, instaurée par le grand homme ff Etat qui est à la tête du Gouvernement, est la seule qui puisse sauver notre pays .:
En poursuivant l'œuvre de redressement financier commencé,
En luttant contre les menées internationalistes,
En ramenant dans les esprits le calme et la confiance.
Je soutiendrai sans équivoque cette politique, dont j'ai été l'adhérent de la première heure, et continuerai à apporter ma collaboration franche et loyale à M( Raymond Poincaré*
P o l itiq u e ï exté fie ure .
Partisans d'une politique de paix, nous voulons que cette politique soit sans faiblesse et sans défaillance, pour défendre et faire respecter la dignité et les droits sacrés de notre patrie.
Si la Société des Nations, puissance morale, cherche à régler les différends qui peuvent surgir entre les peuples, la France doit, néanmoins, pour sa sécurité, rester forte et unie, et en état de se défendre elle-même si elle était attaquée.
Cette sécurité, elle la trouvera dans la restauration de sa flotte et dans P organisation de son armée, avec les nouvelles lois militaires que le Parlement vient de voter.
Politique intérieure t
Parce que, pour sa politique extérieure et pour la paix du monde, la France a besoin ffetre forte, elle réclame, à F intérieur, une politique qui unit et non qui divise.
Le pays désire la paix religieuse par la liberté de conscience loyalement pratiquée, par la proscription de tout sectarisme honteux et par la révision de la loi de 1901 -sur les associations, afin que des Français qui ont combattu pour la patrie aient le droit de revenir de I étranger, vivre au milieu de ceux qu’ils ont défendus.
La gratuité de renseignement doit être facilitée, mais non par des mesures qui condui-
raient infailliblement au monopole, car nous restons toujours partisans de la liberté de l'enseignement.
Une politique hardiment sociale, fondant le progrès sur l’accord des classes, nous assurera la paix à l'intérieur.
Des réformes nombreuses s’imposent, aussi bien dans les méthodes administratives que dans les méthodes parlementaires, afin de donner au Gouvernement plus de stabilité et, au pays1! son plein développement économique.
Des esprits avertis préconisent, avec juste raison, la représentation professionnelle au
Parlement.
En matière financière et économique :
De grands sacrifices ont été demandés au pays pour participer à l’œuvre de redressement financier et afin de réparer les regrettables erreurs d une politique insensée et funeste qui, pendant deux années, a conduit la France jusqu’au bord de l'abîme !
Les commerçants et industriels, après avoir protesté énergiquement contre des mesures incohérentes qui les avaient frappés d’impôts rétroactifs désastreux pour eux, se sont inclinés au nom de l’Union nationale devant les nouvelles charges qui leur étaient imposées en des circonstances exceptionnelles, mais, aujourd’hui, il faut qu’une politique fiscale plus équitable soit établie,
L'Impôt dévore l'impôt et l'abus d une fiscalité excessive paralyse les forces productrices du pays; c'est pourquoi, avec M. Poincaré (discours des 2 et d février 1 9 nous estimons que des réformes législatives doivent tendre à améliorer notre système fiscal, afin d’éviter les inégalités, les froissements et les inquisitions inutilement vexatoires.
Membre du groupe parlementaire de la défense du contribuable, je continuerai, avec mes collègues, F étude des importantes questions qui ont déjà fait l’objet de nos travaux sur les réformes législatives :
Codification fiscale aussi bien demandée par les assujettis que par les fonctionnaires des finances ;
Aménagement de l'impôt général sur le revenu et des impôts cédulaires ;
Abattement à la base uniformément pour tous les contribuables ;
Nécessité d’instituer la déduction d'une somme représentant le salaire des membres de la famille d’un commerçant qui travaillent avec lui ;
Défense de l'épargne française, source de la restauration nationale*
Nous voulons que la production nationale, sous toutes ses formes, se développe ea pleine liberté; nous sommes profondément convaincus que la mise en valeur de noire domaine colonial est une nécessité vitale pour le pays.
Eu matière d'octroi, nous soutiendrons les efforts de la Ligue populaire, tout en demandant que les intérêts du personnel soient sauvegardés.
En matière sociale :
La vie même de la France impose aux législateurs une politique familiale et de natalité.
Chacun reconnaît aujourd’hui la nécessité de cette politique : il ne suffit pas de la proclamer ou de déposer des propositions de lois souvent mopérentes ; c’est en remontant à la source même des fléaux sociaux que le Gouvernement doit d’abord faire disparaître les taudis qui entraînent la misère, l’alcoolisme et la tuberculose.
Des facilités, accordées de plus en plus à la construction des habitations à bon marché et h l’accès de la petite propriété, donneront le bon air et la santé à la famille.
L’application de la loi sur les lotissements mettra fin à une situation sanitaire intolérable.
Des mesures devront être prises pour éteindre progressivement la crise de l'habitation et parvenir ainsi au rétablissement des rapports normaux entre locataires cl propriétaires.
La vulgarisation de renseignement ménager apportera Tordre, l'économie et le bienêtre à la maison.
La natalité s’accroîtra grâce ù l'institution de primes nationales et à la reforme du régime successoral. Le vote familial accordera enfin un juste droit h la famille française.
Le travailleur et sa famille doivent être protégés dans Tenfance, dans Tadolescence et k vieillesse ; ce sera le but de Inapplication, au plus tôt, de la loi sur les assurances sociales en plein accord avec nos nombreuses œuvres de mutualité.
Les combattants, les ascendants, les veuves, les orphelins de la guerre, les mutilés, les anciens prisonniers de guerre continueront toujours h trouver en moi un défenseur de leurs revendications formulées par la Confédération nationale des anciens combattants et victimes de la guerre.
Il faudra poursuivre la révision et le réajustement de nombreuses pensions, donner le statut définitif de retraite aux anciens employés municipaux et départementaux, œuvre à laquelle je me suis tout particulièrement attaché.
Programme local :
Profondément dévoué aux intérêts de notre cité, je n'ai jamais manqué de les défendre énergiquement durant toute cette législature, par mes interventions soit à la Chambre, soit auprès des pouvoirs publics.
Le programme qui s’ouvre devant nous est immense ;
Développement de notre beau port, de ses voies d’accès et de son outillage;
Dégagement de nos voies ferrées intérieures;
Intensification de îa batellerie ;
Assainissement de notre ville, etc., etc.
Avec le concours des collectivités intéressées et l'aide financier qui devra être demandé à 1 Etat, ce programme n’est pas au-dessus de nos forces et son exécution donnera une nouvelle acLivité économique a notre ville, en même temps qu elle procurera à notre population ouvrière le travail qui la mettra à l'abri du chômage et de la misère.
l oua les travailleurs, les pêcheurs, les maraîchers, les artisans, les petits commerçants, les commerçants et les industriels peuvent compter sur moi, je continuerai, comme par le passé, à soutenir nos œuvres d’enseignement technique dont, à juste titre, notre ville peut s’enorgueillir.
Electeurs,
En me représentant aujourd’hui devant vous, j’ai conscience d'avoir rempli mon mandat avec Tunique souci de l'intérêt public, d’avoir affirmé, par une présence assidue à h Chambre et un travail incessant, votre volonté de concorde nationale et de paix sociale.
Très pénétré de mes devoirs, je continuerai à défendre avec vigilance et énergie toutes vos libertés i, vos droits et vos intérêts, désireux, d’ailleurs, de rester pour cela, comme je l'ai toujours été, accessible à tous et en communication étroite ave2 vous.
Vive Nantes I
Vive la République 3
Francis MKRLÀNT
Député sortant*
Républicain. — Candidat d’ünioj] nationale.
rr’irHi
2° circonscription de NANTES.
M. SîBILLE,
Élu au premier tour de. scrutin-. — 8.183 voix.
Mes chers Concitoyens,
Quand j'ai sollicité pour la première fois vos suffrages, j'ai affirmé que yétasis un républicain épi is d'un idéal de justice et de liberté, résolu à défendre, contre les. attaques des partis extrêmes, les principes qui, proclamés en 1780; sont, depuis plus don siècle, la base du droit public français.
Vous avez fait crédit à ma jeunesse.
Depuis trente-huit ans, j e représente Nantes à la Chambre des Députés, et ce n'est plus sur des promesses, c'est sur des actes que vous devez me juger.
Au cours des années qui viennent de s'écouler, j’ai pris une part active aux travaux parlementaires, faisant subir aux projets déposés par le Gouvernement des modifications importantes, rédigeant des rapports au nom de grandes commissions, et présentant des propositions de loi dans l'intérêt du, commerce et de l'industrie. Délégué plénipotentiaire de la France à Barcelone, à Genève, à Berne, j’ai négocié, conclu et signé; à l'étranger, des conventions internationales relatives aux transports par chemins de fer, au régime des voies navigables, au transit des marchandises.
Il y a quelques semaines, à la fin d'un grand débat politique, j'ai prié la Chambre de renoncer aux discussions rétrospective s; et de proclamer la nécessité d’une politique d’assainissement monétaire et de rétablissement financier; puis, ayant Y honneur d’être président du groupe des républicains de gauche, j’ai présenté, avec un ancien ministre, président du groupe radical, un ordre du jour affirmant ia confiance de la Chambre dans le Gouvernement d’Union nationale qui a à sa tête M, Raymond Poincaré et qui compte parmi ses membres M.. Aristide Briand, Ministre des Affaires étrangères* Cet ordre du jour a recueilli les adhésions de députés appartenant à tous les groupes républicains, mais a été repousse, par tous les socialistes et tous les communistes.
Mes adversaires me reprochent, paraît-il, de n'avoir voté, pour les contribuables, que les diminutions d’impôts; pour les retraités, que les augmentations de pensions; pour les fonctionnaires, que les relèvements de traitements acceptés par le Ministre des Finances*
Je réponds :
Si le Parlement avait admis les surenchères démagogiques des socialistes et des communis tes, le budget ne serait plus en équilibre, les caisses de l'État seraient vides, la F rance n'aurait plus de crédit, le Gouvernement ne pourrait distribuer aux retraités, aux fonctionnaires, aux rentiers, que des chiffons de papier sans valeur et nous serions dans l'abîme, au bord duquel nous nous trouvions lorsque, devant la catastrophe menaçante, un ancien Président de la République proposa une trêve des partis et constitua un Gouvernement d'union nationale*
Nantais,
Mettant au-dessus de tout l'intérêt de la France, n'obéissant qu'à ma conscience, je ne suis pas de ceux qui promettent de suivre le mot d'ordre donné par des associations inter-
nationales ayant leurs sièges à Moscou ou à Amsterdam et je me considère comme lié seule-j ment par les engagements pris publiquement vis-à-vis de vous*
En m'accordant de nouveau vos suffrages, vous manifesterez voire volonté d'opposer une résistance énergique aux projets des socialistes et aux entreprises des communistes qui, dans notre pays où il n'y a plus, depuis la Révolution française, que des citoyens égaux en droit, veulent organiser une lutte de classes, établir une dictature et supprimer la propriété individuelle, suivant le programme tracé, au milieu du siècle dernier* par ¥ Allemand Karl Marx.
Y ou s me donnerez mandat de soutenir les Gouvernements de concorde républicaine qui continueront à réaliser le progrès social* sans désordre, sans violence, et achèveront Toeuvre de salut national commencée il y a quelques mois*
Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
Maurice SIBILLE
Député sortant.
3e circonscription de NANTES.
M. Aristide BRIAND
Vous n'attendez pas de moi une profession de foi.
Je vous apporte mieux : plus de vingt-cinq ans de vie politique active, pendant lesquels j’ai assumé, aux heures les plus difficiles, les responsabilités du Gouvernement,
Ce quart de siècle, je l'ai consacré à servir la France pour la rendre plus puissante, plus prospère et plus belle, et la République, pour la faire plus libérale, plus généreuse et plus fraternelle.
Avant 3a guerre, appliquant des idées qui n'ont cessé d’être les miennes, j’ai travaillé à rapprocher les citoyens.
Par plus de bien-être et de justice, j’ai voulu leur rendre la vie meilleure.
Il n'est pas de réformes dans ce bot auxquelles, soit comme député, soit comme ministre, je sois resté étranger.
Pendant la guerre, toute mon énergie a été tendue vers îa victoire.
Porté au pouvoir aux heures les plus graves du grand conflit mondial, j'ai pris, lors de la ruée sur Verdun, les décisions qui, grâce à l'héroïsme de nos soldats, ont permis la. résistance — préliminaire du succès. J'ai associé à notre effort de nouveaux alliés ; je une suis attaché à organiser et à maintenir l'expédition de SaLonïque et il a été ainsi établi un seul front de la Belgique aux Balkans.
Après la guerre, la tâche qui s'imposait était plus difficile que jamais.
À la France mutilée, dévastée, il fallait préparer son redressement, sa réorganisation economique et, en même temps, il importait d'assurer la paix, encore très fragile, et la paix dans la sécurité
A l'heure actuelle, c'est ma part contributive à l'œuvre éminemment nationale k laquelle se consacre le Gouvernement d'union, dont j'ai l'honneur de faire partie*
Ai-je besoin de vous dire, à vous, de que cœur je me suis dévouéà cette tache?
Je n'ai qu’à vous livrer mes actes.
Ils constituent le meilleur des programmes
Mes chers Concitoyens,
Deux fois déjà, j ai eu la fierté de recevoir de vous, mes compatriotes, le mandat de poursuivre F œuvre à laquelle je me suis consacre,
À l'heure où j'ai l'honneur redoutable de représenter la France devant le monde, je vous demande de me donner, par la masse de vos suffrages, l'autorité dont jlai besoin.
Vive la République î
Aristide BRIAND Député sortant.
Ministre de a Affaires étrangères.
48 circonscription de MANTES,
M. LE COUR GRANDMAISON Élu au premier tour de scrutin, — 18,534 voix.
Monsieur,
Par deux fois déjà, en Î919 et 19^4, notre circonscription m'a élu avec des majorités croissantes en tête de la liste d’Unîon nationale et catholique ; aujourd’hui, par suite du rétablissement du scrutin uninominal, je me présente seul à vos suffrages, dans une circonscription plus restreinte, au centre de laquelle ma famille est depuis longtemps établie, ce qui me permettra d'avoir avec vous un contact plus étroit.
Depuis neuf ans que je siège à la Chambre, vous avez pu me juger sur mes actes ; il îfest donc pas nécessaire que je revienne longtemps sur mes principes, mais je crois utile de vous donner, sur mon programme, quelques précisions qui ne pouvaient trouver place sur mes affiches.
Nécessité cle l’Union na Lion ale :
Comme je l'ai dit chaque fois que l’occasion s'en est offerte, à la tribune de la Chambre ou dans le pays, les circonstances nous font un devoir de laisser de côté les mesquines querelles de partis : nous avons mieux à faire.
À l'heure où, suivant le mot de l'ambassadeur des États-Unis à Paris : la France est appelée à choisir entre l’ordre et le désordre, et où son avenir est en jeu, nos préférences personnelles, si légitimes soient-elles, doivent passer au second plan*
C'est pourquoi j'entends ne m'inféodera aucune coterie, rester absolument indépendant et ne m’inspire que de ma foi religieuse et de mon amour de la France.
Loyauté dans F Union ;
Il est par ailleurs inadmissible que, sous le couvert de l’Union nationale, certains partis auxquels la guerre semble n’avoir rien appris, cherchent à poursuivre une besogne de divisîon ou de sectarisme.
Les lois de 1901 et de 1904 violent l'égalité, la justice et la liberté ; les plus éminents jurisconsultes le proclament, et les héritiers des auteurs de ces lois affirment eux-mêmes qu'on 3 es a détournées de leur objet.
Elles doivent donc être ravisées ou abrogées.
De même, les esprits impartiaux dénoncent, avec le journal Le Temps et le Ministre Bérard, dans le projet d’école unique, une tentative d’asservissement de toute la jeunesse française, un attentat monstrueux contre la liberté des parents et des enfants, une négation des droits les plus sacrés de la famille.
C’est donc par un autre moyen, l’Office national des bourses, par exemple, qu’il convient d’assurer l’égalité de Lous les enfants devant l’instruction.
Programme social :
La première tâche de la prochaine Chambre sera de rendre viable la grande réforme des assurances sociales ; sous leur forme actuelle, celles-ci sont bienfaisantes pour les travailleurs de l’industrie et du commerce, mais elles constituent un véritable danger pour d’agriculture française, presque exclusivement composée de petits propriétaires, de métayers et des fermiers.
La solution doit être cherchée dans un développement de vos organisations professionnelles que vous pourrez surveiller et diriger vous-mêmes à peu de frais, et non dans l’intervention de 1 btat qui, pour vous verser 10 francs, commence par vous en prendre 25, sous forme d'impôts.
U est urgent de se préoccuper du problème delà famille, menacée par les tendances de notre Code civil et de nos lois fiscales ; il ne faut plus, notamment, qu’au décès du père de famille, les exigences du fisc obligent à morceler les propriétés et détruisent à chaque génération le fruit légitime de votre labeur et de votre épargne.
Programme économique :
La guerre a amené, en France, comme partout, un développement excessif de l'industriel : c'est l’agriculture qui a fourni des bras à Fusine et nos campagnes sont désertées.
Le résultat, c est que nous ne produisons pas assez de blé pour nous suffire, alors que
nous devrions pouvoir en exporter — tandis que notre industrie manque de débouchés et végète,
revenir à un équilibre plus harmonieux de l'économie nationale ; favoriser le
développement de la production et de l'exportation agricoles. Il en résultera un bénéfice général.
Pom les agriculteurs, dont le travail deviendra rémunérateur.
1 our le commerce et l’industrie, qui trouveront par le fait même de nouveaux déboucries sur le marché intérieur.
Pour la nation tout entière, dont nos campagnes constituent à tous égards une des pms précieuses réserves d’énergie.
Ce développement de la production agricole pose des problèmes divers.
roblemes techniques : main-d’œuvre, semences, engrais, machines, électrification, etnodes, enseignement agricole, etc.
1 loblèmes commerciaux : tarifs douaniers, trans rts, achats et ventes, etc.
iroblèmes sociaux : assurances, logements, su„, ssion ,
réalis bL^0108 fina'lciers * car satls une puissante organisation de crédit, aucun projet n’est
Problèmes législatifs et fiscaux, enfin.
La plupart de ces problèmes ne peuvent être résolus utilement que par les gens du métier, non par les politiciens : ce doit être l’œuvre de nos organisations professionnelles, chambres d’agriculture, syndicats, mutuelles, cooperatives, caisses rurales, etc. ; le rôle du Parlement est de vous faciliter la tâche, de vous aider, non de se substituer à vous.
Programme politique :
Il faut donc que l'État et le Parlement se cantonnent dans leur domaine propre et cessent d’empiéter sur vos prérogatives individuelles, familiales, professionnelles et muni-
eipales, h
Le rôle essentiel de l'État est de maintenir la paix intérieure et extérieure, de rendre
la justice et d’administrer le pays. Il n’a pas à s’improviser industriel, commerçant, entrepreneur de travaux publics ou de transports, maître d’école, agent d’assurances. Quand il sort de ses attributions, il fait une concurrence déloyale à un certain nombre de citoyens français, aux dépens de tous les contribuables qui doivent solder, sous forme d’impôts, les déficits constants de la gestion de l’État.
Un retour à des méthodes plus libérales permettra seul de réaliser enfin, sur les nudgets écrasants d’aujourd’hui, des économies sérieuses, de décharger ainsi les forces vitales da pays et de commencer à dégrever les contribuables.
La paix intérieure trouve ses meilleures garanties .dans une politique de liberté pour tous les citoyens honnêtes, d'égalité devant la loi, et d’incessant progrès social ; mais elle n’est durable que si la religion qui seule pénètre au fond des cœurs, étend sur elle, noo pas une domination politique, mais sa tutélaire influence*
Pour maintenir la paix extérieure, je crois à l’utilité des ententes internationales, notamment de celles qui visent à alléger le fardeau des charges militaires; j'ai moi-même proposé à la Chambre un projet de limitation des armements navals*
Mais ces tentatives, toujours délicates, ne peuvent être menées à bien qu’à l’abri de garanties matérielles et morales absolument sûres ; nous n’avons pas le droit de compromettre l’avenir par des imprudences, même généreuses, et vous penserez avec moi que mieux vaut encore^ pour nos enfants, passer dix-huit mois ou un an à la caserne que d avoir k faire, comme nous, cinquante-deux mois de tranchées !
Conclusion*
Tels sont,. Monsieur, les principaux points de mon programme. J’en aurais évidemment d’autres à vous soumettre, notamment ceux qui touchent spécialement notre région, ou ceux qui intéressent les anciens combattants et victimes de la guerre; j’en ai dit asseï, je l’espère, pour vous montrer que je suis un homme d ordre et de liberté,, partisan résolu du progrès social et professionnel.
A vous de juger si, comme je le crois, un tel programme peut, sans demander à personne l’abandon d’opinions respectables, réaliser, pour le salut et la grandeur de la biance, P union de tous les citoyens.
JEAS LE CO UK GUANDMAISON
Chevalier de la Légion il’ honneur.
Croix de guuî: w Député sortant.:
Circonscription de PAIMBŒUF ]
M. de J U IGNÉ
Elu au premier tour de scrutin. — 6.881 voix.
Messieurs les Électeurs,
Depuis vingt-deux ans, j’ai l'honneur de vous représenter à la Chambre des Députés,
Vous me connaissez tous ; mes sentiments n’ont pas varié ; je n’ai donc pas à vous faire une longue profession de foi.
Fidèle à mon passé et aux convictions de toute ma vie, si je vous demande aujourd'hui Je renouvellement de mon mandat, c’est pour continuer au Parlement l’œuvre pour laquelle vous m’y avez envoyé.
À u premier plan de mes préoccupations, je mets la paix.
La paix à l’extérieur: Elle ne peut être maintenue que par une attitude ferme et résolue soutenue par une armée forte, imposant le respect, capable d’assurer notre sécurité. La durée du service militaire ne doit être réduite que dans les limites indiquées par les chefs responsables de la Défense nationale.
La paix à T intérieur : Elle ne peut exister
Que par le retour aux principes d’ordre, d’autorité et de moralité publique;
Qae par l’abrogation des lois qui ont désorganisé la famille, retiré aux enfants les bienfaits de lf éducation religieuse, diminué l’autorité du chef de famille.
Partisan résolu de la répartition proportionnelle scolaire, de la liberté pour les congrenistes d’enseigner et de vivre en commun, je continuerai à lutter pour ce qui m’apparaît comme un droit basé sur la justice.
Pour réaliser la restauration économique et financière de la France :
Il faut modifier notre système fiscal tracassier et1 inquisitorial qui, en pesant exagérément sur toutes les branches de l’activité nationale, vient empêcher la constitution de l’épargne.
Il faut entrer résolument dans la voie des économies, supprimer les fonctionnaires mutiles, remettre l’exploitation des monopoles, ruineuse entre les mains de l’Etat, k des sociétés capables de bien servir le public dans des conditions avantageuses pour le budget.
Il faut, par une sage politique agricole, donner confia ne e à la production, une agriculture prospère étant la condition de rindépendance nationale.
Si des mesures doivent être prises pour garantir les travailleurs contre les risques de maladies et pour leur assurer plus de bien-être dans leur vieillesse, c’est, aux organisations professionnelles qu’il faut en confier l'application et non, comme le prévoit la loi des assurances sociales, à l’État qui a déjà la charge de tant de choses qui ne lui appartiennent pas.
Au maintien de la paix â l’extérieur comme à l’intérieur, à la réalisation de la restauration économique et financière de la France^ l’arrivée au pouvoir d’un Gouvernement di* Cartel des gauches serait néfaste.
Rappelons-nous les débuts de la dernière législature et les quelques heures d’existence du Ministère Herriot en juillet 1926.
Il ne faut pas que notre pays soit soumis de nouveau à une épreuve pareille»
Pour en éviter le retour, unissons-nous en mettant au-dessus de nos préférences personnelles l’intérêt supérieur de la patrie et
Que Dieu protège la France!
Marquis oe J U IGNÉ
Chevalier de la Légion d’honneur*
Décoré de la Croii de guerre.
Conseiller général du canton de Bourgneuf, Député.
Candidat d’Unîon nationale et catholique.
1" circonscription de SAINT-NAZAIRE.
M* BLANCHO
Fiu au deuxième tour de scrutin. — 10.691 voix*
Citojmn,
En dehors des intérêts locaux, Blancho fait sien le programme du Parti socialiste S, F. I, O, et s attachera plus particulièrement à faire triompher les questions suivantes :
L’amnistie générale en matière politique ; l'abrogation des lois scélérates ;
La journée de travail de 8 heures, la ratification sans" condition de la Convention internationale des 8 heures ;
La révision de la loi de 1898 sur les accidents du travail et son extension aux maladies professionnelles ;
La réorganisation de 1 Inspection du travail et 1 institution de délégués ouvriers chargés de contrôler l'application des lois ouvrières ;
L1 extension de la loi de 1884 sur les syndicats aux fonctionnaires de F Etat ;
Le droit de vote au personnel navigant ;
La participation financière de PEtat aux assurances sociales ;
La constitution d un office national des blés et eéréales pour le ravitaillement du pnys, assurant les cultivateurs d’un prix rémunérateur elles protégeant ainsi que les consommateurs, contre les intermédiaires spéculateurs ;
La nationalisation de la fabrication et de l'importation des engrais dans l’intérêt des cultivateurs et des masses consommatrices ;
La création de commissions d’arbitrage pour la révision des baux de fermage ;
La nationalisation des grands services publics et le retour à la Nation des monopoles de fait aujourd'hui exploités dans l'intérêt exclusif d'une poignée de capitalistes ;
La stabilisation immédiate et légale du franc ;
La contribution à prélever sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base, pour protéger enfin la production, les échanges, les travailleurs contre le retour des brusques variations de la monnaie, profitables seulement aux financiers spéculateurs ;
Le remaniement des charges fiscales par une réduction des impôts de consommation ;
La défense laïque et l'enseignement pour tous h tous les degrés ;
La lutte vigoureusement entreprise contre la crise de l’habitation par la création d'un office national et d'offices départementaux et municipaux largement dotés ;
Le droit de réquisition des locaux d'habitation vacants reconnu aux administrations municipales et départementales :
Une politique internationale de paix reposant sur la pratique de l'arbitrage et sur le désarmement et qui assurera à chaque nation la sécurité*
La réforme militaire par Inorganisation du service de neuf mois préparant 3e service de six mois*
Citoyen,
En dehors de ces questions d’ordre général, Blaneho fera tous ses efforts pour la création à Saint-Nazaire d’un port de pêche ainsi que pour tous les travaux susceptibles de donner a notre port, a notre cité et à la région, une prospérité toujours plus grande ; il demandera le rétablissement des trains express sur la ligne de l’Etat ; d’accord avec les syndicats intéressés, ü demandera — comme il l’a déjà fait au Conseil général — fassèchement et la mise en valeur de la Grande-Brière, etc., etc*
D'ailleurs, il se tiendra en contact permanent avec la Chambre de commerce, les municipalités-, les syndicats ouvriers et agricoles et autres groupements pour faire aboutir leurs desiderata.
Enfin, il s’engage à rendre compte de son mandat devant les électeurs*
Citoyen,
Les travailleurs, les agriculteurs, les petits commerçants, les artisans, les fonctionnaires, les marins savent que le Parti socialiste a toujours été leur vaillant défenseur au Parlement. G est en toute confiance qu’il s’adresse h eux*
Les républicains et les démocrates savent aussi que Socialisme est synonyme de République. iNotre parti veut libérer le pays de la tutelle des puissances financières j il veut abattre ce que M. Herriot appelait le « Mur d’argent a* Il veut assainir notre situation financière par une politique hardie* II veut assurer à jamais la paix du monde,
L’est pour la réalisation de ce programme que nous faisons appel aux électeurs et que nous leur demandons de voter le 22 avril pour le citoyen
François BLâNGHO.
^ ive la République sociale !
2e circonscription de 3AINT-NAZAIHE.
M, de MGNTÀÏGU
Élu au premier tour de scrutin. — 14,316 voix*
Messieurs et chers Concitoyens,
En venant aujourd'hui solliciter vos suffrages, j’ai pleinement conscience de la responsaciMe que j’assume*
Ce n’est pas par ambition personnelle, mais bien avec ïe sentiment d’un devoir à rem pur que j ai accepté cette tâche.
I eu d époques, en elFet, de notre histoire apparaissent aussi critiques.
De la bataille électorale prochaine dépendent les destins de la France* Nous sera-t-il donné de connaître à nouveau les angoisses de juillet 1926, ou, au contraire, de continuer le redressement commencé, au prix de si chers . sacrifice s par le contribuable ?
Ordre ou désordre : il faut choisir.
D'un côté de la barricade, ceux qui ont entrepris de tout démolir ; deTautre, ceux qui entendent conserver, tout en les embellissant, les assises delà nation :
L'ordre, la liberté, la propriété, la famille.
Je n'en doute pas, votre choix est fait. Les électeurs de la 2* circonscription de Saint- Nazaire montreront leur volonté de rester fidèles à une politique d’union et de paix sociale si nécessaire à la solution des questions urgentes qu’il importe de résoudre.
S'agit-il du redressement financier, pivot de la politique de demain, de la paix extérieure ?
Pas de stabilisation financière sans stabilisation politique. Les phénomènes monétaires n obéissent pas aux Gouvernements : ils imposent inexorablement leurs lois.
Cette restauration de nos finances est aussi la condition première de notre sécurité, condition à laquelle s'ajoute, pour sauvegarder vraiment la paix, la néeesssité d’une armée forte et disciplinée, garantie indispensable des nations les plus pacifiques.
A côté du redressement monétaire, il faut poursuivre le redressement économique.
Il est nécessaire de faire baisser le prix de la vie, par la liberté de produire et de transporter, de vendre et d'épargner.
Protéger le petit commerce, la petite industrie et l'artisanat.
11 faut; défendre les intérêts maritimes et salicoles, contingent important de notre redressement économique ; étudier les questions qui s’y rapportent, au premier chef : caisse des invalides et rie prévoyance, entretien des ports, défense des marais salants, augmentation et non limitation delà pêche avec facilités accrues d'écoulement sur les marchés extérieurs par une amélioration sérieuse des conditions de transport*
Défendre l'agriculture non par des promesses, mais par des réalités.
Les produits industriels n'ont pas baissé dans la même proportion que les produits agricoles. La répercussion des charges fiscales, tant sur la capacité de consommation du public que sur les prix de revient de l'industrie, se fera sentir aussi longtemps qu une répartition plus juste des charges n’aura pas été réalisée.
11 faut réajuster les impôts inégalement répartis.
11 importe de produire u en masse » pour vendre bon marché. L’agriculture réclame un régime économique et une stabilisation qui lui permettent d'envisager l'avenir avec une sécurité qui lui fait, dans une certaine mesure* actuellement défaut.
Le relèvement des droits de douane, la liberté d'exportation des céréales sont venus tardivement.
II faut «s'atteler » aux questions qui l'intéressent : électrification des campagnes, routes* écoulement des marais (si imporlanlponr la circonscription), respect de la propriété privée, facilités d’accès pour tous les travailleurs à la petite propriété, amélioration de l'existence des humbles, organisation des assurances sociales dans le cadre professionnel.
Ce programme ne peut se réaliser que dans l'ordre et la paix intérieure*
Nous ne saurions tolérer que des entreprises révolutionnaires arrêtent, ou simplement effraient l'effort de la nation, qu'il s'agisse du communisme, dont la doctrine et les actes sont directement dirigés contre elle et sert les intérêts de l’étranger, ou du socialisme, destructeur de la propriété et de la famille — tous deux d'ailleurs tendant au même but.
Ne l’oublions pas, le progrès n’est que 3e développement de l'ordre..
Nous voulons la paix sociale, par la collaboration et non la lutte des classes* Par elle seule, il est possible d’améliorer les conditions d' existence des travailleurs et de réaliser un mieux-être spciaL
A « TégaUté djfos la misère », nous opposons un accroissement de production, seul moyen de faciliter la répartition de la richesse.
Nous voulons la paix religieuse, sans brimade d’aucune sorte contre qui que ce suivies catholiques ne demandant que le respect de leurs convictions, la liberté pour les parents d'élcver leurs enfants à Fécole de leur choix et d’être traités, en fait comme en droit, sur le même pied que tous les citoyens.
Nous voulons la protection de la famille, base de la société.
Tel est le programme de politique générale que je soumets à votre approbation*
Fidèle à mes principes d'union et de concorde, je me place sur le terrain de 1T Union nationale la plus large
Adversaire résolu de la politique de parti, je fais appel à ceux qui, mettant les intérêts de la France au dessus de tout, veulent s'unir pour réaliser, dans le respect des croyances de chacun comme dans celui des institutions du pays, la politique hardie de rénovation qui s'impose.
Hubert de MONTAI G U
Conseiller général. Maire du MissUla^.