BERGER
H£u au deuxième tour de scrutin. — ft .068*-vof*.
Mes chers Concitoyens,
Sollicité par mes amis du Parti démocrate populaire, qui compte de nombreux travailleurs dans ses rangs, j’ai accepté de poser ma candidature dans' la- |5* circonscription d’Orléans.
Je suis le candidat de tous les républicains qui- condamnent Ja* politique néfaste do Cartel des gauches et veulent le maintien d^m Gouvernement- d’ï&ridn nationale.
Des problèmes vitaux se posant; seules, l’union, la concorde et la* paix- permettront de les résoudre.
11 faut continuer et achever l’ œuvre de redressement financier* etnatîonaî commencée par le Ministère Poincaré en juillet 1928.
L’Union- nationale est la condition de- 1’ achèvement. Si non s retombons dhns lès querelles philosophiques et politiques, nous connaîtrons de nouveau là* marche à rabîtne;.
La politique que je soumets a votre verdict s'inspire des idéfes- suivantes
C’est d’abord une politique de paix :
Paix à 1 intérieur, par la liberté, par le respect des croyances et des force» morales, par 1 égalité de tous les citoyens devant la loi, par le droit commun.
Pas de lois d’exception, pas de sectarisme. La pierne: angulaire de îa. République, c est la liberté.
Paix à 1 extérieur, par la collaboration internationale; dans le respect des traités. lit faut e\elopper et consolider la Société des Nations, qui a déjà- rendu de réels sorvices^mais tpt
ne doit pas dispenser la France d'etre ferme et vigilante. Nous devons conserver une année outillée d'une façon moderne, pour défendre nos droits et notre sécurité une marine active pour défendre nos colonies et nos intérêts dans le monde. Le désarmement ne sera possible que lorsque, par la Société des Nations, l'arbitrage sera efficacement organisé et que d'autre part, nous aurons obtenu de sérieuses garanties de sécurité.
C'est une politique de justice et de progrès social :
Ne reniant rien des conquêtes sociales actuelles, je m'emploierai de toute la force de mes convictions démocratiques à perfectionner la législation qui protège les travailleurs et la famille.
Père de famille nombreuse, j'attache une importance primordiale au problème familial : politique de la natalité, du logement, lutte contre les fléaux sociaux, protection de l'enfance, de la jeune fille, de fa femme et de la maternité.
Je n1 accepte pas plus le dogme meurtrier de la lutte des classes que le dogme de la guerre, La paix sociale n'est possible que par la justice et par la collaboration des classes par l'association du capital, de l'intelligence et du travail.
C'est uae politique de sagesse fiscale et de redressement financier ;
Partisan du retour à un régime monétaire normal, je soutiendrai, le moment venu,, les initiatives gouvernementales de stabilisation. Celle-ci est un problème difficile qui dépend strictement du Ministre des Finances,
File est liée, en particulier, à l'équilibre budgétaire et au règlement des dettes extérieures, Je suis résolument hostile à toute inflation et à toute démagogie financière, cependant 57 milliards pèsent trop lourdement sur les contribuables. Je suis partisan d'un aménagement plus juste des impôts, de la coordination et de la simplification des lois fiscales. Je demande que la taxe sur le chiffre d'affaires soit remplacée par une taxe unique à fun des stades compris entre la production et là consommation*
Commerçant, ayant la pratique des affaire b, je m'inspirerai toujours des principes d'économie, de prévoyance et de sagesse qui sont le secret de toute prospérité, nationale ou privée*
C'est une politique résolument favorable au travail, à la production et à l'agriculture :
Il reste beaucoup à faire pour les travailleurs, pour les producteurs et pour les agriculteurs*
Je suis partisan de toutes les améliorations et réalisations qui feront de la France une grande démocratie moderne, sachant utiliser les inventions, les progrès scientifiques, pour rendre la vie meilleure, plus agréable, plus confortable pour vous, habitants des villes et des campagmes.
J'ai adhéré* notamment, au programme agricole établi par la Fédération régionale de» associations agricoles du Centre, et je m'engage à en voter la réalisation*
L'artisanat et les classes moyennes sont parmi les grandes forces économiques de la nation : je les défendrai et soutiendrai leurs revendications* D'ailleurs, si je nie recommande d une politique cT Union, c'est parce que, grâce au Gouvernement actuel et à ses méthodes ont été sauvé# de la ruine définitive les classes moyennes, les travailleurs intellectuels, tous les petits rentiers de 1 Liât, tous îes moyens et petits épargnants qui comptent parmi les victimes de l'inflation et qui restent un des instruments les plus solides de notre organisation sociale*
Commerçants, industriels, je fais miennes toutes vos justes revendications. Égalité fiscale, propriété commerciale, liberté commerciale. Je suis des vôtres, vous pouvez me faire confiance*
Lea anciens „ emballants, les victimes de la guerre, ont droit à la sollicitude affectueuse et à la feectànai&ançe de la nation, ils peuvent compter sur moi*
Dans tous les domaines, je m'inspirerai du principe fondamental du ParLî démocrate populaire, qui proclame les droits sacrés de la personne humaine et qui s'élève contre toute exploitation, contre toute injustice, contre toute violation du droit privé et publie. Je n’oublierai jamais que chacun des travailleurs est un homme, un citoyen, et quelquefois tin père de famille nombreuse.
Je veux la justice pour tous, je veux, en particulier, Injustice électorale par 3e vote des femmes, le suffrage familial et la véritable représentation proportionnelle intégrale. Je veux îa patrie douce et humaine, la France prospère dans l’Europe pacifiée
Électeurs,
Je ne vous fais pas de promesses. Si vous m’envoyez au Parlement, je travaillerai inlassablement avec tous les républicains à réaliser la politique nouvelle que réclame la France victorieuse, lasse des luttes de blocs et de cartels.
Vous soutiendrez celui des candidats qui veut résolument continuer Vœuvre commencée pour sauver les finances et le crédit de la France et vous n’ouvrirez pas les portes du Palais-Bourbon à ceux qui se plaisent dans l'équivoque et ne jouent pas franc jeu, ou à ceux qui entreraient au Parlement avec la volonté non pas d’achever, mais de détruire.
Mon programme se résume en trois mots :
La liberté, la justice sociale, la paix.
En votant pour moi, vous signifierez clairement votre volonté de faire triompher une politique vraiment française et républicaine.
Vive la première circonscription d’Orléans 1 Vive la République! i
Màübice BERGER
Commerçant. ■— Démocrate populaire.
Candidat républicain tf Union nationale.
2e circonscription d’ORLÉANS.
M. GÀUMET
Elu au premier tour de scrutin. — 8.995 voix.
Chers Concitoyens,
Désigné par un congres où les deux tiers des maires de notre arrondissement étaient présents ou représentés, je fais appel, avec confiance, à vos suffrages.
Après deux ans d’incohérences et d'extravagances encore inconnues jusque-là, la Chambre qui vient de se séparer avait dû, devant la réprobation publique, remettre le pouvoir aux mains de V homme qu’elle avait chassé le 11 mai 1924.
Deux armées d'une union républicaine nationale ont ramené tordre dan’ notre pays et 1 argent dans nos caisse#.
Ifœttvre n*est pas achevée, dl faut la continuer : il faut élire des représentants qui* suivant les termes mêmes des discours de Bordeaux et de Carcassonne, soutiendront d'esprit fit lie cœur la politique de M* «Poincaré.
Politique réaliste :
0rt les vieux partis et les hommes qui deur appartiennent continuent à penser, à discuter et à vouloir; gouverner .suivant de vieilles idées, de vieilles théories qui sont devenues des rengaines — souvent de vieilles habitudes de vieux partis, puis de vieux préjugés, peut-être de vieilles rancunes qui datent d’avant guerre.
Aujourd’hui, il s’agit surtout de questions techniques : problème financier, problème de là production, problème' économique ; il nous faut une politique réaliste, des économies,
Bt d’abord, îiî nous faut des économies. Les Français sont les plus obérés des contribuables.
U ne peut être \ question de supprimer les recettes sans supprimer des dépenses ; donc il faut dm réformes. Or, le Parti radical-socialiste ne peut ni ne veut en faire.
En premier lieu* du nouvelle Chambre devra ratifier les décrets d’économie du mois d’août £926 : la Cbambre défunte a jani volontairement omis de le faire.
Ensuite, le vote du programme Marin réduira nos charges annuelles de plusieurs milliards : par la supprsssiou de services inutiles, la réduction du nombre de fonctionnaires, la liquidation des monopoles.
Statut des fonctionnaires:
La réforme de notre vieille administration paperassière, tracassière et routinière, doit se faire dans le sens de la décentralisation, de F extension des libertés communales et régionales.
Elle est liée au statut des fonctionnaires qui le réclament en vain depuis longtemps, et qui, garantis eo-flirc l'arbitraire, connaîtront enfin la limite de leurs droits et de leurs devoirs.
Régime f fiscal :
Commerçants, industriels, cultivateurs, ouvriers même (impôt sur le salaire) sont actuellement soumis à un régime fiscal odieux, d’inquisition eL de brimade. Tout contribuable est, en principe, considéré comme un fraudeur. On cherche moins à l’imposer qu’à le mettre à l'amende. fît le discours-programme prononcé par M. Malvy, le 9 février 1928, h ta Chambre des Députés, et approuvé à F unanimité du Parti radical-socialiste, menace d'aggraver encore la situation.
Pourtant c'est une situation qui ne peut pas durer.
Les contribuables en ont assez d’être en butte aux ingérences vexatoires du lise.
Bénéfices commerciaux, bénéfices agricoles, chiiïre d'affaires doivent être fixés à forfait, sans inquisition* La taxe sur la première mutation, la taxe de luxe doivent disparaître. La taxe sur les transports, la taxe sur les valeurs mobilières doivent être réduites.
L’égalité fiscale doit être la base de notre législation.
La liquidation des monopoles :
L exploitation des monopoles par l’État est une ruine pour notre pays,
La liquidation des monopoles commerciaux permettrait la réduction notable de notre dette publique, 'Elle favoriserait le développement de l’industrie et du commerce.
Le monopole des allumettes et celui des poudres ont retardé le développement de notre industrie chimique.
Le monopole du tabac entrave 3a culture de celte plante en France et dans nos colonies.
Le carburant national a paralysé l'industrie de FalcooL
Il faut surtout s'opooser à la création de nouveaux monopoles dont on noua menace ; monopoles du sucre, de l'alcool, qm tueraient notre culture beüeravière ; monopole du pétrole qui "paralyserait notre industrie automobile et le travail de nos mécaniciens ruraux; monopole des assurances qui tuerait nos mutuelles ; monopole des engrais qui brimerait nos cultivateurs ; monopole de la radio qui tuerait dans Fœuf rmdustric de la T, S. F,
Une politique économique :
L'affermage du réseau de l'Etat et îa fusion de certains réseaux doivent, par une meilleure utilisation du personnel et du matériel, permettre la révision des tarifs de transport, actuellement prohibitifs pour nos commerçants et nos cultivateurs.
Les impôts énormes versés par les usagers ne devraient pas tomber dans le gouffre sans fond, mais servir à la réfection de nos routes et de nos chemins.
La liberté des transactions doit être rélablie : les taxations, les interdictions d'exportation, tout ce qui entrave la circulation et la vente des produits doit disparaître.
Programme agricole :
La prospérité de nos chefs-lieux de canton est liée àoelle des communes rivales qui les entourent
L'Etat doit travailler à ce que les ruraux, artisans, exploitants et ouvriers agricoles, trouvent à la campagne un gain ou salaire suffisant, un outillage, un confortable et des commodités suffisantes pour n'être pas tentés de gagner la grande ville.
Un régime douanier équitable et stable doit équilibrer les justes intérêts de l'industrie et de l'agriculture. L'extension du crédit agricole surtout des prêts à long terme, doit per* mettre au petit exploitant, à l’ouvrier agricole de se fixer, de s'assurer un logis, -de se constituer une petite exploitation* Le développement des coopératives et des mutuelles doit être favorisé.
Le programme établi et publié par la Fédération des associations agricoles du Centre a reçu mon adhésion entière et sans réserve.
La paix.
Un pays ne peut vivre, travailleret prospérer que dans h paix,
A l'extérieur : la politique de la France doit s’appuyer sur la Société des Nations. Nous devons travailler à ce que îa formule arbitrage, sécurité, limitation désarmements devienne une réalité. Mais nous ne voulons pas être des dupes. Nous ne voulons pas être exposés comme en 1914 a de nouveaux massacres qui nous trouveraient sans défense devant un ennemi formidablement armé,
A l'intérieur, il nous faut aussi la paix.
La paix pour les consciences : l'État doit rester neutre et impartial entre toutes les confessions, Expression de la neutralité et de l'impartialité de FÉtat, la laïcité n’est pas un dogme. Elle doit être îa garantie et la sauvegarde de la liberté de conscience.
La paix sociale : la coopération, la collaboration des employeurs et des employés est plus Féconde que la lutte des classes.
Les lois sociales ne doivent pas être des lois électorales. La loi sur les assurances sociales doit être révisée et mise en application avec le concours des mutualités locales et régionales, en laissant toute liberté aux assurés facultatifs et donner aux ouvriers de la ville et des champs toute sécurité contre les accidents, le chômage, la maladie et la vieillesse.
Les ouvriers de la Paix.
Ancien combattant, les victimes de la guerre trouveront en moi un défenseur attentif de leurs droits.
J estime que les offices des mutilés, des pupilles, des combattants, devraient Être entièrement entre les mains des hommes qui ont fait là guerre, à Fexclusion de tous autres.
Les anciens combattants doivent enfin recevoir les satisfactions qui leur ont toujours été refusées. On peut et on doit le faire sans grever les contribuables.
Tous aux urnes : pour la France, pour la République,
François GÂUMËT
Ma ï re d 'É pi eds - en - Boarace, Goaseiller gênerai du canton de Meuàg.
Candidat républicain.
Circonscription de PITHIVIERS.