LOT-ET-GARONNE
Circonscription d'AGEN .
M. Jules GELS
Élu au deuxième tour de. scrutin* — 8.449 voix*
Mes cii ers Concitoyens,
Je me présente, le 22 avril, à vos libres suffrages.
Parce qu’aux élections législatives de 1910, de 1914, de 1919 et de F924, la majorité es électeurs m'est toujours restée fidèle, même en 1934, où j’ai obtenu 6.638 vorx de plus- que M. Ghaumié.
J al la conscience d'avoir rempli, avec le plus grand dévouement, pendant quatorze ans, de 1910 à 1924, le mandat de député que les électeurs m’avaient confié et de voir laisse dans les Ministères que j’ai eu l'honneur de diriger, les traces fécondes de mon travail, de ma probité et de mon souci constant des interets de la nation*
Fort de cette conduite irréprochable et de la confiance que les électeurs m ont toujours témoignée, je pose ma candidature devant les citoyens conscients et libres de larrondissement.
Je dis <( citoyens conscients », parce que l'heure est grave pour les destinées e -a France et c'est le moment de demander aux électeurs d’aller au fond de leur conscieoee, avant de rendre leur verdict du 22 avril.
Je dis « citoyens libres », parce que j’ai la ferme conviction que les électeurs seront assez indépendants pour résister à la pression officielle et aux manœuvres perfides, toujours les mêmes, qu’ils connaissent bien et qui essaient, par des bluffs audacieux et toutes sortes de procédés douteux, de surprendre leur bonne foi et leur elhire raison.
Mes opinions politiques, vous les connaissez ; elles se sont exprimées, pendant trois législatures, par mes nombreux votes à la Chambre des Députés.
Et si vous voulez, politiquement, juger l’homme qui a eu l’honneur de tenir, pendant quatorze ans, le drapeau républicain, il vous suffit du considérer que mes adversaires n ont pu apporter sur mes votes politiques aucune critique, qu’ils en sont réduits à des insinualions vagues, à des mensonges ou à des calomnies.
Je suis toujours un républicain radical indéfectible-, c est-à-dire un républicain qui veut sincèrement et ardemment le progrès dans la République, mais qui n’est nul c ment disposé à céder devant les sommations et les menaces de Léon Bium et de Marcel Cacliin .
Je suis pour la politique d’ünion nationale, parce que j’ai-ïa conviction profonde que le sort de notre pays est lié à la continuation de cette politique. Ce que M. Poincaré a fait
doit être continué, jusqu’à ce que soit définitivement écartée la hideuse bm™»*, . .
était b nos portes en juillet 1021), * L 0ute ÏUI
A l'heure actuelle, deux grands problèmes hantent mon esprit et préoccuoent conscience : le problème financier et le problème agraire. La France risque de périr ne réalise pas au plus tôt le redressement financier. Et ce redressement ne peut s’accôm ? que si une politique agricole bien conduite, intensifiant la production, nous évite d’envoP notre or à l’étranger, pour y acheter les produits nécessaires à la vie. Jer
L’homme qui, dans les circonstances graves de l’heure, aspire à l’honneur de recréa
ter ses concitoyens, doit donc avoir toute sa liberté d’action, pour pouvoir se consacrer
entièrement a la solution de ces deux questions fondamentales.
La législature qui vient de finir nous a menés, en juillet 1926, à une situation catastrophique. Depuis cette époque, M. Poincaré a réparé en partie les conséquences des erreurs commises. Aussi, j apporterai, sans réserves, mon appui et mon expérience à M. Poincaré ou a ceux qui continueront son œuvre pour le redressement financier de la France
Mais là banqueroute de juillet 1926 n’a pu être éloignée qu’en écrasani d’impôts le
du Carid eal3‘ ’ ilékS ! U ranC°n obIi»éedes fautes commises par la Chambre
L’œuvre capitale de la prochaine législature, en poursuivant sans trêve le relèvement financier, sera d’effectuer au plus tôt la révision complète et équitable des impôts et des axes qui écrasent les petits propriétaires paysans, les petits commerçants, les petits industrieis et Lous les travailleurs.
Une autre œuvre indispensable me tient au cœur. C’est l’œuvre de défense agricole eue j ai toujours préconisée. 0 1
Dans la législature prochaine, il faudra s’attaquer résolument aux puissances d'argent aux agioteurs et aux accapareurs qui sont la cause de la vie chère et qui affament les
écrasant* labeur6*1 ^ P'aySan aUqUel iIs enlèvc,,t la Pîus grosse part du fruit de son
... n fa^|rUlvre résoiument Ia Politique agraire que je vous ai exposée dans tousses du p'ay, ^ aUffmenter bien'être d6S travailleurs des champs et la production agricole
A tous les petits commerçants et industriels des villes et aux ruraux, qui sont les auxiliaires des agriculteurs, je dis : Voilà mon projet, c’est la suppression pour vous de la axe m oindre d affaires et ae 1 impôt sur les bénéfices commerciaux. Et pour les autres, commerçants et industriels, c’est l’abattement à la base de 50.000 francs sur le chiffre d’affaires, avec augmentation progressive de ce chiffre d’abattement au fur et à mesure des progrès du redressement financier.
Aux ouvriers, je dis . Je suis contre le communisme qui veut le nivellement des hommes par le bas, en onanisant chez tbus la misère générale, comme on Va fait en Russie.
e veux, au contraire, que, par leur travail, les ouvriers et leurs fils puissent gravir ous es degres de 1 échelle sociale par la collaboration des classes, Funion intime du capital rm iscc pai la loi, 1 instruction gratuite par voie de concours à tous les degrés,
^ c ai1 e liroü ^L1 grand réservoir populaire toutes les intelligences qui y sont
t -, ?rautrcs clLJes^ons solliciteront mon attention: j en donne la liste dans mon programme et , j at irme que j y consacrerai ious me. soins. En particulier, je poursuivrai inlassabledéparte ^ t* iea^IOn des campagnes, qui intéresse au plus haut point la prospérité de notre
. 4 n’ iu °b toutes sortes de gaspillages ont été scandaleusement commis, sans
avoir etc accompagnés des sanctions nécessaires, il est indispensable d’engager au plus tôt,
#. , i*J aryere midie, la responsabilité des Ministres qui ordonnent les dépenses. C’est en un organe spécial de contrôle, investi de tous pouvoirs, qu'on pourra en pour-
. ° aU £>eS°m es ordonnateurs. Et ces poursuites donneront à réfléchir à ceux qui laissent s organiser la gabegie.
Vous savez comment j'ai toujours compris le rôle de député : je suis contre la dicta turc, contre la tyrannie et la compression des consciences. Je veux la liberté, toutes les libertés du citoyen dans une France prospère, dans une République toujours plus démocratique et plus juste.
J’ai la haine de la guerre et je suis avec ceux qui préconisent le développement de tous les moyens propres à l'empêcher. Je me félicite de voir que la France pacifiste, par la Société des Nations, a déjà su créer une atmosphère de paix en Europe et dans le monde. EUe devra continuer son œuvre sans faiblesse et éclaircir encore l'horizon, afin de dissiper tous les nuages de discorde .
Après avoir mûrement étudié les graves problèmes de l'heure, après avoir impartialemont pesé les erreurs et les fautes qui ont été commises, en plein accord avec ma conscience, voilà ce que je crois nécessaire à la grandeur du pays et à l'avenir de la République.
Homme de conscience, j'apporterai tous mes efforts à la réalisation de ce programme. Homme de caractère, rien ne me fera dévier de la voie que je viens de tracer.
Si vous me faites l'honneur mes chers Concitoyens, de m’envoyer au Parlement, vous pouvez être sûr, que je resterai ce que je suis, un travailleur qui apportera tous ses efforts à l'œuvre formidable présente.
Cette œuvre 11e pourra être achevée que si la nouvelle Chambre est composée d'hommes d’action ei d'énergie, seuls capables, en inspirant la confiance, de sauver la France de la banqueroute qui n'ai tend peut-être que le 22 avril pour frapper à nouveau à notre porte.
Vive la République démocratique î
Jules GELS
Ancien Sous-Secrétaire d’Etat à la Marine et aux Travaux publics.
Ancien député.
Candidat républicain radical et de défense agricole.
PhÛGHÀMUE.
Redressement financier, par la stabilisation et par paliers et la revalorisation progressive, afin d’éviter des catastrophes et sauver la petite épargne.
Accroissement de la production agricole. Mise en valeur des colonies pour la fourniture des matières premières.
Sanctions effectives contre F évasion des gros capitaux.
Suppression immédiate de 1 impôt sur les bénéfices agricoles pour les petits propriéfaires paysans.
Suppression immédiate de la taxe du chiffre d’affaires pour les petits commerçants et industriels.
Au fur et à mesure des progrès du redressement financier : révision du barème des bénéfices industriels et commerciaux ; réduction progressive de la taxe du chiffre d affaires pour tout le commerce ; réduction progressive et continue de tous les impôts qui écrasent le contribuable français.
Organisation d'un contrôle rigoureux des dépenses entraînant la responsabilité du Ministre qui les a engagées.
Réduction des traitements des hauts fonctionnaires. Réforme administrative, Suppression des emplois inutiles.
Réduction de 1 Indemnité parlementaire à 30.00Û francs et réduction du nombre dca députés.
Réduction des frais de mutation et de vente des immeubles.
Accroissement de la production industrielle et de l'activité commerciale par les eucoir ragements donnés à l'initiative individuelle et parla suppression des entraves douanières Relèvement agricole. Obligation absolue pour les pouvoirs publics de ne faire des lois
touchant les agriculteurs qu'a près consultation préalable des associations agricoles et des
chambres d'agriculture. Développement des mutuelles coopératives et des associations agricoles. Organisation efficace du crédit agricole.
Mesures contre les accapareurs et les agioteurs. Réduction des tarifs de transports agricoles pour les engrais, les machines, les denrées de première nécessité, les fruits et primeurs. Liberté d'exportation des produits agricoles.
Electrification des campagnes. Augmentation des subventions financières pour l'électrification des communes*
Amélioration des routes nationales, départementales et communales. Organisation d’un service pour prévenir les riverains en cas de crue* Assistance et secours immédiats aux inondés. Defense des planteurs de tabac, en soutenant l’action de leurs syndicats. Révision de la loi des assurances sociales : défense des intérêts des agriculteurs, des travailleurs et des mutualistes.
Lutte contre la vie chère en poursuivant sévèrement ceux qui spéculent sur les produits nécessaires à la vie*
Cours d'agriculture dans les écoles rurales* Encouragements aux familles nombreuses de tous les travailleurs sur les mêmes bases que les familles de fonctionnaires. Accession de tous les travailleurs à la petite propriété.
Défense des artisans et développement du crédit immobilier*
Défense des justes revendications des pêcheurs et des chasseurs, de la chasse banale, des tolérances et de l'extension du permis de chasse aux départements limitrophes.
Egalité des enfants devant l'instruction gratuite par voie de concours à tous les degrés de renseignement.
Défense des droits des mutilés et. anciens combattants, veuves et orphelins.
Révision de la loi des loyers en soutenant les travailleurs*
Participation des travailleurs à la gestion et au bénéfice des entreprises par Y union loyale du capital et du travail.
Lutte contre les taudis et la tuberculose. Encouragement des sports pour le développement de la jeunesse. Construction, par les municipalités, d'immeubles à loyers à bon marché*
Protection de l'artisanat.
Reconnaissance du droit syndical aux fonctionnaires.
Assimilation des employés des chemins de fer aux fonctionnaires pour la fixation d'uns hase de traitement et de retraite.
Péréquation des retraites.
Suppression du vote par procuration à la Chambre des Députés*
Paix entre les peuples par îa Société des Nations et les accords entre les puissances. Opposition absolue à ia mobilisation des femmes et des enfants pour le service de la guerre.
Liberté des assurances contre les monopoles et liberté industrielle contre les monopoles* Encouragement du tourisme, particulièrement dans PAgenais.
Protection de la propriété commerciale.
Circonscription de MARMANDE.
M. TRI CAR D-GR A VERON Élu au deuxieme tour de scrutin, — KL8l7
Mes chers Concitoyens ,
Membre de F Alliance républicaine démocratique, ce grand parti qui compte parmi ses membres les plus illustres le Président Poincaré, je viens avec confiance solliciter vos suffrages et vous demander d 'affirmer sur mon nom votre volonté inébranlable de voir se poursuivre cette politique de large union républicaine qui a déjà donné des résultats si précieux.
Au point de vue financier, nous poursuivrons fa restauration du crédit public et de la monnaie, par la fidélité de F Etat à tous ses engagements, par un rigoureux équilibre budgétaire et par une politique financière, respectueuse de la propriété et protectrice de l'épargne. Nous poursuivrons l'amortissement progressif de la dette publique et nous opposerons une résistance absolue à toute nouvelle inflation.
Nous sommes partisans d’une compression générale des dépenses et de la suppression de tous les rouages inutiles.
Au point de vue fiscal, pas de système préconçu, mais la ferme volonté d'amender notre fiscalité actuelle d'après les leçons de l’expérience, en s'inspirant essentiellement de cette double nécessité ; réaliser le maximum de justice, et éviter de tarir les sources de la richesse publique, en décourageant l'esprit d'entreprise et l'esprit d'épargne.
An point de vue économique nous devons développer toujours davantage notre agriculture et notre commerce ; nous devons le faire par la suppression de toutes les formalités tracassières et inutiles, nous devons le faire aussi eu assurant, par des accords doua^ mers, une protection suffisante aux produits de F intérieur. Politique du blé, politique des engiais, politique du tabac, en plein accord avec les justes revendications des planteurs, tels sont les points sur lesquels nous devrons faire porter tout notre effort.
Nous devrons également veiller, à ce que soient votés les crédits nécessaires au perfectionnement de notre outillage agricole.
La prochaine Chambre devra avoir à son programme l'exécution des grands travaux nationaux et régionaux nécessaires à la mise en valeur de nos richesses.
Au point de vue social, nous pratiquerons une politique généreuse et hardie de réformes, fidèles à l’idéal démocratique dans le cadre des disponibilités financières.
Les blessés de la guerre et les anciens combattants trouveront toujours en moi un ami dévoué et un défenseur attentif, et j’aurai à cœur de rester en contact permanent avec leurs associations.
Au point de vue intérieur, également éloigné de la dictature communiste et de la dictature césarienne, je suis de ceux qui estiment que la République doit être ordonnée et réformatrice, {ïtie ^es bais doivent être appliquées uniformément à tous les citoyens, et que 1 Administration doit assurer à tous une justice égale.
Partisan des lois qui assurent la laïcité de l'État et la neutralité de l'école, je pense que L République se doit d’assurer à tous le libre exercice de ses croyances.
Nous ferons voter, durant la prochaine législature, un statut des fonctionnaires, fixant avec précision leurs devoirs et leurs droits, et interdisant la 'grève dans les services publics,
CA
Nous nous efforcerons de coordonner les divers ordres d'enseignement, de développer ^'apprentissage et renseignement technique ; nous devons prendre toutes mesures de nature à faire surgir une élite professionnelle et éprise de travail fécond et de paix sociale et nous saurons, par nos actes, détourner les travailleurs des mirages trompeurs du communisme en leur opposant les réalisations positives d'une démocratie progressive et ordonnée.
La défense nationale doit demeurer au-dessus des luttes de partis ; la durée du service mili taire sera ramenée à un an, mais cette réduction doit êlre compensée par un armement moderne et par une meilleure utilisation du temps de service.
Au point de vue extérieur, nous maintiendrons une politique digne du passé de la France, fidèle à ses traditions démocratiques, sans visées impérialistes, mais sauvegardant les droits de notre pays dans le monde, la sécurité de ses frontières et de son empire colonial*
Nous poursuivrons la consolidation de la paix, fondée sur le respect des traités et garantie par b désarmement effectif de TAJTemagoe, par le respect des pactes de sécurité et par le développement de la Société des Nations,
Nous opposerons une résistance énergique aux menées de l'internationalisme révolutionnaire et a kr propagande des soviets.
J'ai la conviction profonde que ce programme est un programme pratique, réaliste et positif ; A répond, j'en suis sûr aux aspirations légitimes de tous les travailleurs épris de progrès continus et ordonnés.
C'est avee confiance que je fais appel, pour le réaliser à la plus large union de tous les républicaine.
Vivo l'arrondissement de Marmande l
Vive la République démocratique et sociale !
Vive la France \
Pierre TRÏCàRIï-GRAVERÜN
Avocat à la Cour d'appel de Paiia»
Candidat d'Uniou républicaine.
Gir conscription de NÉRAC.