M, GUÉRIN
Eîu au premier tour de scrutin. — 9.835 voix.
Messieurs,
Je ne vais pas vous faire une longue profession de foi.
Vous me connaissez, depuis longtemps déjà, par mes précédentes déclarations, par mes propositions de loi, par mes votes, par mes interventions à la tribune de la Chambre des Députés.
Cependant, je crois devoir vous donner des précisions sur quelques questions particulièrement importantes,;
Pères de famille, je réclamerai inlassablement la liberté de renseignement pour tous, religieux ou non, et combattrai énergiquement l’école unique qui, en amenant fatalement le «monopole de l'enseignement ». vous enlèveraitle droit d'élever vos enfants comme bon vous semble.
* ils
Mortainais, je veux le rétablissement du tribunal de Mortain ;
L’amélioration de nos routes ;
Des modifications notables aux horaires de nos chemins de fer.
Commerçants , je veux le remplacement progressif de la taxe sur le chiffre d’affaires par la taxe à la produc lion.
Commerçants et cultivateurs, je réclamerai à nouveau pour vous que lors du calcul de vos bénéfices commerciaux ou agricoles, un abattement à la base représentant réellement votre travail personnel, vous soit accordé.
Bouilleurs de cru, je continuerai à défendre l'inviolabilité de votre domicile et le droit, qui ne devrait pas vous être discuté, d'utiliser vos récoltes comme bon vous semble.
Mes chers Concitoyens,
Si j'ai défendu vos droits et vos intérêts avec une attention soutenue, j’ai défendu avec la même vigilance les intérêts généraux du pays.
J'ai été heureux devoir que, depuis juillet 1926, cesintérêts sont en bonnes mains. A cette époque, un véritable homme d’Etat — celui que le Cartel avait chassé du pouvoir en juin 1924 — M* Raymond Poincaré, reprit en mains le gouvernail*!
Malheureusement la tempête, déchaînée par la politique du Cartel, avait semé des ruines, la banqueroute était meoaçanteji fallait trouver de l'argent en masse tout de suite. Des impôts durent êlre votés nombreux ; sans hésitation, à l'appel de M. Poincaré, avec tous mes amis, je les ai votés.
Ces impôts, ajoutés à ceux votés par le Cartel, le 4 avril 1926, devaient constituer une charge bien lourde pour le contribuable français ; mais l’essentiel fut obtenu, le crédit de la France ne sombra pas.
Depuis, le Gouvernement s'est attaché à retoucher certains de ces impôts. Tout en accordant aux fonctionnaires, aux retraités, aux victimes de la guerre, des avantages sérieux, il put mettre en équilibre le budget, et, chose trop oubliée, non seulement retoucher certains impôts, mais même en supprimer*
Par exemple :
La taxe civique a été supprimée ;•]
L’impôt sur les bénéfices agricoles a été diminué ;
Le tarif de la taxe de transmission sur les valeurs mobilières a été abaissé ; ;
Le prélèvement maximum que les droits de mutation opéraient sur les successions a été diminué ;
Certaines contributions indirectes ont été remaniées dans l'intérêt des contribuables.
Certes, toutes ces modifications ou diminutions ne sont pas suffisantes. Il faudra, comme M* Poincaré Fa promis, qu'elles soient non seulement maintenues, mais élargies tous les jours un peu plus — ce qui serait singulièrement facilité par la suppression des monopoles d'Etat,
Mes chers Amis,
Il sera de mon devoir de travaillera cette œuvre d’allégement des impôts et aussi à la réaïi s a ti o n d ’ éc o n o m i e s .
A l'accomplissement de ce devoir j'apporterai, si vous me faites l'honneur de m'élire, toute l'attention voulue, toute mon activité.
J'y travaillerai en accord avec tous ceux qui, libéraux, républicains et radicaux, voudront bien travailler cœur à cœur, en dehors de toute coterie politique, fraternellement groupés sous les glorieux plis du drapeau tricolore — et non sous ceux de la loque rouge — pour établir en France une République dans laquelle tous les citoyens se sentent frères et dan laquelle, par des lois justes et douces, surtout à ceux qui peinent et qui souffrent, la liberté, la justice et la paix sociale soient définitivement des réalités.
Mes chers Concitoyens,
Vous approuvez certainement ce programme de travail et de h concorde entre tous les bons Français »5 d'Union nationale dans la République.
Je compte donc sur vous le 22 avril.
Votre bien dévoué
Gustave GUÉRIN
Secrétaire de la Chambre des Députés.
Circonscription de S AI NT -LO.
M. de la GROUDIÈRE Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.320 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Ayant conscience d'avoir fidèlement rempli le mandat de député que vous m'avez confié depuis 1919, pour remplacer mes regrettés prédécesseurs, MM. Gustave et Marcel Rauline, dont ïe souvenir est resté si vivant parmi vous et dont l'amitié m honorait, je fais un nouvel appel à vos libres suffrages.
Élu en 1919 el en 1924 sur la « liste d'Union nationale républicaine », j'ai été fidèle au programme que, d’accord avec mes collègues et amis, MM. Dior, Boissel-Dombreval, Lem oigne, Villault-Duchesnois et Guérin, je vous avais exposé.
11 s'inspirait des deux grands principes, sans lesquels il ne peut y avoir ni ordre ni paix dans une société moderne : le respect de la liberté individuelle et le respect de la propriété privée. Us sont à la base même de la charte républicaine. — « La République ne serait qn'un vain mot si elle n'était pas un régime de liberté », a dît M Georges Clemenceau. La République, par définition même, doit être ouverte à tous ; elle n'est pas l'apanage d’une secte ou d'un cartel.
Républicain, respectueux des institutions républicaines, je prétends mieux les servir que ceux-là qui cherchent à les rabaisser a la mesure de leurs vues étroites et au service de leurs intérêts personnels.
Républicain, je n'admets pas que la République française dont la devise est : Liberté, Égalité, Fraternité, frappe certains de ses fils au moyen de lois d'exception. Elle doit respecter les croyances de tous ; la liberté doit être la même pour tous ;
Liberté de conscience ;
Liberté pour les fonctionnaires de pratiquer ouvertement leur religion et d'élever leurs enfants à leur guise ;
Liberté pour le père de famille d'exercer son autorité ;
Liberté pour les religieux et les religieuses de vivre en France suivant les règles de leur ordre eu se soumettant aux lois communes ; liberté d'association ;
Liberté pour eux d’enseigner dans les écoles., sous le contrôle de l'État, lorsqu ils ont les brevets nécessaires ;
Pas de lois d’exception, pas de catégorie entre les citoyens qu'animent un profond amour de leur patrie. La liberté et l'égalité pour tous.
Républicain, je n’ai pas admis et je n'admettrai jamais qu’au cri de : « Vive la République! », la France soit jetée dans les bras de l’étranger, sacrifiée sur fantel du socialisme ou livrée en pâture à la grande finance internationale.
C’est pourquoi j’ai voté contre le Cartel des gauches, contre M. Herriot, qui dilapidait nos finances pour plaire h son « cher ami Blum », et contre M. Caillaux, qui nous livrait à la haute banque cosmopolite.
C’est pourquoi j’ai voté constamment pour M, Poincaré qui, dans un magnifique geste de patriotisme, est venu sauver Je pays, que les gouvernements cartellïstes avaient mené, en juillet 1926, ao bord de l’abîme.
En soutenant de mes votes le Gouvernement de M, Poincaré, j’étais certain de défendre vos idées et de servir vos intérêts.
Ce rétablissement de nos finances et de notre monnaie était une nécessité immédiate.
Le redressement financier, certes, a nécessité des sacrifices : Impôts très lourds, mesures d’économie.
Les impôts, votés à la hâte, de toute urgence (il le fallait) n’ont pas été suffisamment étudiés; ils sont trop lourds pour certains; ils sont mal répartis; ils sont, parfois, mal perçus.
Certaines mesures d’économie, prises par décrets, telles que la suppression des tribunaux: et des directions départementales des postes, dont notre ville de Saînt-Lô a eu particulièrement à souffrir, se révèlent, à Y usage, inopérantes ou contraires au bon fonctionnement des services. Elles ne sont pas encore ratifiées par le Parlement. Elles ne sont pas définitives.
Respect de la liberté individuelle, de la famille, de la propriété privée — des engagements pris par l’État ; tels sont les principes qui ont guidé tous mes voles au cours de la dernière législature. — Ce sont eux que j’entends encore défendre à l’avenir.
Comme par le passé, je voterai contre l’impôt sur le capital, contre ! Etat héritier, contre les monopoles d’Êtat, contre la consolidation forcée des Bons.
Dans le domaine fiscal : Je suis partisan de Rabaissement des droits de mutation et de la suppression de la taxe de 7 0/0 sur la première mutation, qui constituent actuellement, par leur taux excessif, sous une forme déguisée, un véritable prélèvement sur le capital.
Je resterai l’adversaire de l’inquisition fiscale sous toutes ses formes et le partisan du forfait.
Notre système d’impôts ne peut être remanié en un temps très court ; mais certaines taxes, néanmoins, devront être revisées au plus tôt ;
La taxe sur le chiffre d’affaires, qui gêne les commerçants, remplacée par une taxe unique à la production, progressivement, avec les précautions nécessaires. Le premier essai en est fait cette année sur les sucres.
La taxe sur les bénéfices agricoles, excessive et très inégalement répartie, remaniée par une révision de l’assiette de l’impôt (révision du cadastre) et une diminution des coefficients Le Gouvernement est déjà entre dans cette voie dans la dernière loi de finances, en diminuant les coefficients de 0,50*
Je ne cesserai de réclamer des économies dans les services de l’Etat. Le nombre des fonctionnaires doit être diminué ; ce qui permettra de leur assurer des traitements leur permettant de vivre avec dignité dans les conditions économiques actuelles.
Pour donner à la famille française sa vraie place dans la société, je suis partisan du vote familial et je voterai toutes les mesures en faveur des familles nombreuses.
Je m’opposerai au projet d’école unique, cher à M. Herriot et aux Loges maçonniques,
qui priverait le père de famille de ses droits paternels, conduirait au monopole de Renseignement au profit de l'Etat et grèverait notre budget de sommes formidables.
Les anciens combattants et les victimes de la guerre savent déjà mon dévouement à leur cause. Us sont « tes premiers créanciers de la nation ». Il reste fort à faire pour eux le développement et R organisation de R Office national du combattant ; le réajustement des pensions au coût de la via ; la révision de certaines pensions ; l'indemnité aux prisonniers de guerre ; le statut légal et définitif du combattant,. Toutes ces mesures devront aboutir au plus vite.
Il faut améliorer le sort des ouvriers ; je suis un partisan convaincu des œuvres sociales qui, par la voie de la mutualité, tendent à leur faire une condition meilleure : sursalaire familial, mutuelle-accidents, caisses de crédit à taux réduit, crédit agricole, sociétés d'habitations à bon marché, accession à la petite propriété, etc,*. : n'est-ce pas le meilleur moyen d^éloigner de ['ouvrier le mirage des promesses communistes et, en même temps, d’éviter le dépeuplement de nos campagnes au profit des grandes villes ? Je suis également partisan d'une étroite association du capital et du travail.
Dans !• intérêt même du développement économique, je réclamerai un abaissement des tarifs de transports, — Portés actuellement à un taux excessif, ils empêchent les échanges, sont une cause évidente de la vie chère, paralysent le commerce, et arrêtent le développement de notre agriculture, tarissant ainsi les sources mêmes de l'activité et de la production nationales.
Pour surmonter la crise économique et améliorer sa monnaie, la France doit, le plus possible, sesuflireà elle-même et échapper à la tutelle de l’étranger. En même temps qu’elle favorisera le commerce et Ragriculture, elle devra de toute nécessite développer sa marine marchande et intensifier dans nos colonies la production des matières premières nécessaires à la vie même de la métropole eL aux besoins de la défense nationale : pétrole, caoutchouc, coton, laine, etc...
En dehors de ces questions d'ordre général, les intérêts particuliers de L’arrondissement de Saint-Lô trouveront toujours en moi un défenseur vigilant.
Je poursuivrai le rétablissement de la direction des postes à Sàint-Lô et du tribunal civil, en faveur duquel j'ai déjà déposé un projeL de loi (n° 5451) et un amendement au rapport Escoffier (n° 4761).
Je m'opposerai à toutes mesures législatives contraires aux intérêts de nos agriculteurs: interdictions d'exportation, tarifs douaniers insuffisamment protecteurs, entraves de toute nature à la liberté quTa tout cultivateur de disposer du fruit de son travail. Je resterai partisan convaincu de la liberté des bouilleurs de cru en faveur desquels j’ai toujours voté.
L'état de nos routes devra être amélioré au plus vite. Malgré des dépenses excessives imposées aux budgets communaux, nos chemins de grande communication et vicinaux se détériorent, de plus en plug. Je suis partisan d’un office national de la roule, ayant son budget autonome, scs ressources spéciales et notamment le produit des impôts perçus sur Le? automobiles et les essences (plus de 2 milliards).
Comme par le passé, notre élevage de la Manche trouvera en moi un défenseur, notamment notre belle race de demi-sang. * — - Je ne cesserai de demander le relèvement des prix d’achat des chevaux destinés à l 'armée par l'augmentation des crédits affectés à la remonte, de même que je m’opposerai, à R occasion, au départ ou à la diminution du dépôt d’étalons de Saint-Lo;
Toujours soucieux des intérêts des commerçants, j’accueillerai avec empressement to u te s 1 eur s j u s t e s re v en d i ca li a n s.
L'amélioration de nos services de transports, par un horaire mieux approprié et un plus grand nombre de trains s'arrêtant à toutes les gares, me paraît de toute nécessité.
Messieurs et chers Concitoyens,
Je viens de vous exposer le programme que je m'efforcerai de réaliser. Je suis trop soucieux de votre dignité, comme de la mienne, pour vous faire des promesses qu’il ne serait au pouvoir de personne de tenir,
I,a prochaine législature décidera de l’avenir de la France, soit en consolidant 1 œuvre de redressement financier si bien commencée par M. Poincaré, soit en rejetant notre pays dans les bras du Cartel des gauches, où, cette lois-ci, les communistes auraient leur part.
Ce que je vous promets, c’est de rester fidèle à mon programme et à mon passé politique, Les actes valent mieux que les promesses.
Mes votes sont connus de vous. Ceux d’hier vous garantissent ce que seront ceux de
demain.
Je ne changerai pas.
Si j’ai bien agi, si j ai été votre fidèle mandataire, vous me renouvellerez votre confiance.
Votre tout dévoué,
Bernard QUENAULT de la GROUDIÈRE
Chevalier de la Légion d'honneur.
Croix de guerre.
Maire de Soulles. — Conseiller général de Marigny.
Vice-président du Syndicat des agriculteurs de la Manche.
Député sortant.
Candidat républicain.
Fédération républicaine, — Union nationale.
Gireonsription de VALOGNES.,
M . LECACHEUX
Elu au premier tour de scrutin. — 7.03S voix.
Messieurs les Électeurs,
Le 22 avril prochain, la circonscription deValognes est appelée à nommer un député en remplacement de M. Villaut-Duchesnois, élu sénateur.
J’ai l’honneur de poser ma candidature.
Les électeurs qui m’ont sollicite savent que je suis disposé h me consacrer tout entier à mon mandat, désirant me tenir simplement au courant de vos besoins, de vos revendications, par correspondance et visites très fréquentes.
Conseiller général de la Manche depuis quinze ans, j'ai rempli mon mandat à la satisfaction de ceux qui m’ont confié leurs intérêts. Le passé garantit l’avenir.
Politique Poincaré :
H le garantit aussi au point de vue politique, puisque je me réclame, aujourd hui comme en 1913, de la politique de M. Poincaré, qui a fait l’union des républicains: union
possible seulement avec ceux qui renoncent à tendre la main aux cléments de désorganisa tion sociale, d'anarchie, d'antipatriotisme avec lesquels les radicaux-socialistes et quelques radicaux lient partie en ce moment pour la conquête du pouvoir,
Po 1 i Li q u e e x téri e u re ;
J’estime, au point de vue extérieur, que nous devons garder les gages que nous avons sur le Rhin ; et ne les lâcher que lorsqu’on rapprochement franco- allemand, auquel devra s ajouter la garantie d'un traité avec nos alliés, aura fait disparaître la tension qui existe toujours entre les deux pays.
Quant au dettes de guerre à l’Amérique ; est-ce que nos morts ne comptent pour rien dans les apports consentis par chaque allié pendant la grande guerre? Quand nous nous serons mis d’accord, nous payerons... mais que l’Allemagne paye d’abord !
Politique intérieure :
La majorité d'Union nationale, qui compte des modérés et des radicaux, ne veut pas de sectarisme, ni à droite, ni â gauche. Républicain très ferme en même Lemps que modéré, partisan de toutes les libertés, ennemi de tout ce qui divise, je désire ardemment la paix religieuse, la paix sociale et 1 entente parfaite des classes sans laquelle nos efforts seraient vains.
Je ne saurais prétendre accomplira moi seul toutes les réformes qui s’imposent à notre Parlement. Je m’y emploierai de mon mieux par une assiduité aux séances et lutterai pour la suppression du vote par procuration. Le pays a besoin d'un travail intensif de la part de ses représentants. N ayant pas h rougir de mes opinions, je serai un adversaire résolu de I abstention, et dans tous les votes, je prendrai catégoriquement mes responsabilités.
Finances
L n problème plus spécialement grave préoccupe au plus haut point les esprits réfléchis: le problème « Finances »,
Nous voulons 1 ordre et la paix sociale. Mais cette paix sociale n'est possible qu'avec de bonnes finances. Le pire facteur des troubles, c'est la vie chère. Vouloir y remédier par le relèvement des salaires, c'est provoquer de nouveaux renchérissements. ÏI faut s'attaquer aux causes du mal : réduire encore la circulation fiduciaire, rembourser encore les avances à la Banque de France, couper court à toute nouvelle augmentation, supprimer le gaspillage, comprimer toutes les dépenses non indispensables, supprimer les monopoles.
Il faut choisir entre une politique d’économie, qui ramènera progressivement la prospérité et 1 aisance et une politique de surenchère, de laisser-aller qui amènerait la hausse constante de la vie, la ruine et la révolution.
Commerce :
Grand collecteur d impôts, le commerce doit être protégé : taxe sur le chiffre d'affaires remplacée par une taxe à 1 usine avec un coefficient variable suivant les produits ; abattement ù la base des impôts pour le petit commerce, comme il est accordé aux professions non commerciales ; droit de main-morte appliqué à toutes les maisons à succursales multiples, dont le développement incessant favorisé par l’Etat, amène la disparition du petit commerce \ révision de la loi sur la propriété commerciale et de la loi sur les baux.
Agriculture
Nous sommes dans un arrondissement agricole; son représentant doit s’occuper plus particulièrement des questions qui intéressent les cultivateurs : enseignement agricole,
1'lique de la main-d’œuvre ; des engrais ; révision du régime douanier ; réduction des ^ i de transports, plus particulièrement pour la culture maraîchère et la marée ; réfection de nos routes ; réforme des haras ; électrification rurale.
Lois sociales :
La loi sur les assurances sociales doit être amendée pour êLre appliquée et le plus possible eu s’aidant de la mutualité. De larges subventions seront accordées aux familles nombreuses; ainsi que des primes à la natalité. On généralisera l’application des allocations familiales.
Anciens combattants :
J1 observe la minute de silence. Vous savez quels sont envers vous mes sentiments. Je n’insisterai pas. Qu il vous suffise de savoir que je fais miennes toutes les revendications de la Fédération nationale des anciens combattants.
Electeurs ; j’ai visité tontes les communes de T arrondissement : partout j ai pris contact avec vous ; j'ai été, vous le savez, très franc dans mes déclarations. On ne peut me reprocher
d’avoir cherché l’équivoque.
Mon programme peut avoir des adversaires ; je veux rester Fami de tous et me dévouer, si vous nie faites confiance, aux intérêts de tous dans notre bel arrondissement de Valognes.
Cordialement à vous,
Docteur LECAGHEUX
Coq sel lier général de Montcbourg.
Chevalier de la Légion d^bermeur. — Crois de guerre.
Candidat républicain démocrate.