MARNE (HAUTE
Circonscription de CHAUMONT.
M. LÉVY -AL P H AN D ÉR Y Élu au deuxième tour de scrutin. — - 9.154 voix.
Messieurs et chers Compatriotes,
Je viens solliciter de vous le renouvellement du mandat que vous m’avez confié il y a quatre ans,
L'esprit de parti, a-Lon dit, ignore la justice. C'est pourquoi des adversaires qu'aveugle la passion, dénigrant mon attitude au Parlement, dénaturent mes votes, interprètent mes actes à contre-sens, essaient de jeter sur moi la suspicion ou le discrédit. Mais je crois pouvoir affirmer hautement, que je me suis acquitté de ma tâche de législateur, avec la même ponctualité, la même conscience et le mêpie dévouement que j'ai toujours apporté dans l'exercice de toutes les missions dont m’a investi la suffrage universel et, notamment, comme maire de Chaumont, et comme conseiller général du canton.
Tous ceux qui me connaissent, et, en particulier, les maires qui m’ont fait l'honneur de me choisir comme le président de leur association départementale, sont à même de témoigner que les intérêts de nos populations rurales et urbaines ont trouvé en moi un défenseur inlassable et vigilant ; que, sans cesser jamais de remplir mon devoir au Parlement, je me suis toujours tenu en étroit contact avec ceux dont j'étais le mandataire; que toutes les causes justes, enfin, toutes les sollicitations dignes d'être écoutées, ont trouvé près moi l'accueil le plus bienveillant et le plus cordial.
La lâche accomplie.
Dans un ordre d’idées plus général, si Y on veut bien se reporter aux déclarations que je faisais en 1924, lorsque je me suis présenté devant les électeurs, on pourra constater que j ai tenu, dans îa plus large mesure, les engagements que je prenais alors devant le corps électoral.
Je demandais que la France fit son inventaire, en vue de réaliser Y assainissement monétaire et d'arriver à la stabilisation du franc.
Contrairement à ceux qui, obéissant à un ressentiment politique, se sont, par une obstruction obstinée, opposés pendant plus de deux ans à toute réforme financière, et se sont bornes à jeter l'alarme dans le pays, je me suis associé loyalement à toutes les tentatives qui ont été faites pour que la France sortît de la terrible situation ou l’avaient jetée, avec les conséquences de la guerre, une politique imprévoyante de déficits, d’emprunts et d'échéances imprudemment aménagées. J'ai ensuite collaboré, avec le même sentiment patriotique qui place les intérêts de la nation au-dessus dès haines et des mèsquines rancunes de parti, à l’œuvre de restauration heureusement entreprise par le Gouvernement Poincaré
Je me permets encore d’indiquer que, dès 1924, je demandais la réunion d’une Commission réunissant des compétences du monde économique et du monde du travail, qui,
« dans un grand geste d’union, en face des difficultés à surmonter, appellerait à Pceuvre de restauration, toutes les bonnes volontés et toutes les initiatives. » N’est-ce pas précisément ]a Commission des experts, dont les suggestions sont à l'origine de notre redressement, et n est ce pas la formule même de fanion pour le salut financier ?
Qu’il s’agisse de la paix extérieure et du développement des méthodes d’arbitrage instituées par la Société des Nations, des payements effectifs de l’Allemagne, d’une politique réaliste des réparations. J’ai tenu parole. L'application rigoureuse du plan Dawes nous a apporté 12 milliards et nous assure enfin des ressources croissantes; les prestations en nature de l’Allemagne, qui facilitent le perfectionnement de notre outillage économique et fentreprise de grands travaux d’intérêts public, entrent pour une part dans les versement de notre débiteur. Les accords de Londres, de Genève, de Locarno, ont produit une heureuse détente qui a contribué à mettre fin au cauchemar d’une nouvelle guerre dont nous sentions peser sur nous l’angoissante menace.
J’avais, sans vouloir affaiblir en rien notre sécurité ni la force de notre défense nationale, préconisé la réduction du service militaire. Le service d’un an est voté et sera bientôt réalisé.
Au point de vue démocratique, je m’étais déclaré partisan des assurances sociales. Cette grande réforme est un fait accompli.
Je proposai la révision de notre régime douanier en vue d’une protection égale de la production agricole et industrielle. Celte révision a été faite.
Qu’il ait été question de l’électrificafion des campagnes, du droit des bouilleurs de cru, de l’amélioration du sort des victimes de la guerre, du respect des libertés civiques et des droits syndicaux, enfin, du retour au scrutin majoritaire et d’arrondissement, je me suis entièrement conformé à la profession de foi dans laquelle, il y a quatre ans, je vous exprimais nettement mon sentiment.
Fidélité à la parole donnée*
Aussi, Messieurs et chers Compatriotes, je crois avoir le droit de me réclamer près de vous, de mon passé récent, comme de mon passé le plus lointain : je ne suis pas de ceux qui trahissent leur serment, pas plus que je n’ai l’habitude des promesses démagogiques, faites dans la seule intention de flagorner le peuple et d’acquérir son suffrage par des moyens douteux. #
Si vous m’honorez à nouveau de votre confiance, c’est avec la même sincérité et la jnême honnêteté que je me propose de poursuivre le labeur déjà accompli.
Politique générale :
Au point de vue de la politique générale, vous me connaissez assez et je n’ai pas besoin de vous faire de longues déclarations.
Je suis un républicain de vieille date ne séparant pas la République de la Patrie, partisan de la suprématie du pouvoir civil, attaché au maintien de toutes les lois laïques, qui s’accordent avec le respect de la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, et qui s inspirent de la tolérance mutuelle que se doivent les citoyens. Mon idéal républicain demeure toujours celui d’une démocratie libre et juste, rendant par l’ordre qu’elle crée et par la paix qu’elle assure, le pays prospère, généreux et fort.
Politique financière :
Pour cette prospérité, le problème financier doit occuper le premier rang dans nos préoccupations.
11 faut achever au plus iôt l'œuvre de restauration commencée avec succès parle Gouvernement actuel et qui sera couronnée parla stabilisation légale du frâne, indispensable ‘à la sécurité des transactions, à la régularité de la production et des échanges, à la fixation des prix.
Il est nécessaire de maintenir rigoureusement l'équilibre budgétaire et le contrôle vigilant des dépenses, de pratiquer une politique de sévères économies, de réprimer la’ désertion fiscale, sans inutile vexation contre les contribuables qui remplissent exactement leur devoir.
Le pays, accablé par les impôts qu'a exigés la politique d assainissement de nos finances, est arrivé à la limite de ses forces contributives. Conformément au programme meme esquissé par îe Président du Conseil, et sans compromettre l'équilibre du budgèt, il faudra, dès que le moment sera opportun, procéder à F aménagement de ces impôts et à une répartition plus rationnelle qui, en amenant des dégrèvements certains, réalisera davantage la justice fiscale et démocratique.
Politique économique ;
Pour favoriser Fesser économique du pays, il conviendra de poursuivre le développement et F amélioration- des moyens de transport et d'échange- sous toutes leurs formes, de procéder à la réfection du réseau routier, de réduire, dès que la situation financière le permettra, les tarifs de chemins de fer, notamment pour les denrées de t première nécessité, de prendre toutes les mesures susceptibles d'intensifier la (production et par là même de résoudre le grave problème de la vie chère, qui pèse si lourdement sur Les travailleurs de toutes catégories et sur la classe moyenne.
Il sera utile encore de favoriser l’exportation et de mettre en valeur les immenses richesses de nos colonies.
Politique agricole :
L'agriculture, qui tient dans l’économie française une si grande place, a droit à une particulière sollicitude*
Politique d'engrais moins chers, de tarifs de transport morns élevés, de crédit et de mutualité agricole encore plus étendus, rî électrification complète des campagnes, daméliération des chemins ruraux, de1 surveillance attentive des répercussions du régime douanier, de réforme de l'impôt dont Fassiette est injustement établie, de simplification de la législation rurale, tel est, en résumé, mon programme : il s'agît de remédier à la crise qui atteint le monde de la terre, d'apporter au vitîcnHéur un mieux-être qui Fa Uac liera davantage encore au sol, et qui le rémunérera équitablement de son rude effort et de son labeur obstiné.
Parmi mes préoccupations d'ordre agricole, je signalerai encore les moyens susceptibles de faciliter lechangc des immeubles ruraux, la réduction des taxes de mutation, la suppression de la taxation dans les ventes, les adductions d’eau .potable, l'embellissement de nos. villages, le développement de l'enseignement technique, et pratique de l'agriculture.
Je n’ai pqs besoin d'ajouter que demain,, comme aujourd'hui, je serai le défenseur cner7 gique du droit des bouilleurs de cru.
Enfin lajoi des assurances sociales devra être modifiée pour être adaptée à la situation spéciale do l’agriculture et être appliquée dans le, cadre de la mutualité paysanne qui a donné de si beaux résultats dans notre région.
Politique de Fenseignement :
Dans une démocratie bien organisée, l'instruction doit être mise à la portée de tous et permettre aux plus humbles de s'élever, par le travail, l’intelligence et le mérite aux plus* hautes situations.
C'est pourquoi sans porter atteinte à la liberté de renseignement, l’école unique, qui réalisera l’égalité véritable de tous les enfants devant l’instruction laïque et gratuite, consti-
Lra un progrèslque m’appelle de tous mes vœux. .
En attendant quelle soit instituée, il est. <né cessai, par 1 extension des bourses, de favoriser l’ accession de l’élite des élèves peu fortunés aux bienfaits des enseignements secondaire et supérieur comme aussi- de développer le plus possible les etablissements d'enseignement technique et professionnel.
Politique sociale :
La République doit poursuivre sa politique généreuse et de plus en plus humaine dans
le domaine social. + % * , .. -ri*
Application intégrale de la loi des assurances sociales ; accession a la propriété facilitée
à tous les* travailleurs; développement des institutions d’hygiène, d'assistance et de prévoyance des habitations à bon marché èt de crédit immobilier, lutte contre le taudis et la tuberculose * protection- de fénlahcc et des failles nombreuses ;■ collaboration fecor.de du caoilai et- du travail dans le respect de- propriété et des libertés ouvrières-, gage de< la commune prospérité et de la paix intérieure ; défense de l'artisanat, sollicitude pour les victimes delà guerre, pour -les mutilés du' travail, 'pour les pensionnés et les retraités, atieinls
nar la hausse du prix de la vie ; redifessement par- une étude -sémuse-et approfondie des intuslices dont souffrent certaines catégories de1 petits fohctionnaires à la suite des ajustements de leurs traitements, en un mot Recherché defc iniquités à réparer en inspirant des grandes idéfes dé la mutualité et d e' la 'solidaHléV telle est teor, opinicn- en- malicre sociale.
Pèlitiq'iat! extérieure :
Enfin j’estime qu’il faut poursuivre résolument la politique extérieure ou nous nous sommes engagés depuis quatre .ans, organiser de mieux en mieux la paix et l’entente des peuples dans le cadre des accords internationaux d’arbitrage et sous l’égide de la ^ociete des
Là France, qui a toujours marqué son horreur de Fimpérialisme et de 1 aventure, ne menace personne. Entendant seulement que son intégrité et son indépendance soient respectées, elle doit conserver intactes les forces de sa déFense nationale.
Tel est, dans les grandes lignes,, l’idéal républicain et démocratique auquel je m'efforcerai de conformer mes actes si je suis à nouveau votre élu.
Pour la Répu Mujve .
Profondément attaché à la République depuis de longues années, nettement lioslue à toutes les tentatives de réaction, tantôt avouée, tantôt dissimulée sous le masqu,e d un faux libéralisme ou d’un facisme brutal, je fais appel à la fidélité républicaine des électeurs de l'arrondiàsement de Chauiuoiït.
Tdutema bonne volonté, toute mon expérience, -toute mon activité, toute ma-ioi démocratique et laïque leur seront acquises demain comme elles l’ônt été1 hier; comme elles « sont aujourd’hui, -pour travailler ardemment à la prospérité de notre belle région, ot -pour servir avec les intérêts de rarrondisscmetil de Chaunioni, ceux de la 1 îance eL et a C [ blique I:
G. LÉYY-ALPHANDÉRY '
Dfipolé sortant.
Cdnaeilleir général de ïa Haute- Maroe,
Haivc de la ville de Chaumont,
Officier de la Légion .d'honneur.
Candidat diction républicaine, radicale et sociale.
Circonscription de LANGÏtES.
M. PERFETTi
Élu au deuxième tour de scrutin. — 8.997 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Désigné pour porter Je drapeau républicain par un Congrès réuni à Langres sous la présidence de M. Cassez, sénateur, auquel assistaient notamment les élus cantonaux et les maires républicains des communes les plus importantes de l’arrondissement de Langres, ie viens, en toute confiance, solliciter vos suffrages.
^ Si j ai cédé aux instances pressantes des militants les plus estimés de notre parti, et si, n ayant d antre ambition que celle de me consacrer a mes occupations professionnelles, j’ai accepté la mission dont j ai été investi, c’est uniquement par devoir.
Ions ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais recherché ni les satisfactions de la vanité, ni les honneurs et que ma plus hante ambition eût été, avec la joie de conscience que 1 on trouve à bien remplir sa tâche, de continuer à apporter à ceux de mes conch toyens qui sont en proie à la souffrance et au malneur, le réconfort du praticien qu'aucune douleur ne laisse insensible. Mais je n’ai pas oru pouvoir me dérober à l’appel qui ma été adressé.
J y réponds sans me dissimuler la lourde' charge qui m’a été imposée pour l'intérêt général; car, si la fonction du médecin exige un dévouement de tous les instants, celle de représentant du peuple réclame encore, avec autant de conscience, plus de labeur, plus de vigilance, plus d’abnégation.
Pour la remplir avec dignité et avec fidélité, je vous offre mon entière bonne volonté, l’ardeur de mes convictions démocratiques, l’expérience aussi que j’ai déjà pu acquérir comme maire d’une commune rurale et comme conseiller général, garantie par la loyauté d un passé républicain que je crois pouvoir affirmer irréprochable.
Si vous estimez que, depuis de longues années, j’ai été un bon serviteur de la chose publique, je vous demande d’approuver sur mon nom le programme dont voici les grandes lignes :
Au point de vue politique :
Je suis un républicain de principe, donnant au mot République sa signification la plus noble et la plus généreuse, considérant cette forme de Gouvernement comme celle qui doit nous assurer, au cours d’une incessante et pacifique évolution, toutes les améliorations souhaitées par les humbles et tous les progrès désirés par notre grande nation.
Je sms aussi un laïque, par conviction. Pouvoir civil et pouvoir religieux doivent demeurer indépendants, le premier étant souverain dans toutes les questions qui ne touchent point à la croyance. Laïcité veut dire : liberté des cultes, respect de la pensée d’autrui, tolérance mutuelle entre hommes qui ne professent pas les mêmes opinions. C’est la formule même de la liberté, telle qu’elle est inscrite dans la Déclaration des Droits de
l’Homme, et qui, pour chacun, s’arrête seulement à la limite des droits et de la liberté de son voisin.
Je suis partisan résolu de l’égalité, dont l’une des formes les plus hautes est celle de 1 égalité des enfants devant l’instruction, qui permettrait aux fils des plus humbles citoyens
No 3814
de parvenir, selon leur intelligence, leurs aptitudes et leur travail, à toutes les situations généralement réservées jusqu'ici aux plus fortunés.
Au point de vue financier :
Je pense qu’il est nécessaire de poursuivre l’œuvre du redressement financier entreprise par le Gouvernement Poincaré, en continuant d’assurer strictement l1 équilibre du budget, en pratiquant de rigoureuses économies par un contrôle sévère des dépenses publiques, en persévérant dans la politique d’amortissement de nos dettes et en décidant au moment opportun la stabilisation légale du franc, qui assainira définitivement notre monnaie et rendra à notre économie politique cette sécurité dont elle a été privée par le bouleversement et les variations incessantes du change.
Je comprends l’union pour cette tâche primordiale comme une collaboration loyale. Mais je m’élève de toutes mes forces contre ceux: qui, revenant a la méthode de violence que nous avons connue, voudraient, ù la faveur de Tunion, faire prédominer l’esprit de parti et qui, au besoin, pour satisfaire leurs rancunes, recommenceraient à jeter la panique dans le pays et chercheraient à ruiner le crédit public pour le triomphe de leurs mesquines passions politiques.
Enfin, je suis partisan de la simplification de notre système fiscal, d'une répartition plus équitable de l’impôt, et d’une réduction de ces contributions indirectes qui pèsent sur tous les articles de consommation et sont payées principalement par les travailleurs et par les familles nombreuses : sans toucher à l’équilibre budgétaire* plus de justice, en un mot, doit être apportée dans l'aménagement des charges si lourdes supportées pour la restauration complète de nos finances.
Au point de vue agricole :
Mon attitude au Gonseil général de la Haute-Marne est la meilleure caution de ma sollicitude à l'égard des cultivateurs.
J'ai toujours été un défenseur résolu du droit des bouilleurs de cru et j ai apporte une attention particulière aux questions de la vicinalité rurale, de T électrification des campagnes, de la mutualité et du crédit agricoles,
11 faut poursuivre énergiquement la politique d’amélioration des conditions de la vie rurale par la recherche de la baisse du prix des engrais actuellement monopolisés par les trusts et les spéculateurs, par la diminution du prix des transports, par la réforme de 1 impôt, mal établi à la base, par la liberté du commerce des produits agricoles, par la réduction des taxes de mutation et par toutes les mesures propres à faciliter les ventes, les échanges d'immeubles et le remembrement de la propriété par le développement des associations agricoles, par F électrification des campagnes, par les adductions d’eau potable, par la diffusion de pins en plus grande de l’enseignement technique et pratique de l'agriculture, par 1 extension de toutes les lois de bienfaisance aux travailleurs ruraux avec les adaptations nécessitées par les conditions particulières du labeur agricole, par l’attribution de permissions militaires spéciales aux époques des travaux urgents des semailles et des récoltes, par la protection de l’artisanat rural, etc*
Au point de vue économique et social :
11 est nécessaire de favoriser, dans la plus large mesure, afin de combattre la vie chère, la production de l’usine comme celle des champs, de mettre en valeur nos immenses richesses naturelles et celles de notre domaine colonial, de faciliter les échanges et l1 exportation.
Dans l’ordre social, il convient de mettre de plus eu plus en pratique la grande notion de la solidarité, d’appliquer la loi généreuse des assurances sociales, de persévérer dans la politique des habitations à bon marché, de faciliter au travailleur 1 accession à la propriété,
dta protéger Üenfaucûieti le& familles nombreuses j d'ajuster aux nouvelles conditions de l'exîs** tence les pensions des victimes de la guerre, des mutilés du travail, des retraits, des petits fonctionnaires et employés de grandes administrations comme les chemins de fer, d’encou* rager l'éducation physique, de favoriser les sports sous toutes leurs formes, de développer toutes les institutions ayant pour objet de sauvegarder la santé publique et la vigueur de la race.
Àu point de vue extérieur :
La France j au sortir: des deuils et des ruines d’mie guerre victorieuse, souhaite ardemment la paix dans la sécurité! de ses frontières enfin restaurées.
Sans affaiblir en rien les forces dé la défense nationale^ sauvegarde* de notre Indépendance, je suis partisan du service militaire d'un au d accord -avec i '■état-major de U a ornée 3e t je pense qui! nous faut poursuivre la> politique des arbitrages et des accords internationaux sous l'égide Jet l'auto ri tél de la Société des Nations, afin d'éviter aux- généra tio ns à venir -le retour ne la guerre, leiplusi terrible des fléaux.
Le régime des dccretsdois :
Je désapprouve, enfin, le régime des déereLs-lois, qui a abouti a une réforme administrative mai venue et qui nV pis .apporté ia simplilication désirable des] méthodes de procédure.
J a. m'élève contre ia suppression du tribunal d’arrondissement de. Langue, s Jf qui entraîne pour le justiciable des inconvénients sérieux et des frais élevés, sans économie réelle pour le Trésor, contre le transfert de certains services, dont le public a continuellement besoin — tel celui du service des hypothèques et du contrôle des contributions directes — contre la réduction des facilités du service postal, certaines recettes étant transformées en bureaux de facteur-receveur, et certains bureaux de facteur-receveur en agences postales qui n offrent aucun des avantages! que les populations trouvant: dans leS' bureaux de facteur- receveur ou dans les recettes.
Je suî$ partisan, enfin, de 1 extension du téléphone aux communes rurales et dn transport des dépêches par autobus, que j’ai réclamé à l'assemblée- ' départementale.
Jiî m efforcerai encore d assurer a la ville de Lan grès tous les avantages susceptibles île compenser les inconvénients des servitudes militaires dont elle a pati comme ancienne ville forte.
Pour ^arrondissement de Langres et pour la République.
Tel est, Messieurs et chers Compatriotes,* mon programme. Ennemi, des vaines et fallacieuses promesses, je m engage ^ si vous me1 désignez pour vous représenter au Parlement,, à nie consacrer, de toute mon énergie, de tout mon cœur, et de toute la force 'de mes convictions démocratiques, à ia défense vigilante et inlassable des intérêts de P arrondissement de Langrcs, de la France et de la République.
Vive l'arrondissement dé Langues !
Vive la République 1
Docteur G. PERFETTI
Conseiller général du canton de Vàrenncs*
Maire de llorios.
Chevalier de la Légion d'honneur, — Crois de guerre.
Candidat d'Aqliôo. démocratique set sociale.
Circonscription de WASSY,