‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 168 sur 336 · M. DU MAINE · texte numérisé non relu

M. DU MAINE

Élu au deuxième tour de scrutin — 7 .886 voix.

Messieurs les Électeurs,

Vous savez déjà, par la lettre que vous adressa notre ancien député, M. Jacques Marcello!, dans quelles conditions je fus amené à poser ma candidature au siège législatif de notre circonscription.

Gomme il s agit de remplir un devoir, j’ai répondu : Présent I

Beaucoup d’entre vous me connaissent : mêlé à notre vie administrative comme maire et comme conseiller général, j'appartiens à la plupart des associations de ma profession. Je vis au milieu de vous et je m’honore d’être issu de générations qui, au delà de plusieurs siècles même, eurent leur berceau dans l’ arrondissement de Wassy

Mes principes politiques sont ceux de M. Raymond Poincaré, J’estime que si la paix extérieure est nécessaire à la nation, la paix intérieure ne l’est pas moins pour assurer le redressement définitif du pays et ramener l'ère de la prospérité pour tous,

L’Union nationale, à laquelle j’ai toujours été invariablement fidèle, sans intermittence, apparaît bien comme notre seul moyen de salut. Les faits sont là qui le prouvent : dix-huit mois de Cartel des gauches suffirent à nous conduire au bord del’abîme ; vingt mois d’Union nationale nous ont rendu toutes les possibilités de relèvement. L Union nationale est donc qualifiée pour achever l'œuvre si heureusement commencée.

L’union, indispensable au point de vue politique, s’impose autant sur le terrain économique et social* Opposer la ville à la campagne est un non sens : les travailleurs ruraux ont besoin des travailleurs citadins et réciproquement. L’agriculture, 1 industrie, le commerce, ces trois facteurs de la richesse publique, ont des intérêts solidaires et l’Eta t hii-nncme, pour la rentrée régulière des impôts, doit compter sur le développement de chacun d’eux.

production agricole et industrielle.

Nous ne pourrons aboutir à des réformes sociales pratiques, durables et larges que dans

la prospérité et ta collaboration générales. Aussi, convient-il de répudier la lutte des classes qui n’amènerait que des divisions, des haines et, par l'appauvrissement de 1 Etat, nous pri¬

verait des moyens financiers qu’exige la solidarité sociale.

Messieurs les Électeurs,

J’adhère au programme tracé par M. Raymond Poincaré pour la restauration du pays. Cette adhésion formelle n’est pas de circonstance. Meme dans les jours de disgrâce que connut M. Poincaré pendant les dix-huit mois du Cartel, je suis resté fidèle à la politique qu’il avait si brillamment suivie. Cette fidélité, dans les mauvais comme dans les bons jours, vous donne ainsi la garantie que si j’ai l’honneur d’être votre élu — comme votre bon

accueil dans mes réunions électorales me îe laisse espérer — j’appartiendrai à la majorité sûre, a d’esprit et de cœur » que demandait, à Bordeaux, M, Raymond Poincaré.

Je m'emploierai à vous bien servir, à défendre les intérêts légitimes de notre arrondisse^ ment, à ne jamais les séparer des grands intérêts du pays.

Vive 3a France I Vive la République !

Vive TUnion nationale !

Paul DUMAINE

Maire de Longeville, — Conseiller général de la Haute-Marne, Président de la Chambre d’agriculture.

Candidat d’Union républicaine et sociale.

Mon Pbogbamme,

Politique extérieure :

Consolidation de la paix parla Société des Nations; les traites d'arbitrage et de sécurité et une organisation moderne de la défense nationale.

Répartition équitable des dettes interalliées, en vue de n'acquitter que les dettes commerciales sérieusement revisées.

Tout ce qui peut contribuer^ l'apaisement européen sans duperie, dans îa juste compréhension des droits légitimes de la France,

Politique intérieure :

Maintien et développement des institutions, républicaines.

Laïcité de l'État dans le respect de toutes les croyances, sous un. régime d'égalité assurant dans les droits du pouvoircivil la liberté de. -pensée, dissociation, d'enseignemen^c'estàrdire le droi V commun pour tous.

Paix civique entre tous les citoyens comme Ta demandé ML Poincaré, afin d'aboutir au relèvement du pays.

Respect des droits de là famille.

Enseignement accessible à tous les ; degrés, permettant à chacun de prétendre aux plus hautes situations;

Enseignement agricole dans les communes rurales.

Développement de l1 apprentissage et de renseignement technique.

Réforme administrative par la décentralisation^ en vue de diminuer le nombre des fonc^ tionnaires, sans préjudicier à la bonne marche des services. Les droits acquis des agentstonchés par la réforme doivent être respectes.

Réforme parlementaire par la diminution du nombre des députés, le vote personnel (suppression du vote par procuration), le payement de l’indemnité parlementaire par jetons de présence.

Codification de la législation civile dispersée dans les textes multiples et diffus.

Respect du principe de la non-rétroactivité des lois.

Politique financière :

Fidélité rigoureuse de l'État à scs engagements.

Stabilité monétaire et retour à la convertibilité en or du billet de banque.

Plus d’inflation.

Amortissement progressif de la dette publique.

No 3814

Gompresion des dépenses improductives.

Aménagement des impôts dans un sens plus équitable. Simplification du système fiscal.

Suppression de tous impôts aboutissant à l'inquisition fiscale. Remaniement des taxes successorales excessives, pour laisser stimulant suffisant.

Dégrèvement à la base de l'impôt sue tes bénéfices industriels, analogue à celui qui existe pour l'impôt sur les salaires.

Défense des porLeurs de fonds russes.

à 1- épargne créatrice un commerciaux, agricoles*

Politique économique :

Respect et défense de la propriété individuelle.

Facilité d’accession de tous à la propriété.

Liberté de l'agriculture, de l ‘industrie et du commerce.

Intensification de la production, afin d’amener la baisse du coût delà vie/

Encouragement aux initiatives individuelles qui peuvent servir la prospérité du pays.

Développement de notre empire colonial.

Lutte contre l'abandon des campagnes par F amélioration des conditions de la vie rurale*

Application aux services publics des méthodes commerciales et industrielles.

Adoption des revendications artisanales (chambres de métiers, crédit, fiscalité etpro priété, etc.).

Développement de l’agriculture par Laide aux cultiva teurft(main^d'œuvre,crédilmutueL politique des engrais, liberté d'exportation, protection douanière, etc,).

Défense des droits des bouilleurs de cru en vue du retour progressif au régime de la liberté. \

Défense des vignerons. Réintégration du vignoble haut-marnais dans 'la Champagne viticole.

Politique sociale :

Toutes les mesures pratiques ^de solidarité capables d'assurer aux travailleurs plus de bien-être, plus de sécurité dans la justice sociale.

Aménagement des assurances sociales, d'accord avec la mutualité et les organismes qualifiés.

Refonte des lois sur des accidents en vue de donner . satisfaction aux demandes légitimes des mutilés du travail,

Etablissement d'un statut des fonctionnaires les garantissant contre l'arbitraire et définissant leurs devoirs et leurs droits.

Défense des cheminots dans leurs juïtes revendications professionnelles. Statut du '.cheminot.

Aide réelle et suffisante aux familles nombreuses.

Défense des petits retraités et des rentiers victimes de la dévalorisation du franc-

Appui effectif aux sociétés d’éducation physique et de sport.

Adoption du programme des associations des victimes de la guerre, mutiles et anciens combattants qui gardent l'affectueuse reconnaissance de la nation.

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