‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 169 sur 336 · MAYENNE · texte numérisé non relu

MAYENNE

Circonscription de GHÀTEAU-GQNTIER.

M. DUBOYS FRESNEY

Élu au premier tour de scrutin. — 9.985 voix.

Messieurs les Électeurs et chers Concitoyens,

Voici deux ans, une crise épouvantable,, dont la responsabilité incombe aux radicaux socialistes qui détenaient alors le pouvoir, a failli faire sombrer définitivement notre monnaie et déchaîner Terne ute à Paris. Grâce au Gouvernement du Président Poincaré, soutenu par la plus large union de tous les bons Français décidés à arracher la République aux politiciens qui la déchiraient et à travailler uniquement au relèvement du pays, la catastrophe a pu être évitée et la confiance est revenue.

Mais cette œuvre de relèvement, à peine ébauchée ne fait que commencer. Pour la continuer, il nous faut avoir la paix extérieure et la possibilité de nous recueillir à ^intérieur dans Tordre et le travail.

je suis donc partisan d'un Gouvernement :

Qui veuL respecter la liberté de conscience, qui a maintenu les relations de la France avec le Vatican et promis de ne pas toucher au statut religieux de T Alsace ;

Qui a rétabli Téquilibrc budgétaire, revalorisé le franc, évité les douzièmes provisoires, et provoqué des plus-values qui, pour les deux premiers mois, se montent à plus de 300 millions ;

Qui a promis, pour la prochaine législature, de sérieuses économies et des impôts réduits, simplifiés et mieux répartis ;

Qui, tout en écoutant les justes doléances des syndicats d’ouvriers et de fonctionnaires, et en y donnant satisfaction dans la mesure du possible, est resté inflexible et menaçant devant le Parti communiste qui voudrait détruire, chez nous, une civilisation qui, s’améliorant de siècle en siècle, nous a donné un mieux-être populaire inconnu en Russie ;

Qui a réduit le service militaire à un au, fait voter le statut de 1 armée et pris les précautions de la plus élémentaire prudence pour la défense du pays, tout en taisant preuve, devant le monde, des sentiments véritablement pacifiques de la France ;

Qui s’est efforcé de protéger nos produits agricoles par le relèvement des droits de douane et le rétablissement de la liberté d’exportation ;

Qui poursuit l’amélioration et la réduction du prix des transports par chemin de fer;

Qui cherche îi améliorer nos routes et qui vient de m'aviser qu’il accordait à la Mayenne une dotation nouvelle de près d’ua million pour leur réfection ;

Qui a mis à l'étude une meilleure répartition des taxes commerciales et terriennes;

Qui veuL remanier, au point de vue agricole, la loi trop hâtivement votée sur les assu-

rances sociales.

Telles sont les grandes lignes du programme que je m’efforcerai de défendre, persuadé nue ie suis que, s’il peut être exécuté, la France perdra le souvenir des heures mauvaises et angoissantes qui viennent de s’écouler, pour marcher de nouveau, dans le travail et la solidarité, à la tête des nations.

Électeurs,

Candidat d’ Union nationale, et mandaté par vous au Parlement depuis quatorze ans, ie me propose de grouper, en vue de l’effort commun qui s’impose sans délai, tous les défenseurs des principes de liberté, d’économie, d’ordre, de morale, qu’il s’agit de famé triompher.

Tout et tous pour une France vraiment forte et respectée,

J. DUBOYS FRESNEY.

Circonscription de LAVAL .

M. BOUESSÉ

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.401 voix.

Pour répondre aux désirs de nombreux Mayennais qui recherchent dans la vie politique de l’élu plus de probité et plus de droiture, cédant aux sollicitations de tous ceux qui travaillent tant à la ville qu’à la campagne, j’ai l’honneur de me présenter à vos suffrages.

En faisant acte de candidature, je ne crains pàs d affirmer nettement que je ne aïs e jeu d’aucun de mes concurrents. Je napparLiens du reste à aucun groupement politique.

Mon programme est un programme de paix et de justice sociale.

Au point de vue extérieur, je suis partisan de la politique de M. Aristide Briand, l’homme de Locarno, La guerre n'a cause que des ruines, Elle doit être mise Lors la oi.

A l’intérieur, la préoccupation principale du moment est 1 centre de redi esse ment financier, si bien commencée, et qu’il importe de mener à bonne fin, dans la confiance, dans l'ordre et avec le concours de tous les bons Français. Mais si notre libéialion financière a été jusqu’à présent durement achetée au prix de lourds impôts, il est de toute équité que es charges fiscales soient, dans l’avenir, sans augmentations, mieux ajustées et mieux répar lies. Très appréciée serait la refonte de l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles, en accordant un plus large dégrèvement à la base, des sommes nécessaires aux

besoins de Inexistence, .

Pour hâter le retour du pays à une économie normale, je réclame la stabilisation monétaire qui, seule, pourra mettre fin aux manœuvres d’accaparement et de spéculation qui font la vie chère. Cette stabilisation est atteinte en fait, mais demeure incertaine. Elle doit, dans

le plus bref délai, devenir légale si l’un veut, par une activité productrice, régulière. et coordonnée, atteindre un assainissement véritable.

Ennemi debout sectarisme, respectueux de tonies les croyances en plaçant les religions au-dessus de tous les partis T je veux pour tous la liberté de penser librement. Je resterai fe raement attaehé^aux institutions républïcames^eL^nûtamment, en matière d’enseignement, à la laïcité^ de FEtal.

Pour porter^ remède à la désertion des campagnes et pou ^sauvegarder notre industrie, j'estime très urgent 'd'aiguiller la jeunesse vers les écoles d -agriculture et d’enseignement technique professionnel; répudiant sans réserve toutes les doctrines de violence, mais estimant que îe capital doit collaborer avec le travail, je serai Tardent défenseur des libertés syndicales et des lois sociales.

Je m'efforcerai de faciliter l'accession pour tous à la propriété et d’améliorer le sort de celui qui peine.

Avant tout, je pense aux blessés, mutilés, réformés, prisonniers de guerre dont la santé est souvent précaire et qui peuvent compter sur tout mon dévouement*

Pour le commerçant, je demande la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires ou sa transformation en une taxe unique; pour l’agriculteur, je continuerai à appuyer de toutes mes forces la création des syndicats composés uniquement de ceux qui travaillent la terre et non,,* de politiciens.

Je m'occuperai également du sort des petits rentiers gênés dans leurs ressources par suite de la guerre. Dévoué à l’artisanat français, toute ma vie je défendrai les ouvriers des villes et de la campagne qui onUdroit à un minimum de bien-être comme tout, être humain.

Je suis par tisan^duf suffrage des femmes.

Sous la devise républicame^de « Liberté, Egalité, Fraternité », je rechercherai le développement de toute idée démocratique et sociale pour le réveil de notre région et pour combattre la politique anormale qui s’y pratique depuis quelque temps.

Je demande que chaque député' vote lui-même et non par groupe, ne soit payé que par jetons de présence et qu'il£rende compte de sa gestion à ses électeurs au moins une fois l’an.

Trêve de boni m en ts!J électoraux, des. actes. .. et des actes sociaux* Vive la République vraiment démocratique !

Joseph BOUES S É

Â9$uFeur*GcÆieeil.

Candidat républicain d’Àction sociale et démocratique*

No 3814

lre circonscription de MAYENNE.

M. César, CHABRUN

Elu au premier tour cle scrutin, — 6.158' voix.

Après avoir pendant plus* de huit ans défendu v avec toute Kénergie dont j étais capable, les intérêts du departement à la Chambre des Députés, et plus spécialement ceux de la première circonscription de: Mayenne dont je me suis toujours considéré comme le représentant, je viens à nouveau solliciter vos suffrages. Vous savez qaelle a été mon œuvre à la Chambre. J y ai toujours défendu les mesures de justice et de progrès social et les intérêts du monde du travail, qu'il s agisse d'agriculteurs ou d’GuvmersY

Si vous me faites1 1 honneur de me renvoyer à la Chambrep j'y suivranune politique fermement républicaine de- progrès social. ÏI faut consolider la paix v continuer et mener à bonne fin 1 œuvre entreprisej par M* Aristide Briand1, considérée comme indispensable par M. Pbihcarë.

Néanmoins- des* charges* militaires sont indispensables' pour assurer la sécurité des peuples. Du moins peuvent-elles être réduites dans toute la mesure compatible avec les besoins. Je demande l'application aussi rapide que possible du service d’un an* l'allégement des périodes de réserve qui ne doivent être exigées que lorsqu'elles sont absolument nécessaires et qui doivent cire au moins utilement employées^

Avec la paix au dehors, je veux la paix au dedans. Croyant moi-même, je veux ïe respect de toutes les croyances et de toutes les opinions sincères. L'Etat doit être neutre c est à-dire laïc. C'est une garantie primordiale de la liberté de chacun.

Je suis partisan de la liberté de renseignement, mais je veux que cette liberté s'exerce dans la paix. Je n’admets pas les attaques injustes dont l'école publique est l’objet, D'auLre part, j estime que tous les efforts doivent être faits pour répandre l'instruction et pour pei mettre à tous les enfants d origine modeste qui en sont dignes, l’accès facile aux divers degrés de renseignement.

Je défendrai, comme je l'ai toujours fait, la cause sacrée des anciens combattants et 1 des mutilés de la guerre. Je n'oublierai pas non plus les douloureuses victimes de la paix que sont les accidentés du travail.

Dans le domaine financier, je demande qu’on arrive le plus tôt possible à l'assainisscmeut financier et à la monnaie légalement stable. Si j/ai vigoureusement combattu à la Chambre, me mettant souvent en opposition avec îe Mmfslère Poincaré, c était pour indiquer ou pour essayer d’éviter des fautes qui, jusqu'à présent, ont rendu la stabilisation impossible, alors qu'elle pourrait être faite.

De meme j ai eu à lutter contre un, système d’impôts qui dégrève les gros contribuables ü qui charge les petits. II faudra réformer ces impôts le plus rapidement possible, comme a mt^hé d ailleurs M. Poincaré dans ses récents discours. J'ai toujours lutté, vous le savez, pour la transformation de 1 impôt sur le chiffre d'affaires ; je continuerai. Je travail- ^rai également au développement du commerce et de l'industrie, sous toutes les formes activité qtrils peuvent revêtir. Je m’appliquerai à faire protéger les artisans dont i'ai toujours été PamP

Jû, ^emanc*e que la loi sur les assurances sociales soit mise em application, après les uc les nécessaires, notamment en ce qui concerne l'agriculture. Je veux la protection

effective des familles nombreuses, la lutte contre la vie chère, la création d’organismes nalionallx pour permettre d’étudier et de résoudre la grave question du logement et de la construction des immeubles, qu’il s’agisse d’immeubles urbains ou d'immeubles ruraux.

Nos vaillantes populations rurales savent que j’ai toujours travaille pour elles de mon mieux Dernièrement encore, M. Jadé et moi faisions voter par la Chambre nos propositions de loi sur l'indemnité de plus-value au fermier sortant. Je demande une politique des engrais avec réduction des tarifs de transport et une politique du blé pour protéger le cultivateur contre les hasards que lui font courir des spéculateurs éhontés ; le développement du crédit agricole et des prêts à long terme; la réforme de la législation sur les bouilleurs de cru, de manière à éviter des inquisitions vexatoiros ; 1 électrification des campagnes ; l’enseignement agricole. Tels seront les principaux objets de mes préoccu-

PaU Au point de vue local, je m’efforcerai de faire rétablir le Tribunal civil de Mayenne ; j’ai protesté avec énergie contre sa suppression qui, loin d’apporter des économies, n’a donné qu’un surcroît de dépenses.

Mes chers amis, vous me connaissez. Ma famille a toujours été à votre service. Je dédaigne les attaques inqualifiables dont je suis l’objet. Je sais que vous en faites vousmeme justice.

Ou n'attaque que ceux qui agissent.

J’ai toujours été à votre disposition la plus absolue ; à chaque fois que vous vous etes adressés à moi, vous m’avez toujours trouvé moi-même, sans 1 intermédiaire d une personne interposée J'ai pris voLre défense avec toute mon énergie et avec tout mon cœur. Vous me trouverez toujours si vous avez besoin de moi. Ceux qui veulent vous dresser contre moi sont les ennemis de vos intérêts. En me défendant, c’est vous-mêmes que vous défendez. Si vous faites triompher ma candidature, vous aurez, dans l’avenir comme dans le passé, un homme il vous, de chez vous et travaillant exclusivement pour vous.

Vive la France ! Vive la République !

Vive la Ve circonscription de Mayenne 1

Cksar CHABRUN

Député de la Mayenne.

2e circonscription de MAYENNE.

M. CHAUL1N-SERV1NIÈRE Élu au premier tour de scrutin. — 10.184 voix.

Mes chers Concitoyens,

Au lendemain des élections législatives de 1919, je vous écrivais la phrase savante . « Et maintenant ii me reste à remercier mes électeurs de la 2e circonscription e 1 a3c ^ « de leur fidélité ; encore que depuis cinq ans je mai pu me trouver aussi régu lèiemen^^ « milieu d'eux, ils m'ont donné de nouveau une importante majorité et conserve m « leur confiance; ils peuvent être assurés que j en reslerai digne. »

C’est à cette fidélité que je viens de nouveau faire appel.

No 3814

Pour assurer son relèvement économique, stabiliser sa situation financière, faire face aux lourdes charges fiscales qui pèsent sur lui, notre pays a besoin des forces productrices, de la confiance et de la volonté de tous les citoyens, La politique inaugurée dans ce sens par le Ministère que préside M. Poincaré, entouré et soutenu de républicains éprouvés, doit être maintenue.

En matière financière, il faut réajuster plus équitablement les impôts; en rendre la perception plus claire et plus simple ; faire bénéficier les contribuables, principalement chargés de famille, des ressources disponibles du fait des excédents budgétaires et de l’ amortissement des rentes ; stabiliser notre monnaie ; participer à un règlement définitif et général des dettes interalliées et de notre créance sur l'Allemagne.

En matière économique, il faut assurer à l'agriculture comme à l'industrie avec !a pleine liberté d’exportation de leurs produits, un tarif douanier fixe et équitable ; donner au commerce des facilités d’échange et de transport plus rapide et moins couteuXj seuls moyens avec le développement de la production de permettre, parla diminution du coût de la viej le bien-être général.

En matière sociale, en plus des assurances votées récemment au profit des ouvriers, il faut améliorer l’hygiène ; favoriser le développement de la propriété ; aider à la construction de maisons ouvrières ; créer des écoles professionnelles gratuites d'apprentissage ; donner aux enfants la possibilité d’accéder à tous les degrés de l'instruction,

L’Etat doit maintenir son autorité ; établir le statut définitif de ses fonctionnaires ; respecter pour lui-même le principe d’une laïcité absolue ; conserver à tous les libertés civiles, politiques et religieuses.

Le Parlement, diminué en nombre, doit s’inspirer de ce double principe qu’il vaut mieux souvent organiser que créer et que îa qualité et la clarté des lois sont toujours préférables à la quantité.

Si notre patriotisme met la France au-dessus de tout, il nous commande aussi de mettre tout en œuvre pour éviter, par le développement de la conciliation et de“la justice internationales les possibilités d\ine nouvelle guerre, permettant ainsi l'ailé gemeirt de nos charges militaires.

Républicain d’origine et de tradition, libéral d’esprit par tempérament, je mets audessus de tout F intérêt général de mon pays.

Pour l’élection du 22 avril prochain, je lais appel à votre confiance, comme vous aurez: ensuite le droit de faire appel à mon dévouement*

Jean GHAÜLÏN-SERVINIKRE

Maire de Javroti, — Conseiller général.

Président du Comice agricole du canton de Coup train. Avocat à la Cour d'appel de Paria*

ME URTB E-EHMOSELLE

l lre circonscription de BRIEY.

M. AMIDÏEU DU CLOS

Mes chers Compatriotes ,

il y a quatre ans, vous avez élu mon regretté prédécesseur, Louis Petitier, sur 3a liste d’Union républicaine nationale, liste de M. Louis Marin, Ministre des Pensions, qui, aux côtés du Président Poincaré, appui le plus ferme de son œuvre de salut, sauva la France au seuil d’une catastrophe nationale imminente.

Depuis lors, les évènements se sont chargés de démontrer combien vous aviez été sagement inspirés >en donnant voire majorité écrasante à tous les collaborateurs de M. Louis Marin, de M. Raymond Poincaré,

Aujourd’hui, vous voici, à nouveau, plus forts, car plus avertis par l'enseignement indiscutable des faits, devant le meme problème qu’en 1924.

Pas plus q u alors, vous n’hésiterez !

C'est pour cela que, membre de l'Alliance républicaine démocratique, membre de la Fédération républicaine de France que préside M. Louis Marin, j'ai repris le programme qu'en 1924 il vous présentait, ainsi que ceux que vous avez alors approuvés.

Né à Longwy, j'y ai, sauf les années consacrées aux grandes écoles, passé toute ma vie, en y fondan t une famille nombreuse.

Maire depuis 1 924, vice-président de Fanion des maires, fondateur, membre ou président de la plupart de ces belles sociétés où, dans chaque canton vous exercez votre dévouement à la chose publique, j'ai, toute ma vie, travaillé, tous les jours, à aider dans la mesure de mon pouvoir, mes Concitoyens, mes Compatriotes*

Tout particulièrement, et surtout sans me laisser influencer par leurs idées, par ïeins sentiments politiques, même opposés aux miens, je me suis profondément intéressé aux travailleurs, à tous les humbles, à tous les petits.

Ancien combattant, nombre d’entre vous m’ont connu pendant quarante-huit mois aux armées, à ce beau 40* de Saint-Mihiel notamment, qui vint se battre sur le sol même de nos cantons .

Beaucoup savent qu’en ce temps-là aussi, et malgré des moyens réduits par l'invasion, jVL dévoué tous mes efforts à rendre aux camarades, à leurs familles, tous les services de guerre qu'il me fut possible, au point qu'il ont bien voulu s’en souvenir en venant, le* premiers, me presser de me présenter à vos suffrages*

Dans la vie civile, fervent serviteur de toutes les libertés sans exception, surtout de

pHes des autres, je me suis toujours efforcé aussi, et tous ceux qui me virent à l'œuvre le C vent de rendre ces mêmes services à tous les hommes de bonne volonté, à tous ceux qui, àquelque parti qu’ils appartiennent, sont dignes d’intérêt, car dans tous les partis d en est

jim Qii sont dictics* i *

Ceux qui ne partagent point mes idées, et je crois ces idées assez larges, pour qu il n y

pn ait pas beaucoup, savent donc que, les considérant eux aussi comme des anus dignes de toute ma considération, j’ai prouvé être homme de large union, non seulement en paroles,

mais dans la totalité de mes actes, ,

Aussi agriculteurs, commerçants, fonctionnaires, employés, ouvriers, cheminots, si

vous me faites l’honneur de me désigner pour vous défendre au Parlement, vous êtes de par mon passé meme assurés que, toujours, de quelque horizon politique que vous veniez, non seulement je serai heureux de défendre vos besoins, mais saurai déterminer le succès de vos

yg8ux légitimes. .

Je compte ne point être un de ces parlementaires qui, résidant à Pans, conquis par sa

vie artificielle, perdent bientôt dans cette ville, pleine de contre-sens opposés au bon sens provincial tout contact de cœur et d’esprit avec leurs électeurs de province.

Je ne saurais, quant à moi, me tenir éloigné de ceux dont mon existence consiste a

tâcher de me faire des amis, , ,

Tout au contraire, je continuerai à résider dans cette circonscription qui m es aujourd’hui trop entrée dans le sang pour pouvoir la quitter, et ne m en éloignerai que, force, de suivre les débats parlementaires Intéressant vos besoins, et pour porter vos désirs dans ces milieux politiques où ils doivent passer pour etre exaucés. .

C’est au sein même de vos syndicats et associations, qu’au rebours des méthodes habituelles, je compte venir, en étroite collaboration avec vous, connaître de vos besoins.

Et cela, dans l’intérêt agricole, comme dans l’intérêt ouvrier et industriel , puisque, si, dans nos régions, l’industrie est venue apporter d’immenses éléments de prospérité dont elle a trouvé, d ailleurs, l’origine dans votre sol, il n’en subsiste pas moins que l’agriculture reste la richesse, la puissance fondamentale par quoi la France assure son existence dans le monde, comme elle a fondé hier encore son salut, au cours de la grande guerre, en majeure partie sur les hommes des champs, qui en furent les plus nombreux héros. ^

Après m’être présenté à vous, mes chers compatriotes, je dois soumettre à votre bienveillant examen, à votre critique bienvenue, un programme politique, économique et social,

dont voici, tout d’abord, les bases fondamentales :

Tout d’abord ceci : <t Que le prix de revient de la vie nationale, trop éleve, doit etre réduit.

A cette réalité, considérée aux seuls points de vue financiers et sociaux, il n’apparaît que deux: remèdes :

1° L’aménagement économique et pratique des monopoles dits d État, ^ ^

2° L'appel à tous les dévouements, à tous les concours gratuits qui s’offrent, qui se sont toujours offerts en pleine bonne volonté et surabondants à un pays qui %it plus encoie du cœur que de la têteT concours que Y on a pu frapper d un ostracisme, hélas, si coûteux en des temps prospères, mais que, pour le mieux- être du peuple, on ne pat ait plus avoir e droit de rejeter en des temps de crises devenues angoissantes.

Puis ceci : « Que le contribuable est mécontent », fatigué qu’il est de donner toujours davantage à l’État, sans pouvoir contrôler ce que devient, dans une nation, centralisée k l’excès, Tapport qu’il a fait sans répit et toujours plus lourd à la chose publique*

Il n'est à cela aussi que deux remèdes :

1° Cette large décentralisation, si longtemps demandée et jamais obtenue, qui doit transformer le contribuable assujetti et exaspéré, en contribuable colloborateur, sympa-

Unique à une œuvre plus proche de lui, et, d'autant plus, qu'il pourra mieux y voir si l'on transforme ses contributions en quoi que ce soit d’utile pour lui ;

2“ La suppression de l’ostracisme rappelé plus haut, qui refoula depuis vingt ans fa concours les plus dévoués et les plus gratuits offerts à l’État car, quel contribuable oserait prétendre être dégrevé parce qu’il paye trop, s’il laisse, par ailleurs, décider par ses élus comme par lui-même, qu’il vaut mieux payer ce qu’on pourrait recevoir gratuitement. ’

Quant aux parties détaillées du programme que je vous soumets, mes chers compatriotes, j:e m’y traiterai que les. points paraissant les plus urgents et actuellement possibles' sans que leur énumération soit, d’ailleurs, limitative. On ne saurait en quatre années, bien entendu, entreprendre trop sans risquer de ne rien mener à bien.

Politiq ne extérieure.

Mlle doit être le maintien intégral des droits de la France, pour autant qu’i] sera possible par les solutions de droit, avant toutes solutions de force, maïs, sans pour cela, affaiblir un pays qui, pour être respecté par certains, doit resler matériellement, militairement respectable.

De celle question générale découlent, d’ailleurs, deux points tout particuliers à notre région,

1° La mise en inébranlable défense de notre frontière ;

2" Plus particulièrement encore, le rétablissement, dans les villes de notre petite région des éléments militaires des garnisons indispensables à leur sécurité immédiate.

Politique intérieure.

Elle doit être conditionnée par l’union de toutes les bonnes volontés nationales, dans le cadre de la liberté intégrale pour tous les citoyens, conformément aux formelles traditions de 1789, qui réclamaient, avec l’abolition des privilèges, l’abrogation de toutes les lois d exception, en compatibilité avec l’ordre public et l’économie nationale.

Politique sociale. {Travailleurs. — Ouvriers.)

Assurances sociales. — Cette loi, clef probable de la paix sociale, si elle est expurgée des quelques ferments d’injustices qui y subsistent, devra être, sous cette réserve,, rapidement appliquée par paliers et avec aménagements tels que le prélèvement sur le petit assuré soit atténué ; qu’en son application, la loi ne constitue point une violence, une charge morale, un préjudice matériel disproportionné aux différents collaborateurs qu’en dehors des assurés* elle met en jeu t

Seule, l’utilisation des concours gratuits relevés plus haut, rend possible un tel et si indispensable progrès, aux fins que ceux qui participent à la création des richesses nationales soient désormais protèges eux et leurs familles — contre les risques de la vie, que ce soient maladie, invalidité, vieillesse, décès, charges de famille,, surtout de familles nombre usas- f

Immigration é' rangera, — Boit être réglementée, pour permettre de parer au manqua de bras nationaux , sans pour cela faire de îa France le caravansérail des nations et des races, et nuire ainsi aux intérêts de l’ouvrier français,

Elle doit surtout se voir limitée k l'œuvre exacte pour laquelle eiîe est appelée diez nous. II est donc indispensable qtFon restreigne* air besoin qu'on interdise, la transformât ion

si fréquente de Touvrier exotique en commerçant local venant en concurrence inadmissible avec le commerçant français.

Inspection du travail. — Ses règlements doivent être aménagés en sorte de rendre plus efficace la protection du travailleur et en particulier pour simplifier, rendre moins disp en sien s es, moins prolongées, les conditions de son application, en sorte que le blessé du

travailÿne risque plus de traîner parfois longuement son malheur, avant de recevoir l aide

i indispensable etduc.

Habitation* — Cette question, si importante, exige la création de services locaux [plutôt que nationaux) série use ment armes en moyen d'investigations, en sanctions, en ressources financières, pour amener la suppression (indemnisée) des immeubles mal sa ms et la création corrélative, financièrement encouragée, d immeubles salubres. Elle réclame aussi nue obligation légale de desserrement populaire dans les villes à partir d’irne densité déterminée, et cela avec F aide largement calculée de T Etat.

Mères de familles, de familles nombreuses. — La protection de la mère de famille, pierre angulaire de Tordre social devra être rendue rigoureuse — une aide plus effective, plus étendue, doit lui être réservée pour toutes les circonstances de sa vie conjugale et surtout maternelle — seule disposition pouvant aider, en ce sens, à ce que la F rance cesse de se vider de Français.

L'enfcinL ~ Devra bénéficier d assistances et de contrôles médicaux largement étendus, comportant l'extension des sanatoria scolaires, des écoles et colonies de plein air, dont la fréquentation pourra devenir, comme celle de 1 Ecole, obligatoire en cas de carence par ailleurs.

Le père de famille nombreuse. — Devra voir augmenter son importance civique par des droits spéciaux compensant quelque peu la lourde charge à laquelle, pour le profit de la nation. Il consent, et cela dans 1 esprit du salaire familial et. des projets- de lois dits « fiaulle aux- D u gage »,

L'enseignement, — La législature prochaine devra mettre an point 1 atténuation des <t barrières d’argent » qui compliquent aux enfants des humbles bien doues, I accès aux enseignements supérieurs.

En cette question encore, devront jouer les principes fondamentaux invoqués au début de ce programme, notamment l'appel au dévouement et bonnes volontés gratuites, et cela aux fins qu’une amélioration aussi considérable puisse se faire sans augmenter encore le budget de renseignement.

Anciens combattants. — - Vos intérêts, depuis plusieurs années, s© trouvent en des mains ministériel iesi plus affectionnées à votre cause, que vous n'en trouverez jamais : celles qui créèrent enFiw l'Office du combattant, pour les justes droits, jusqu à la retraite, des combattants valides* des rescapés de la guerre*

Aussi pouvez-vous vous attendre à voir les pensions ml ses. en concordance, non seulement avec le coût de la vie, mais aussi avec la reconnaissance imprescriptible que doit la Nation. Que vous soyiez mutilés, ascendants, pupilles, veuves, la gravité de vos blessures, de vos pertes, doit être la seule base du montant de vos allocations, la présomption de blessures' de guerre s’établissant, contrôlée, mais sans complications inutiles, ni prohibition amère, en votre faveur.

Prisonniers de guerre. — Malgré les résistances hosLlles émanant de membres du Sénat vous devrez revoir enfin, conformément aux désirs exprimés par MM. Poincaré et Marin, ces indemnités de remboursement auxquelles vous avez droit, comme marque de considération et de reconnaissance, qui vous sont si entièrement dues par la Notion entière.

Sinistrés de guerre, — - Vous devrez obtenir1 la liquidation rapide de -v os soldes de dom— mages de guerre, non plus par des emprunts ruineux ou moyennant des titres dérisoires,.

mais* dans un pays où, avec la confiance en FUmon nationale, l'argent est redevenu abondant en bonnes espèces et sans réductions immorales, ainsi qu'on le fait actuellement pour les petits et moyens sinistrés.

Travailleurs des mines, — La loi qui, de longue date, règle votre sécurité, votre hygiène a, peu à peu, étendu ses effets au jour comme au fond. Cette loi détermine aussi les conditions de vos retraites. Ces dernières viennent temporairement d'être réajustées. Ce réajustement devra être entretenu au niveau des variations du coût de la vie daos P esprit même de votre statut social,

Agriculture, — Récemment, au Sénat, les incroyables paroles suivantes étaient pro^ noneées :

« II faut que l’agriculture renonce aux droits sur les matières premières produites en France ». C'est le refus de toute aide douanière en faveur de l'agriculture.

Il est indispensable que la prochaine législature détruise l’esprit, presque général, d'ailleurs, qui inspira une déclaration aussi hostile à vos intérêts.

L'agriculteur n'est point un citoyen de 2° zone, bon pour travailler douze heures, quand la loi n en prévoit pour tous que huit. Si les protections douanières sont choses bonnes, le cultivateur y a droit autant (et plus même) que les autres citoyens. Si ce sont choses mauvaises, il a droit que les autres collectivités ne profitent point de ces droits à ses dépens, pour s'enrichir elles-mêmes en lui imposant, à lui, la vie plus chère qui découle de l'application de ces droits.

Agriculteurs, la tendance est trop évidente de sacrifier vos intérêts légitimes à ceux d’autres collectivités, dont l’importance n'est, en tout état de cause, pas plus vitale que la votre pour la vie nationale.

Des industries s'enrichissent à l'abri des droits d’entrées protecteurs qui atteignent parfois des taux inouïs. Pour vous agriculteurs, on va sans vergogne, tout au contraire, aux droits exactement inverses, les droits à la sortie dont 1 application vous ruine.

Prétendrai L-on encore que vous ne payez point assez d’impôts, vous qui payez, au contraire,, 1 impôt le plus lourd de tous, du fait que vous êtes les seuls Français k qui sont imposes, avec la limitation forcée des prix de vente de vos denrées, la réduction, souvent la suppression de tous les bénéfices, sinon parfois !' obligation de travailler à perte.

\ aurait-il donc des français à qui n'est réservé qu’un rôle, d’enrichir l’État à leurs dépens, alors que d'autres auraient le privilège de s'enrichir aux dépens de l’État et de la vie chère pour tous.

Non ! Il faut en cela comme en toutes choses, qu'il y ait justice, et que tous soient traites de meme, traites ainsi que 1 exige le seul intérêt supérieur de la nation et la suppression de la vie chère.

Il faut que ces atteintes portées si fréquemment à vos intérêts, puissent être arrêtées avant ci avoir produit injustement contre vous leurs effets néfastes. C'est là une œuvre toute indiquée pour celui qui vous représentera s’il connaît, en détail, le jeu des intérêts opposés aux vôtres; c est sa raison, son excuse, d'ailleurs, de se présenter à vos suffrages, devant vos connaissances agricoles si poussées.

En toute équité, en toute justice, alors que je me trouve dans ce cas, je n’y faillirai point, si vous m en chargez, pour qu 'enfin les fantaisies douanières qui, neuf fois sur dix, jouent contre 1 agriculture, se plient désormais à mettre sur un pied au moins égal, le citoyen agriculteur et tous les autres citoyens.

Ln tel redressement équitable, une telle protection peuvent enrayer cette désertion des campagnes que vous déplorez tous, et qui est en fait une catastrophe nationale.

Lne vigoureuse politique agraire doit être suivie pour les questions de prêts de machines agricoles* d'eograis, d'électrification des campagnes, de limitation des surenchères étrangères sur nos meilleures fermes françaises.

11 faut aussi, aujourd'hui que toutes les routes doivent être goudronnées, rendre aux agriculteurs une partie de ces voies élargies, en état propre à la circulation de leurs animaux, sans risques d'accidents.

Travailleurs des Chemins de fer. — L’importance de vos fonctions auxquelles (pour la plupart) sont intimement liées la sécurité des voyageurs, la vie même de tous les Français, vous impose des devoirs correspondants tout particulièrement élevés; elle vous expose vous-même à dçs accidents et aussi à des sanctions particulièrement graves.

Cela entraîne donc et tout nécessairement, que vous devez être considérés comme des collaborateurs d une classe sélectionnée dans le travail national et, par conséquent, tant dans vos traitements que dans vos retraites, vous devez être favorisés d’une considération

morale et matérielle toute spéciale et corrélative.

Vous devez obtenir ces délégués à la sécurité, à l'hygiène, tels que vous les souhaitez

dans vos associations professionnelles.

Vous devez obtenir en même temps que la valorisation de vos aimées de campagne au ütre de vos retraites, satisfaction entière de vos vœux, au sujet des attelages automatiques, de l’amélioration des signaux et d’un contrôle mixte des comhusLibles mis à la disposition

de vos travaux. # f .

Il faut assouplir et commercialiser le statut des Compagnies de chemins de ter .

Réaliser une amélioration des conditions d’exploitation par une compréhension plus pratique de l’intérêt général, par la compression serrée de toutes les dépenses mutiles en modifiant notamment certains effectifs des hautes sphères, engorgés par suite de la centralisation excessive de ces dernières années.

Cela pour permettre de donner aux employés les salaires normaux auxquels ils ont droit, tout en remaniant les tarifs actuels, dont un certain nombre atteint pour les usagers un taux prohibitif.

Fonctionnaires. — Vos situations sont rendues souvent précaires, quoique pesantes au budget, par suite de mauvaise répartition dans vos cadres par le jeu d'une administration

souvent routinière. . ,

Ces situations devront être améliorées par une répartition plus rationnelle de vos emplois, permettant, sans surcharge budgétaire, d’aménager vos rémunérations respectives dans des répartitions nouvelles, adaptées désormais à l’activité des grands travailleurs qui peuplent vos effectifs et de l’ampleur nouvelle que comporteront chacune de vos fonctions

étendues, .

Dès que vous êtes anciens combattants, vous devez de plus recevoir satisfaction aux

justes demandes formulées à ce titre

Employés, — Vos situations doivent s'améliorer en proportion de celle des autres classes laborieuses. La loi doit vous réserver non seulement les mêmes appuis qu’aux autres collaborateurs de la prospérité nationale, mais le faire en proportion des services que vous lui rendez en des postes dont, si souvent, la modestie n est que la rançon du plus pio on dévouement*

Commerçants. — Dans un pays où la confiance générale, ressuscitée par V Union nationale, a restauré les finances, vous devez, au cours de la législature prochaine, vous voir libérer des charges colossales et compliquées d’une fiscalité d’occasion qui, exceptionnellement jusliiiée, ne doit pas être considérée comme régulière.

Le degrèvement proportionnel d’onc part, l’unification de l’impôt commercial, en fusionnant tous les éléments du casse-tête annuel qui vous est imposé, doivent être obtenus.

L’aménagement du chiffre d’affaires, la suppression des inquisitions doivent être 1 œuvre de la législature qui vient.

Mes chers Compatriotes,

En vous soumettant ce programme, je n'ai voulu y relever que les points vous intéres saut directement. Mes vœux seront largement satisfaits si, au cas où j'étais appelé à vous représenter, je pouvais arriver, en m ’y bornant, à donner satisfaction à ces besoins immédiats et principaux, — je laisserai à d’autres plus rompus aux opérations parlementaires et ils sont nombreux eu Lorraine, ceux à qui vous pouvez faire confiance en cela, de plus vastes, de plus hautes besognes,

Mais.co programme, plus humble, touchant vos intérêts qui ont k rattraper tout ce qu'ils ont pu perdre, faute de député depuis huit ans, je le défendrai avec autant de ténacité personnelle que de profond attachement envers vous.

Mes chers Compatriotes,

De votre verdict d'avril comme de celui de tous les Français dépendront les destinées de la France pour de longues années.

Si vous voulez voir se perpétuer tant d’errements passés, dont vous avez souffert et que vous déplorez, où le simple bon sens se trouve si souvent violé par cette absurde semblant d'équité, qui prétend mettre sur le même pied le mal comme le bien, je ne .suis point l’homme qu'il vous faut.

Mais si vous voulez que cela change, si vous voulez que tant d'erreurs, d'illusions absurdes, dans lesquelles on a tenté de vous faire vivre, soient dissipées, vous permettant de vous rapprocher de la vie de vrais citoyens libres dans l'accroissement de 3a justice sociale, et la meilleure répartition do bien-être de l1 humanité I

Alors donnez voire confiance au républicain national que je suis, dont le passé, par des actes répétés et positifs, a prouvé, que sans négliger de rendre aux organismes financiers et industriels, dont il connaît bien les fonctions indispensables à la vie nationale, la justice qui leur est due*

Il est du fond dü cœur, du haut de ses actes, dévoué avant tout, à vos intérêts, aux inté, rets des humbles, des petits, de ceux qui ont le plus grand besoin d'être défendus, de ceux enfin, dont les travaux effectifs, que ce soit aux champs, â la mine, à l’usine, reconstituent chaque jour a la sueur de leur front les véritables, les plus précieux actifs de la Nation*

Vive le Pays- Haut !

Vive la Lorraine !

Vive la République 1

Vive la France î

Pierre AMI DIEU DU CLOS

ÀncieEi combattant*

Maire de la ville de Longwy.

Vice-président de rOnion des maires du canton* Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre*

No 3814

2e circonscription de BHIEY*

M. François de WENDEL Élu au premier tour de scrutin, — 5.543 voix.

Mes chers Concitoyens,

Je viens vous demander de me renouveler, pour la quatrième fois, le mandat que vous avez bien voulu me confier il y a quatorze ans.

Confirmé dans mon sentiment par l'expérience d’un passé récent, convaincu que la politique d' Union républicaine et nationale pratiquée depuis bientôt deux ans — et que je m'honore d'avoir soutenue sans défaillance — est seule capable d'assurer le relèvement du pays, j’espère que vous affirmerez une fois: de plus, en m accordant vos suffrages, 1 opinion qu’à une si grande majorité vous avez exprimée en 1919 et en 1924,

Seule, en effet, une politique de laborieuse union permettra-, grâce u l'atmosphère de confiance qu’elle entretiendra et sans laquelle il n'y a pas de rétablissement financier possible, de parachever l’œuvre si remarquable du Gouvernement de M. Poincaré.

Seule elle permettra :

|[)0. reprend re avec 1 autorité voulue la question du reglement des dettes interalliées que nous ne refusons pas à reconnaître, mais que nous ne saurions accepter de payer s il n’est pas expressément stipulé que leur règlement dépend de celui des dettes de l’Allemagne envers nous; et de résoudre dans la sécurité du lendemain le difficile problème d une stabilisation qui, tout en évitant d'entraîner une charge trop lourde pour le contribuable; doit, cependant, segarder de décourager T épargne, ceux qui ont fait confiance 'à 1 État et auxquels il s'est adressé aux heures difficiles.

Seule, aussi, elle permettra, dans l'ordre et la paix des esprits, dans la liberté des opinions et le respect des droits de chacun, la réalisation des améliorations que 1 on attend dans nos villes et nos campagnes, la mise au point de certains articles de la loi des assurances sociales qui vient d’être votée, et particulièrement de ceux qui intéressent l’agriculture, en un mot, la politique de progrès économique et social que désire le pays et que, pour ma part, je n'ai cessé de poursuivre depuis longtemps là où j en avais le moyeu* Mieux que tout enfin — caries peuples unis, sont des peuples forts — elle, nous garantira à l’intérieur la paix que nous voulons tous, mais qu'il appartient d'assurer e ^sauvegardant les droits qui nous restent des traités et en prenant, sur notre frontière, les mesures de p rote et ion indispensables^ aussi bien qu en participant aux conférences inteFUitionales chargées d'en rechercher le maintien*

Vive la France !

Vive la République 1

François* de WENDEL

Ingénieur civil dea minea*

Député sortant*

Candidat républicain*

Circonscription de LUNÉVILLE.

M. MAZERAND

Elu au deuxième tour de scrutin* — 11*746 voix.

Messieurs les Electeurs et chers Concitoyens,

Depuis huit anst j'ai l ‘honneur d'être voire député.

Je me suis efforcé, pendant le cours de mon mandat, de me rendre digue de la confiance que, à deux reprises, vous aviez bien voulu placer en moi* C'est pourquoi, à la demande des élus républicains de l'arrondissement qui estiment que je n'ai pas démérité, persuadé que je suis d'être en complet accord avec la grande majorité d’entre vous, je viens, en toute confiance aussi, solliciter à nouveau vos suffrages.

Vous connaissez tous les grandes lignes de mon programme.

Je les résume ci-dessous, en étant obligé de tenir compte du cadre restreint d'une profession de foi.

Partisan résolu, dès la première heure, de la politique de concorde républicaine, telle que Ta définie et précisée M. Raymond Poincaré dans ses discours de Bordeaux et de Carcassonne : je l'ai défendue hier et je m'engage à la défendre demain sans défaillance.

Je reste ce que j'ai été toute ma vie. Je n’ai rien à retirer de la déclaration de principe que je signais en J 924 et que je tiens à replacer sous vos yeux :

« Républicain sincère et démocrate ardent, je considère comme intangibles ia République et ses institutions fondamentales. Je vois, dans le respect des lois républicaines, la garantie de la lioerté absolue de conscience, dans la laïcité de l'Etat, la garantie de la paix religieuse. J’attends de la démocratie organisée le triomphe de la justice et du progrès* »

Profondément respectueux de toutes les croyances, je suis favorable à la liberté de l'enseignement, sous la réserve que les maîtres des écoles privées soient munis des mêmes diplômes que ceux exigés dans les établissements de l’Etat.

Au point de vue financier :

Continuation de la politique de Poincaré qui a déjà donné de si heureux résultats et que j’ai fidèlement soutenue jusqu’ici.

Répartition plus équitable des charges fiscales.

Allégement progressif des impôts qui pèsent sur la production, sur le travail, sur les familles nombreuses.

Réformes sociales :

Lutte contre la politique antifrançaise des communistes, par l’amélioration constante du sort de tous les travailleurs manuels et intellectuels, de la ville et de la campagne.

Mise au point de la grande loi des assurances sociales qui devra être adaptée à l'agriculture.

Application loyale de la loi de huit heures.

Amélioration de la législation sur les accidents du travail, notamment par l'assimilation complète des mutilés du travail aux mutilés de la guerre.

Politique sociale de plus en plus généreuse et hardie d'assistance et de protection aux familles nombreuses qui constituent la plus solide armature du pays*

Renforcement et dévelo ppement de toutes les mesures qui s'imposent pour encourager efficacement et protéger la natalité.

Institution de peu sion d'orphelins aux veuves mères de trois enfants.

Lutte contre l'alcoolisme, redoutable danger social, contre l'immoralité, k prostitution, les publications obscènes.

Larges subventions aux établissements de prophylaxie des maladies contagieuses. Politique nationale du logement, que \e considère comme devant jouer un rôle de plus en plus primordial pour la préservation de la race.

Lutte contre le taudis, contre le grand mal social, générateur de tuberculose qu'est l’insuffisance du logement et son insalubrité : par la création d’habitations à bon marché, par des prêts à long terme consentis par l'Etat, par une organisation méthodique et efficace

da l’hygiène sociale. ^

Institution de l'arbitrage obligatoire pour les conflits ouvriers.

Mise en application de plus en plus large d'une formule économique et sociale qui n'est déjà plus neuve et dont je me suis, pour mon compte, inspiré en toutes circonstances :

Maximum de production, dans le minimum de temps pour le maximum de salaire. Collaboration de plus en plus étroite, loyale et bien ordonnée du capital et du travail, facteurs également indispensables à la prospérité du pays. Substitution progressive de la solidarité industrielle au patronat individualiste entre les collaborateurs d’une même entreprise.

Enseignement public :

Acheminement à la gratuité complète de l’enseignement secondaire par 1 augmentation du nombre des bourses, de manière à faciliter l'accession de toutes les intelligences, si humble que soit leur origine, au sommet de la hiérarchie sociale par 1 instiuction. ^ d

Je considère comme une vérité profonde le célèbre aphorisme de Danton ; Le premier besoin du peuple après le pain, c'est 1 instruction.

Amélioration des locaux scolaires qui ne répondent malheureusement pas encore aux exigences de l’hygiène et de la protection de l’enfance.

Développement des œuvres et de l'enseignement post-scolaire, de 1 enseignement agricole, de l'enseignement technique. « Un de nos premiers devoirs, a dit avec raison un économiste contemporain, est d'assurer aux enfants du peuple Y instruction professionnelle et technique qui est à la base de tous les progrès matériels. »

Agriculture :

Égalité dans les protections douanières. En d'autres termes, élaboration d’un régime économique et douanier assurant aux travailleurs ruraux une rémunération équivalente à celle des travailleurs urbains.

Amélioration générale des conditions d'existence dans les campagnes par :

L'électrification ;

L’adduction d'eau ;

L'amélioration et l’ extension du réseau routier.

Surveillance des tarifs d'électricité.

Vote des mesures favorables au développement de la main-d’œuvre agricole.

PoliLiqiie des engrais.

Permissions agricoles de plus en plus larges et dans toute la mesure où le permettront les nécessités de la défense nationale.

Développement des institutions do crédit, coopératives et mutuelles agricoles sous toutes leurs formes.

Révision du système fiscal agricole et, en particulier, des impôts sur les bénéfices agricoles*

Réparation des dommages causés à l'agriculture par les animaux sauvages (sangliers, cerfs) qui occasionnent tant de dégâts dans nos campagnes.

Collaboration étroite des pouvoirs publics avec les groupements agricoles, notamment avec les Chambres d'agriculture, qui sont appelées à rendre au pays les mêmes services que les Chambres de commerce.

Remembrement.

Maintien du privilège des bouilleurs de eru.

Amélioration de la législation intéressant les victimes de la guerre de toutes catégories jusqu'à réparation complète et intégrale*

À dessein et très volontairement, je ne m’étendrai pas sur ce chapitre.

Ancien combattant moi-même, comment pourrais -je oublier que les défenseurs de la patrie, les veuves, les orphelins de guerre ont des droits sur nous et qu’ils sont les créanciers privilégiés de la nation ?

Les familles de nos chers morts, mes anciens camarades de combat, tous ceux qui ont souffert dûs atrocités de la guerre savent qu'ils peuvent compter sur moi.

Commerce et industrie :

Protection efficace du commerce et de l'industrie par F application des mesures étudiées et préconisées par les Chambres de commerce, auxiliaires précieux du Parlement et du Gouvernement*

Révision des impôts qui frappent trop lourdement les industriels et les commerçants,

a Le perfectionnement de notre outillage industriel, a dît, très justement, Lucien Rentier, et la meilleure utilisation, du travail peuvent nous procurer, à la fois, des salaires plus élevés et une vie à meilleur marché. »

Fonctionnaires et retraités :

Elaboration du statut légal des fonctionnaires,

Reconnaisfanccj du droit syndical, sous la seule réserve qu’il si exerce dansde cadre des lois setsur le terrain exclusivement corporatif, en dehors de toute agitation politique.

Révision des traitements, avec, comme corollaire., :1a diminution du nombre des ifcmctionn aires par voie d'extinction.

Amélioration des retraites pour les mettre en harmonie avec le coût de la vie*

Politique résolument réalisatrice pour l'amélioration des transports :

Chemins de fer, canaux,, réseaux routiers*

Révision des tarifs de transport dans la mesure où ils paralysent FefTorfc commercial et industriel*

Aboutissement: des légitimes revendications des cheminots*

Rétablissement des tribunaux dans les centres importants et, en particulier, du tribunal de Ln né ville dont le rôle a toujours été très chargé. Gomme première étape, création d’un tribunal de commerce*

Législation militaire :

Mise en application, à la date prévue, du service d'un an et des lois récemment votées sur les cadres, les effectifs, l'organisation de la nation en temps de guerre*

Suppression des conseils de guerre en temps de paix et réorganisation pour le temps de guerre* A cet égard, une amélioration importante a été réalisée au cours de la dernière législature.

Mise en valeur de nos richesses coloniales afin de libérer la métropole du tribut étranger.

Si j'ai voté toutes les lois tendant à assurer la défense du territoire français, je me suis, par contre, associé à la politique tendant au rapprochement et à la pacification des peuples dans le respeet des traités et la sécurité de nos frontières.

' J’ai été de ceux qui ont ratifié les accords de Locarno et j estime que Peflort de toutes les nations civilisées doit tendre à l'arbitrage obligatoire, à la suppression des conflits armés entre les peuples, qui n’ont que trop souffert des calamités de la guerre.

Nous devons faire confiance à la Société des Nations et lui donner les moyens de réaliser la paix stable et définitive à laquelle la France victorieuse, mais cruellement meurtrie, et l’humanité tout entière aspirent profondément.

Électeurs,

Vous me connaissez tous, je suis un enfant du pays.

J’ai défendu, sous vos yeux, mon sol natal.

Pendant la paix, comme en temps de guerre, vous m'avez vu à l'œuvre. Je ne suis pas l’homme de vaines promesses : faire le bien autour de moi et du mieux que je peux, contribuer de toutes mes forces à la prospérité de mon pays et au bien-être de mes concitoyens, telle est ma devise.

Je me suis toujours efforcé de mettre en accord mes actes avec mes paroles. Devançant les lois sociales, j'ai réalisé dans mon industrie, depuis longtemps, les améliorations nécessaires au bien-être de mes ouvriers. Je suis leur ami.

Pendant le cours de mon mandat, j’ai soutenu avec énergie vos intérêts généraux, j ai défendu vos intérêts particuliers sans distinction de partis.

Je tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance, pour la sympathie que vous avez bien voulu me témoigner au cours de ma campagne électorale.

Si j’ai ià nouveau l’honneur d’être votre élu, ma ligne de conduite ne variera pas.

Fort de votre appui, de votre agissante sympathie, j’attends, avec une absolue confiance, le résultat du scrutin.

Je compte, sur vous comme vous savez pouvoir compter sur moi.

Vive l'arrondissement de Lunéville 1

Vive la France I

Vive la République l

Georges MAZERAND Béputè sortant .

Membre de il a CammÎMion du travail.

llD Circonscription de NANGY.

M. Louis MARIN

Elu au premier tour de scrutin. — ( ! .345 voix.

Rien chers Compatriotes,

Vers vous, qui, depuis bientôt un quart de siècle, m avez confié le redoutable honneur de m'occuper, en votre nom, des destinées de la Fr anee et qui, malgré vos épreuves, vos souffrances, vos deuils au cours des événements tragiques que nous avons vécu, m’avez donné des majorités sans cesse croissantes, vers vous va ma profonde gratitude pour votre confiance fidèle envers un enfant de notre Lorraine et mon admiration pour la clairvoyance politique, le courage civique, dont, toujours, je vous ai vu donner l’exemple,

De tout temps, votre fidélité et votre indépendance, votre sens national et votre compréhension des réalités ont soutenu obstinément les saines notions de la vraie République et de la vraie démocratie, de la liberté et de la tolérance, de Tordre et du travail comme de la famille et de l’épargne, du progrès moral et social, du patriotisme vigilant comme de l’amour de la paix et de la fraternité humaine. Hier, après que vous aviez défendu la patrie par votre sang et tant d’efforts héroïques ; après que vous aviez, d’un cœur unanime avec vos camarades de toutes nos provinces, donné la victoire à la France ; après que vous aviez supporté les affres de i’invasion et vu, pour la plupart, vos foyers dévastés, vous avez reconstruit la Lorraine, entrepris ïa réparation des maux de la guerre, participé opiniâtrement au grand effort que, malgré les difficultés accumulées, la France a fait pour retrouver son équilibre, sa prospérité et sa place nécessaire à la tête des Nations.

En même temps, vous avez, pour la sauvegarde du monde, défendu la civilisation contre les remous intellectuels et sociaux provoqués par la guerre, contre les attaques des barbares de 1 extérieur, les abandons ou les illusions des esprits légers ou oublieux de 1 intérieur. De même que, avant 1914, vous aviez, grâce à vos vertus lorraines et nationales, rendu les pins grands services à la France par votre vigilance, votre sens de la discipline et de fanion nationale; de même, aux dernières élections de 1924— le chiffre de vos suffrages le prouve avec éclat vous aviez, les premiers entre tous les départements clairvoyants, le mieux montré à la b rance la foi dans ses destinées, la nécessité de la concorde civique, les conditions de notre sécurité et de notre relèvement r si tous avaient, comme vous, sauvegardé Tunion sacrée, l'esprit qui nous avait donné la victoire, le libéralisme tolérant, le sens des réalités, la franco n’aurait pas connu, après le cataclysme horrible de la guerre, la catastrophe intérieure qui, dans sa convalescence, Ta si tragiquement ébranlée.

^ J a mois, par un de ces sursauts impérieux qui la sauvent depuis des siècles,

la France a repoussé tout à coup les menaces qui pesaient sur elle, exigé l’arrêt dWe politique qu elle n avait pas voulue, redressé, par l’élan de sa confiance en elle-même et en ses destinées, une situation devenue tragique i votre représentant, alors comme aux heures difficiles d un passé plus lointain, était en plein accord avec vous en faisant tous ses efforts pour annoncer, préparer ce redressement, y aider de toutes ses forces, le soutenir sans une défaillance avec tous ses amis disciplinés. Aujourd’hui, il interprète également votre volonté patriotique en s’engageant â développer, dans sa plénitude et sa pureté, la politique amorcée pendant ces vingt mois et à travailler, en tous domaines, à ce redressement national qui, apres tant d épreuves, donnera à la France l’ère de prospérité, de grandeur, de rayonnement qu’elle mérite.

Au cœur de tous les citoyens qu’ont éclairés les dures leçons de l'expérience, l’heure resse où la France, confiante en ello-mcnie et en ses propres ressources, par une politique de loyauté et de sagesse, d’union et de libéralisme, de discipline, de travail, d économie, réalisera, avec tant de réformes attendues depuis si longtemps, votre volonté de paix intérieure et extérieure, de progrès moral et social.

Condition primordiale; son redressement financier intégral, sans lequel m sécurité extérieure, ni essor économique, ni améliorations sociales ne sont possibles. La France ne veut, à aucun prix, de faillite, avouée ou déguisée : elle ne fera pas banqueroute, même pour une part, si légère soit-elle ; elle respectera intégralement la parole donnée à ses Lr-nants, pour son honneur, pour son crédit, pour éviter les ruines inouïes qui frapperaient iniquement tout notre peuple de travailleurs. Elle se refusera à toute lallation ; elle pratiquera l’amortissement et la conversion volontaires ; elle maintiendra implacablement son budget en rigoureux équilibre par le mépris de la démagogie ; elle réduira ses dépenses , elle aménagera ses impôts en faveur des humbles et des familles ; elle fera les dégrèvements nécessaires, au fur et à mesure de l’assainissement.

Fidèle au souvenir des morts de la guerre, elle sauvegardera la sécurité sacrée de la patrie du même temps que là paix du monde par le maintien scrupuleux des traités, sans lequel aucune vie internationale n’a de stabilité ; par le légitime souci de ses droits si chèrement achetés et le respect de ceux d'autrui ; parle développement de nos précieuses alliances fondées sur les souffrances et les situations communes, 1 amitié et les intérêts semblables , par sa collaboration intelligente et ferme à toutes les organisations juridiques internalionales avec ceux qui se seront montrés décidés a y participer loyalement ; par son effort pour augmenter l'autorité, l'efficacité, les moyens d'action d'institutions, comme La Haye ou Genève, et, en général, pour que des lois internationales délimitent les obligations des Élats, déterminent les sanctions, instituent les moyens de répression. Elle maintiendra sur le Rhin nos garanties et notre occupation, tant que noire frontière ne sera pas en état ; elle assurera sérieusement la neutralisation de la zone démilitarisée. Elle se refusera à nous laisser dans l'isolement diplomatique ou à la remorque de 1 étranger. Elle veillera sur notre indépendance économique en développant les efforts de solidarité intematiohale , poui les comptes interalliés, elle ne ratifiera pas des accords injustes et demandera de nouvelles négociations en vue d'un partage équitable des charges de la guerre. En vertu de ce meme principe, elle achèvera l’œuvre de réparation commencée envers les victimes de la guerre, les anciens combattants et les sinistrés. Elle hâtera la réorganisation de 1 armée, de la marine et l'équipement de nos frontières. La France, avec sa volonté profonde de paix, sa mémoire des maux de l'agression, ne veut plus connaître 1 insécurité, la guerre, 1 invasion, le morcellement, la tutelle étrangère ou les humiliations ; ses vœux ardents appellent la pacification internationale fondée sur la sécurité, l’observation des traités, la loyauté de la confiance et de la collaboration entre lea peuples

Elle réalisera enfin, loin de tout sectarisme eL de toute inégalité, la conception sincère de la République et de la démocratie. À tous les citoyens, elle donnera la pleine jouissance de leurs droits individuels, liberté, sécurité, propriété. Elle protégera la famille, assurera la primauté de celle-ci sur l'éducation des enfants punira l'abandon, supprimera les taxes successorales destructives du patrimoine familial et du goût de l'épargne. Elle unifiera le régime des associations, consacrant l'égalité dans le droit commun, accordant aux fonctionnaires un statut précis qui fixera leurs avantages et leurs responsabilités et, aux citoyens, les moyens d’action rapides et sûrs pour défendre leurs droits foulés aux pieds, b ne coui suprême gardera les libertés primordiales des individus, des associations et le respect de la patrie. La paix religieuse nous sera donnée par l'abrogation des textes d exception, 1 établissement d'un statut libéral pour les églises, conforme aux principes d une république omert:; à tous et soucieuse des forces morales, La France protégera individus et institutions contre l’injure et la calomnie. Elle établira le suffrage universel par le vote féminin, familial, obligatoire. Elle rendra fécond le régime parlementaire par un mode de scrutin satisfaisant ta justice et la stabilité politique, par la diminution de moitié du nombre des élus, pai lo

vole personnel, par le renouvellement partiel de la Chambre, Elle donnera au pays, par des réformes profondes, une administration digne de lui. Hostile au monopole, décidée à assurer aux familles renseignement de leur choix, aux citoyens qui remplissent les conditions techniques le droit d'enseigner, aux élèves les ressources de la variété des méthodes elle développera l’école nationale, modernisera nos procédés d’enseignement, stimulera F apprentissage et la formation professionnelle en accord avec les organisations de métiers organisera la coopération de nos Université» et de nos maîtres, officiels ou libres, avec tontes les forces intellectuelles ou économiques de la nation.

Fondant sa politique sociale, sur 2 entente entre les classes, et l'horreur de toute doctrine préconisant la guerre entre citoyens, elle réalisera, sans formalisme administratif et par des satisfactions im prescriptibles et immédiates, les mesures et les œuvres qui suivront le travailleur à tous les âges de sa vie, de sa naissance à sa mort, et par un système d’assurances et d’allocations, le prémuniront contre les malheurs, les . risques de l'existence, elle améliorera les conditions dans lesquelles il est appelé à travailler ; elle veillera à ce que son salaire pourvoie largement à ses besoins et à ceux de sa famille; elle lui facilitera un minimum de satisfactions intellectuelles et morales ; elle h4 tara la solution de la crise des loyers : elle .permettra à tous, par le crédit et les institutions d épargné, de parvenir, comme il est nécessaire, à la propriété et au capital. Elle aidera les professions à s’organiser par les associations et les syndicats, les contrats collectifs et les organismes de conciliation. Elle réprU mera les propagandes anüfamiliales, développera une politique active de natalité et d’avantages importants aux familles nombreuses.

La France doit augmenter et organiser sa production; la liberté dans l’initiative et les responsabilités sont conditions capitales de cette tâche. La .Fiance protégera sa population agricole , elle lui permettra de couvrir, les besoins du pays et d’exporter les excédents; elle poursuivra les. amenagements scientifiques du sol, l’irrigation, la sélection des espèces, le renouvellement des méthodes, rélectrifcation ; elle réalisera le livre foncier, étendra ie crédit agricole, adaptera 1 impôt aux possibilités et aux nécessités de la vie rurale; elle assuleia aux campagnes la meme protection douanière qu ü 1 industrie» Elle aidera celle-ci à se moderniser, cdle la protégera, comme 1 agriculture, par des tarifs et des accords douaniers ; elle facilitera, par l’intensité de la production, la lutte contre la vie chère. Elle stimulera le commci ce par le maintien d un statut liberal, aidera 1 initiative privée, supprimera les taxes arbitraires ou excessives, développera la sécurité, la faciÜLé des transports et des communications. Elle mettra en valeur notre magnifique domaine colonial, pour le pins grand bien des indigènes, pour 1 avantage du monde, en même temps que pour assurer à la métropole les ressources dont elle manque.

La I rance indivisible, plus unie que jamais, hostile à toute, autonomie, mais dé centra bsati ice, aidera 1 essor de notre Lorraine* Celle-ci, si souvent foulée parles invasions' depuis 1 époque la plus lointaine, symbole des souffrances et des espérances de la patrie pendant un demi-siècle, sentinelle vigilante aux Marches de l’Est, aujourd’hui comme hier, la Lorraine, api es a; oii léum tous ses enfants, doit elre 1 exemple d une de ces grandes régions qui augmenteront la puissance, la variété et l’harmonie de la France. Elle achèvera la. liquidation des charges pécuniaires delà guerre; elle réclamera, pour la sécurité générale, l'aménagement Je la frontière, un emplacement des troupes de couverture^ la protégeant conlre toute surprise; elle supprimera toute trace de la séparation qui, en 1871, avait déchiré notre petite patrie; elle réalisera les grands, travaux qu’avait entravé la proximité de Faocienne frontière, voies ferrées vers la Sarre et les Vosges, canaux du nord-est et de lu Moselle, aménage men i$(jLê la Seille ; elle protégera nos cultures* nos industries, nos traditions particulières. La liaison entre les institutions intellectuelles, économiques ou les oeuvres d’assistance des quatre départements leur donnera la puissance et la spécialisation aujourd’hui nécessaires* Pour 1 avenir de la paix et de la civilisation, en même temps que pour la sécuriLç de la Patrie, n o t re J Lorraine entretiendra ses traditions de travail et d épargne, de patriotisme clairvoyant, d’union sacrée.

i oui collaborer a ces nobles efforts, je n’ai, mes chers compatriotes, d1 autre ambition

que d’être digne des exemples de labeur quTont donnes vos pères; des vertus dont vous ave?: fait preuve successivement devant l'ennemi dans les tranchées ou les horreurs de l'invasion, devant les dévastations accumulées h votre retour, devant les tentatives de l'esprit de désordre essayant de contaminer noire pays, devant la tempête financière qui vient d’ébranler le monde. Vos efforts, hier, ont sauvé le pays : votre clairvoyance et votre énergie, demain, lui ramèneront sa prospérité et toute sa grandeur.

Vive la France I r

Vive la République î Vive la Lorraine !

Loms MARIN Candidat d’Unïou nationale.

2e Circonscription de NANCY.

M, de WARREN

Élu au premier tour de scrutin. — 8.94 0 voix.

Chers Concitoyens,

J’ai eu l’honneur d'adresser à chacun de vous une lettre personnelle, dans laquelle je vous ai fait part de ma candidature aux élections législatives du 22 avril prochain dans la deuxième circonscription de Nancy.

Je résume, aujourd'hui, en un court exposé, l'expérience de la législature qui se termine, le programme dans laquelle elle me confirme,

Ce programme que vous avez approuvé par votre vote lorsque vous m’avez élu, îi y a quatre ans, pour îa seconde fois, était :

Maintenir V Union nationale et la concorde républicaine au Parlement, pour travailler au relèvement financier et économique de notre pays, pour assurer sa sécurité au milieu des terribles difficultés d'après guerre, pour appuyer ce relèvement sur un réel progrès social en développant le bien-être des travailleurs des champs, des usines, des bureaux, au milieu d’une large atmosphère de tolérance et de liberté.

Malheureusement, la majorité cartclliste qui a triomphé aux élections du 11 mai 1924, a été dominée par le sectarisme et ses luttes stériles, la politique alimentaire et sa gabegie, 1 idéologie démagogique et son incapacité de réalisations sociales.

La rude leçon des faits, désastreuse pour le pays, montre que cette majorité a fait seulement œuvre destructive et négative,

Destructive :

Deux guerres : le Maroc, la Syrie ;

,La, ruine' financière : Jai livre qjji3 était,, au * mois 4e mai 1^24 1> a 07. francs élaji^ja^ufe 4u jr. 50;

A ggra va Uo n de, la vie chère ;

ir&yâUîfct; à ]a pro4*mtfi>p;

, B ariq ué ro u le, tou te proch e ;

Menace commü nis te, et mOÊCOW taire ;

A l'horizon, crise sociale.

Négative :

Les disputes déprimantes, la débâcle des finances de îTÉtal n'cmt laissé au Parlement ni 3e temps, ni la possibilité de continuer les réalisations sociales commencées précédemment.

Heureusement, à part quelques candidats élus sur ïes listes d'Union républicaine et de concorde nationale qui, après 3a victoire cartelliste, sont allés bravement an secours delà victoire, les élus d'Union républicaine et nationale sont restés avec courage et persévérance fidèles à leur programme.

Nous avons pu, au bout de deux ans d’une douloureuse expérience, encouragés parle bon sens populaire, ramener à l1 Union nationale, ou arracher au Cartel, ceux des Parlemen taires qui avaient tout de même au fond du coeur l'amour de la patrie au-dessus des partis^

Les républicains nationaux se sont, finalement, groupés dans l'union et la concorde, derrière notre éminent compatriote lorrain, /M, Poincaré,

Secrétaire général de l’Union républicaine démocratique, membre des Comités direc* teurs de la Fédération républicaine (président Louis Marin) et de la Ligue républicaine nationale (président Maginot), membre du Comité directeur de l'Intergroupe républicain de salut public, je me suis toujours trouvé, par mon action parlementaire et par mes votes? parmi ceux qui ont pris le plus de responsabilités dans celle lutte pour le redressement national,

JTai ainsi aidé de toutes mes forces à la constitution du Gouvernement de M, Poincaré fe t, toujours, en toutes circonstances, soutenu la îpoü-ti que ;

Qui a ramené l'esprit de dévouement à l'intérêt général, l'esprit de tolérance et de liberté, la confiance dans les destinées dm pays;

Qui a relevé le franc, doublé sa valeur, commencé à amortir tes dettes, constitué une réserve de 25 milliards de francs, couvert les échéances de 1927, 1928, 1929, mis le budget en équilibre, profité des premiers excédents budgétaires pour des ameliorations sociales aux travailleurs et à la famille; 7

Qui a rendu, courage^ ]a. production, a l'agriculture, au commerce, à l'industrie, à tout le . tr a v ail na ti o n al ; i

Qui a commencé les réalisations sociales par le vote de la loi sur les assurances sociales, en faveur des , accidentés, du travail, eu faveur des pensions militaires et civiles,; et des ré ali s ations d' m t é rê t n a ti o n a I : ; gr à o ds l rav a upc p u bl i es , m is e . e n ya 1 e u r du d om a i ne c oloais 1 , i organisa lion i de l'année na£iofl#ï e, a ve cl e, servi c e d’on an,

Décidé à faire prévaloir :

Une politique financière de loyauté et d'honnêteté vis-à-vis du pays;

De répartition plus juste et de diminution des charges fiscales au fur et à mesure de l'amélioration de la situation, suppression de toute inquisition vexatoire ;

De stricte économie et de réformes administratives inspirées des principes modernes d'organisation, ayant toujours la préoccupation de ne pas. gêner le travail et la producim®)

&& iife ' p»fr: évaser les faMiOes f ranÇâïscS; de se- nvéùagd*-- les ressources : nécessaires ' aux améliorât taîîfc* ffî&aiïés /

UàepoiiLique 1 de" production sêcondaftt- les forces' de trftvtftt- de Iti métropole et des cutohieè* les aidafit à se développer {le rôle: dè FÉtat de Vàiït être dé stimuler et de soutenir* Jes initiât Ives-^privéesy et non pas dé les rem placer) ;

Appuyant une politique douanière cftfï protège également FagriculUre et Fmdùstrie* pari -application aux produits étranger* entrant eu France dé droits compensa febars, droits établis dé telle sorte qu îls laissent subsister entre les nations une émulation nécessaire* ta a t po U r ass u rer: Fa fa grue trtatio n. delà pro d u ê t ion; q ù e po r r e n d re> pos sible ‘ vtm diminut i on des pri x de revient et combattre la vie chère;

Améliorant Foutii la ge national, donnant une impulsion vigoureuse pour Fadapt&tion aux : beso in s m odertïéS' d e tou s les moyens rte i fti n sports : chemins d e lèr; voies routières (office de la roule et fluviale (ports nvaritinies et marine marché nde), navigation aérienne, posles, télégraphes, téléphones, radiodiffusion ; assurant, no la rumen t . la liai son rapide1 et iavrle de tous les 'centres de travail et de production : villages industries, banlieue des1 Villes; etc.) ;

Une1 politique agricole côn servant la jeünesse à la terré par'Fécole rurale, par T instruction procession nélie post-scolaire des jeun1.- gens et dès jeunes filles ;

Développant- lâ-! moyenne- et la petite propriété* en: facilitant- Faecès* à -d exploitation L et à ia^propriété* grâce à raméüoration du crédit mutuel;

Adâptilnl les impôts aux nécessités de ! a vie rurale ;

Favorisant la culture par r organisation de la main- d1 couvre* par F amélioration des mCJ^us de production >ci la protection de la liberté commerciale ;

Pë rfe e t i o i i n an t 1 ’ or ga-n-i sa Li on professi o un e 1 le et 1 es* associa ti on s m u tu e 1 1 es ;

Donna ni l'autorité nécessaire aux chambres d* agriculture ;

Une politique commerciale et industrielle* se gardant de toute tutéllc ou d'inquisition t re fcpe cl a n L 1 à 1 H be r té1 1 et 1 e secre t d e s a lia i re

Améliorant les méthodes fiscales, en supprimant notdrrinlént la taxe sur le chiftvô daltâires et bi remplaçant par une’ taxe unique dune application moins vexa Loire ;

PerfeclionnanL le sLatut lëgaUdu commerce* assurant à la fois les droits légitimes de la propriété commerciale et de la propriété immobilière ;

Protégeant le petit commerce* FartisanaL : abattement à la base, système forfaitaire, banque populaire, crédiL artisanal* crédit hôtelier ;

Due poliliqtïe de: travail assurant l édu cation et rinstruction des citoyens;- pôur permettre à chacun d eux de gagner1 sa vieretde rendre des services au pays ;

Protégeant les travailleurs manuels ou intellectuels contre tous les aléas de la vie (assurances sociales* accidents du travail) ;

Assurant, par les salaires suffisants, la possibilité aux travailleurs de vivre largement avec lé produit de leur travail ;

Encourageant Dépargne* facilitant le crédit pour permettre à tons de parvenir à la petite propriété {maisons* terres) ; facilitant la participation aux bénéfices, l'acquisition d1 actions dë travail* l’ accession au peüt patronat, à Fartisanat ;

Basant généralement tous les systèmes de protection sociale, d'assistance sociale, sur la mutualité* aidée et contrôlée par l'Etat ;

Demandant à la profession et à la corporation organisées, de créer tous les organismes de collaboration du capital et du travail* de développer le travail de la' nation et son rendement, par Fentenle fraternelle^ de tous les citoyens* en opposition à la lutte des classes ;

Ne demandant à l’Etat son intervention que pour soutenir, coordonner et contrôler les efforts individuels des citoyens et ceux des corporations organisées ;

Une politique familiale accordant à la famille, cellule organique et fondamentale de la société, la première place dans la nation ;

Lui donnant aütorité par le vote familial ;

La protégeant moralement , par la répression de toute propagande an ti 'familiale et par l’octroi d une liberté complète de direction dans l'éducation et l'instruction des enfants ■

La protégeant matériellement, en soutenant îa mère de famille et ses enfants en soutenant la famille, par la généralisation des primes de natalité, des allocations familiales les dégrèvements d’impôts, des facilités de transport, par l'allégement des charges militaires et par une politique du logement, réaliste et persévérante ;

Une politique de reconnaissance et de solidarité envers les victimes de la guerre anciens combattants, mutilés, veuves, orphelins, anciens prisonniers de guerre, sinistrés, dont la nation doit toujours soutenir les droits sacrés, en souvenir des sacrifices qu'ils ont faits à la patrie ;

Une politique de paix intérieure dans le maintien de l'autorité de l'Etat et de Tordre public, par l'amélioration générale des conditions de vie morale et matérielle de tous les Français ; par la garantie à tous de la plénitude de tous leurs droits ; droits civiques, libertés, sûreté, propriété ~

Une politique de paix extérieure, basée sur le respect des traités, propageant l'esprit de paix, par la Société des Nations chaque jour mieux organisée et qui, en attendant qu'une organisation juridique précise et une force internationale sérieuse assurent l'application certaine des décisions d'arbitrage, garantisse la sécurité de la patrie, par des alliances, par I'organisaLion défensive des frontières, par ia constitution d'une solide armée nationale;

Une amélioration de la constitution et du parlementarisme consistant, entre autres choses, dans la création d’une cour suprême protectrice de nos lois, de nos institutions, de nos libertés individuelles, familiales, professionnelles ;

La réduction de moitié des membres du Parlement ; l'initiative parlementaire réduite en matière de dépenses; la collaboration constante du Parlement avec le Conseil d'Etat, les professions et les groupements d'usagers ;

Un suffrage universel représentant réellement îa nation ; nombre des députés dans chaque région rigoureusement en rapport avec le ch dire de la population ; institution du vote familial et du vote des femmes ;

L élaboration d’un régime général des associations consacrant l'égalité dans le droit commun,

Garanti par mon passé, décidé a faire prévaloir ce programme, je puis vous assurer, mes chers Compatriotes, que si T union se fait sur mon nom, tonte mon activité sera mise :

Au service des laborieux et admirables travailleurs, des magnifiques forces productrices, du commerce, de l'industrie et de la culture de notre belle circonscription ;

Au service de notre cher département qui, par sa netteté et sa clairvoyance politiques, ses réalisations sociales, ses innovations intellectuelles et artistiques, ses institutions économiques et financières, contribue à réaliser dans notre Lorraine une région si vivante, exemple fécond d’une de ces grandes régions qui font et feront de plus en plus la puissance, la variété, l'harmonie de la France i

Au service de la nation si éprouvée et si vaillante, à laquelle nous devons tous tout notre dévouement.

Souvenons-nous des sacrifices et des douleurs de nos 1 -.500.000 morts, des 2 millions de nos camarades blesses, des veuves, des orphelins. Us ont goufFert pour que la paix donne au peuple de France une existence plus heureuse dans une patrie en sécurité, toujours plus prospère et plus aimée.

Mes chers Concitoyens,

Vous aurez: entre vos mains., le dimanche 22 avril, une fraction du sort du pays.

Ne pensez qu’à la France en allant aux urnes. U nissez vos eflorts pour rompre les liens mortels d’une politique carteHiste, avouée chez les uns, camouflée chez les autres.

Ce qui est en jeu, celte fois, c'est ;

L'avenir de îa démocratie î La grandeur de la République !

La vie même de la France !

Je suis sur que tous vous 1 avez compris, C est avec confiance que je vous demande de me renouveler le mandat qu'à deux reprises déjà vous avez bien voulu m’accorder.

Edouard de WARREN

Officier de la Légion d’honneur. — Crois de guerre. Conseiller général de Nancy-Ouest.

Secrétaire général de l'Union républicaine démocratique.

Député sortant.

Candidat cTUnion nationale et de concorde républicaine.

3e circonscription de NANCY.

M. Désmé FERRY

Élu au premier tour de scrutin. — 13.667 voix*

Chers Compatriotes,

Dans la lettre que j ai tenu à adresser, il y a quelques jours, à chacun de vous, je vous ai lait part de ma candidature dans la 3e circonscription de Nancy.

L enjeu des élections du 22 avril est, pour notre pays, d’une importance vitale*

La prochaine législature, comme la précédente, sera dominée par îa question financière*

Il faut que 1 œuvre de salut, entreprise depuis bientôt deux ans par le Gouvernement d Union nationale, soit poursuivie. Dès maintenant, les résultats obtenus ont dépassé tous les espoirs. Mais ils restent fragiles et seraient anéantis bien vite, si l'expérience en cours était interrompue. Avant tout, le mot d'ordre doit être « achever d*

Pour y parvenir, M. Poincaré déclarait à Bordeaux : « Le Pays saura choisir les représentants qui s engageront à nous soutenir. » Il n*a pas manqué d'ajouter que ces représentants devraient être avec lui « d'esprit et de cœur », Au sein de la majorité républicaine, j ai soutenu, sans défaillance et sans réserve, le Gouvernement de M. Poincaré, du grand Lorrain dont l'amitié m'honore. J'ai été pour son Gouvernement et pour sa politique an de ces collaborateurs « fidèles et constants » qu'il distinguait de ceux dont l'appui fut intermittent, et qui se proclament aujourd’hui ses plus zélés partisans.

Je le soutiendrai, avec une égale fermeté, pour l'achèvement de son œuvre financière 3U1 conditionne tous les antres problèmes intérieurs.

Seule; la stabilité du franc; en ddnsuadt ^ toa & la sécurité * cto letldeïnam} nous

permettra d’avoir? ;

Une politique économique qui, par la mrie en valeur de- toutes nos richesses nationales et coloniales, augmentera le bien-êlre général et|aura pour résultat, grâce à une production accrue, la diminution du coût de la vie, en même temps qu’une politique dé hauts salaires, grâce au perfectionnement do l’outillage industriel et commercial.

Une politique sociale, hardie et généreuse, qui facilitera l’aecessipn de tous à la propriété, la participation aux bénéfices, l'application plus juste des lois d’assistance trop parcimonieuses, l'application rapide de la loi des assurances sociales contre les conséquences de là maladie, de TinvalîdîLé, dè la vieillesse, du chômage involontaire et du décès, la formation profession me lie et morale des travaillèurs; l’accès pour les enfants dù peuple à tous les degrés de renseignement, l’application sincère de la loi de huit heures et du repos hebdomadaire, le développement de* la loi sur les syndicats, sur les habitations à bon marché, et sur l’hygiène sociale pour lutter contrôles fléaux qui déciment la race.

Une politique fiscale qui allégera 3 es charges actuelles, vraiment excessives, qui pèsent sur tous les contribuables par une diminution progressive dos impôts trop lourds el par une répartition plus équitable des charges fiscales, notamment en ce qui concerne les impôts indirects sur la consommation.

Une politique agricole qui réalisera la stabilité des tarifs de douane, la généralisation de renseignement agricole, une politique du blé et des engrais, la diminution des droits de mutation, l’amélioration de la vie iurale et de la loi sur le crédit agricole.

Uqg politique commerciale et artisanale qui assurera la défense du petit commerce contre la concurrence déloyale, les abattements à la base et le remplacement progressif, dans toutes les branches où il sera possible, de l’impôt sur le chiffre d’affaires par une taxe à la production.

Une politique familiale qui tiendra compte des charges de famille pour les impôts par une péréquation fiscale équitable et, pour les salaires, par la généralisation des sursalaires familiaux, qui apportera une protection efficace aux mères et aux jeunes enfants, qui garantira aux familles un logement suffisant et sain, qui donnera enfin aux chefs de famille f influence qu'ils méritent par fins! t talion du vote familial.

A l'extérieur, mon souci sera toujours de maintenir la paix par l’entente entre les peuples et d’assurer, avant tout, notre sécurité par une armée forte et des frontières bien défendues. Dans l’organisation de la paix, !a France continuera sa collaboration loyale à la Société des Nations, qui devra être dotée de la force internationale nécessaire pour faire exécuter ses décisions*

Dans notre circonscription, j£ demanderai :

Le rétablissement des trains ouvriers facilitant f arrivée à Nancy; pour les travailleurs, aux heures de leur travail matinal.

Le développement d%n service àvs ntobus qui donnera aux producteurs agricôlès des facilités pour’ la ‘vcntb dé leurs pïodui là ;

La co nftlr otetiorr et raméiioration des écoles publiques dans les communes où les locaux sont insuffisants.

you^me‘counatssév.'de longoe date; Depuis 1^19; investrde^ voire confiance* par d'itn1 portantes1 majorités, vous' m’avez vü à T oeuvre, Je me suis* donnè^à vous tbut entrer; Mon" dévouemerïUa doujours été au service des Humbles, des plus malheureux;

Mes ; e f Fô rts- lén d m n t tb u j o ursà famé if ors t i on dn sort des o u vrier s; d es pe nsi o n nés , des" p ef|lsJ rentier â; de s^ve traités, dos employés; pfemièves victimes deda vie chère: Ils pourront' toujours corn p 1er sur moi;

Les questions social es- seront sans cesse au premier rang de mes préoccuptitioirs:

Au point de vue politique, pas d’équivoque. Ardemment républicain; dé cœur et dé1

tradition, je me refuse, comme ceux de la Révolution française, à séparer ïa République de la Nation. Ni blanc, ni rouge, mais tricolore, mon drapeau est aux couleurs de la Patrie, Attaché à la vieille devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, et aux principes de la Déclaration des Droits de LHomme, je suis un partisan résolu de lTenlière liberté de conscience et de F application du droit commun à tous les citoyens sans exception ni privilège. t

Je n’ai rien à changer aux termes de la profession de foi qu’en 1924 j’ai signée avec tous mes collègues de. Meurjhe-et -Moselle : « Républicains loyaux et démocrates ardents, nous considérons comme intangibles la République et ses institutions fondamentales* Nous voyons dans le respect des lois républicaines la garantie de la liberté absolue de conscience, dans la laïcité de l'État, la garantie de la paix religieuse. Nous attendons de la démocratie organisée le triomphe de la justice et du progrès. »

Le 52 .avril, y.ous aurez à choisir entre deux politiques :

1 L'une, la politique de parti et. de division, dont l'expérience tentée de juin 1924 à juillet J 026, a subi un complet échec en conduisant la France a la ruine.

L’autre, la politique républicaine d'union nationale qui a sauvé le franc et la petite épargne française en pleine catastrophe,

La question posée devant le pays- e.^t donc claire et nette*

Yoms affirmerez sur mon nom votre volonté de soutenir la politique 43u Gouvernement Poincaré avec îes mêmes hommes et les mêmes-mél hodes, qui ont le -mérite d'avoir réussi , Vous ne serez pas dupes de ceux qui voudraient entretenir de profitables confusion en se déclarant su pcr-poincaristes, tandis que, dans Tombre, ils pactisent avec la révolution et l'Internationale*

Je connais votre fidélité, qui est une des plus belles vertus lorraines. Elle attache , entre eux, les hommes nés sur notre sol lorrain et les voue à laLdéfense des grandes causes, Le22 avril, Nancy et la Lorraine tout. entière donneront roxemple.de cette Fidélité à la politique d'union nationale. Pour moi, invariablement fidèle à l’idéal républicain, démocratique et social, qui m'a toujours guidé, je remplirai les tâches que vous me confierez avec l'ardeur dont je vous ai donné des preuves au cours de neuf années, ou je me sentais en pleine communion d'idées avec des hommes tels que vous, libres et Fiers, animés par un , fervent amour de la France et-de la République*

Vive ku France !

Vive la 3e circonscription de 'Nancy î Vive la République !

Désiné FERRY Docteur en droiî.

Chevalier de la Légion d'honneur. — Croîï de pierre* Député sortant* Ancien .JH 1 ni? ire.

Candidat de Gonwntration républicaine et dJUüien> aatieaiit*»

Circonscription de TOIJL*

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