‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 190 sur 336 · M. PLI CH ON · texte numérisé non relu

M. PLI CH ON

Plu au premier tour de scrutin. — 7.585 voix.

Mes cii ers Compatriotes,

11 y a quarante ans que, pour la première fois, vous m’avez donné votre confiance. Depuis lors, vous l'avez renouvelée sans interruption,

D un tel honueur, je suis singulièrement fier et profondément touché.

Je viens de nouveau me présenter à vos suffrages.

Je me place nelLemcnl sur le terrain de l'Union nationale,

La terrible guerre dont nous sommes sortis les glorieux vainqueurs, nous a laissé un grand enseignement : c’esL l’union sacrée qui a assuré la vieLoire à nos héroïques soldats, et cest. 1 Union nationale, qui, depuis la paix, a sauvé le pays d’une ruine menaçante.

Les bons citoyens venus de tous les partis se sont groupés autour du grand Français qu’est M. Poincaré, pour sauver notre monnaie, restaurer notre crédit, sauvegarder la fortune de la 1H rance, et, avec elle, sa liberté, son existence même.

Mais la tâche si heureusement entreprise, et qui, déjà, a donné de si grands résultats, n est que commencée. Sou aboutissement exigera un long et patient efforL.

Ce n’est pas en vain que, pendant cinquante-quatre mois, l’humanité s’est acharnée à tout détruire, et les heureux résultats constatés depuis plus de dix-huit mois seraienL stériles si les méthodes étaient de nouveau changées»

C est pourquoi le pays entend conserver cette union nationale qui l’a sauve de la catastrophe.

Mais cette union, qui trouve sa base dans l’amour do la France, laisse à chacun ses convictions, ses principes, scs préférences, le légitime espoir de voir aboutir un programme gui fait i1 imité d'une vie.

Vous me connaissez assez pour que je n’aie pas besoin de vous faire un exposé nouveau de mes principes.

Jamais je nTai changé.

Mais cheveux ont blanchi, mon cœur est resté le même*

Catholiques, nous réclamons Ja liberté ; liberLé de conscience, liberté d’enseignement, liberté pour tous les Français, religieux comme les autres, de s’associer et d'enseigner.

Agriculteurs, industriels, commerçants, nous voulons la protection du travail national. Désireux de développer chaque jour davantage nos relations économiques avec nos voisins, nous entendons que les conventions commerciales nous mettent en même temps à l’abri d une concurrence déloyale.

Sans cesse, nous devons songer â l’amélioration progressive du sort de la classe ouvrière par une sage législation d assurance et de prévoyance sociales. À cet égard, le département du Nord a toujours été à l'avant-garde du progrès.

La politique familiale doit retenir toute notre attention : salaires familiaux dans l’industrie ; protection de la famille, au point de vue moral et au point de vue fiscal, pour encourager la naLalité, qui, heureusement, se maintient dans la région du Nord, alors quelle baisse ailleurs.

Les impôts que le sauvetage du franc a rendus une fatalité nécessaire, doivent être

aménagés eL réduits,, grâce â une politique de sévère économie, de bonne gestion financière et de développement de la riediesse publique, et de l'amélioration de la marché des affaires.

Le dégrèvement des contribuables est d’autant plus justifié que le poids de la guerre doit être réparti sur les générations futures qui nous devront la vie.

Notamment, la taxe sur le chiffre d'affaires, sous sa forme actuelle, est vexaloire, Tous demandent la modification de son assiette.

Nous voulons la paix, nous la voulons d’autant plus, que nous avons plus souffert de la guerre. Nous voulons la paix, mais nous ne voulons pas d’une nouvelle invasion. Si l'ennemi, une fois de plus, déchirait les traites, notre pays du Nord serait encore le premier exposé aux attaques de b envahisseur. Nos frontières doivent être mises à l'abri de toute insulte.

La restauration de nos régions dévastées n'est pas achevée, il faut en finir vite, simplifier des méthodes administratives qui aboutissent à la confusion*

Donner enfin un logement salubre à ceux, hélas I trop nombreux, qu’abiiLent encore de navrants abris provisoires.

Tout cela doit se faire, tout cela peut se faire*

Mais cela ne peut aboutir que par un effort prolongé, persévérant, avec une méthode sûre et de la suite dans tes idées.

Seule rUnion nationale peut assurer Tapplicatien de ces principes,

Gest pourquoi nous entendons soutenir et continuer la politique de l’Union nationale* Vive la France immortelle l

Jean PLICHON

Député sortant.

Officier d& ta Légion d'honneur*

Candidat républicain d'Unïon nationale*

ira circonscription de LILLE,

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