M. PAR S Y
J’ai passé ma vie au milieu de vou s , ayant, pendant quarante ans^instruit la jeunesse de Tourcoing sans jamais perdre de vue le souci de lui inculquer les notions qui doivent guider tout citoyen conscient de ses devoirs comme de ses droits.
Ayant atteint l1 âge de la retraite, je pensais avoir droit au repos. Vous en avez décidé autrement en m’appelant à vous représenter au Conseil municipal où m'a été confiée la délégation à l’instruction publique et aux fêtes, qui m'a permis de me rendre utile.
Aujourd'hui encore, les républicains avec lesquels j’ai toujours lutté contre la réaction s’adressent à moi pour porter le drapeau. Bien que mes goûts me portent vers une vie plus modeste, j’ai trop longtemps enseigné aux autres le devoir civique pour m'y dérober moimême. Je réponds donc en me mettant à votre disposition. Le programme dont j’ai exposé, en de nombreuses réunions, les réformes démocratiques et l'idéal républicain, sera envoyé k tous les électeurs et nous nous expliquerons sur la situation sociale actuelle.
Votre dévoué,
Alexis PARS Y,
^ 7e circonscription de LILLE*
M. LIERMAN
Elu au deuxième tour de scrutin. — 12.363 voix.
Chers Concitoyens, .
Fervent défenseur de la paix à ^intérieur comme à l’extérieur, convaincus que Tinférêt national doit dominer les débats futurs, nous nous engageons à soutenir tout ministère d’Union naüonale qui, à l’image du Ministère Poincaré, entend poursuivre 1* œuvre de redressement économique et financier de la France*
En application de nos principes d’ordre, de liberté, d’égalité devant la loi et de fraternité sociale.
Nous voulons :
Au point de vue intérieur :
Travailler dans Tordre et dans la paix au-dessus de# partis à la prospérité du pays ;
Une justice égale pour tous les citoyens ;
Une liberté de conscience et d'enseignement ;
Le respect de la coniitution ;
Des mesures énergiques pour combattre la propagande révolutionnaire.
Au point de vue extérieur ;
Une politique de paix digne du passé de la France ;
Le respect des traités qui nous a valus la victoire et en particulier la stricte application du plan Dawes ;
Le maintien des garanties ;
La sauvegarde de nos frontières et de notre empire colonial ;
Le développement de l’influence française dans le monde.
Au point de vue social :
La collaboration du travail et du capital ;
La protection de l'artisanat et du petit commerce ;
Le respect des droits des travailleurs ;
La généralisation des allocations familiales ;
Un programme d’hêbit allons ouvrières saines à l’aide d’une dotation budgétaire suffisante ;
Faciliter l’accession à la propriété ;
Défendre les droits de la famille et particulièrement les intérêts des familles nombreuses qui constituent Tavenïr du pays ;
Développer et favoriser toutes les œuvres de mutualité, l’hygiène sociale et d’éducation physique ;
Relever notre natalité par la' lutte contre Tavortement, la tuberculose, ^T alcoolisme et Timmoraiité ;
Défendre les intérêts des mutilés de guerre qui sont et qui doivent rester les créanciers privilégiés de la nation ;
Susciter et soutenir toutes mesures propres à assurer le développement de notre agriculture nationale et 1 miens ï fie ation de sa production ;j
Le perfectionnement de la loi sur les assurances sociales et sa mise en application
d’urgence.
Au point de vue économique et financier :
L'achèvement de la reconstitution de nos régions dévastées ;
Pas de nouveaux monopoles et étude impartiale des avantages que 1 Étal peut tirer üc l'amodiation de certains monopoles existants ;
Le développement de nos moyens do transports ;
La restauration du crédit de la France ;
L'opposition la pins énergique à l'inflation ;
L’amortissement progressif de la dette publique ;
L’allègement des charges fiscales par la compression des dépenses.
Tel est le programme de paix et de progrès social que nous soumettons à vos suffrages. Vous nous aiderez à le réaliser en votaot}le 22 avril* pour le candidat d Union nationale de la 7e circonscription.
Vive la République 1
Léon LIERMAN
Candi dut d’Union nationale.
8* circonscription de LILLE.
M. DÉRAILLEUR.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 11.408 voix.
Chers Concitoyens,
Fervent défenseur de la paix à l'intérieur comme à I extérieur, convaincu que 1 intérêt national doit dominer les débats futurs, nous nous engageons à soutenir tout Ministère d'Union nationale qui, à Limage du Ministère Poincaré, entend poursuivre 1 œuvre de redressement économique et financier de la France.
En application de nos principes d’ordre, de liberté, d égalité devant la loi et de fraternité sociale,
Nous voulons :
Au point de vue intérieur :
Travailler dans l'ordre et dans la paix au dessus des partis à la propérité du pays ;
Une justice égale pour tous les citoyens ;
Une liberté de conscience et d'enseignement ;
Le respect de la Constitution;
Des mesures énergiques pour combattre la propagande révolutionnaire.
Au point de vue extérieur :
Une politique de paix digne du passé de la France ;
Le respect des traités que nous a valus la victoire et en particulier la stricte application du plan Dawes ;
Le maintien des garanties ;
La sauvegarde de nos frontières et de notre empire colonial ;
Le développement de l'influence française dans le monde.
Au point de vue social :
La collaboration du travail et du capital ;
La protection de l’artisanat et du petit commerce ;
Le respect des droits des travailleurs ;
La généralisation des allocations familiales ;
Un programme d’habitations ouvrières saines à l’aide d’une dotation budgétaire suffisante ;
Faciliter l'accession à la propriété ;
Défendre les droits de la famille et particulièrement les intérêts des familles nombreuses qui constituent l’avenir du pays ;
Développer et favoriser toutes les œuvres de mutualité, d’hygiène sociale et d éducation physique ;
Relever notre natalité par la lutte contre l'avortement, la tuberculose, l'alcoolisme et l’immoralité ;
Défendre les intérêts des mutilés de guerre qui sont et qui doivent rester les créanciers privilégiés de la nation ;
Susciter et soutenir toutes mesures propres a assurer le développement de notre agriculture nationale et I1 intensification de sa production ;
Le perlectionnement de la loi sur les assurances sociales et sa mise en application d'urgence.
Au point de vue économique et financier :
L'achèvement de la reconstitution de nos régions dévastées ;
Pas de nouveaux monopoles et étude impartiale des avantages que l'Etat peut tirer de l’amodiation de certains monopoles existants ;
Le développement de nos moyens de transports ;
La restauration du crédit de la France ;
L'opposition la plus énergique à l'inflation ;
L'amortissement progressif de la dette publique ;
L allégement des charges fiscales par la compression des dépenses.
Tel est le programme de paix et de progrès social que nous soumettons à vos suffrages.
Vous nous aiderez à le réaliser en votant le 23 avril pour le candidat d’Union nationale de J a S* circonscription.
Vive la France I
Vive la République ! t
Henri DÉTAILLEUR
Candidat d'Onrn nationale.
9e circonscription de LILLE.
M. SURMONT
Elu au deuxième tour de scrutin. — 13.171 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je me présente aux suffrages des électeurs républicains.
Je sollicite les voix des citoyens qui veulent, dans l'union et dans Tordre, travailler au relèvement de la France.
Je suis pour la politique suivie, depuis deux ans, par le Gouvernement de M. Poincaré;
Contre tout retour h la politique du Cartel ;
Contre ceux qui, pour le let tour de scrutin, font semblant de tourner le dos au Cartel espérant un second tour pour reformer le Cartel avec les socialistes et les communistes.
Le Cartel, c'est la ruine, c’est la faillite, c’est le désordre dans le pays avec toutes ses conséquences douloureuses.
La lutte électorale qui s engage ssera d'une aveuglante clarté.
Je suis pour T un ion ides R é public ai fls et contre le Cartel*
Mes adversaires sont, tous les trois, pour le Cartel.
Électeurs,
Si vous êtes pour T un ion des Républicains et contre le Cartel, vous .voterez pour moi*
Si vous êtes pour le Cartel de ruine et de misère, vous volerez pour l’un quelconque de mes adversaires. Ils sont d'accord pour reconstituer le Cartel, s'ils le peuvent. Mais ils ne le pourront pas. Vous .ne le voudrez pas. Vous êtes trop bons patriotes et trop bons républicains. Vous connaissez votre devoir.
L’œuvre de salut national entreprise, il y a deux ans, par M. Poincaré, est loin .d’être achevée.
Si les électeurs commettaient la sottise de voter encore pour le Cartel, ce serait à brève échéance, un effondrement dont le pays ne se relèverait plus.
Jamais, plus qu’aujiOur, d’hui, les républicains n ont senti la nécessité de faiie tre\e aux querelles du passé et de se grouper fortement autour d'un Gouvernement d’Union nationale. Nous ne sommes qu’au début d on travail de reconstitution qui exigera de rudes et patients efforts. Toutes sortes de problèmes de la pins haute importance demeurent en suspens .
Problème des dettes interalliées ;
Questions monétaires ;
Révision de notre système fiscal, etc., etc. ;
L’impôt sur les salaires devra être allégé à la base, puis supprimé pour les ouvriers, les petits employés et les artisans ;
T/impôtsur le chiffre d'affaires devra être amélioré ou ransfermé ;
La base d’imposition sur les bénéfices industriels, agricoles et commerciaux, en ce qui
concerne le petit commerce ou la petite industrie* devra être révisée dans un sens plus large*
L'ordre dans les finances est la condition essentielle de tout progrès économique et social*
Pour réaliser de grands travaux publics ;
Pour améliorer les conditions de vie des classes laborieuses :
Quand il s’agit de construire des maisons ouvrières et de faciliter h tous les travailleurs T accession k la petite propriété ;
D’appliquer les assurances sociales ;
D aider les familles nombreuses et de distribuer des primes à la natalité.
Que Faut-il ?
De bonnes finances publiques.
Or, le Cartel a « percé le plafond » ; sous son règne détesté, le franc ne valait plus que quelques centimes. L’expérience cartelliste de 1924 à 1926 doit suffire* La France ne veut pas périr.
Electeurs,
Vous me connaissez, j’appartiens à une famille de vieux républicains et, comme maire de Mouvaux, vous savez que j’ai toujours cherché à réaliser l’union de mes concitoyens dans le travail, Tordre, la liberté, le respect de toutes les convictions.
Comme la plupart d entre vous je suis un ouvrier. Je vis de mon travail. Je connais les aspirations et les besoins de la classe laborieuse attachée à ses libertés syndicales, aux lois de protection des travailleurs et surtout au maintien absolu de la loi de 8 heures.
Ancien combattant, croix de guerre, du premier au dernier jour de la longue guerre de 1914 à 1918, je n’ai pas cessé de me trouver au front. Je puis donc, k bon droit, faire appel à l’esprit de camaraderie qui nous unissait tous dans le danger. Aujourd’hui qu’il s’agit de relever nos ruines, de rétablir la prospérité de la France et de veiller au maintien d’une paix que nous avons si chèrement payée, je compte que tous voudront marquer sur mon nom le même esprit d’union*
Electeurs, îe 22 avril, par votre votre vote, vous prouverez que ia 9S circonscription de Lille est fermement attachée aux principes d’ordre, de liberté, de progrès économique et social, qui, sous un gouvernement républicain d’Union nationale, assureront le relèvement et la prospérité du pays.
J’ai la plus grande confiance dans le résultat du scrutin.
Votre tout dévoué,
Charles SURMONT Maire de Mon veaux*
Vive la République 1
Vive TUnion des Républicains de îa 9fl circonscription i
10e circonscription de LILLE.
M. GROUSSAUJ
Elu au deuxième tour de scrutin. — 12.510 voix,
Mes chers Concitoyens,
Après mes vingt-six années de vie parlementaire, vous pouvez mo juger sur mes actes.
Dans la législature qui se termine, jTai soutenu M. Poincaré sans aucune solution de continuité, et je me présente aujourd’hui comme le candidat d* Union nationale désigné par les grands groupements républicains nationaux, pour travailler en commun, sans abandon des convictions personnelles, à une politique d assainissement financier, de concorde et de patriotisme.
Je place au premier rang de mes préoccupations et de mes efforts la revendication des droits de la famille. J ai maintes fois réclamé la pleine liberté des parents pour l’instruction et 1 éducation de leurs enfants. J’estime que les familles nombreuses sont les créancières de la nation. Toutes les lois, lois fiscales, lois militaires, lois sociales, doivent s’inspirer d’une politique familiale indispensable à la force et à la prospérité du pays.
Il faut que 1 adoption prochaine du vote familial, vienne enfin donner aux chefs de famille 1 influence électorale qui leur est due. La mentalité parlementaire en sera heureusement influencée. Je voudrais qu on y ajoutât deux autres progrès, savoir : que le nombre des députés soit notablement diminué et que, dans tous les scrutins, les présents aient seuls le droit de voter. s
La reconstitution de notre région dévastée, la paix; la sécurité de la France, toutes ces nobles causes, ont trouvé et trouveront dans M. Grousaeau un défenseur infatigable.
ft Je continuerai aussi de soutenir les revendications légitimes des anciens combattants, des mutiles et des victimes de la guerre.
J’ai voté toutes les lois sociales qui onL eu pour but d’améliorer Je sort des ouvriers et es travailleurs, par exemple, les retraites ouvrières, les assurances sociales, l'assistance aiix emmes en couches, la législation sur les accidents du travail, les habitations à bon marché eues jardins ouvriers, l’extension de la capacité civile des syndicats professionnels, la loi de huit heures, le Code du travail. Qu’il me soit permis de rappeler que j’ai signé, avec mon minent ami Albert de Mun, la première proposition de loi qui ait été faite pour le minimum de salaire des ouvrières à domicile. Depuis ceLte époque, le progrès social n’a cessé 6 r° en marL’he. Des œuvres de prévoyance et de mutualité ont pris un nouvel essor, il res e encore beaucoup à faire. Je citerai : la généralisation des allocations familiales, la mise en œuvre de la loi sur les assurances sociales, la ratification des conventions internamna es du travail, les facilités d'accession à la propriété, les conditions d'hygiène et de logement des travailleurs,
t r^ep°nL fÜSS* améîiorations sociales nécessaires que le sLatut des employés, le staes onctionnaires, les retraites des, cheminots. Les douaniers savent depuis lougLemps ^ueje ne reste pas indifférent à leurs intérêts,
fai ^ 3 j"CUlUire ot l’illf!usü'ie se Partagent notre belle et laborieuse circonscription : s’en re e c efenseur est le devoir impérieux de celui qui aura l’honneur de la représenter, j’ai
participé récemment «à la loi qui a voulu assurer à la production agricole un régime douanier aussi favorable qu’à la production industrielle, et je suis de ceux qui ont multiplié leurs efforts pour faire voter à la Chambre, avant la fin de la législature, l’indemnité de plusvalue au fermier sortant»
Est-il possible d'oublier les petits rentiers, les artisans, les commerçants? Ce sont les charges fiscales qui les écrasent. Il y a lieu d'aboutir prochainement à des dégrèvements et à des modifications, notamment en ce qui concerne l'impôt sur le revenu des valeurs mobi-* Hères et la taxe sur le chiffre d’affaires» Crest avec raison que M. Poincaré vient de promettre la révision de notre mécanisme fiscal.
Ce ne sont pas seulement des intérêts matériels qui s'imposent à Inattention du législateur* C'est aussi le souci des forces intellectuelles et morales nécessaires à la vitalité et ù la prospérité do pays. A ce point de vue, la justice exige certaines réformes.
La liberté de s'associer et la liberté d’enseigner sont refusées par les lois actuelles aux religieux et aux religieuses, qui se trouvent ainsi hors do droit commun. Afin de supprimer ces mesures d'exception, j'ai déposé une proposition de loi, que 119 Députés ont signée avec moi, pour modifier k loi du 1er juillet 1901, et abroger la loi du 7 juillet 1904,
D’un côté, il est. actuellement défendu aux communes de subventionner les écoles primaires libres, ce qui est aussi contraire a 1 équité qu aux prérogatives municipales. Je compte déposer une proposition a ce sujet et demander , en outre, que la Caisse des écoles ait pour objet de faciliter la fréquentation scolaire, non seulement des écoles publiques, mais aussi des écoles privées*
Enfin, bien que je sois très partisan du développement de l’intelligence des enfants de famille peu fortunées, je n'admets pas ia gratuité absolue de l'enseignement secondaire, parce qu'elle ferait payer aux contribuables les frais d instruction des enfants de familles riches; Je préfère l'institution d'un Office national des bourses, Indépendant de l’État, chargé de s’assurer du mérite des enfants et de les doter des ressources nécessaires, tout en laissant aux parents Le libre choix des établissements auxquels ils veulent confier leurs enfants*
Telles sont les idées que j'avais le devoir de vous faire connaître en toute sincérité.
J'adresse maintenant un appel à tous ceux qui ont la ferme volonté de faire triompher, contre les partisans de la lutte des classes et de la destruction nationale, les nobles causes de l’ordre, du progrès social, de la famille et du patriotisme. Je leur demande même s'il y a quelques divergences sur notre manière d’envisager les choses, d affirmer sur mon nom les principes essentiels qui nous séparent des révolutionnaires» Que votre confiance renouvelle mon mandat! Mon activité, mon ardeur et mon dévouement seront au service de vos libertés et de vos intérêts,
G. GROUSSAU
Député sortant. .
Candidat républicain d'Onioii nationale*
1™ circonseriptlon d© VALENCIENNES*
M. DELGOURT
Elu au deuxième tour de scrutin, — 8 , T74 voix.
Citoyens,
Nous voici au terme d'une campagne électorale, que, pour noire part, nous nous sommes efforcé de mener en toute clarté, en toute loyauté.
Nous n avons eu d'autre dessein que de dénoncer T injustice de certaines situations et de marquer la nécessité de certaines mesures d'équité et de justice.
Nous aurions voulu examiner encore quelques-uns des autres problèmes qui nous tiennent profondément à cœur, mais qu’il nous soit permis de consacrer ce dernier appel à affirmer une fois de plus notre volonté de paix.
Bien des foyers de discorde subsistent dans cette Europe meurtrie.
Mais « l'humanité est maudite, si, pour faire preuve de courage, elle doit tuer éternellé ment îh
Non ! Non 1
Travailleurs de tous ordres,
Travailleurs manuels et intellectuels,
Travailleurs des villes et des campagnes,
vous écouterez la. voix des morts, de vos morts iy nos compagnons tombés dans la tourmente sanglante d'hier et vous direz :
Que demain devront être développées les conventions internationales d ordre économie que et social*
Que demain devra être réalisé l’arbitrage.
Que demain devra être entreprise une politique de réelle sécurité et de désarmement*
D'un même élan, d'une même foi, vous réclamerez avec nous :
La paix I
La paix entre les hommes 1 La paix entre les peuples !
Notre victoire aura pour signification :
La protestation de votre droit ;
La défense de vos intérêts*
Elle témoignera de votre volonté de conquête dé nouvelles et grandes réformes sociales* Anciens Combattants,
Le sentiment de solidarité, né alors que nous étions sous la rafale meurtrière — sentiment qui nous unissait les uns aux autres — sentiment qui nous unissait à ceux qui sont tombés dans les plaines d'Artois, de Champagne et do Wœvre, ne peut pas s être atténué*
— yau —
C’est au Dôm de ce sentiment, qu’avec nous, vous proclamerez, pour toutes les viciim„ de la guerre, le droit à réparation. *
Vous proclamerez avec nous qu’il est injuste d’exiger de nos camarades muiilés la în.
tification de l’origine delà blessure, comme si certaines présomptions n’étaient pas de véri tables preuves. 1 ^
Vous protesterez contre la prétention de refuser toute pension aux tuberculeux sous ] prétexte qu’ils ne peuvent attester, démontrer, que le mal qni les consume, est Ù conséquence de J intoxication par ies gaz.
Vous protesterez contre une récente décisondu Conseil d'Etat (1 7 janvier 1998) faisa , obligation aux mutilés, aux malades, d’apporter la preuve de l’origine de la blessure ou d
la maladie, décision qui, si elle était maintenue, priverait 120.000 victimes de guerre ,u leur pension. & UEJ
Vous proclamerez avec nous qu’il est injuste de refuser toute pension, aux pères mères veuves, qui pleurent le fils ou le compagnon disparu, sous le prétexte quïls sont des petits commerçants, des petits artisans, des petits cultivateurs ou même de simples salariés inscrits au rôle de certaines contributions.
. Vous proclamerez que la misérable pension qui nepeut sécher les larmes, mais qui peut atténuer la misère des vieux, privés de soutien, est inviolable, insaisissable.
Anciens Combattants,
Vous songerez à vos fils et vous ne voudrez pas qu’ils soient victimes des erreurs des crimes d hier. 1
Vous avez conservé dans les oreilles le crépitement sinistre de la balle du peloton d’exécu ion. eus saxez qu a Vingré, à Souain, à Cézanne, des hommes innocents — vos compagnons — sont tombés. f
Leur réhabilitation ne peut suffire.
Leur mort doit éviter d autres morts.
Vous voudrez que les indispensables garanties de justice soient accordées à tous, aux soldats comme aux autres.
Vous affirmerez avec nous la nécessité de la réforme de la justice militaire.
Citoyens,
^ ou., affirmerez a\ec nous qu il est inadmissible que les dépenses militaires aillent sans cesse croissantes, qu cilles atteignent près de neuf milliards de francs papier et soient supéneures en valeur- or à celles d’avant-guerre.
Avec nous vous ne considérerez la loi fixant le service d’un an que comme une étape qui doit nous acheminer vers une réduction toujours plus grande du temps de serv.ee, vers
financé1 PSrmettra ** Économies qu'eue notre situation
Citoyens,
Vous tons, appelés à accomplir demain de nouvelles périodes d’instruction militaire. Vous protesterez contre le système actuel de répartition des allocations journalières.
„ 1 qUe,C6S all0Caliûn5 soiellt accordées à 'ous ceux qui, en partant à la
a.e ne, laisse 1 épousé, les enfants, sans ressources. On ne contingente pas la misère.
Vous protesterez aussi contre l’insignifiance de ees allocations : 1 fr. 60 à la mère,
2 Iran es a 1 enfant.
Citoyens,
interall
Avec nous, enfin, vous réclamerez un règlement de la question irritante des raihees. Vous en réclamerez rati nidation.
dettes
Vous direz qu’il est injuste et immoral que la Nation qui a le plus souffert de la guerre, soit contrainte cl 'apporter son tribut au mercantilisme d’OÙjre-ÂUantique;
En 1928, se présenteront des échéances de pins de huit milliards. En 1929, l’Etat aura à effectuer un remboursement de 13 milliards, ïi devra aussi payer les stocks abandonnés sur notre sol par l'armée américaine et qui achetés 10 milliards ne furent revendus que 2 milliards et demi.
Vous a accepterez pas que les classes laborieuses de ce pays, déjà accablées, ploient sous le fardeau de charges nouvelles.
Vous réclamerez des solutions de justice.
Sinistrés î
Ï1 reste du aux sinistrés du département du Nord plus de deux milliards.
De nombreux petits et moyens sinistrés n ont pu encore recevoir ce qui leur avait été promis*
Sinistrés,
Vous direz avec nous qu’il est inadmissible que dix ans après la guerre, toutes ces indemnités ne soient pas encore réglées.
Vous direz qui! est inadmissible que l’on donne en règlement à des vieillards, des titre;, amortissables en dix ans.
Vous direz qu il est inadmissible que des petits dommages mobiliers de que ques milliers de Irancs soient réglés avec des titres inaliénables*
Vous direz que l’État doit sans tarder davantage se libérer de la dette contractée vis-âvis de ceux dont les foyers furent dévastés par la guerre.
Agriculteurs,
Comme les travailleurs des villes, comme ceux de l'atelier, de 3a mine, du bureau comme les petits commerçants, comme les artisans, vous êtes accablés sous le poids toujours plus lourd des impôts. Et cependant, Ton vient encore
de majorer de 31 0/0 l’impôt foncier basé sur le revenu cadastral, de porter de 7 a 12 0/0 1 impôt sur les bénéfices agricoles.
Travailleurs des champs,
Wis protesterez avec nous contre ces charges croissantes*
j. testerez contre 1 insuffisance du budget de l 'agriculture (400 millions sur
nul 1 lards et demi),
—-Insuffisance qui ne permet d entreprendre aucun des grands travaux susceptibles a améliorer le rendement de vos terres.
r iH'7" [llsur(,sance l11* ne Permet point de doter — comme il conviendrait — les cais es de 1 ag i mule, susceptibles de vo.:s aider à développer votre culture.
m„1t^0l|3 Protesterez avec nous contre la spéculation éhontée dont vous êtes, comme la miUUxde des consommateurs, la proie.
le nui Ti i>ml,esLt;rez contre l’agio sur le blé — que des trafiquants vous achètent 80 francs qumtal et qu’ds revendent 115 francs.
vous élèverez contre les bénéfices scandaleux réalisés sur votre travail, sur votre
labeur, par quelques .grands fabricants et raffineurs, qui sur un kilo de sucre, vendu 4fr. 70, s'octroient :
Le fabricant de sucre 0 fr, 70
Le raffmeur. * * . » * . . - . ■-**•«* . • * fr. $0
ne vous laissant à vous, les producteurs de la betterave, qu’un bénéfice de 0 fr. 09 (neuf centimes î).
Cultivateurs,
Vous protesterez encore contré les bénéfices énormes réalisés par quelques grandes sociétés industrielles par la vente des engrais : phosphates, superphosphates*
C'est une rançon de plus d’un milliard, que les phosphates de Gonstantine, de Gafsa, que les Saint-Gobain et quelques autres prélèvent chaque année sur la culture de ce pays, Contre F agio — contre la spéculation, vous réclamerez des mesures de protection* Vous direz qu’il ne peut suffire de chanter la gloire de l'agriculture, mais qu’il faut encore l’aider.
Agriculteurs vous avez le droit de compter sur notre effort,
Pierre DELCOLRT
Conseiller général du Nord,
Maire de fondé.
2° circonscription de VALENCIENNES.