M. MIL LOT
Mes chers Concitoyens,
Ma profession de foi sera très brève :
Vous me connaissez par mon œuvre d'après guerre : par l'effort inlassable que j ai poursuivi, en pleine Lumière, et pendant ces dix dernières années, pour que se continue, la guerre finie, cette union des cœurs qui nous a, valu la victoire, et qui peut seule, derpam, assurer le redressement de ce pays, sauver sa monnaie, et lui permettre de faire à nouveau dans le monde figure de grande nation, prospère et libre.
Ancien combattant, blessé de guerre, plus heureux que beaucoup de mes camarades de combat, je suis sorti vivant de la tourmente. Mais je me suis assigné comme tâche de donner tout mon effort, tout mon temps, et, s'il le faut, ce qui me reste de santé, pour que ne soit pas stérile le sacrifice de ceux qui sont tombés.
Ils ont accepté de mourir pour que cette guerre soit la dernière ; pour assurer ïa paix à nos enfants l
je cric clone de tout cœur :
Guerre à la guerre, à toutes les guerres !
Guerre à la guerre entre les peuples 1
L’œuvre amorcée à Genève doit être, sans relâche, poursuivie. Mais tant que la Société des Nations ne sera pas dotée de moyens matériels suffisants pour lui permettre de garantir l’exécution de ses pacifiques décisions, notre pays doit conserver la possibilité d’assurer seul l’inviolabilité de ses frontières. Nous n’oublions pas ce que nous a coûté, en vies humaines en ruines accumulées, F effroyable surprise de 1014*
Guerre à la guerre entre les Français I
Ensemble nous dénoncerons la doctrine criminelle de la lutte des classes, .Mais, placé par mes convictions sociales de toujours à l’extrême gauche de l’opinion républicaine, je n’hésiterai pas à déclarer très haut que l’erreur du monde du travail trouve son excuse dans l'indiscutable justice de bon nombre de ses revendications.
Une démocratie digne de ce nom se doit d’assurer le maximum de justice sociale ; le soulagement effectif de tous les chômages involontaires (vieillesse, maladie, crises économiques) ; l’interpénétration des classes par une large diffusion de la culture intellectuelle et par l’accession de tous à la propriété.
Guerre à la guerre entre les républicains !
A part une poignée d incorrigibles sectaires, dont la voix reste heureusement sans échos, tous les Prançais sont, aujourd hui, acquis de tout coeur aux formules républicaines.
Quelques derniers malentendus subsistent encore. Dîssipons-les par une explication loyale.
L’Etal républicain doit être laïc, c’est-à-dire neutre. Il se doit d’ignorer les opinions philosophiques ou religieuses des citoyens. Tous, quels que soient leur habit ou leurs croyances, doivent être rigoureusement égaux devant toutes les lois de la République, sans que la forme de leur pensée puisse être, pour aucun d'entre eux, la source d’un privilège ou d'une déchéance*
L’école publique doit être laïque, c’est-à-dire scrupuleusement neuLre elle aussi, puisqu’elle est ouverte aux enfants de tous*
La République se doit d’assurer à chaque individu le maximum de liberté, c’csUà-d’re toutes les libertés compatibles avec l’égale liberté des autres.
Liberté absolue de la pensée. — Liberté absolue de la. conscience.
Liberté de l’enseignement, sous celte expresse réserve que seule l’école publique peut recevoir des deniers publics.
Ayant ainsi rendu à la République son vrai visage, je suis à l’aise pour conclure :
La bataille d’aujourd’hui se déroule en pleine clarté ;
D un côté, le? révolutionnaires, au comptant ou à terme, communistes ou collectivistes ; Ceux C1U1 poursuivent le rêve chimérique d’un état social nouveau construit de toutes pièces ourles ruines de la société actuelle ; ceux qui refusent leur confiance aux formules répu- ^icaines, comme ils ont obstinément refusé aux chefs des avant-gardes républicaines, amlevé, Elerriot, leur collaboration, même partielle, aux heures les plus graves lorsque ce pays glissait tout droit à l’abîme.
Ile l’autre, ceux à qui l’expérience Poincaré, Herriot, Marin, Painlevé a ouvertles
y.UX: Leux tfm veulenL avant tout que le Gouvernement d’union et de réconciliation répu-
, ltJame pu,sse poursuivre jusqu’au succès définitif l’œuvre de salut public par lui merveileu sein e n t a ni orcée *
L éminent homme d'Etat, le grand Français qui a su grouper autour de lui toutes les 0 J ora Lions républicaines rappelait dernièrement à Bordeaux qu’il faudrait sans doute
plus de quatre années pour asseoir, sur des bases inébranlables, une complète reconstruction monétaire, ei sauver ce pays de la banqueroute qui, hier, était à nos portes.
Trêve donc aux querelles byzantines !
Tous les vrais républicains, tous les Français de bon sens répondront à notre cri de ralliement ;
France d'abord l Et vive la République !
Uo n M ILLOT
Docteur en droit* — Avocat m barreau.
Maire de Valencienne s.
Président de la Fédération républicaine de l’arrondissement. Président du Parti républicain du Nord.
3ft circonscription de VALENCIENNES,
M. François LEFEBVRE Élu au deuxième tour de scrutin. — 1 1 *288 voix.
Citoyens,
La lutte que mène le Parti socialiste contre toutes les forces bourgeoises sera bientôt portée sur le terrain électoral. Il s'agit de savoir à qui sera la Chambre des Députés qui sortira des élections du 22 avril. Sous la bannière de fUnion nationale qui abrite toutes les puissances capitalistes et réactionnaires se groupent tous vos adversaires* Vous répondrez h noire appel à l'union de tous les travailleurs en formant bloc sous l'étendard socialiste. C'est la condition de voire succès.
Vous ne vous laisserez pas prendre aux campagnes de mensonges et de calomnies habituelles des ennemis du socialisme, À la lueur des événements de ces dernières années, vous les voyez tels qu’ils sont : les représentants, les défenseurs plus ou moins autorisés des privilèges capitalistes. Impossible de s'y tromper. Mais ils se gardent bien de dire quel fut le prix de ceLte politique qui eut la confiance et l’appui des puissances financières*
Quelqu'un paya et continue de payer : c'est le peuple qui travaille des bras et de la tête, dans les villes et dans les campagnes* C'est lui qui fut frappé par la politique financière du Gouvernement Poincaré, c'est lui qui est surimposé par milliards d impôts de consommation.
Par contre, la même politique de confiance, dure, impitoyable pour ceux qui travaillent, allégea les charges des possédants en réduisant le taux de l'impôt général *ur les grosses successions.
La bourgeoisie, qui ne veut pas du prélèvement sur les capitaux, pratiqua, avec £ Gouvernement Poincaré, la politique du prélèvement sur les salaires et Ses traitements par le procédé bien connu de l'augmentation des impôts indiretts, des impôts de consom malien.
Comprenez-vous pourquoi, citoyens, la bourgoisie a pleine confiance dans ce Gouvernement qui la ménage et la protège, elle qui n hésita pas, en 1921 et surtout en 1925, à voler l’État en transportant a l'étranger 25 milliards de capitaux.
Ce n'est pas tout.
La politique fiscale de 1 Union nationale, après avoir déchargé les gros pour surcharger les petits, n’a rien laissé dans la Caisse de l’État pour les réformes sociales qui s’imposent de toute urgence*
Un refus brutal du Gouvernement a fait rejeter par la Chambre une modeste proposition socialiste d'augmentation de l’allocation de l'Etat aux vieux travailleurs retraites de la loi de 1910. Même refus du Gouvernement de participer financièrement, pour si peu que ce soit, à l'application de la réforme des assurances sociales*
Voilà quelle est la conséquence dernière de la belle politique financière du Gouvernement d'Union nationale Poincaré.
Les hommes du grand capitalisme en sont très satisfaits, cela se comprend. Mais vous, travailleurs de toutes catégories, petits propriétaires, petits commerçants, vous avez de sérieux motifs pour justifier votre mécontentement*
L heure est venue de vous défendre, en vous servant du moyen que vous donne le suffrage universel : le bulletin de vote.
En attendant le moment où vous serez assez forts pour prendre en mains la direction des affaires, pour travailler à transformer la société capitaliste en société socialiste, réclamez avec le Parti socialiste, en votant pour son candidat :
L amnistie générale en matière politique ; l'abrogation des lois scélérates ;
La journée de travail de huit heures au maximum ; la ratification, sans condition, de la Convention internationale des huit heures ;
La révision de la loi de 1898 sur les accidents du travail et son extension aux maladies professionnelles ;
La réorganisation de I Inspection du travail et I institution de délégués ouvriers chargés de contrôler l’application des lois ouvrières ;
L extension de la loi de 1884 sur les syndicats aux fonctionnaires de l’État ;
La participation financière de l'État aux assurances sociales ; "^JJ
La constitution d un Office national des blés et céréales pour le ravitaillement du pays, assurant les cultivateurs d’un prix rémunérateur et les protégeant, ainsi que les consommateurs, contre les intermédiaires spéculateurs;
La nationalisation de la fabrication et de l’importation des engrais dans l’intérêt des cultivateurs et des masses consommatrices ;
La création de commissions d'arbitrage pour la révision des baux de fermage ;
La nationalisation des grands services publics et le retour à la nation des monopoles de lait aujourd'hui exploités dans l’intérêt exclusif d'une poignée de capitalistes;
La stabilisation légale du franc immédiate ;
La contribution à prélever sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base, pour protéger enfin la production, les échanges, les travailleurs, contre le retour des brusques variations de la monnaie profitables seulement aux financiers spéculateurs ;
Le remaniement des charges fiscales par une réduction des impôts de consommation \
La défense laïque et l’enseignement pour tous £ tous les degrés ; ^
La Iutte vigoureusement entreprise contre la crise de l'habitation par h création d’un " Ifice national et d'offices départementaux et municipaux largement dotés ;
Le droit de réquisition des locaux d*habilation vacants reconnu aux administrations municipales et départementales ;
Une politique internationale de paix reposant sur la pratique de l’arbitrage et sur le esarmement et qui assurera à chaque nation et à toutes les nations la sécurité ;
La réforme militaire par 1 organisation du service de neuf mois préparant le service de six mois.
Td est, Citoyens, le programme de revendications immédiates que nous vous présentons. Il répond à vos intérêts présents et prépare un avenir de paix internationale que le prolétariat aura le devoir de mettre à profit pour élargir toujours ses conquêtes jusqu’à les couronner par Pacte qui le libérera définitivement du capitalisme.
Pour ce programme qui est le vôtre, vous voterez, le 22 avril prochain, en déposant dans Parue un bulletin au nom du candidat socialiste, le citoyen
François LEFEBVRE.
Vive ie Parti socialiste !
Vive la République du travail l
Le Comité électoral socialiste.
lrp circonscription de BAUVEAIS.
M. JM» SCHMIDT
Elu au deuxieme tour de scrutin. — 9.110 voix.
Mes chers Concitoyens,
L'Assemblée des délégués des cinq comités du Parti républicain radical et radicalsocialiste et des élus cantonaux, conseillers généraux et conseillers d*arrondïssement de la U circonscription de Beauvais, a décidé, à Tunanimité, de rne présenter à vos suffrages.
Un long passé de fidélité indéfectible à la cause républicaine, une part active prise à toutes les réalisations menées à bien dans le département et dans le Beauvaisis par les partis dé gauche et notamment par le Parti radical depuis plus de vingt-cinq ans, sept années de labeur au Parlement pendant lesquelles j'ai apporté ma collaboration aux Commissions des finances, des comptes définitifs, du suffrage universel, des régions libérées, de renseignement et de 1 Alsace-Lorraine, et au cours desquelles il m'a été donné de siéger deux fois dans les conseils du Gouvernement, m ont valu cette désignation dont je suis lier et que je riens vous demander de ratifier*
Mon programme est celui du Parti radieal-socialiste.
J’entends lui demeurer fidèle comme je fai toujours été, non seulement dans sa lettre, mais dans son esprit, et rester également dévoué aux intérêts des travailleurs et des classes moyennes qui font la force de notre pa)?s.
Mais un programme n 'indique que lésons des votes elles directives générales de l’action de l’élu.
hn député, qui s’est créé une situation dans les milieux parlementaires et politiques, doit avoir F ambition de consacrer scs ressources d’activité et d’influence k la solution dos problèmes concrets qui sont réalisables dans le cours du mandat qu’il sollicite.
Pour ma part, comme je l’expose dans les réunions qui ont lieu dans notre circonscrîpüon, je poursuivrai avec énergie, si je suis réélu, l’assainissement financier par la réforme fiscale soulageant les petits et atteignant efficacement les grandes puissances financières, par la stabilisation légale de la monnaie, qui ne sera définitivement garantie que par l’annutalion compensatrice des dettes de guerre dont M. Briand avait tenté la négociation à Cannes, puis, plus récemment, à Thoiry.
Je voudrais, en outre, élargir îa loi Ribot, celles du com de terre et du homestead, et en faire bénéficier tous les habitants de nos villes et des campagnes dont le revenu n atteint pas le minimum de vie prévu par les assurances sociales. C’est en perfectionnant ces lois
bien comprises et largement appliquées, assureraient, à tous les citoyens, la propriété
et la sécurité dans inexistence, qu’on travaillera à faire disparaître les ferments de haine et rie dissolution, les germes de révolte et de colère*
Enfin, désireux d’étendre P instruction, principe de toutes les émancipations légitimes et dispensatrice des joies les plus élevées, je travaillerai avec passion à J a prospérité de l’école et à l'accession de tous les enfants aux degrés divers de renseignement suivant leurs facultés et leur vocation,
Ges réalisations ne pourront être obtenues, à la Chambre, que par la collaboration entière des groupes de gauche à T union desquels je travaillerai sans ^cesse, comme je l’ai toujours fait.
Sans rien négliger de mes devoirs de député, j# me tiendrai a la disposition de tous, consultant nos associations économiques, agricoles, commerciales, les groupements professionnels et ouvriers, les unions d’anciens combattants, et accordant mon action locale avec celle de nos élus municipaux et cantonaux.
C’est dans la paix et la conciliation, et avec la foi républicaine et laïque la plus vive, que je m’elforcerai de remplir un mandat dont je sais tout le poids et que j’ai conscience d’avoir exercé, scrupuleusement et sans défaillance, depuis que vous me Pavez confié.
Je fais appel à l’union des républicains de cette circonscription pour taire triompher sur mon nom, le '22 avril, l’idéal de notre démocratie pacifique et des masses laborieuses qui la composent.
Vive la République démocratique et sociale !
J amm ï SCHMIDT
Député sortant*
Candidat des Comités républicains radicaux et radicaux-socialistes» Vie >p résident du Conseil général de l'Oise,
Président de îa Commission des finances départementales, Aticïen Sous-Secréleire d’Etat aux Finances chargé du Ministère des Régions libérées.
Programme minimum du Parti républicain radical et radie a l- s o c ia liste.
Le Parti républicain radical et radical-socialiste est un parti essentiellement républicain.
Adversaire de toutes les dictatures, que ce soient celles d’un homme, d’une classe ou de puissances économiques, il défendra îe régime démocratique qu’il a contribué à établir dans le pays*
Aussi éloigné du fascisme que du communisme, il repousse les conceptions dangereuses qui tendent à placer l’Etat sous la dépendance d’une féodalité économique*
Et il propose au pays un programme précis et sans équivoque de liberté, de solidarité, de progrès et de paix.
PoîiLique extérieure :
L’œuvre du Parti radical socialisLe, qui s’illustre par la mise en vigueur du pian Dawes, nous assurant les payements réguliers de l’Allemagne, et par le protocole de Genève, tp11 aboutit à la signature des accords de Locarno, garantissant notre sécurité, doit être poursuivie autour des mêmes principes d'arbitrage, de désarmement, de sécurité.
Réprouvant toute politique da jactance nationaliste* qui méconnaît les intérêts «véritables du pays, le Parti radical socialiste s’appuie sur la Société des Nations cl sur les autres organismes internationaux* 11 s’efforce de multiplier les conventions d’arbitrage obligatoire* Il apporte son concours à toutes les tentatives rationnelles de désarmement matériel et moral*
No 3814
En ce qui concerne les relations avec l’Allemagne, il soutient toute politique d’apaisement qui, sans rien sacrifier de la sécurité de notre pays ou des recettes que le plan Dawes ui apporte, permet un rapprochement dont la grosse industrie a déjà bénéficié et qui doit, en fait, servir aux deux peuples.
Il estime qu’un accord général doit définitivement régler la question des dettes contractées à l’occasion de la guerre et qu’en aucun cas, notre pays ne peut accepter un arrangement en vertu duquel il aurait à verser à ses alliés plus qu’il ne recevrait de ses anciens ennemis.
Ayant le souci constant de la défense nationale, le Parti radical socialiste se préoccupera de l'assurer solidement par la signature d’accords internationaux et par la mise en application de la loi d’un an, au plus tard à la date prévue par la loi.
Politique intérieure :
Partisan de la liberté de conscience et attaché à la liberté effective de lEtat, le Parti radical socialiste ne tolérera pas que l’on porte atteinte aux lois fondamentales de 1901 et de 1905,
Convaincu de la nécessité d’accorder toutes les garanties efficaces de justice, le Parti radical socialiste se prononce en faveur de la suppression des lois scélérates et de la jusLice militaire.
Défenseur de Pécole laïque, il entend la consolider, rendre effective l’obligation scolaire, développer renseignement post-scolaire, ouvrir à tous ceux qui le méritent, Paccès à renseignement secondaire et supérieur; en un mot, réaliser Pécole unique.
Politique sociale :
.Attaché au principe de la propriété individuelle, le Parti radical socialiste reconnaît la nécessité d'en corriger les abus;
Il est résolu à défendre la loi de huit heures, si elle est menacée ;
A veiller h ce que soient appliquées en France les résolutions internationales adoptées par le Bureau international du travail ;
À accorder le droit syndical aux fonctionnaires ;
Il préconise toutes les mesures d’assurance, de protection et d’hygiène pouvant améliorer le sort des femmes, des enfants et des travailleurs et, en premier lieu, il exige une large politique de T habitation ;
Ces mesures partielles ne l'empêcheront pas d'examiner le problème d'ensemble, de montrer que le salariat n’est pas un régime définitif. Le Parti radical socialiste a donné son adhésion au programme de la C. G. T., qui contient l’énoncé d’un grand nombre de réformes déjà préconisées par notre Parti comme le droit de contrôle et le droit de gestion.
Politique financière et économique :
Le Parti radical socialiste est favorable à la stabilisation légale, dans le plus bref délai.
Il est convaincu que 1 oeuvre de redressement financier ne peut être menée à bien que dans le cadre d’un système fiscal fondé sur la justice.
Il aliirme sa volonté de mieux adapter l’impôt aux facultés de chacun;
Les impôts qui frappent aujourd'hui les agriculteurs et les commerçants sont trop nombreux et souvent sont basés sur des évaluations injustes II importe de les simplifier et de les modifier dans un sens plus équitable.
Le Parti radical socialiste désire :
Atténuer, par un meilleur aménagement de l’impôt progressif sur le revenu, les c larges qui, par les taxes indirectes et les impôts cédulaires, frappent trop lourdement les
i asSLS Liborietises du pays ; faire une discrimination entre les revenus du capital et ceux du travail ; ^
Demandera la richesse acquise, dans le cadre de l'impôt général sur le revenu et des taxes successorales les ressources nécssaires à l’exécution d'un programme de rénovation écomomique et sociale ;
Maintenir et réorganiser les monopoles d’Etat tout en instituant le contrôle des grands monopoles de fait ;
Poursuivre et réprimer impitoyablement la Irau le fiscale.
Pour combattre efficacement l’accaparement, la spéculation, la vie chère, le Parti radical socialiste est déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires.
Politique agricole :
Il est nécessaire d’arrêter l’exode rural, de développer l'électrification des campagnes, de poursuivre une politique d’engrais à bon marché, d'encourager les sélections des semences, de lutter contre, les maladies des plantes, de favoriser toutes les améliorations foncières, de doter les offices agricoles et les chambres d’agriculture des ressources nécessaïres à leur bon fonctionnement.
Le Parti développera le crédit, les assurances et les coopératives agricoles. Il prendra toutes les mesures utiles aux ouvriers agricoles auxquels 1 accession à la petite propriété doit être facilitée.
Au pays :
Sur ce programme, le corps électoral est appelé à se prononcer.
H a le choix entre trois doctrines.
L'une représente la dictature d'une minorité, Y asservissement de h nation aux ordres venus de Moscou, la fin de la liberté de pensée, une ère de violences, la guerre civile;
L'autre représente la domination de puissances d'argent, les questions mercantiles primant tout, le règne de la congrégation économique, de cette Sainte Alliance du haut patronat, de la banque et de la bourse, ligués contre les intérêts véritables de la masse,
Contre ces doctrines de conservation sociale et de révolution, le Parti radical socialiste, en toute clarté, affirme la sienne.
Le Parti radical socialiste est un parti d’évolution et de progrès. 11 ne considère comme définitif le maintien d’aucun privilège ni la persistance d’aucun abus. Il lutte contre les uns et contre les autres.
Lui seul allie au souci constant de la défense nationale, le respect de l’ordre international et, par là, il s’affirme pour l’organisation solide de la paix par le développement de la politique de Locarno et l'institution de l’arbitrage obligatoire.
Lui seul offre au salariat des transformations qui, dans le cadre de la société actuelle, donneront aux travailleurs le bien-être, l’indépendance et les droits auxquels ils aspirent
légitimement. > .
Lui seul fait de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les successions le pivot de la politique financière et affirme la nécessité du rétablissement de la justice fiscale.
Lui seul exige la libération immédiate de l’Etat de l'emprise des groupements économiques, dont il réclame un contrôle vigilant et efficace.
A côté de lui, des hommes et des partis se réclament d’un idéal voisin. Une entente entre eux et le Parti radical socialiste est possible sur le programme minimum que notre Parti propose à toute la démocratie française :
La paix par la Société des Nations ;
La justice sociale par la transformation du salariat ;
La justice fiscale par un profond et équitable remaniement des impôts ,
La souveraineté de la nation par le contrôle des grandes coalitions d’intérêts.
2e circonscription de BEAUVAIS.
M. AUBAUD
lîllu au deuxième tour de scrutin. — 5.880 voix.
Mes chers Concitoyens,
L’assemblée des délégués des six comités du parti républicain radical et radical-socialiste et les élus cantonaux républicains, conseillers généraux et conseillers d’ arrondissement do la 2“ circonscription de Beauvais, ont décidé, à l’unanimité, de me présenter à vos suffrages.
Un long passé de fidélité indéfectible à la cause républicaine^ ime part active prise à toutes les réalisations menées à bien, dans le département et dans le Beauvaisis. par les partis de gauche et notamment par le parti radical depuis plus de vingt-cinq ans, m’ont valu cette désignation dont je suis fier et que je viens vous demander de ratifier.
Mon programme est celui du parti radical.
J’entends lui demeurer fidèle comme je l’ai toujours été, non seulement dans sa lettre, mais dans son esprit, et rester également dévoué aux intérês des travailleurs èt des classes moyennes qui font la force de notre pays.
Mais, un programme n’indique que le sens des votes et les directives générales de l’action de l’élu.
Un député doit avoir Tamin lion de consacrer ses ressources d’activité et d’influence à U solution des problèmes concrets qui sont réalisables dans le cours du mandat qu'il sollicite.
Pour ma part,, comme je 1 expose dans les réunions qui ont iien dans notre circonscription je poursuivrai avec énergie, si je suis élu, rassamissemenl mander par la réforme sca e soulageant les petits et atteignant efficacement les grandes puissances financières, par la stabilisation légale de la monnaie, qui ne sera définitivement garantie que par Tannaation compensatrice des dettes de guerre dont M. Briand avait tenté la négociation à tannes, puis, plus récemment, h Thoiry,
Je voudrais, en outre, élargir la loi Ribot, celles du coin de terre et du homestead, et en faire bénéficier tous les habitants de nos campagnes dont le revenu n’atteint pas le minimum de vie prévu par les assurances sociales. C’est en perfectionnant ces lois, qui, bien comprises et largement appliquées, assureraient, à tous les citoyens, la propriété etla sécurité dans l’existence, qu’on travaillera à faire disparaître les ferments de haine et de diss«lulicm, les germes de révolte et de colère.
Enfin, désireux d*é tendre. l’instruction, principe de toutes les émancipations légitimes f,p ifd,etlsüf-r'ce des joies les plus élevées, je travaillerai avec passion à la prospérité de co e et a 1 accession de tous les enfants aux degrés divers de Renseignement, suivant leurs facultés et leur vocation.
Les réalisations ne pourront être obtenues, à la Chambre, que par la collaboration
es bioupe^ de gauche a 1 unisson desquels je travaillerai sans cesse, comme ic l ai toujours fait. J
consSans nen négliger de mes devoirs de député, je me tiendrai à la disposition de tous, nSU an* no.8 aS!i°c*ntions économiques, agricoles, commerciales, les groupements profes-
sionnels et ouvriers, les unions d’anciens combattants, et accordant mon action locale avec celle de nos élus municipaux et cantonaux.
C’est dans la paix et la conciliation, et avec la foi républicaine et laïque la plus vive, que je m’efforcerai de remplir tin mandat dont je sais tout le poids.
Je fais appel à l’union des républicains de cette circonscription pour faire triompher sur mon nom, le 22 avril, l’idéal de notre démocratie pacifique et des masses laborieuses qui la composent.
Vive la République démocratique et sociale 1
Raoul âUBàUD Crofo de guerre.
Conseiller général du canton du Coudrey-S ai nt* Germer,
Voir le programme du Parti républmain radical et radical-socialiste ci-dessus*
Circonscription de GIÆKMQNT.