‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 203 sur 336 · M. CANU · texte numérisé non relu

M. CANU

Elu au deuxième tour de scrutin. ~ 6 *943 voix.

Chers Concitoyens,

Appuyé par la grande majorité des membres de l'Alliance républicaine démocratique boulonuaise, dans sa réunion du 17 mars, et soutenu par les groupements boulonnais du Parti républicain radical et do Parti républicain socialiste, ainsi que par le Comité de concentration républicaine de Saint-Martin, dans sa réunion du 21 mars, je me présente à vos suffrages comme « candidat de Concentration républicaine » aux élections législatives du 22 avril ,

Je ne suis pas un inconnu pour la grande majorité d’entre vous. Depuis près de trente ans, je suis votre représentant aux conseils municipal, d’arrondissement ou général, dans le canton nord ci dans le canton sud de Boulogne. Je m’y suis efforcé de remplir scrupülèusenient et avec exactitude les mandats qui m’étaient confiés ; et je crois pouvoir dire que j aî donné satisfaction dans l'accomplissement dos devoirs qui s’imposent aux élus républicains. Si j’ai parfois ardemment combattu, suîvantma conscience, j’ai aussi bien collaboré avec tous mes collègues, partisans ou adversaires.

Ce que j ai fait dans le passé, de nombreux amis m’ont demandé de le faire dans Paven r: ils veulent assurer l’élection d’un député qui reste — cette fois-ci — en contact permanent avec la population de notre circonscription. Confiants dans l’exemple de ma vie passée au milieu de vous dans l'action et le travail, ils ont fait appel à moi pour être dans la législature prochaine, représentés à la Chambre des Députés par un homme habitué aux affaires administratives, industrielles et commerciales, directement informé des besoins de nos populations et des exigences économiques de notre région*

J'ai accepté, mes chers Concitoyens; Voici mon programme :

Je suis radical, vous le savez^ et j'aime mon parti. Mais j’aime aussi la France et la République. La politique française et républicaine que le Ministère actuel de concentration et de concorde républicaines a poursuivie depuis 1926, sous le contrôlé du Parlement, par les soins de MM. Poincaré, Merriot, Briand, Painlevé, Barthou, ...meme Marin, me semble devoir être suivie longtemps encore et même élargie. Je lui ai donné mon adhésion dès 3e début du Ministère, et je Fai proclamé hautement lors des élections sénatoriales de janvier 1927 : je ne sufs donc point un rallié de circonstance.

Je resterai fidèle à cette ligne de conduite. Le redressement financier delà France l'exige, et 1 expérience a fait ses preuves. Il faut achever le travail commencé, sans discussions oiseuses et sans lassitude.

Je suis profondément républicain, fils de républicain, La République, victorieuse aujour- J hui de toutes les oppositions, s’est placée bien au-dessus de tous les partis ; mais elle ne doit pas être diminuée, elle doit suivre toujours la loi du progrès.

Je défendrai ardemment la liberté, toutes les libertés dans la limite où elles n’affectent pas le droit à liberté des autres citoyens.

Je ne suis — quoi qu’on ait dit ni un démagogue, ni un sectaire.

Liberté et tolérance dans le respect des lois, telle est ma devise I Je saurai rappliquer dans l'avenir comme dans le passé.

J*en ai donné quelques gages dorant vingt-quatre ans passés à l'Administration des hospices de Boulogne, où, au spectacle des souffrances et de la misère, j’ai pratiqué fermement k F égard de tous, sans distinction de confessions ou de doctrines, le respect des idées et des croyances.

Gomme Font fait en 1924 les candidats dé F Union nationale, MM, Abranv, .Lefebvre du Prey, de Saint-Just, .. et N. Boulangerie me prononce ainsi, pour la libertéde conscience pour la paix religieuse, dans le respect des lois républicaines, de laïcité et de neutralité, La France doit rester le berceau de la liberté.

Répétons-le une fols encore : Ni réaction, ni révolution. Dressons-nous contre toute dictature, soit d’un homme, soit d’une classe. Il faut à la France la paix à f intérieur, dans Tordre et la légalité. Chargeons de ce soin des hommes fermes, attentifs et vigilants, et point de beaux parleurs.

Mais il faut encore la paix à l’extérieur, pour laquelle je fais grande confiance au programme français de la Société des Nations, dont Faction sera renforcée par l'arbitrage obligatoire appuyé des sanctions nécessaires, tandis que toutes les précautions défensives utiles garantiront nos territoires.

Le service militaire doit être égal pour tous et réduit au strict nécessaire, .J’appuierai, toute mesure prise en faveur de l’application rapide du service d’un an, car la Francs travailleuse a besoin de tous ses enfants appliqués au relèvement économique*

Dans F ordre social :

Préserver la propriété individuelle, source de la famille*

Défendre énergiquement les principes de justice et de progrès social, dans tou tes les œuvres de solidarité que notre régime démocratique a fait naître.

Instruire à tous les degrés les citoyens méritants, même les plus humbles (bourses, école unique, apprentissage)*

Faire accéder k la propriété individuelle, tous les citoyens, par le logement familial et son jardin (habitations à bon marché, crédit immobilier, ligue du coin de terre et du foyer) sources de bien-être et de santé programme du proprlétisme).

Sauvegarder la famille et aider les familles nombreuses par les œuvres de natalité, d’hygiène ou de protection de la mère et de Fenfant (maternités, maison maternelle, crèches, gouttes de lait, cures de plein air, orphelinats), par Fai de mutuelle et F adoucissement des impôts suivant les charges de famille. Améliorer T assistance aux femmes en couches.

Appuyer les revendications professionnelles des travailleurs ^arbitrage des conflits entre le capital et le travail, collaboration plus étroite et plus confiante entre patrons et ouvriers, application de la loi de huit heures, encouragements aux chambres de métier et à F artisanat, Iran s f or rn a tio n du s a I a ri a t ) .

Réaliser, avec le secours des mutualités agrandies et dans le plus bref délai possible, les bienfaits des assurances sociales votées par la dernière législature et faire rendre à cette loi tous les services que la démocratie peut en attendre.

Développer les organisations d’hygiène, protectrice de la santé publique et delà race (dispensaires antituberculeux, an tisyphili tiques,' hôpitaux, hospices, asiles, sanatoriums et préventoriums).

Garantir les droits légaux des citoyens, tous égaux devant la loi, qu’ils soient simples citoyens, agents des services publics ou fonctionnaires (syndicats, capacités électives..*) et réglementer leurs de oirs conformément aux principes républicains d’égalité*

Combattre l'alcoolisme, cause de dégradation de la race et des misères les plus gr andes*

Réprimer la débauche et la prostitution.

Dans l'ordre économique ou 'financier*:

Stabiliser la monnaie an moment propice, après une revalorisation du franc satisfaisante pour le crédit de la France.

Ajuster aux capacités contributives de chaque citoyen, les impôts et les taxes qui pèsent sur le contribuable.

Simplifier et rendre moins arbitraire les systèmes d’impôts trop nombreux et trop variés à l’heure actuelle.

Réformer la taxe sur le chiffre d'affaires, sinon la supprimer.

Favoriser le commerce et l'industrie et rendre les métiers plus accessibles à tous par le développement des enseignements professionnel et technique et l’extension du crédit.

Accroître la production par F accord établi entre les producteurs (employeurs et maind’œuvre), par l'approvisionnement des matières premières et de l’outillage, par l'amélioration des transports et de la force motrice (électrification).

Rendre plus parfaites les communications postales, télégraphiques el téléphoniques et en reviser les tarifs.

Développer les organisations touristiques (création d’un Ministère du tourisme), rétablir les tarifs réduits pour villes d'eau et bains de mer (trains de plaisir), aider les syndicats d'initiative.

Pour l'instruction publique :

Continuer aux écoles et aux maîtres, pour la science et pour renseignement, mon plus grand dévouement, en raison du profit que les connaissances acquises par le plus humble citoyen assurent à l'individu et à la nation tout entière. Le savoir n’est-il point la meilleure arme mise au service de l’enfant qui entreprend sa carrière, et le meilleur moyen d’émancipation de l’homme !

Pour l'agriculture :

Faire tous les efforts pour augmenter sa production (culture, élevage) et pour en assurer 1 équilibré avec la consommation.

Fournir en toutes régions les engrais artificiels et les semences sélectionnées indispensables.

Protéger les entreprises mutualistes et coopératives, notamment dans l’outillage agricol^ dans la lutta contre les fïcaux agricoles (parasites, mauvaises herbes, animaux malfaisants ou nuisibles).

Assurer le recrutement de la main-d’œuvre et améliorer la situation des ouvriers agricoles (logement, habitations, cheptel et champ familial) en vue du retour à la terre.

Développer l’artisanat rural (enseignement, bourses d’apprentissage, boîtes d’outillage).

Pour la marine et pour la pêche :

Assurer l’instruction professionnelle des marins et pêcheurs de toutes catégories par le maintien et l’organisation parfaite des écoles spéciales créées à Boulogne par l’initiative municipale.

Développer l’organisation des invalides et de la prévoyance maritime (pensions et secours aux inscrits, veuves et orphelins).

Améliorer les ports de commerce et de pêche ; et les munir de tout Foulillage moderne nécessaire à chacune des deux industries principales (transit et pêche).

Réorganiser les moyens de transports accédant au port de Boulogne pour qu’il concurrence ses voisins, sans aucune exception, en particulier les services maritimes à passagers.

Collaborer avec la Chambre de commerce de Boulogne, et les groupements intéressés pour 1 exécution de ce programme de la plus haute importance.

Pour les anciens combattants et victimes de la guerre :

Poursuivre la réalisation des demandes introduites par les Fédérations et groupes des mutilés, anciens combattants, veuves, orphelins, anciens prisonniers et antres victimes de la guerre, particulièrement en vue de la revalorisation des pensions.

Assurer tous les soins aux blessés ou malades, victimes de la guerre, dont la santé justifie un traitement approprié (sanatorium, hospitalisation, asile).

Maintenir et doter suffisamment les offices départementaux des pupilles de la nation.

Pour les blessés et infirmes, victimes du travail :

Réformer la législation et revaloriser les indemnités ou pensions qui leur sont allouées.

Pour les fonctionnaires et agents des services publics :

Solutionner favorablement leurs justes réclamations relatives aux traitements (échelle des commissions paritaires), aux avantages en nature (logements ou indemnités) et aux revenais accessoires (charges de famille, résidence).

Accordera ces citoyens, dévoués à leur fonction aussi bien qu'à l’intérêt public la respectueuse considération qu’ils méritent et qui rejaillit sur le service public qu'ils assurent : finances, instruction publique, police, travaux, chemins de fer, etc.

pour les monopoles :

Exploiter rationnellement les monopoles actuels, mais sans en créer d'autres.

Electeurs,

Le vole du 22 avril est important pour les destinées de la France, de la République et de notre arrondissement.

Votre majorité républicaine, laïque, démocratique et sociale sera affirmée une fois de plus dans notre circonscription, toute dévouée à l’ordre républicain, à la légalité constitutionnelle et au devoir social.

Vous ne laisserez point entamer, dans un scrutin d’équivoque, le patrimoine de libertés politiques et de justice sociale que les anciens nous ont transmis.

Votez en toute liberté, en pleine indépendance. Il vous appartient de choisir l’homme* de désigner le républicain qui sera chargé de défendre ces aspirations, de servir à la Chambre des Députés tous les intérêts si divers de notre ville et des campagnes voisines, de notre port et de nos plages que des liens solides unissent si étroitement.

Electeurs républicains, vous êtes* maîtres de la décision. C'est avec confiance que je fais un chaleureux appel à vos suffrages. Pas d'abstentions l

Vive la France î Vi Ve la République !

Vive la concorde entre les citoyens l Vive la paix !

Liberté. — Egalité. — Fraternité.

Eugène CA NU.

J aï accepté l'honneur de porter, une fois encore, le drapeau de la République laïque démocratique et sociale dans la prochaine consultation électorale.

Mes convictions n’ont pas varié; je demeure, comme en 1910, comme en 192-1, -e défenseur ardent de nos libertés laïques, mais toujours respectueux des croyances sincères.

Républicain de sang et de cœur, je suis avec ceux qui comprennent que la France acta e; le, apres s’etre débarrassée de l'oppression, ne peut poursuivre la réalisation de son idéal de paix et de justice que si elle sait se préserver aussi bien des germes mortels de la révolution que des débilitantes influences de la réaction.

Je suis pour la laïcité absolue de l'Etal. Les lois laïques, comme l’a dit mon éminent ami M le sénateur Chanmet, ancien Ministre, devant M. Poincaré qui approuvait, constituent k raison d’être du régime républicain.

Je suis pour l’assainissement de la situation financière par la continuation de le politique de redressement de M. Poincaré, dans l'union des forces nationales de gauche. « Mais ~ ]Com.,ne f * ^aierawmt déclaré le distingué Président du Comité républicain du commerce, de 1 industrie et de l'agriculture — pour que l’union soit durable, pour qu’elle soit féconde1 il Tautla réaliser sur le terrain républicain. Les difficultés financières ne sauraient servir de prétexte a un recul politique ou social que n’acceptera jamais notre démocratie. »

Je me déclare absolument partisan de la politique extérieure préconisée par notre grand diplomate Aristide Briand au sein de la Société des Nations et en heureuse voie de réalisation par les accords de Locarno et de Thoiry.

Je reste le défenseur absolu de la propriété individuelle.

J'ai toujours eu à cœur de soutenir les humbles. Fils de mes œuvres, je sais à quel point le soH de j. ouvrier c.ixdïe eL rural mérite d’être améliore, puisque c'est de leur travail que n5. Je hen-etre de k collectivité. Je souhaite ardemment voir se réaliser l'union bien comprise du capital et du travail par Ikcheminemeut vers k participation aux bénéfices et Faccessjoo des travailleurs à la propriété — assurant ainsi îe développement de la production nationale qui fait la force dkn pays.

Je déploré la Iraftîdde lutte des classes que le progrès social, auquel nous travaillons,

011 alre mais je me dresse aussi résolument contre l’esprit de caste qui subsiste

encore dans certains milieux.

Je partage l’opinion récemment émise à la tribune de la Chambre des Députés, a savoir que pour combalLre le communisme, il ne suffit pas de distribuer des mois de prison il

aut s attaquer à ■'^.justice sociale, lutter contre les taudis et protéger l’enfance. S’il faut

user vis- a -vis des agitateurs patentés de la fermeté nécessaire, un rôle de protection s’impose envers les aigris, les malheureux, les mécontents.

Les anciens combattants, auxquels je suis lié par une réciproque fraternité d'armes, mont toujours trouvé à leurs côtés pour défendre leurs légitimes revendications, « nettement formulées aux Etats généraux de la France meurtrie.

Je m'associerai à toute mesure propre à faciliter rationnellement la réduction du service militaire, notamment par la rigoureuse application, dans tous les établissements scolaires» de renseignement de la culture physique, si utile au développement de la race et si indispensable à la constitution d’un recrutement bien préparé*

Je suis partisan d’une plus juste répartition de l’impêt, devant lequel tous les citoyens doivent être égaux, compte tenu de leur situation de fortune. Un allégement des contribuables trop surchargés s’impose à F attention du législateur* li m’est d'avis de substituer au caractère vexatoire et aux inégalités choquantes delà taxcsurle chiffre d'affaires, le système de la taxe unique frappant Fobjet, et non la transaction, par conséquent égale pour tous.

Tel est, dans ses grandes lignes, mon programme politique*

Mais, si vous me faites Fhonneur de m'envoyer siéger au Parlement, mon activité s'exercera surtout dans le domaine économique. Je suis persuadé de traduire ici l'opinion d'un grand nombre d'entre vous en déclarant que îa politique a trop longtemps primé les intérêts bien compris du Caîaisis* Place aux réalisateurs! C'est dans cet esprit que j'aspire à devenir Fardent défenseur de tout ce qui peut aider à la prospérité de notre chère circonscription*

Je solliciterai les judicieux conseils des groupements patronaux et ouvriers de notre belle industrie, pour m'assimiler davantage encore les desiderata de la fabrique calaisienne. Je m’efforcerai de rendre plus efficace une collaboration que, en ma qualité de Maire, j’ai eu trop rarement l’occasion de lui apporter utilement*

En complète association d'idées avec notre Chambre de commerce, je poursuivrai âprement le rétablissement de la parité dans les tarifs ferroviaires pour les trois établissements maritimes desservis par le réseau du Nord (Dunkerque, Boulogne, Calais), seul moyen pratique de permettre à notre port de lutter avantageusement contre ses voisins.

Je rechercherai F occasion favorable de reprendre le projet d’installation à Calais, d’une s o us -préfecture, si fâcheusement suspendu à la veille même d’aboutir*

Fort des résultats obtenus par une première mesure, je réclamerai, avec une insistance nouvelle, l’installation d'audiences foraines, susceptibles de provoquer dans l’avenir la création d'un tribunal civil â Calais*

Le développement de notre station balnéaire n'a pas cessé d'être Tune des préoccupations constantes de l 'Administra Lion municipale actuelle* J’apporterai à la solution do cette importante question l’autorité de mon mandat parlementaire en continuant, avec îa même opiniâtreté, mes multiples démarches pour la réalisation de ce vaste projet si cher aux Galaisiens.

Je réclamerai toutes les améliorations de la vie rurale qui tendent à l’assimiler à la vie urbaine : élcc tri ftca Lion, voirie départementale et communale, services postaux, moyens d'instruction et de récréation ; rien ne doit être négligé pour le mieux-être de F habitant des campagnes*

Les marins savent qu’ils peuvent, plus que jamais, compter sur moi.

En un mot, je poursuit l’ambition de consacrer à la parfaite sauvegarde de toutes les sources vitales de notre belle circonscription, l'énergie dont je puis encore disposer.

Je crois pouvoir m'autoriser à déclarer que je n'ai ménagé ni mon temps, ni ma sauté dans l'accomplissement des divers mandats qui m’ont été confiés depuis 1900 ; mon passé me paraît être de nature à servir de garant pour l'avenir

Chacun reconnaîtra que, dans ce mandat, quoique rétribué cette fois, je ne recherche pas une situation personnelle venant se juxtaposer â celle que j’ai pu acquérir par plus de trente aimées de labeur et de persévérance.

Je peux, néanmoins, m'en réclamer pour prétendre savoir faire les affaires de mes électeurs comme j’ai su faire les miennes, en travaillant.

Au dévouement que je viens Vous offrir, je serais heureux de joindre le bénéfice des influences que j’ai réussi, au cours de vingt-huit années de fonctions publiques, à me créer dans les milieux administratifs et politiques.

Electeurs,

Tous aux urnes, i

Pour la France vraiment républicaine,

Pour les intérêts de Calais et de ses cantons,

Vive la République, laïque, démocratique et sociale!

No 3814

Uon VINCENT

Chevalier de la Légion d’honneur.

Président du Conseil d’arrondîssenient de Boulogne-s or- Mer* Maire de la ville de Ca!ais.

Secrétaire de la Chambre do commerce.

Conseiller du Commerce extérieur de la Fennec.

3e circonscription de BOULOGNE.

M. Narcisse BOULANGER Élu au premier tour de scuLin. — 9.1 18 voix

Mes chers Concitoyens,

La nouvelle loi électorale me ramène, comme en 1914, à la 39 circonscription de l'arrondissement de Boulogne qui me fit, à cette époque, l'insigne honneur de m’envoyer au Parlement.

J en suis très heureux, yen suis très lier, soucieux avant tout de revoir ces beaux cantons ruraux toujours plus prospères.

J ai voulu, pour aller au scrutin, avoir l’avis des hommes les plus qualifiés par le suffrage universel, celui des maires de cette circonscription.

Je les ai réunis et, presque à l’unadanité, j’ai été désigné par eux pour porLer le drapeau républicain et d’Union nationale aux élections du 22 avril prochain. Fort de cette manifesahon cio confiance et de sympathie, je marcherai courageusement au combat.

, RePuhhcain depuis la fondation de la République (1 873), je ne faillirai pas à mon passé. 6 (efencirai toujours un Gouvernement qui aura pour programme l’amour de la patrie avant tout, le désir de maintenir le prestige de la France par lordre et par l’autorité.

, ^aire vjllc de Guînes depuis quarante-trois ans, conseiller général depuis plus

e vmgt-sept ans, j’ai une certaine expérience des choses et des hommes cl je ne vous promettrai pas plus que je ne pourrai vous donner. Je n’oublie pas le proverve : « Qui l.ron embrasse mal étreint ».

Ennemi des rancunes personnelles et des querelles de partis, je resterai l’homme indépw aiUque j ai toujours été; je défendrai les intérêts généraux de cette belle région de arrondissement do Boulogne.

ouv 1 a£r*cillteurs, les commerçants, les industriels, les marins, la bourgeoisie, la classe ils™61*8’ ieS fam‘Res nombreuses, les anciens combattants, peuvent me faire confiance; r, Cn mo* (comme je lai été depuis bientôt quinze ans) un ami et un soutien solide

1 ûutes les revendication* justifiées.

YpM

Tous se rappellent, d'ailleurs, que, pendant les années terribles de la guerre, je n’ai

hmais manqué à mes devoirs de représentant du peuple.

Sans distinction de couleurs, sans distinction d’origine, j ai répondu présent à tous ceux „• fail aopol à mon concours et pour les justes causes, je me suis donne tout entier. q Demain cl quand il le faudra, je ferai encore la même chose, toujours soucieux du bien

public^ ^ ^ veuK) c,cgL k prospé,,té de mon pays et, avant tentes choses, -le relèvement

^ “rVouHevcux, c’est le calme, le rapprochement de tous les citoyens à l’intérieur.

CB que je veux, c’est la paix à l’extérieur. Pins de guerre! Mais pour cela .1 nous faut

une armée forte, disciplinée et respectée de la nation.

l aissons de côté pour un certain temps, comme le dit mon ami Franklm-Bouillon,

1 défenseur de l’Union nationale, toutes les questions irritantes, personnelles, qui peuvent nous diviser; ne voyons qu’un but ; le relèvement de nos finances, le relèvement de la

ml rie ■ le reste viendra en son temps.

J'invite donc tous les bons citoyens des cantons de Guînes, Marquise, Desvres et &mer, à se rallier à ce programme et à se grouper sur mon nom pour le soutenir le -- avril

FOCÏundéfendront ainsi la République et leurs intérêts par l’Union nationale, sous la bannière du grand Français, M. Poincaré, qui fait aujourd hui 1 admiration du pays et du

monde c ceUe phrase du discours de M. Poincaré à Bordeaux :

<« Si vous trouvez que nous avons fait œuvre utile pour le redressement financier el le bien du pays, soutenes-oous en votant pour ceux qui nous ont soutenu ». Je sms de ceux-là.

Votre dé voue concitoyen*

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