N A UC 15 SE BOULANGER
Chevalier de la Légion d’honneur.
Maire de Guines. — .Conseille- r général. Député sortant.
Candidat républicain et dTOmon naît on al s.
Girco a s cr iptxon de IVEONTHEUIL .
M. DEEESALLE
Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.114 voix.
Citoyens,
A l’heure où le President du Conseil, M. Poincaré déclare indispensable l'Uuion 4* Républicains, c’est à votre sentiment national que je fais appel- de la
La France aura à résoudre demain les problèmes les plus graves - • i ^ inter-
monnaie, payement des réparations, maintien de notre sécurité, reglement des d U alliées . Seule, la haute autorité du chef actuel du Gouvernement peut le lui
L'Union nationale n’est pas un parti ; c’est le rassemblement de tous les R i
qui, sur le terrain de la concorde nationale, veulent assurer la restauration de nos finances publiques et le relèvement de notre prospérité économique.
Cultivateurs :
La politique agricole doit être In plus urgente des préoccupations de Télu de l'arrondis semer, L de Montreuil. La crise actuelle est grave. Elle ne saurait se prolonger sans provoquer la lassitude et le découragement de nos populations rurales r 4
Parmi les premières mesures qui doivent retenir l'allen Lion de cet élu je veux citer ■ l’institution de la propriété culturale, la révision, après la stabilisation, de tous les baux en cours, l’extension du crédit agricole, le vote du statut définitif du régime de l’alcool le développement de la culture betteravière, rabaissement du prix de transport des engrais i amélioration des voies de communication, le dessèchement des vallées de l’Authie et de h Gauche, Pélectnfication complète de la région, l’encouragement à la culture du tabac. Mais toutes ces mesures seront, inefficaces si l’on ne résoud parallèlement le problème de l’h-tbi lation ouvrière et du coin de terre familial dans les campagnes.
Le premier, M. Uibot, dont je salue respectueusement la mémoire, a jeté le cri d'alarme. Je i OLtcliais citre^ dans cette région, le continuateur de son oeuvre,
Commerçants :
Fondateur et président ti la Chambre, du Groupe qui prit l'initiative de l’étude du lomp aeemeni de la taxe sur ,e chiffré d’affaires par une taxe unique à la production l'entends consacrer mes efforts à la réalisation rapide de cette réforme.
Si I on n'y prend garde, la taxe sur le chiffre d'affaires doit, à bref délai tuer le petit et le moyen commerce. 1
, En plein accord avec vos unions commerciales, je suis partisan de la suppression de la taxe de luxe et du dégrèvement à la base des bénéfices industriels et commerciaux, de meme que je suis hostile à tout projet de loi sur la hausse illicite qui n’aurait d’autre effet que d amener le découragement au sein même de votre corporation.
D’autre part, ce serait méconnaître l’intérêt général de l’arrondissement que de ne pas’ sauvegarder la prospérité de nos plages, source de richesses pour les campagnes avoisinantes
fe r*’ ^ ^ m’dr°rCer d'°hteDir du ParIemenl ™te d une loi aux termes
ffetT n VaCapCeS SCOlaireS.Sera:ent avancées à la datc dl! 30 juin, ce qui aurait pour ™et de prolonger d un mois environ !a saison balnéaire.
Marins :
1ère VT <Sgalemeï qUe doit aller toute ma sollicitude. Je sais quelle force decarac-
feTéiémelL ’ ^ CltC V°US ‘allt dépl°yer P°Ur 3utter t0us les JO«rs contre
intacteLVJÏ; °œUrS. SÎmPleS’ P^idément amoureux de la mer, vous avez gardé monde ^ qU’’ 1U1 C0UrS d6S siècIcs’ onl fait ^«rins de France les premiers
Jfa ^ de î0llS'UeS années au b0l’d même de la baie d’Autbie, je connais les ~traV,gab1^ rinSéCUrUé ^ ™S P°rtS’ ^'inorganisation de vos moyens de
WuiribuÜond^ e/ iqï déve3opPementa du crédit maritime, auquel j’ai versé le premier ma Agressive du J' "0’ m°d™F vos moyens d'action et travailler, par l’augmentation besojn * L'X e VOü Pensionsî à mettre complètement votre vieillesse à l'abri du
Combattants :
C’est en tant que camarade que, bien volontiers, j’ai souscrit aux demandes de vos associations de combattants, veuves de guerre el mutilés. Ceux qui ont payé l'impôt du sang ont le droit, bien plus le devoir, de veiller à la sauvegarde d’une dette sacrée.
Je veux, avec eux, travailler au rapprochement des peuples et servir la cause delà paix, en pratiquant une politique d'accords conclus dans le cadre de ceux de Locarno.
Fonctionnaires ;
L’Etat doit à ses serviteurs des traitements qui leur permettent d’assurer en toute indépendance et en toute sécurité matérielle, la bonne marche des services dont ils ont 3a charge .
Fidèle à une ligne de conduite dont je ne me suis jamais écarté, je reste parLisan delà péréquation des traitements, salaires et retraites. « A travail égal, salaire égal ».
11 faut à cet égard réparer, en faveur des cantonniers et des cheminots des lignes d’intérêt local, une criante injustice.
Membres de renseignement :
J’ai le devoir d’être votre tuteur moral et je n’aurai garde de me désintéresser de ceui à qui est confiée la haute mission de former le coeur et la volonté des générations de demain.
Les progrès du prolétariat dépendent du large accès qui lui sera donné à l'instruction et à la culture intellectuelle.
L’Etat doit y pourvoir et ne reculer devant aucun sacrifice pour mettre en valeur l’élite de la Nation.
Familles nombreuses :
Vous êtes les plus frappées par la cherté de la vie : aussi le problème si angoissant du développement de la natalité doit-il être l'objet de toutes nos préoccupations, car il y va de l’avenir même de notre pays.
La législature prochaine devra vous accorder un statut spécial et je tiendrai à y contribuer de toute mon action.
Travailleurs de la terre et de l’usine :
Je connais trop les difficultés qui vous assaillent pour ne pas me préoccuper des améliorations de vos conditions d’existence matérielle et morale.
Etre de son temps, a dit le philosophe, c’est le précéder. Seule, l’évolution tuera la Révolution. Rien ne saurait donc m’arrêter pour aider au développement du progrès social dont îa loi sur les assurances sociales est le généreux prélude.
Toute ma jeunesse, je l’ai passée au milieu des classes laborieuses. Je connais trop leurs qualités de travail et de générosité pour ne pas me pencher sur toutes les infortunes de la vie.
Habitants de Montreuil :
Partisan de la décentralisation des services administratifs, je veux mettre tout ea œuvre pour obtenir le rétablissement de votre tribunal. Je m’engage à en prendre 1 initiative persuade que mes efforts, joints à ceux de mes collègues, finiront par convaincre le vernement de ferreur que, de bonne foi, il a pu commettre*
Contribuables :
Ecrasés par le poids des impôts forcés votés au cours de la dernière législature, sous la pression des événements et parce qu'il était de toute nécessité d’enrayer par tous les moyens la chute de la monnaie, vous avez le droit de me demander quelle sera ma politique fiscale de demain.
J’ai toujours estimé qu’une génération qui a payé l’impôt du sang, ne doit pas, et ne peut pas, matériellement pas, payer l’impôt de l’argent.
C’est aux générations futures à prendre leur part du fardeau de la dette. Si cette thèse financière est admise, il devient dès lors psssible d’alléger de près de 9 milliards le budget de l’Etat et de décharger considérablement les épaules du contribuable français.
Je suis opposé de môme à toute inquisition fiscale qui finit par paralyser l’essor économique du pays.
Enfin, reprenant à mon compte la formule contresignée par tous mes collègues du Pas-de-Calais qui se sont réclamés devant vous de l’Union nationale, je me prononce pour la liberté de conscience et la paix religieuse, dans le respect des lois républicaines de laïcité et de neutralité.
Fidèle au conseil de M. Poincaré, je laisserai à d’autres la responsabilité de rouvrir les conflits où se dépenseraient en vain des énergies morales, que le patriotisme commande d’employer aujourd’hui à des œuvres de salut national.
ç Bien servir mon pays et rester un honnête homme », telle a toujours été la règle de ma vie publique, je n’y faillirai jamais.
Cu, DELESALLE
Député sortant.
Candidat républicain à'Union nationale.
lra circonscription de SAINT-OMER.