‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 205 sur 336 · M. G U ERS Y · texte numérisé non relu

M. G U ERS Y

Sollicité par de nombreux amis, désigné à l’unanimité des 105 conseillers généraux, d arrondissement, maires, adjoints, conseillers municipaux et délégués de toutes les communes de la circonscription réunis en Congrès républicain, le 18 mars, à Saint-Omer, j’ai accepté de poser ma candidature.

Enfant du pays, né à Saint-Omer, le 3 août 1880, élu conseiller municipal de cette ville sur la liste de concentration républicaine en 1919, réélu en 1925 par 2.166 voix, présidentfondateur du groupement des sinistrés de Saint-Omer (faubourgs), président-fondateur de C mon syndicale des cultivateurs-maraîchers de Saint-Omer, collaborateur du Crédit

mutuel agricole, je suis certain. d'obtenir, avec le concours des amis que je compte au Parlement, les améliorations indispensables à noire circonscription.

Mes chers Concitoyens,

Je vous dois un exposé clair et net de mes idées et de mon programme :

La République a fait tant de belles choses que tous les candidats se disent républicains. Il faudrait s entendre pourtant et déclarer que, seuls, ont droit é ee titre, ceux qui, comme moi, ne renient rien des lois et des institutions républicaines, laïques, démocratiques et sociales.

Je m'inspire de cette devise :

Liberté- — Egalité. — Fraternité.

Oui, liberté* — Le citoyen doit rester libre de croire selon sa conscience, d'exprimer sa pensée et de développer son opinion dans le respect des lois.

Je répudie tonte violence d'où qu'elle vienne, de même que je repousse toute tentafive de recul qui constituerait une atteinte aux conquêtes démocratiques lentement acquises et dont Je développement doit se poursuivre dans Tordre et la légalité.

Oui, égalité. — L'égalité ne doit pas être un mot, il faut la mettre en pratique.

Il faut T égalité devant la loi, devant l'impôt, il faut que touLes les charges publiques soient justement et également réparties selon la fortune et les moyens de chacun.

Il faut la suppression des privilèges.

Ouï, fraternité. — Fraternité par les sentiments d’estime, de solidarité, d'aide, d assistance et de respect mutuel, qui doivent relier entre eux tous les membres de la grande famille française.

Au peint de vue politique :

Mes efforts tendront toujours au maintien de la suprématie de TElat.

L'Etat doit être affranchi de toutes les tutelles financières ou autres.

On ne saurait admettre en effet, dans une démocratie libre, la main mise sur les pouvoirs publics de cette nouvelle aristocratie financière dangereuse et cruelle abusant de la force du billet de banque.

Il n'y a pas à se dissimuler que la lutte sera surtout économique. Les entreprises syndicales, agricoles ou autres, succomberont écrasées par la haute finance si des mesures d'autorité ne viennent aider et défendre ces syndicats de producteurs.

Non, les rois de la finance, les princes du charbon, les marquis du pétrole, les ducs du sucre et des engrais, ne doivent pas imposer leur loi à la France qui travaille et qui consomme.

Commerce et industrie ;

Ces deux branches indispensables à l'activité nationale doivent être protégées.

Les impôts qui les frappent trop lourde ment doivent être aménagés. La taxe sur le* chiffre d affaires telle qu’elle existe pourrait être remplacée par une taxe à la base.

Les maisons a succursales multiples portent une sérieuse atteinte au petit commerce. Dans T intérêt des consommateurs mêmes, il y a lieu d'envisager de ce côté la liberté du commerce par le jeu de la libre concurrence.

Le développement de 1 industrie, qui est une richesse nationale, doit être recherché da is l'application raisonnée des droits de toutes sortes et des tarifs douaniers.

Economie financière :

L’assainissement financier doit être poursuivi avec la coopération de tous les citoyens La charge des impôts supporiee par les contribuables est à son maximum. Et sans une imprudence qui pourrait devenir fatale, on ne saurait songer à l'augmenter encore

Il faut donc de toute nécessité établir une répartition plus juste, plus équitable de façon a soulager les classes moyennes et les consomma Leurs,

Pour réaliser cette réforme il laut une sévère compression des dépenses inutiles.

Agri culture ;

L agriculture, armature de la nation, doit voir alléger ses charges fiscales il faut suivre au jour le jour sa position.

J’examinerai la possibilité de reviser les baux Ruraux, l'augmentation sur les loyers les bénéfices agricoles, le tarif des transports. J’aiderai les syndicats agricoles, les caisse! de creci mutuel. Je continuerai les démarchés pour préserver des inondations les environs de Saint-Omer et les communes du canton Nord. Je soutiendrai les planteurs de betteraves

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uq an et la fabrication des betteraves en commun.

Pour le travail :

Les travailleurs de toutes les branches de l’activité nationale: travailleurs du sol de usine, u ureau, artisans, fonctionnaires, intellectuels, corps enseignant, ont droit à la sécurité du lendemain et à une existence libre et indépendante.

Une politique du logement s’impose, la lutte contre le taudis, Ie développement des ssurances, accidents et maladies doit être poursuivi sans arrêt. Il en est de même de tout

Citoyen C0ÛC°Urt " aCCr°Ure ^ f0rC° ^ rh°mme’ Ia de la famille et la dîgnité°du

Chers Électeurs,

moi-meme, je connais la valeur du sacrifice consenti. J’estime que les combattants ont des droits chèrement acquis. H

seJLrJZt JT q,i’aVeCi 16 reCUl d6S annéCS S’effaCe la &ran(leui- et l’importance des tMie indig^ ^ 8 JU8te rec0?UU88ance natio" ^ transforme en un marcha*.

g^*ouci àtjurt* titre des familles nombreuses que l’on ne saurait trop défendre et

<meroTOi'°Upm|e FdlLCb 1 *lonBeur de m’accorder votre confiance, j 'interviendrai énergiq ment an 1 arlement pour le rétablissement du tribunal de Saint-Omer, supprimé injustement sans aucune raison d’économie. PP JUS

«l delfert 1 ri““i“r " P“‘ 1"' d“‘ >« -P"* *- droits

«lie f'*" * El dans la sécurité de „o« [rentières,

PI en parallèle la paix extérieure dont je suis un adepte fervent,

tan d^lS^r COrtege ^ d°UlearSiî d’immoralités, doit être mise au

Conclusion *

Electeurs des cantons d’Àire et de Saint-Omer nord et sud*

Mes chers Concitoyens,

Pour assurer la paix à l'intérieur et la paix extérieure.

Pour le développement et la prospérité de notre beau pays.

Pour la sécurité de nos institutions démocratiques.

Pour la liberté des citoyens dans le cadre des lois, il est indispensable, en dehors de toute compromission, de faire la concentration républicaine.

Je viens en homme libre faire appel à vos libres suffrages.

Vive la République une et indivisible l

Paul GUERSY

Cultivateur, — Conseiller municipal de Saiat- Orner* Chevalier du mérite agricole*

Président de TUmon syndical© des cultivateur s- maraîchers de Saint-Omer*

2e circonscription de SAINT-OMER*

Général de SÀINT-JUST

Mes chers Concitoyens,

La dernière législature a débuté follement, par le renversement d’un homme dont les adversaires, deux ans après, durent implorer précipitamment le retour ; Le gouffre de la banqueroute était ouvert et la colère populaire se manifestait*

J1 ai bataillé, bravant même la censure pour le retour au pouvoir de M* le Président Poincaré et lui ai assuré la fidélité indéfectible de mes votes*

Mais le péril n'est que conjuré et notre grand financier réclame quatre ans de trêve de» partis ; Pendant quatre ans, mise à l'écart des questions politiques qui divisent et par voie de conséquence annihilent les tentatives de redressement.

Pouvons-nous réaliser cette trêve ? Oui, si les élections du 22 avril envoient à la Chambre une majorité résolue, compacte d'Union nationale.

Dès lors, il sera possible, suivant le programme Poincaré, d'abord de faire une répartition plus équitable des impôts puis d'en alléger le poids.

Faute de réaliser cette trêve par l’un ion, aucune promesse faite à l’électeur ne pourrait être tenue, la preuve n'en a été que trop éloquemment administrée sous le règne du Cartel,

Q u' a d vie nd rai Lü sil 'homme qui a ramené la confiance, c’est-à-dire le crédit, succombail dans le traquenard d’un nouveau 1 1 mai*

La confiance, persrnn très circonspecte, ne s'obtient qu’une fois, ce serait la chute lourde, la chute verticale, lu chute définitive.

Je m’engage à collaborer à cette trêve comme je t'ai fait dans la deuxième partie de la législature.

Grâce à elle et sous k réserve des possibilités Financières, nous pourrons accorder aux anciens combattants le règlement de leurs créances privilégiées.

Nous assurerons à F agriculture un traitement de choix, gage de l'indépendance delà vie matérielle vis-à-vis des importations étrangères : Nous favoriserons l'augmentation de la production, garantie de la vie moins chère : Nous encouragerons F épargne, source du pouvoir d’achat qui fait vivre et conditionne le commerce et l'industrie.

Nous étendrons le forfait pour les bénéfices agricoles de façon à supprimer le plus possible l'assujettissement à la comptabilité.

De même, pour le commerce, le forfait étendu supprimera l’inquisition dans rétablissement du chiffre d’affaires.

Enfin, pour l'industrie, les droits protecteurs permettront de conserver le marché intérieur et d'exporter,

II faudra augmenter les avantages pour les familles nombreuses, notamment, en donnant une prime journalière sérieuse par enfant jusqu’à Fâge de 14 ans; en diminuant les impôts au prorata de leur nombre et en élevant l'allocation pour la période de couches*

Nous devons favoriser l'accession à la propriété pour tous avec la garantie du bien familial.

Réparer le retard de la France sur les autres nations par la mise en application de la loi sur les assurances sociales, dans d^s conditions distinctes pour l'agriculture et Findustrie, Il faut enfin mettre le travailleur à Fabri du besoin dans ses vieux jours.

Celte mise en application se réaliserait dans des conditions d'économie par Fextension des mutualités existantes, sans création de nouveaux fonctionnaires.

Électeurs,

Vous me connaissez, vous savez que je suis un républicain sincère, qui veut que tous jouissent du maximum de liberté compatible avec l'ordre public.

Pas plus que moi vous ne voulez qu'on porte atteinte à la liberté de conscience, h la liberté d'enseignement, aux droits des pères de familles, à la propriété privée ; Vous pouvez compter sur moi pour les défendre.

Comme vous, je veux la paix à Fextérieur comme à l'intérieur.

Pas de guerre entre les nations et encore moins de guerre civile entre les citoyens.

Vive FUnion !

Général de SAINT- J USX

Commandeur de la Légion d'honneur*

Député sortant* — Maire d’Ardres*

Candidat d'Umon républicaine nationale*

Circonscription de SAINT-FOL.

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