M. SALMON
Elu au deuxième tour de scrutin, - 9.906 voix.
Mes chers Concitoyens,
C’est avec une entière confiance que je viens solliciter le renouvellement de mon
J ai can science, en effet, de l'avoir rempli très loyalement.
Je vous avais promis, en 1924, que si j’étais votre élu, f aurais été un député assidu à toutes les séances, attentif à toutes les discussions, défenseur ardent de vos intérêts. Cet engagement, je Tai tenu.
Mes actes.
Une de mes premières interventions ù ia Chambre fut de protester à nouveau contre le privilège des bouilleurs de cru, qui fait perdre chaque année un milliard au Trésor et fait supporter aux habitants de la région du Nord la plus grande partie de l'impôt sur
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3 aux cultivateurs des ristournes qui leur sont dues pour l’emploi
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cf engrais azotes ; j’ai, demandé que le prix de la betterave à sucre et de la betlerave industrielle soit fixé à la parité du prix du sucre.
Je suis, en outre, intervenu :
Dans lu discussion de la loi pour la révision des baux ruraux, selon les directives de* sociétés agricoles du département, et en particulier de notre Société d'agriculture de larron diss ement de Saint-Pol ;
Dans la loi sur les assurances sociales ;
Dans la discussion de raccord franco-belge ;
Pour protester contre la pièce de régie exigée des cultivateurs pour le transfert de leurs
blés ;
Pour le rétablissement du tabac de zone *
I our la réduction de la taxe imposée aux travailleurs étrangers au sujet de la carte
d identité ;
Sur le statut de la radiophonie, etc*
Membre de îa Commission des douanes, j ai pris une part active à la révision de la loi c oiianïèie qui assurera a notre agriculture une protection équitable, et garantira le salaire
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de nos ouvriers d’industrie contre la concurrence étrangère.
Mcmbr c de la Commission des mines, je me suis préoccupé de la gravité d^ la situa" tion actuelle dans nos houillères, en vue d’éviter le chômage de nos ouvriers mineurs. Je me suis aussi particulièrement intéressé au relèvement de la pension des ouvriers
mineurs retraités..
Membre du groupe de défense des planteurs de tabac, j’y ai toujours âprement défendu
leurs intérêts, et j'ai signé une proposition de loi tendant, notamment, h Faire établir le prix de revient du tabac par des méthodes expérimentales.
Membre du groupe de la défense paysanne, j’ai suivi attentivement ses travaux, inter^ venant fréquemment en faveur des intérêts des cultivateurs de notre région*
Membre du groupe de défense des contribuables, j’étudie avec mes collègues la simplification du régime fiscal et la plus juste répartition des impôts*
Membre du groupe d’études pour la suppression de la taxe sur le chiffre d Maires, j’ai signalé au Gouvernement la possibilité de cette suppression sur divers articles, notamment sur le sucre, le chocolat, les engrais, etc*
Mes idées.
Si, au cours de cette législature, j'ai ainsi, par ces interventions et mon travail, défendu les intérêts de tous mes électeurs, j’ai, en outre, par mes votes et mon action politique, constamment soutenu, sans défaillance, le Ministère d’Union nationale qui seul a pu sauver la France à une heure critique pour ses destinées.
Membre de 1 intergroupe républicain de salut public comprenant 350 députés appartenant à tous les groupes, sauf au parti socialiste unifié et au parti communiste, j’ai touiours été de la majorité forte et loyale, groupée autour du grand Français qu’est M. Poincaré.
Ne s’agissait-il pas de sauver notre franc, restaurer notre crédit, sauvegarder la fortune delà France et avec elle sa liberté, son existence même?
A\ec M. Poincaré, pour le maintien de 1 Union, je suis pour le respect scrupuleux de nos lois républicaines, notamment de celles qui concilient la laïcité de l’Etat avec les droits et les libertés des citoyens, à quelque religion qu’ils appartiennent.
Républicain de gauche, je suis membre du Comité directeur du Parti républicain démocratique, qui, fondé par M. A. Carnot, eut, comme présidents successifs, Dcschanel, Jonnart et dont le président d’honneur actuel est M. Poincaré.
Mon programme.
Me conformant à ces principes, je continuerai mon œuvre au Parlement pour l'achèvement du relèvement financier de la France, estimant avec M. Poincaré que «l’œuvre reste précaire tant qu’elle n'est pas achevée ».
Je serai donc, avant tout, le fidèle soutien de T Union nationale.
hes réformes les plus urgentes auxquelles je m’attacherai tout particulièrement seront :
U réforme fiscale : J’estime qu'il faut s’attacher à diminuer les charges qui pèsent sur es revenus du travail et de I épargne, Mais il ne sera possible de procéder à de larges re ormes qu’à la condition de maintenir l’équilibre du budget sans augmenter les dépenses.
au meme s’efforcer de les diminuer et de consacrer les plus-values des recettes à des tr a' "à 1 1 ' c”1 611 tS d lmPôts indispensables, notamment en ce qui concerne le capital qui
sociff6 SUCCÈS/lnal de cetts œuvre de restauration financière intéresse notre économie ' et aussi les petits renLiers, les petits retraités, tous ceux qui vivent des modestes b Urces ou économies de leur travail,
j ^biîite du franc, possible seulement quand la stabilité politique sera assurée. ïme*T}r*mÇmenl de3 conlriimiions ; les impôts devant cire aménagés et réduits, grâce upm ^ * i^UC dc s^v^rc économie; la taxe du chiffre d’affaires devant être remplacée par laxe a la production*
* 'TT* deS accords ProP^és par le règlement des dettes interalliées (clause de sauet clause de transfert),
eveloppement des grands travaux publics, payés par les annuités du plan Dawes*
notamment étude de la création d'un canal reliant Arras à Boulogne, appelé par conséquent à desservir avantageusement toute la région de la Canche*
La mise en valeur de nos colonies, etc.
Et à côté de ces grandes questions d'ordre général, je continuerai à veiller sur les intérêts des cultivateurs, qui représentent la grande force productrice et vitale de notre pays.
Je demanderai notamment la révision de la loi Macarez, — l' amélioration des conditions de vie des cultivateurs et ouvriers par le développement des services publics (électrification, téléphone), — F entretien des chemins vicinaux par ie budget de l'Etat, l'application de la législation sur les assurances sociales avec le concours des mutuelles agricoles, — le maintien du régime du forfait pour l'estimation des bénéfices agricoles, — la révision et La réduction des tarifs de transports sur les engrais ci les denrées agricoles, etc*
Les artisans auront aussi en moi un ardent protecteur. Je souhaite que la question de l'apprentissage et celle du crédit artisanal soient rapidement solutionnées, car défendre les métiers, c'est servir le pays.
Pour les fonctionnaires, j’ai voté la revalorisation de leur traitement et voterai demain le statut légal qui établira leurs droits corporatifs.
Travailleurs delà mine, des usines et des transports, travailleurs des champs, soyez assurés que je continuerai à m’occuper de l'amelioration progressive et constante du müàt la classe ouvrière. J’opposerai à la démagogie révolutionnaire, qui préconise la lutte des classes, une véritable politique sociale de la collaboration des classes, c'est-à-dire l’union du capital et du travail qui facilitera aux ouvriers F accession à la propriété.
Les anciens combattants et les victimes de la guerre trouveront en moi un défenseur de leurs revendications, que nous ont présentées leurs diverses associations.
Fermement attaché à la paix, j'ai confiance dans les efforts persévérants de la Société des Nations pour assurer la sécurité du monde, et je souhaite que la politique de Locarno prépare la réconciliation des peuples.
De toutes nos forces, haïssons la guerre ; de toute notre bonne foi, préparons la paix !
Et dans un ordre plus particulier, je renouvelle à mes concitoyens de l'arrondissement de Saint-Poî l'assurance de mon entier dévouement pour la défense de leurs intérêts locaux; en particulier, je réclamerai le rétablissement du tribunal de SainL-Pol, ou tout au moins l’institution du juge unique.
Mes cher s Concitoyens,
Mo politique est celle do grand Français qui honore noLre pays, M« Poincaré.
Fidèlement attaché aux principes républicains, je me présente à vous sous le patronage de tous les élus républicains du département.
J’ai en outre l’honneur d’avoir l'investiture et le patronage exclusif de F Alliance démocratique (parti républicain, démocratique et social) ainsi qu’en témoigne la lettre suivante de son président, M. Raticr :
« Au cours de sa réunion du 8 février 1928, le Comité directeur de l'Alliance démocratique a décidé d'accorder l'investiture et le patronage exclusif de l'Alliance démocratique à M. Alfred Salmon, député sortant, membre du Comité directeur de l'Alliance démocratique,
« L'Alliance démocratique invite les électeurs républicains de toutes nuances à affirmer sur son nom leur volonté de poursuivre la politique de redressement financier et d unirn* nationale, et de barrer la route aux partis de révolution sociale eL à leurs alliés.
« Signé : A. Ratieb, »
La Fédération républicaine de France, la Ligue républicaine nationale, le Co^e d'union et de défense des A. C., des mutilés et des victimes de la guerre, m ont égalemen donné leur investiture.
No 3814
Electeurs,
Deux politiques s’affrontent au prochain scrutin :
Celle de M. Poincaré, de l’Union nationale.
Celle du Cartel, qui a failli conduire la France à la ruine.
De la bataille électorale prochaine, dépendent les destinées de notre pays : devronsnou9 connaître encore les angoisses de juillet 1926, ou bien au contraire pourrons-nous achever l’œuvre de salut public si heureusement commencée par M. Poincaré?
Tel est le dilemme tragique qui domine la consultation nationale !
Chers électeurs, choisissez!
J'attends votre verdict avec la plus grande confiance !
Vi ve la France !
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Député sortant.
Conseil 1er général du Pas-de-Calais.
Candidat républicain d’Unïpn nationale.