II. — La question agricole
Le paysan ne doit pas rester isolé. Il doit s’unir, se grouper, former des syndicats qui , penneUroot d’êtl'° P,UB f01'1 et ]«‘ donneront les moyens d'agir plus utilement : c’est là le principe qui doit diriger tout l’effort des laborieuses populations de nos campagnes.
Les travailleurs de la terre doivent être particulièrement protégés. Le fruit de leur ravad n est pas destiné à enrichir les spéculateurs. Il est donc nécessaire de prendre toute mesure utile pour éviter les fluctuations injustifiées des cours des denrées par la création
, , SSR nationale de compensation et de warantage des principaux produits agricoles.
L agriculture assure l’alimentation nationale et fournit à l’industrie une quantité considérable de matières premières. Elle joue dans l’économie de la nation un rôle primor- , 7® P<™rs Polies doivent la soutenir et l’encourager. Révision du cadastre et partant des impôts basés sur lui, des taxes de mutation et de succession qui font disparaître peüte ProPnéte> concordance des droits de douane frappant les produits agricoles avec «ux rappant les objets manufacturés indispensables à l’agriculture, réorganisation des aisses de crédit agricole en vue de rendre plus facile l’action des prêts à court terme, n .. u'< n ^C1 me 'I ferme, circulation sur les voies ferrées dans des conditions
, 61 Cures des Produits du sol et de tout ce qui lui est nécessaire, facilités pour l’utilisation es machines agricoles, service de sélection de semences, qui ne seront livrées à F agriculteur qu apres examen et à un prix réduit; fourniture des engrais à un prix de revient
ci eur, creaLion de syndicats agricoles, défense de ceux existants et soutien de leurs revendications*
sanrLe*PTan d0it tr°UVeî' prèS.de ki 06 qlÜ coniribue au développement de scs connais- ^ eC riuïues ^ ^ qui facilite son travail ainsi que son existence quotidienne (eosei-
avec T -1 C00Péraüves’ offices agricoles, syndicats, mutuelles, salles de réunion
aorie 1 n^ma- T" ^ n^cessa^re de développer pour le service du travailleur
demp0 6 1 rurale, les travaux de drainage et d'assainissement. La création d’une
U re Same> ProPre ^ Raie doit lui être facilitée (prêts par l'Etat moins coûteux et plus
en rapport avec la situation de celui qui s’installe ou se crée un foyer, perfectionnement et extension de la loi sur le bien insaisissable de famille, sécurités données pour l’hygiène, le travail facilité et le bien-être assuré par l'électrification).
Le? chambres d’agriculture et les syndicats, les mutuelles et les cooperatives, les caisses de crédit et les offices ont donné de grands résultats. Bannissons la politique et travaillons en pleine union avec les groupements agricoles à faire de l’agriculture un des éléments essentiels de la prospérité nationale.
HJ, — La question industrielle et ouvrière.
Je suis profondément pénétré de la pensée que l’évolution basee sur 1 entente et la confiance mutuelle doit amener des résultats proches et féconds. C’est à une coopération raisonnée que doivent tendre le capital et le travail. L’un et l’autre ont des dro.ts, ils ont
aussi des devoirs. „ , ... ,
L’ouvrier doit donner son labeur, se conduire en collaborateur zele et averti;
l’employeur doit y répondre par une direction sage et utile, par une confiance méritée.
Pour l’industriel, plus de stabilité dans les relations internationales par des conventions entre pays, facilité d'obtention des crédits bancaires, assurance contre les risques, à l’exportation protection de l’industrie française par une législation douanière différenciant les choses’ nécessaires à la vie, diminution des frais accessoires perçus par les banques atteignant
parfois des chiffres prohibitifs. .
Pour l’ouvrier, participation aux bénéfices, protection, comme dans les mines, par les délé -nés mineurs, du droit à la liberté de penser, du respect de la personnalité et surveillance des mesures de sécurité. Certitude assurée du minimum d’existence comprenant le nécessaire pour la famille, assurance contre le chômage, droit à la retraitre sur la vieillesse à un âge permettant le repos mérité par une laborieuse existence, travail assuré à la victime du travail après le sinistre, amélioration de la loi sur les accidents du travail, repos annuel payé, créateur de santé morale et de vigueur physique, habitations saines et à bon marche.
U est évident que notre pays pourrait voir ses intérêts compromis s il était la seule nation à voler ces réformes. Toutes ces améliorations doivent donc être sanctionnées par des conventions internationales enregistrées par le Bureau international du travail.
Le développement de l’artisanat est devenu une nécessité sociale, surtout dans nos campagnes. Son organisation légale n’est encore qu’un embryon. Ses revendications doivent être soutenues. Les chambres de métiers et toutes les organisations qui tendent à 1 instruction et au perfectionnement social de la jeunesse ouvrière doivent être protégées et mrtifiées.
L’ouvrier des champs a droit à la même sollicitude et à la même situation que son camarade de la ville. A un moment où la main-d’œuvre se raréfie de plus en plus dans nos campagnes, c’est faire œuvre nécessaire que de l’attacher à la terre eu lui donnant une existence plus digne et meilleure en écartant de lui l’incertitude du lendemain.
Enfin, les petits rentiers et les petits retraités ne doivent pas être les victimes des profondes transformationsj économiques de ces dernières années.
IV, La question commerciale.
Ne sollicitant ni faveur ni privïllège, le commerçant ne demande pour lui que 1 application dans les charges de l’impôt des mêmes principes appliqués à tous les français.
Il réclame la protection de l’Etat contre toute mesure qui restreindrait la libre concu rence ou l’atteindrait dans son droit de vivre du fruit de son travail. Il désire le rempace^ ment du chiffre d’affaires par la taxe unique à la production, chaque fois que ce a possible, tout en exemptant les produits du sol nécessaires à la vie, l’amélioration e a
sur la propriété commerciale, les moyens susceptibles d'enrayer V accrois s ement des tarifs vraiment prohibitifs des compagnies de chemins de fer.
Le commerce ne peut se séparer de l'industrie. Un programme constructif doit s'appliquer à l'un et à l'autre dans ce qui leur est commun. L’œuvre à entreprendre doit concilier les intérêt particuliers et l'intérêt général. Elle doit tendre à écarter les exagérations du fisc, à repousser les tentatives d’accaparement et de monopolisation des grandes organisations économiques et financières, concilier les interets du commerce et de l’industrie avec les droits des consommateurs dans la stabilisation et le coût de la vie à un taux raisonnable,
V; — Les anciens combattants et les victimes de la guerre.
La Nation doit avoir pour eux la plus grande reconnaissance et réparer intégralement le préjudice qu’ils ont subi dans lu défense du pays.
Mettre les pensions en harmonie avec le coût moyen de la vie, permettre aux veuves une existence digne, supprimer les délais pour réclamer la pension et les conditions d’âge et de fortune pour les ascendants, donner l'indemnité de vivres aux prisonniers de guerre, organiser la retraite gratuite des combattants et son service par anticipation aux vieilles classes, constituent un acte de justice. Appliquer la loi du 31 mars 1919 dans son esprit et dans son texte, refaire l'organisation judiciaire et reviser le Gode militaire, faire participer les anciens combattants aux décisions statuant sur les demandes de réhabilitation n’est que consacrer de légitimes désirs.
Exiger une solution pins rapide des demandes de pensions et la production par l’Etat dîs pièces médicales conservées dans les archives en cas de perte par le réclamant, n'est, pour l’Etat, qu'accomplir une obligation.