‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 211 sur 336 · VI. — Lit question extérieure · texte numérisé non relu

VI. — Lit question extérieure

Li France est attachée iudétectiblement à la Paix, mais sa volonté reste entièie d’assurer sa plus complète sécurité. Elle doit posséder en elle-même, et dans 3e cadre du service d'un an, la force de repousser toute agression. La question du désarmement ne peut donc se poser qu'au moment où il ne sera plus possible de redouter une attaque de l'étranger.

Chercher à régler toute difficulté entre peuples par une entente, demander l’arbitrage en cas de conflit sera la première étape à franchir.

Etendre et fortifier la Société des Nations, c'est reconstruire le monde dans la paix.

Partisan convaincu de la liberté d’enseignement, j'estime que la nation doit, à toute intelligence, la possibilité d accéder à tous les enseignements, qu’ils soient secondaire ou supérieur.

Elle doit chercher à faire éclore et prospérer les forces intellectuelles que l’instruction peut faire naître chez l'enfant de l’ouvrier et du paysan et qu'une situation trop modeste des parents avait seule empêché d’instruire.

Mes chers compatriotes,

J ai tenu à vous exposer les directives générales qui inspireront mon action, si je suis votre élu. Je ne suis pas de ceux qui, s'élevant vers les régions éthé 'ées, s'affirment infaillibles.

Depuis bientôt plus de vingt-cinq ans, j’ai exercé et j’exerce des mandats électifs, soit à Riom, soit à ErmezaL, Je n’ai jamais manqué à cette règle de rester en relations cons¬

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iaales avec les organisations paysannes, ouvrières eL commerciales! avec vos groupements mutualistes et sportifs et avec oos laborieuses. populations, J ai provoqué leurs doléances ci écouté leurs plaintes* J'ai participé à leurs espoirs et lutté avec eux.

Toujours, je suis resté en étroit contact avec mes mandants pour connaître leurs inté-r rets et solliciter les leçons de leur expérience. Des majorités chaque fois accrues m'ont prouvé que c'était là agir sagement.

Si vous me confiez la lourde charge et le grand honneur de vous représenter, je vous affirme que je continuerai à faire toujours de même près de vous, en m1 inspirant de vos sentiments et de voire clair bon sens.

C’est ainsi que, d'un même cœur, eu plein accord, dans une collaboration confiante, nous défendrons ensemble la République démocratique et sociale, les intérêts de notre cher pays et ceux de notre belle circonscription de Riom- Plaine,

Vive Riom-Plaine î Vive la République!

E, MASSÉ

Avoué prés la Cour cTappaL

Professeur de droit administratif à I» Faculté libre de droit de Clermont-Ferrand,

Conseiller municipal de Riom.

Ancien conseiller d'arrondissement et municipal d’Ennesat, ] Vice-président de la Société d’agriculture et de viticulture de Riom; Membre du bureau de la Caisse d é parte monta S o du crédit agricole. Candidat du Parti républicain radical et radical-socialiste.

2e circonscription de RIOM.

M, Aiexandbe VàRENNE Elu au deuxième tour de scruLin. — 9.935 voix.

Citoyen s ?

Pour la septième fois depuis plus d’un quart de siècle, je viens solliciter vos libres suffrages.

Entre nous, nul besoin de longs programmes ni de promesses renouvelées. Je ne crois pas avoir rien à apprendre des intérêts des populations que je représente presque sans ntemiption depuis 1900 et mes opinions leur sont assez connues puisque je les ai défendues devant elles pendant tant d'années.

Je pourrais donc me borner à pren ire à témoin mes services) a. invoquer trente ans d’une carrière toute droite, vouée tout entière au bien public et au progrès social.

Mais vous avez le droit de demander à votre élu qu'il justifie devant vous son rôle dans la dernière législature et vous lasse connaître ses vues personnelles sur les problèmes qui intéressent la vie de la Nation,

No 3814

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Voilà ■■ bientôt trois ans, cédant aux pressantes instances du gouvernement, j'ai accepté une haute mission politique en Extrême-Orient. Ï1 s agissait d’assurer entre la France et les populations d Indochine des relations de mutuelle confiance et par là d'écarter peut-être de notre pays les dangers dTune nouvelle guerre coloniale.

En assumant cette charge je croyais pouvoir compter sur l'appui et rencouragement cle tous les bons citoyens. L’aveuglement des passions politiques èt l'égoïsme de certains bas intérêts se sont coalisés pour gêner l'action de l’homme qui, afin de remplir tout son devoir, avait voulu faire taire ses préjugés de partisan pour ne servir qu'un intérêt, celui de la France, Méconnu par les uns, calomnié par les autres, je n’en ai pas moins mené à bonne fin la tâche délicate qui m'était confiée et j’ai îa fierté de pouvoir dire que j’ai Tendu à mon pays Je service qu’il attendait de moi.

Les circonstances m’ayant ainsi, pendant plus de deux ans, éloigné des agitations de là politique intérieure, je me garderai de porter un jugement formel sur des événements dont chacun prétend rejeter sur autrui la responsabilité.

Je crois pourLanL que la législature actuelle a pâti des imprévoyances de la précédente, que les hommes qui prirent le pouvoir après les élections de 1924 ont connu des difficultés qui n'étaient pas de leur fait et que leurs adversaires n'ont rien tenté pour les aider à en sortir. Les campagnes de panique, la désertion des capitaux ont achevé, en 1925, ce qu'avaient préparé en 1923 et 1924 les reports d'échéances et l'abus des emprunts.

Aujourd'hui le fort de la crise est passé. Ce qui ne veut pas dire que le problème soit résolu.

La dette extérieure est lourde. La France doit réclamer de ses créanciers étrangers une révision équitable de ses engagements. Des accords ont été passés. Je n’en voterai certes pas la ratification, car ils feraient peser sur notre pays ravagé par la guerre une charge injuste et accablante.

Pour ce qui est de la dette intérieure, le plus urgent est dsen finir avec la dette flottante, On peut tenter de la consolider. Mieux vaudrait, si c’est possible, en opérer le remboursement rapide en demandant aux favorisés de la fortune un sacrifice en rapport avec leurs facultés.

Pour la dette à long terme, le Gouvernement actuel a fait créer par un vote de l'Assemblée nationale une caisse d'amortissement alimentée par des ressources prises en partie hors budget. Mais le fonctionnement régulier de cette utile institution ne sera pleinement assuré que le jour où le budget lui-même aura retrouvé un équilibre sincère et norrmfi.

Nous n;en sommes pas encore là. L’équilibre nfa été obtenu qu'en faisant appel à une fiscalité désordonnée et excessive et en rognant sur les dépenses les plus -nécessaires. La tâche de Ja nouvelle Chambre sera de mettre de Tordre, de la clarté et un peu plus de justice dans un système fiscal compliqué, obscur et peu équitable qui laisse trop de place à la fraude et frappe trop lourdement les plus modestes et les plus intéressants des contribuables,

Enfin, il faudra prendre parti sur la question de la stabilisation de notre monnaie. Mesure, à mon avis, inévitable, mais qui, pour réussir, doit être entourée de quelques précautions. Quand on s'y décidera il sera juste de penser aux petits porteurs de nos emprunts ^ Etat, surtout à nos petits rentiers d’avant guerre que la nation, en qui ils ont en confiance, n’a pas Je droit d’abandonner à T heure critique des arrangements avec scs créanciers.

Je m'abstiendrai d’insérer dans cette déclaration générale une nomenclature ou un calendrier de éf ormes. Je sais trop, par une longue expérience de la vie parlementaire* comme il est vain de promettre et malaisé de tenir. Vous savez bien que les mesures utiles me trouveront toujours disposé à les accueillir et à les soutenir de mes votes. Le mieux est de vous en remettre à la bonne volonté éprouvée de votre élu*

Je veux pourtant insister sur certains projets à Tordre du jour qui me semblent mériter une mention particulière.

Deux grandes réformes sont en préparation. J Ame d’elles a déjà fait l'objet d’une lo* votée par les deux Chambres : il s’agit des assurances sociales. L’autre est depuis quelque temps discutée dans les cercles politiques : il s'agit du projet connu sous îe nom un peu. étrange <t d’école unique ».

La loi des assurances sociales comble une grosse lacune de notre législation. Elle aura besoin d’une mise au point. Mais il est heureux déjà que le principe en soit inscrit dans nos lois. L’application devra être rapide, si nous voulons que la France regagne l’avance qu elle a laissé prendre par d’autres peuples qui depuis de longues années ont institué chez eux un système d’assurances pour ceux dont le travail insuffle la vie économique à la Nation.

Le projet dit de « T école unique » ne touche en rien, comme certains ont paru le croire, au principe de la liberté d’enseignement, sur lequel il n’est pas question de revenir* Le temps des querelles religieuses est passé, et nui, je pense, ne songe à les faire revivre. Par le projet en question, renseignement secondaire et renseignement supérieur seraient mis gratuitement, tout comme renseignement primaire, à la disposition des enfants les mieux doués, et 1 Etat s’assurerait ainsi le recrutement de l'élite nationale jusque dans les rangs du peuple.

Mettre les familles des travailleurs à l’abri de la misère, ouvrir à tous les fils de France 1 accès aux plus hautes fonctions sociales, voilà deux grandes idées qui ne devraient rencontrer aucune opposition dans l’opinion publique. Si la législature prochaine parvenait à les mettre en pratique, elle aurait déjà marqué sa place dans l’évolution de la société française. 11 va sans dire que mon adhésion enthousiaste est acquise d’avance à de tels projets.

Ils s’inspirent exactement de ce socialisme réaliste et constructeur qui a été la doctrine de toute ma vie. Vous qui me connaissez, vous savez que j’ai toujours été T ennemi de la violence. On ne fonde rien de durable sur la force et la haine. Le socialisme cesse d’être une doctrine de fraternité et d’amour dès qu’il cherche sa voie dans les horreurs de la guerre civile. Le temps est révolu des équipées romantiques de quelques généreux utopistes, La vie sociale de notre époque est devenue trop complexe pour se prêter aux bouleversements d'une révolution économique soudaine et totale. Les derniers tenants de la thèse du socialisme improvisé doivent convenir que l’expérience russe est à cet égard décisive, La révolution bolchevique a pu détruire un régime politique abhorré. Elle n’a pas construit une société nouvelle. La France en tout cas ne saurait s’accomoder de telles aventures* Elle ne consentira pas à se jeter dans les avatars d’un chambardement qui aboutirait au sacrifice d’une ou deux générations sans apporter au prolétariat la certitude d un sort meilleur. Et notre malheureux pays a assez souffert des ravages de la grande guerre pour être dispensé de s’offrir le luxe d’une guerre sociale.

Aussi bien io monde ouvrier a-t-il maintenant d’autres moyens de conquérir dans i économie nationale la place qui lui revient. Il a su s’organiser sous l'cgide des lois de la République. Groupé dans sa Confédération générale du travail, il est dès maintenant en mesure d’obtenir des autres forces sociales un traitement de plus en plus favorable. Il ne menace plus l'ordre économique de subversion immédiate. Mais il y fait pénétrer chaque jour davantage sa pensée et ses aspirations. Le moment approche où, à coté des forces dirigéantes de la production, viendront délibérer pour les contrôler les délégués de la classe ouvrière. Celle-ci retirera des méthodes nouvelles qu’elle essaie de mettre en œuvre maints avantages qu'elle n'eût conquis de force qu'au prix de coûteux et difficiles efforts.

Le socialisme aidera largement à cette rapide et bienfaisante évolution s’il veut bien, lui aussi, rajeunir ses doctrines et adapter son action à letat économique créé par la

Lui aussi doit renoncer aux pratiques d’irréductible opposition auxquelles le condamnaient autrefois la faiblesse de ses effectifs et la résistance aveugle d'un patronal fermé à toute pensée de transformation. Dans plus d’un pays d’Europe, le socialisme a assumé k des heures difficiles les responsabilités du Gouvernement. Seul ie socialisme français s'y est dérobé jusqu'ici, refusant ù l’Etat le concours de ses meilleurs éléments, offrant ses solutions sans courir le risque de les appliquer. Avant-garde de la démocratie, il hésite encore devant 1e pouvoir, alors que d’autres, qui se réclament des mêmes principes, l'ont exercé dans des Etats où la forme monarchique pouvait sembler incompatible avec la collaboration socialiste.

Je veux espérer que demain, si le suffrage universel lui demande encore son concours, notre Parti socialiste ne reculera plus devant le devoir élémentaire , de tout parLi politique qui est d’assumer îa conduite des affaires du pays quand le pays juge que son heure est venue.

Au pouvoir il saurait pratiquer cette large politique de réformes qui répond aux aspirations profondes de notre peuple, et qui peut se résumer ainsi : pas d’aventures, mais du progrès ; pas de miracles, du réel \ rien que le possible, mais tout le possible.

A cette politique d’action réformatrice, la classe paysanne est acquise tout autant que la classe ouvrière. Entre ces deux grandes armées du travail il n’y a plus, comme naguère, de défiance soupçonneuse ni d’envieuses rivalités. A l’exemple des travailleurs de l’industrie, les travailleurs de l'agriculture ont appris à unir leurs forces et à s’organiser pour l’action collective. A leur tour ils ont trouvé dans l’association le plus utile moyen de défense, heurs représentants au Parlement ont maintenant, pour les guider dans les débats qui touchent aux intérêts des cultivateurs, des conseillers avisés et sûrs en ces fédérations de syndicats agricoles dont la vigilance est rarement en défaut.

Dans le désordre qui a suivi la guerre, où les individus comme les classes ont eu à soutenir 1 âpre lutte pour la vie, le monde agricole français, tout comme la classe ouvrière, s’esE appliqué à accroître son bien-être. Il y a réussi en partie, et il faut s’en féliciter hautement, car delà prospérité de nos campagnes dépendent pour une large part l'équilibre et la santé du pays.

On fait en ce moment un gros effort pour leur apporter par l'électrification, par le développement des transports, par P utilisation des dernières inventions, un peu du confort de la vie moderne. Cet effort ne doit pas être ralenti. Il contribuera à atténuer ce mal redoutable de la désertion de la terre si menaçant pour la prospérité nationale.

Mais à quoi bon tant et e vaillance dans la poursuite du propres humain T si ses conquêtes peuvent être à chaque instant compromises par la barbarie de la guerre ? Avant tout 'effort, d'abord PëïTort pour la paix*

L'Europe sera-t-elle encore exposée nu fléau dévastateur dont les ravages inouïs seraient dépassés demain au point d'anéantir cette fois la plus belle civilisation de l'histoire humaine -si le fléau venait à reparaître parmi nous ?

II faut louer hautement le mérite des hommes d'Etat qui, en dépit des railleries des sceptiques et des attaques des chauvins, travaillent patiemment à la réconciliation de l'Europe. Ne nous hâtons pas de désespérer parce que les résultats sont lents et médiocres. Faisons plutôt en sorte d'aider â l'œuvre naissante. La politique de Genève, la tendance de Locarno ne sont pas encore très assurées. ïi dépend des peuples de leur donner du prestige et de la solidité.

Le peuple allemand va voter dans quelques semaines, quelques jours après nous. Sou vote répondra au nôtre. Si la France manifeste pour la poix, sa voix aura de l’écho en Allemagne. Si nous avons l’air de condamner la politique extérieure pratiquée au cours de cette législature, quelle réponse provoquerons-nous de Fautre côté ?

En Allemagne comme ici, la raison doit avec le temps remporter sur Paveugle furie des nationalismes. Mais, pour que la paix triomphe, il ne faut pas seulement de la patience, il faut aussi de la continuité. Je demande à tous ceux qui ont le respect du serment prêté aux morts de voter pour la paix.

J ai ainsi exposé devant vous quelques idées générales sur la conduite des affaires du pays.

Je ne veux pas surcharger cet exposé par Fétude des questions qui touchent aux intérêts locaux. Je crois avoir été pour eux un défenseur averti et vigilant, et pour vous tous, amis ou adversaires* un conseiller bienveillant.

Mon unique ambition est d'obtenir maintenant, au soir d'une longue carrière, un vote de sympathie et d estime, qui consacre mes efforts et me venge des injustices*

V ous direz par vos suffrages à votre vieux député qu'il mérite toujours votre confiance* et que plus que jamais vous comptez sur lui.

Vive îa Nation !

Vive la République sociale !

AuÊXiXDBE VARENNE

Docteur en droit. — Avocat à îa Cour d’appel* Conseiller général du Puy-de-Dôme.

Ancien vice-président de îa Chambre des Députés- Ancien gouverneur général de l*IndodÜinâ> Député sortant.

Candidat républicain socialiste.

Circonscription de THIEHS.

Al. LAROCHE

lüla au deuxième tour de scrutin. — 8,975 voix.

Citoyens ï

Désigné par mon Parti comme candidat à la succession du siège de député laissé vacant par la mort de notre regretté J. ClaussaL comme celui-ci en 19M3 c'est avec le drapeau socialiste déployé que je me présente devant vous.;

Avec mes amis du Parti j'ai un programme commun. Je veux, donc simplement vous exposer dans cet appel mon point de vue sur les questions intéressant notre cher arrondissement.

Nous arrivons à un tournant politique de notre histoire où les électeurs doivent se profiancer pour des solutions franches, Les méthodes d'atermoiements de tous les gouverner menls qui se sont succédé depuis la guerre ont déçu et énervé l'opinion publique.

Camarades paysans !

Il faut que vous sachiez où sont vos défenseurs.

Quand l’on traverse vos campagnes à moitié désertes, Ton se rend compte du vide des formules gouvernementales.

Si le paysan quitte la terre, ce n'est pas qu’il est attiré par le miroitement de la ville, c’est simplement parce qu'il n’a aucun gain stable et qu'il vit dans la complète incertitude du lendemain.

On va vous effaroucher, en cette période électorale, avec toutes les vieilles rengaines rabâchées depuis cinquante ans, contre le Parti socialiste.

Les réactionnaires vont tenter de vous persuader qu'en voulant prélever sur le capital, le socialisme va vous dépouiller.,. Les poincansles n'ont pas eu peur de le diminuer votre capiLal. Faites donc votre inventaire. Examinez ce que valait votre cheptel, il y a un an, et ce qui! vaut aujourd’hui. Vous avez perdu la moitié de votre avoir et, en même temps que votre capital était ainsi spolié, vous avez constaté que tout ce que vous achetiez augmentait sans cesse.

Travailleurs de la terre ]

Petits exploitants, fermiers, métayers, ouvriers agricoles, vos intérêts sont liés intimeffler.t à ceux des ouvriers. Vous serez malheureux ensemble ou vous connaîtrez un bonheur commun.

En laissant monopoliser la fourniture des engrais par la puissante société de Saint- Gobakr, le Gouvernement vous a livrés à l'exploitation capitaliste. Défendez^ vous ! Grcupez-vous !

Posez des questions précises à ceux qui viennent solliciter vos suffrages. Souvenez-vous Je ce que vous disait Claussat : « Quand vous voyez les hobereaux soutenir un candidat^ lo u rn ez-vo us de i ' a u t re c 6 1 é. »

Examinez pour qui font campagne, à l'heure actuelle, les gros propriétaires de vos régions.

Vous serez avec la réaction, et alors vous approuverez la politique gouvernementale dont vous subissez les conséquences, ou avec le Parti socialiste, pour protester contre les méthodes de revalorisation qui vous ont pris la meilleure partie de votre travail.

Par avance* votre réponse est connue.

Originaire du côté maternel d'une famille de cultivateurs, ayant vécu tonte ma vie au milieu des travailleurs de la terre, je suis donc bien placé pour la défense de vos intérêts

Au prolétariat ihiernois,

A tous les travailleurs de la coutellerie,

Dans sept circonscriptions du Puy-de-Dôme, la lutte électorale est engagée en toute clarté. Les partis s'affrontent franchement et les combines ont peu de chance de réussite. A Thiers, la situation est différente, La réaction attaque sous une forme déguisée* n’osant affronter les électeurs avec sa véritable étiquette.

Marchez de bavant 1 Le socialisme ne peut pas être vaincu à Thiers* il a poussé dans le roc de nos montagnes et les alJu viens de notre plaine des racines trop profondes. Le vent malsain soufflé par toutes les forces réactionnaires coalisées n’aura pas assez de violence, même pour Je faire fléchir.

Que pour des raisons locales et particulières le prolétariat thiernois se soit quelquefois livré à des extravagances électorales, cela se conçoit. Mais, placé devant la situation actuelle, ce serait une criminelle aberration, si ce prolétariat se jetait dans les bras de la réaction et luttait contre son Parti de classe.

Quelle est donc la composition de ce prolétariat thiernois? Il comprend tous les ouvriers de la coutellerie. Et de par la concentration capitaliste qui s’effectue avec rapidité, se trouvent rejetés dans ses rangs tous ces petits patrons et industriels* tous ces petits commerçants qui souffrent aussi de la crise coutelière.

L’industrie thiernoise est victime de Inexpérience Poincaré qui* en arrêtant les exportations, a déterminé la mévente et le chômage. L'élection du 22 avril devra se faire pour ou contre la politique poineariste. Que les gros industriels, profiteurs de guerre, ne voient d'autre remède qu’un retour à un régime rétrograde* c’est normal* mais tous ceux qu’éprouve ce malaise économique doivent se prononcer contre la politique gouvernementale.

Aux petits commerçants* industriels et artisans,

Vous formez cette classe intermédiaire entie les travailleurs et la bourgeoisie. Vous êtes des prolétaires, La situation économique vous a réservé la part la plus lourde de ses charges.

Faites le décompte des impôts nouveaux nés à la suite de l’abandon du prélèvement sur le capital*

Impôts sur le chiffre d'affaires doublés.

Patentes, licences* impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux pour la répression des fraudes, poids et mesures. Taxes à la première mutation sur les fonds de commerce* augmentation des transports, etc,

Vous êtes les percepteurs bénévoles de l’Etat et vous supportez les responsabilités de la vie chère.

La concentration capitaliste vous menace et vous subissez le chantage des banques*

Le chômage, la baisse des denrées agricoles ont diminué la capacité d’aehatdes ouvriers ci des paysans. Comparez vos recettes avec celles du début de U)27* Le gros commerce et la grosse industrie sont outillés pour la résistance, vous, vous êtes écrasés. Examinez la perte que vous subissez par la moins- value des fonds de commerce. N'est-ce pas là, également* un dur prélèvement sur votre modeste capital !

ô euez au socialisme* réclamez une nouvelle assiette des impôts et Légalité fiscale.

Ouvriers de toutes catégories , fonctionnaires et employés,

Syndicaliste, je suis pour le programme de la G. G. ï. clans les rangs de laquelle j’ai milité pendant de longues années. Je suis pour la liberté et l'extension du droit syndical à tous les travailleurs.

Anciens combattants,

Je suis un des vôtres, et je serai votre défenseur.

J'accepte le programme des victimes de la guerre,

Je suis pour la retraite à 55 ans à tous les anciens combattants. Mais pour Les véritables

seulement.

Citoyens,

Entre le conservatisme et le progrès social, entre la paix et la guerre, le Parti socialiste a choisi.

Sans jamais oublier que T émancipation complète du travail n’est possible que par 1 avènement du socialisme, vi vons propose comme programme d’action immédiate les réformes et mesures suivantes ;

1° Suprématie du suffrage universel. Limitation des droits du Sénat, Amnistie. Abrogation des lois scélérates ;

2° Sécurité par l’arbitrage et le désarmement contrôlé. Evacuation de la Rhénanie. Maintien des relations avec la Russie, Extension des pouvoirs de la Société des Nations ;

3£1 Service militaire de neuf mois préparant le service de six mois; suppression des périodes de réserve tant que ce programme ne sera pas réalisé. Réalisation rapide des revendications des anciens combattants. Réhabilitation totale des victimes des conseils de guerre et de cours martiales. Suppression des conseils de guerre ;

4° Stabilisation immédiate. Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base Nationalisation des monopoles de fait ;

5° Ecole gratuite pour tous à ions les degrés. Défense de la laïcité ; *

0» Défense des revendications ouvrières de la G. G, T. : les huit heures, les contrats collectifs, le contrôle ouvrier. Garanties contre le chômage ; large participation de 1 Etat aux assurances sociales ;

7° Offices publics des blés et engrais. Action énergique de 1 Etat en faveur des petites et moyennes exploitations. Application des assurances sociales aux travailleurs agricoles;

8° Grands travaux d’intérêt public : hygiène, habitation, outillage. Lutte contre la vie chère.

Electeurs,

Si vous me faites confiance > je me donnerai tout entier à notre arrondissement délaisse depuis la mort de Joseph Glaussat.

Je travaillerai, d’accord avec les municipalités, à 1 électrification des campagnes.

La construction de toutes les routes et chemins tracés depuis longtemps et i1 achèvement des travaux en cours.

Je demanderai à la Compagnie P.-L.-M. d'aménager modernement La gare incommode de Pont-de-Dore et. de favoriser nos déplacements par de meilleurs horaires des trains.

Aux services intéressés, je réclamerai l'amélioration de notre réseau d autobus et son extension aux régions déshéritées.

Je serai en liaison étroite avec la Chambre de commerce de T hiers ci les organisations ouvrières pour tout ce qui touche à la coutellerie.

Je ferai activer la construction de l'école nationale de coutellerie.

Avec la Chambre d'agriculture et les syndicats agricoles pour toutes les questions intéressant les cultivateurs, comme notre disparu, je suis Pour le paysan contre le hobereau.

Pour le travail contre le capital oisif.

Vous vous souviendrez que Joseph Gaussa t a été un des fondateurs du Parti socialiste dans le Puy-de-Dôme, Qu'il est mort pauvre et vous a représentés dignement de 1911 à sa mort.

Pour défendre sa mémoire, vous ferez triompher son Parti,

Affirmez voire foi en un avenir meilleur ! i I

Contre toutes les guerres et les fléaux qu'elles engendrent!

Pour la liberté des peuples 1 Contre la réaction et le fascisme 1 Faites confiance au socialisme.

Vive la République sociale

Ernest LAROCHE

Administrateur du journal La Montagne.

Maire de Puy-Guîîlaume. — ■ Conseiller général de Chàfcoldon. Croix de guerre, — Médaille militaire.

Candidat du Parti socialiste S, F. I. CL

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