PYRÉNÉES (BASSES
circonscription de RAYONNE- M. GARAT
Elu au deuxième tour de scrutin, — 8,550 voix.
Mes chers Concitoyens,
j’ai l’honneur de solliciter de votre confiance le renouvellement de mon mandat législatif.
Vous me jugerez sur les principes directeurs de 3a politique que jTai toujours suivie. Vous connaissez ma fidélité aux grandes idées de laïcité, de progrès social, de justice fiscale, de respect des croyances et de la liberté de conscience, d’amour de la paix, qui me paraissent être à la base meme du régime démocratique, que la France s’est librement donné et. auquel elle témoigne de son indéfectible attachement à chaque manifestation de la souveraineté populaire*
Nettement opposé à tous ceux, quiJ de parti pris, se placer L en dehors de la patrie ou sont hostiles aux lois fondamentales de la République, je fais appel à tous les républicains sincères désireux de voir les destinées de notre pays* se développer, prospérer et grandir dans l'ordre public, le travail productif, la concorde nationale et internationale*
Adversaire des surenchères démagogiques aussi bien que des tentatives rétrogrades et partisan Tésolu du progrès social, je ne le conçois que dans révolution normale de nos institutions et sans des violences néfastes qui ne peuvent que compromettre les libertés acquises I
La République est inséparable des lois qui ont assuré l'indépendance de l’Etat et la neutralité de l’école; elles méritent d’être appliquées sans sectarisme et dans un large esprit de tolérance.
Il reste au Parlement des tâches importantes à remplir. L'instruction devra etre développée et rendue accessible à toutes les catégories sociales pour permettre, sans distinction de fortune, aux enfants d’atteindre le plus haut degré de renseignement. Le devoir de la collectivité nationale ou communale est d’encourager Téclosion des intelligences pour le plus grand développement de la pensée dans le domaine des arts, des lettres > des sciences et de la technicité,
A l’avenir comme par le passé, je m'efforcerai de procurer aux cultivateurs modestes les moyens techniques et les facilités pratiques qui ne doivent pas rester l’apanage exclusif de la grande propriété terrienne. Des progrès considérables ont été réalisés depuis vingt ans au point de vue du crédit, des syndicats, des coopératives et des assurances; mais encore beaucoup de risques ne sont pas couverts ; mais les engrais sont trop chers et monopolisés par
de grandes firmes associées ; mais l'électricité n'apporte pas sa puissance bienfaisante de lumière et de force dans tous les villages ; mais les caprices de la protection douanièredéconcertent tes prévisions du producteur rural! A tous ces maux, je m'efforcerai d'apporter des remèdes efficaces*
Je crois juste d'accorder aux fonctionnaires le droit syndical, dont j'ai encouragé depuis longtemps la mise en pratique à la mairie de Bayonne, Cependant, l'intérêt public prime l’intérêt corporatif et la sauvegarde de la chose publique exige qu'elle demeure à l'abri des coali Lions*
Je voudrais de toutes mes forces maintenir la paix extérieure dans l'esprit des accords de Lôcarno et développer le rôle bienfaisant de la Société des Nations,
Les victimes de la guerre, comme celles du travail, ont droit à toutes les sollicitudes des pouvoirs publics. Je me suis toujours employé à leur donner un concours dévoué. La nation n’a pas encore acquitté sa dette de gratitude vis-à-vis de ceux qui se sont sacrifiés pour elle !
Notre région bénéficie d'une vogue toujours croissante, qui demande à augmenter encore par le développement du tourisme et de l'industrie hôtelière, l'organisation de f aviation commerciale, la mise -en application du plan Dawes et des prestations en nature, le développement de l'organisme économique indispensable à notre région, qu'est le port de Bayonne, la prospérité de nos belles stations balnéaires qui sont l’orgueil du pays basqueet portent au loin la renommée de ses mœurs et de scs traditions, de la douceur de son climat et du charme de ses sites merveilleux 1
L'union républicaine, qui a permis la restauration économique et le redressement financier du pays, n’a pas encore épuisé sa vertu bienfaisante. Elle reste une nécessité et un devoir* J'y suis profondément attaché, sans arrière-pensée et avec le seul désir de voir îa France se reconstituer définitivement après les terribles secousses de la guerre.
Je sollieite de vous un vote de confiance, que je m'efforcerai de mériter, en remplissant mon nouveau mandat, comme tous ceux qui m'ont été impartis, dans le travail et le dévouement.
Vive f arrondissement de Bayonne !
Vive la France !
Vive la République laïque, démocratique et sociale I