‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 213 sur 336 · J. GARAT · texte numérisé non relu

J. GARAT

Député sortant* — Maire de Bayonne*-

2e c'TCOnscription de BAYONNE.

M, LÏSSAR

Elu au premier tour de scrutin. — 8.632 voix.

Chers Electeurs,

Républicain et fervent admirateur de l’œuvre d’assainissement financier et de réorganisation économique entreprise par l’éminent président P.oincaré, nous estimons avec lui que l’étape décisive resté à franchir dans la voie du redressement définitif du pays et que. pour atteindre ce résultat vital, tous les amis de l’ordre doivent être animés d’un esprit sincère d'entente nationale et exclure momentanément tout ce qui tend à les diviser pour ne s attacher qu’à ce qui peut les unir. .

Et cependant eette trêve loyale entre les partis nous semble peu viable sans la paix religieuse et celle-ci inexistante sans la liberté et la justice égale pour tous les Français. Ari-ssi nous voterons le projet de loi Groussau <jui réclame le retour au droit commun par l'abrogation des loi de 1 904 et des articles 13 à 18 de la loi de 1901, lois dites laïques et d'exception, parce que, contrairement à la déclaration des Droits de 1 homme, elles privent toute une catégorie de citoyens : les Congrégations religieuses, des deux libertés essentielles d’association et d’enseignement. De même nous combattrons les projets scolaires actuellement en préparation dont l’application nous parait devoir oonduire l’Etat à s’arroger le monopole de renseignement.

Sous ces réserves, notre adhésion est acquise, pleine et entière, à la politique d Union nationale républicaine suivie au cours de ces deux dernières années par le Ministère Poincaré .

Nous soutiendrons sa politique extérieure basée sur le maintien résolu de la paix — sans abdication ni provocation — sur le respect absolu des traités, notamment de celui de Versailles et sur la collaboration loyale et sincère des pays dans le cadre de la Société des Nations. Nous sommes partisans du règlement des dettes interalliées, dans un sens conforme à la justice et à la dignité nationale. Nous repousserons tout acte qui pourrait fortifier le régime des Soviets, principalement dans ses tendances à se livrer sur le territoire français à une -propagande dangereuse pour Tordre social et nous noua opposerons à toute transaction qui priverait les porteurs français d’une part quelconque de leurs créances sur la Russie,

En matière de politique intérieure, nous demanderons au Gouvernement de maintenir l’ordre dans la nation et de défendre la propriété individuelle contre toute propagande collectiviste. Nous voterons l’électorat et l’éligibilité des femmes, le vote familial, le vote obligatoire, l 'institut fan du carnet civique destiné à assurer la sécurité des opérations clcctarâtes.

Au point de vue financier, nous ne saurions trop approuver la technique du gouvernement Poincaré qui, déjà, s’est traduile par des résultats incontestables. Equilibre du budget réalisé par un accroisse ment des recettes et la compression sévère des dépenses publiques ; équilibre de la Trésorerie obtenu par une poliLique d’amortissement progressivement poursuivie et -conditionnée par le respect de l’Etat à tous ses engagements; assainissement monétaire, préface de la stabilisation du franc; tels sont les trois articles essentiels de la saine politique financière actuelle auxquels on ne salira it Loucher sans risquer de revivre dans la panique les tragiques journées de 1926*

Cependant, le moment venu nous demanderons k isimplification de notre statut fiscal

de façon k rendre le contrôle des impôts plus facile tout en limitant les contacts entre ]e contribuable et logent du fisc, et la réduction de certains impôts devenus presque intolérables : taxe sur les mutations^ impôt sur les valeurs mobilières, sur les bénéfices agricoles sur les successions. La taxe sur le chiffre d'affaires devra être remplacée, dès que les cir cons lances le per mettre ni, par une taxe unique à la production.

Au point de vue économique, nous comptons sur Je Gouvernement pour s'opposer à la création de tout nouveau monopole et activer énergiquement la lutte contre la vie chère Notre redressement financier étant fonction de l'essor donné dans les trois domaines de 1 économie nationale : l'industrie, le commerce et l'agriculture, nous préconise! ons la modernisation de noire industrie, une politique douanière souple appropriée à nos besoins nationaux et une utilisation rationnelle de nos ressources coloniales. Quanta l'agriculture, son programme a été parfaitement établi par la Confédération nationale des associations agricoles et comprend parmi ses revendications ; la protection douanière des produits agricoles au même titre que ceux de l’industrie, la liberté d'exportation, l’encouragement à la coopération, à la mutualité et à l’enseignement agricole, le développement de V électrification des campagnes, la diminution des frais de transport des engrais et la lutte contre l'abandon de la terre par l'amélioration des conditions de la vie rurale.

Notre politique sociale aura pour base l’entente des classes et leur collaboration dans la confiance et la saine amitié et non la lutte et la haine qui n'engendrent que néant, À rencontre des démagogues dont le seul but est d'empêcher l'application rapide d'un programme social qui leur enlèverait toutes raisons d’exploiter les mécontents et J es misères, nous préconiserons des solutions pratiques et immédiates uniquement inspirées par le souci du bienêtre des travailleurs, C’esL dans cet esprit que nous voterons toutes les modifications jugées nécessaires au succès de la loi, trop hâtivement votée t des assurances sociales, tout en veillant à ce que sa mise en application tienne compte des usages de la profession médicale et soit assuré au point de vue agricole par les caisses professionnelles et mutualistes.

Nous faciliterons 3 accession aux grades universitaires des élites de tons les milieux, la généralisation de l'instruction professionnelle, l'amélioration de la législation artisanale, le développement de 1 apprentissage. Les ressources dues au prélèvement sur les jeux dans les differents casinos nous aiderons à l'extension de l'hygiène publique et privée, de la lutte contre la tuberculose, 1 alcoolisme et 3a syphilis, le redressement de la moraliLé publique, la préservation physique et morale de 1 en lance et de l'adolescence, l'encouragement de la natalité et la protection de la famille. Nous ferons nôfre 3a dette sacrée contractée par le pays, qu iL ont sauvéJ envers les anciens combattants, les victimes de la guerre : veuves, a scen d ant s , orph el in s .

Dans ïe cadre restreint de la 2e circonscription de Rayonne, notre longue expérience de 1 agriculture nous permettra de veiller activement au mieux*.êtrc du paysan, « ce maître silencieux des destinées de la patrie *>, sans que cette sollicitude, pour tout ce qui touche à la vie rurale, nous fasse négliger les intérêts primordiaux de nos centres industriels et commerçants, dont certains, en plein développement, sont encore, à l'heure actuelle, privés des moyens de communication et de transport qui Jour sont dus.

L essor admirable et ininterrompu que notre magnifique côte basque offre à une foule de plus en plus nombreuse de visiteurs pose tout un ensemble de problèmes climatiques et touristiques qui s'imposeront à notre vigilante attention.

Hendaye, Saint-Jean-de-Luz, Cihoure, Guéthary, Bidar-t soulèvent également dos questions importantes de marine marchande. Les parlementaires des Basses-Pyrénées ont déjà envisagé l'amélioration du port de Saint-Jeân-de-Luz et l'installation d'un frigorifique qui permettrait de pallier aux allêas d'une pêche inconstante, tantôt trop abondante, d autres lois, au contraire, désastreuse de disette. Mais ce sont là des projets de large envergure dont la mise en oeuvre nécessite au préalable un parfait accord sur leur opportunité entre tous les intéressés i municipalités, pêcheurs et industriels.

Cependant, les nombreuses doléances des pêcheurs luziens nous démontrent combien il £st urgent de faire enlever les blocs de pierre qui gênent l’accès de la barre et de creuser le

chenal pour faciliter l'entrée et la sortie des bateaux à toute heure de la marée à Saint- Jeande-Luz*

Chers Electeurs,

Tel est le programme que je soumets à votre examen. Il est sans doute Incomplet, mais les lacunes que vous pourrez y observer bénéficieront, j'en suis sûr, de votre bienveillance* Il est Y exposé sommaire de la politique d'Union nationale républicaine dont le chef incontesté est M. Raymond Poincaré. Ce sera ma grande lier té de pouvoir m'y associer et de contribuer à îa faire triompher si, comme je l’espère, vous voulez bien m’honorer de votre confiance.

Docteur J. LISSAR Maire de Hasparrem Conseiller général des Basse ^Pyrénées,

Candidat d’Ünion républicaine démocratique.

Circonscription de MAU LÉON*

M. YBÂRNÉGARÀY

Elu au premier tour de scrutin* — 10*289 voix*

M, Ybarnégaray n’a publié aucune profession de foi*

Circonscription d’OLORON*

M* LILLAZ

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,654 voix*

Appel aux Electeurs >

Depuis vingt ans dans la vallée d’Aspe, depuis 1919 Conseiller général du canton é Accous, je me suis efforcé de bien servir les intérêts du Béarn en aménageant nos richesses, en développant notre outillage, en assurant plus de bien-être, et je n’ai fait de lu politique que pour lutter contre ceux qui voulaient trop en faire*

Républicain discipliné, j’ai soumis ma candidature au Comité ; ü m’a désigné à vos suffrages* M, Louis Earthou m’a seul autorisé à me servir de son nom. Dans ce double patronage vous trouverez la garantie de la fermeté de mes convictions républicaines et de ia sincérité de mon désir de poursuivre la politique d’Union nationale que je considère non pas comme une expérience, mais comme un système qui s’impose pour le salut de la PYance et le relèvement de nos finances.

Cette Union? je la défendrai de toutes mes forces ; elle seule permet une politique de progrès ; je m’engage à la respecter pendant les quatre années de la prochaine législature en

m'opposant à toute discussion qui n'aurait pour objet que de reveiller de vieilles querelle pour diviser les Français, Tous les" ré pub lie ai ns conscients de la gravité de l'heure présenté et soucieux de l'intérêt du pays doivent rester unis pour assurer la stabilité du Gouvernement et lui donner la force et les ressources nécessaires pour achever l'œuvre de sécurité e[ de progrès.

Au dehors la paix sera assurée par une politique d'accords et d'ententes qui, dans le respect des traités, sera la garantie de notre sécurité.

Au dedans la lutte contre les fauteurs de désordre, les sans-patrie et les traîtres sera poursuivie sans faiblesse et la propriété sera protégée ; les lois fondamentales de la République seront maintenues dans le respect de la liberté de conscience sans application sectaire. Un statut sera donné aux fonctionnaires, qui fixera leurs droits et leurs devoirs l’Etat qui paye a le droit d'être servi.

Dans la France qui se relève il n'y a plus de place pour les défenseurs attardés de partis sans programmes. A la politique de phrases et de promesses je veux substituer la politique du travail et des résultats et y apporte à vous bien servir mon expérience des affaires.

Aux familles nombreuses je m'efforcerai de faire accorder les secours ou dégrèvements qui seuls peuvent permettre de maintenir à la terre les enfants qui s’en éloignent. Je porterai toute mon attention aux lois d 'assurances et d'assistance pour les adapter aux besoins des agriculteurs et des ouvriers avec le concours des organisations existantes.

Pour les agriculteurs je demanderai la suppression de la loi sur la tuberculose bovine et l'établissement d'un régime plus équitable pour lutter contre la tuberculose, un prix de transport plus réduit pour les engrais, une protection douanière plus efficace, un allégement des impôts. En améliorant les chemins de montagnes, les abreuvoirs et les abris, je m'efforcerai de rendre les exploitations plus productives et la vie plus facile.

Pour les éleveurs je demanderai un concours plus large de l'Etat et des débouchés plus nombreux pour la vente de leurs produits.

La collaboration loyale des ouvriers et des patrons doit permettre d'espérer des salaires meilleurs et un outillage plus parfait dans une production pins intense. J en serai le défenseur vigilant.

Agriculteurs, ouvriers, commerçants, industriels, tous doivent se montrer les partisans fervents de V Union nationale qui seule permet le progrès, l'accomplissement des réformes, la répartition équitable des charges, A tous j'apporterai le concours de mon expérience et de mon dévouement,

Henri LÏLLAZ

Conseiller général des Basses-Pyrénées.

Officier de La Légion d’honneur.

Circonscription d'ORTHEZ.

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