M, NOGARO
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8.023 voix.
Chers Concitoyens,
Député sortant, je présente de nouveau ma candidature à vos suffrages, la tête haute, car j'ai conscience d’avoir cherché, en toutes circonstances, où était l’intérêt du peuple travailleur, et de Tavoir soutenu sans défaillance.
Nommé membre de la Commission des finances, rapporteur du budget du travail et de Thyglène^ membre du bureau du (Parti radical, dès mon efitreé a la Chambre ; nommé déïé*r gué de la France àda Société des dations en 1^35, ei’Miriistre en Î926, je pense Woir gravi les échelons de la carrière parlementaire de telle manière que mes compatriotes des Hautes- Pyrénées puissent en éprouver quelque' fierté.
Vous n'ignorez pas davantage, mes chers concitoyens, que je; suis Intervenu dans tons les grands débats financiers, et que la politique de restauration financière que je préconisais des 1919 vient de trouver sa consécration dans les faits. Depuis plus d’un an, Tiotre monnaie est stable et nous ne connaissons plus les angoisses financières de la législature précédente etdu début de oeUe législature. Tout en rendant le plus; siiicère hommage au citoyen, intègre, au grand .parlementaire qu’est M. Poincaré, j’ai pu ré v end 1 que r d e v a a LJ ni, ipour ies spécialistes de 'mon Parti et pour moi-mome, ï’hontieur d’avoir ikrgem eut :0@iitnbué à l’élaboratipn du programme qu’iba heureusement réalisé, de revendique a ussi (l’honneur 'd’avoir fait partie du gouvernement qui a placé à Imtête de la Jüan que de France le nou veau gooverneur qui a pris les mesures nécessaires pour mettre fin au cauchemar de l'instabilité monétaire et a la spéculation sur le franc,
Je ne m’arrêterai pas fà relever b audacieuse: imposture de ceux.qui voudraient me ranger parmi les responsables de: cette panique qui f avait fait 'monter livra Ai 'MO ; si, j’avais été: de eeuxdà^tes profiteurs me bénîeça lent, au lieu de s’attaquer !■ Mon fcrime^ à leurs yeux, est davoir, dénoncé,; dès WD,, les périls rd’une : in stabilité, .monétaire qui leur était. si profitable eU avoir, par , une inlassable .propagande,. indiqué, les moyens , d’y mettre Jin.
Ge sont donc leursrattaque^ quii m'hongrent, I
J ajoute que jo sms fier -d! appartenir à, un parti qui./ s’il a comme fous ie£ autres, tâtonne parfois pour chercher la solution des difficultés de Pheure, a,\du moins;, pris ,1a. pdusr large part des responsabilités au cours de cette législature et a contribué, plus que tout autre, à fournir aux gouvernements qui se sont succédé, une, maj wijtéméçessairc.
J ajoute que la partie la plus importante du programme que nous nous étions engagés à soutenir en 1924 est actuellement réalisée.
En matière poli fciq ue : 7
Nous .avons voté, le retour au scrutin d’arrondissemeiiL
En matière financière :
La stabilisation monétaire, dont ne voulaient passes partis de droite, ietqüe mes colc g u e s e t moi avions* mis e * e n t été1 de no tre pl an fi na n crer , e $t réalisée en. fa il;
L’équilibre budgétaire est largement assuré;
La ri elle flottante a été consolidée, conformément à la politique que j’ai ardemment défendue, sans aucune mesure de contrainte ;
L'allocation nationale aux: familles nombreuses a été relevée de 90 à 360 francs de manière à compenser l’excès de charges injustifié que font peser sur elles les impôts de consommation ;
Quant à l'impôt foncier, il vient de faire l'objet d'un dégrèvement en faveur des propriétaires exploitant eux-mêmes leur terre, qui sera appliqué cette année par les soins des percepteurs.
Et si la fraude fiscale, notamment sur les valeurs mobilières, n'a pas été plus rigoureusement réprimée, vous n'ignore?; pas que cela est dû à la menace d'une certaine finance, qui, abusant du pouvoir que lui conférait la spéculation sur le franc, a tenu en échec, sur ce point, notre programme de justice fiscale.
En matière économique et agricole :
Je me suis efforcé, en prenant part aux récents débats douaniers, non seulement de faire adopter les mesures intéressant directement l'agriculture, mais aussi d'écarter des projets de droits excessifs en faveur de certaines industries qui auraient fait monter, plus que de raison, le prix des machines électriques ou agricoles, des engrais, etc.
Tous les partis ont voté la liberté d'exportation des produits agricoles et ■ l’augmentation des droits de douane destinés à protéger l'agriculture.
Mais seuls les partis de gaucho ont défendu les agriculteurs en s'opposant au vote d’un tarif de protection industrielle exagéré.
En matière sociale :
J’ai voté la grande loi sur les assurances sociales, qui sera améliorée avant d’être appliquée, mais qui figure dès à présent dans notre législation. J'ai, d'autre part, pris l’initiative, en ma qualité de rapporteur du budget du travail et de l'hygiène, d’un grand nombre de propositions en faveur des familles nombreuses, et j’ai souscrit à toutes les mesures proposées en faveur des victimes de la guerre et des anciens combattants.
En matière militaire :
J'ai voté la réduction do service militaire à un an, après adoption des mesures nécessaires pour que la défense nationale n’en soit nullement compromise.
GeLte importante disposition législative, adoptée dès à présent dans son principe, pourra être appliquée dans moins de deux ans. Le mérite en revient à quatre parlementaires dont 1 un, PaukBoncour, a toujours su concilier le souci de la défense du pays avec une propagande inlassable pour l'organisation de la paix, et dont les trois autres, MM. Sénac, Bernier et Aceambray, tous trois membres du Parti radical, ont su, en cette circonstance, servir à la fois l’intérêt national et la démocratie.
Enfin, en matière de politique extérieure ;
La politique inaugurée par les chefs des partis de gauche en 1924 a porté des fruits trop évidents pour qu'il soit possible de les méconnaître :
Grâce à J1 application du plan Dawes, l'Allemagne a enfin payé régulièrement plusieurs milliards par an.
Briand, à Locaroo, a obtenu d'elle la reconnaissance spontanée, définitive, de nos nouvelles frontières.
La délégation française à la Société des Nations a pris, depuis qu’elle est composée d'éléments franchement démocrates, la tête de toutes les délégations du monde et travailla avec une ardeur renouvelée et une ténacité inlassable à l'organisation de la paix.
No 3814
Iï suffit donc de jeter un coup d'œil en arrière et de comparer les résultats ainsi obtenus en 1928 avec la situation laissée par la Chambre en 1924 pour mesurer toute l'importance de V œuvre accomplie,
[1 suffit aussi de constater la part prépondérante prise par le Parti radical dans les responsabilités du Gouvernement, d'un bout à F autre de la législature, pour devoir reconnaître qu’il a largement participé à l’œuvre de redressement national. Au reste, les noms des hommes qui siègent actuellement auprès de M. Poincaré : Briand, Sarrau t, Herriot, Painlevé, guenille, Perrier, André Fallières, suffisent à attester l'étroite collaboration des partis de gauche avec le chef du gouvernement actuel.
Enii n vous n'ignorez pas eue, n’hésitant jamais à soutenir ce que je considérais comme la vérité, aussi bien devant mes amis que devant mes adversaires, j’ai pris à l’intérieur de mon Parti et à la Chambre, une part active aux travaux qui rentraient dans ma compétence et notamment au redressement financier*
Cela dit, voici les points essentiels du programme de réalisation immédiate ou prochaine que je soumets à votre approbation, sans préjudice de bien des suggestions auxquelles je serai heureux de réserver bon accueil.
Redressement financier :
Consécration par la loi de l’intervention par la Banque de France sur le marché du change, pour maintenir la stabilité et la sécurité monétaire. Cette consécration légale de la stabilisation, qui ne changera rien à la situation de fait actuelle, n’a d’autre but que de soustraire l’Etat français à la domination des banques, et de rendre notre monnaie encore plus solide.
Maintien d’un équilibre budgétaire rigoureux.
Continuation de Ja consolidation et de l'amortissement de la dette selon les méthodes actuellement pratiquées, sans aucun manquement aux engagements de Y Etat et sans aucune contrainte.
Aménagement des impôts en vue d'alléger les charges qui pèsent sur les travailleurs de la terre, du commerce et de l'industrie ; application stricte de la progressivité dans l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les successions afin de demander aux possesseurs de grosses fortunes un effort correspondant à leurs facultés ; substitution de l’impôt a la production à la taxe sur le chiffre d'affaires dans les cas ou cette substitution sera techniquement réalisablo, sans surcharger les consommateurs ; répression énergique de la fraude fiscale, notamment sur les valeurs mobilières.
Poli tique intérieure, économique, agricole :
Maintien du régime de laïcité, qui signifie : indépendance réciproque de l’église et de 1 Etat, dans le respect de toutes les croyances et la liberté du culte.
Simplification des rouages administratifs*
Industrialisation des monopoles d’Etat.
Maintien et développement des libertés syndicales, de la coopération et de la mutualité.
Extension des attributions du Conseil national économique, avec représentation équitable des interets agricoles.
Répression de la spéculation.
Intensification de la production coloniale.
Amélioration de la loi sur la propriété commerciale.
Révision des tarifs de chemins de fer, en rétablissant la dégressivité nécessaire pour
— ïflJE —
stimuler le commerce et l' industrie dans les régions les plus éloignées des matières premières, des centres de production industriels ou des débouchés*
Développement de Félectrîfieation.
Développement de renseignement agricole; des champs d'expériences* des encourageni e lit sài l’é 1 è v a ge i
Assouplissement du régime forestier de manière a ne pas entraver la libre: utilisation des pâturages:
Augmentation des crédits de I1 Etat et des ressources départementales pou ri compléter le réseau routier, lamentableinent insuffisant, de nos régions montagneuses i ou; accidentées, notamment des Baronnies;
Mesures propres à favoriser le développement du tourisme et dé: i1 industrie hôtelière dans notre département*
Politique sociale. — Familles nombreuses. —Anciens combattants :
Coordination des programmes de renseignement primaire et secondaire (c'est ce qu'on a appelé l'école unique) et facilités croissantes à la gratuité dë Renseignement secondaire et primaire supérieur, afin de permettre à la nation de recruter dans les milieux, les plus modestes toutes les intelligences d’élite*
Développement des contrats collectifs entre ouvriers et patrons dans l’industrie.
Amélioration ide- la loi sur les assurances1 sociales.
Augmentation des crédits destinés à améliorer Hygiène publique.
Généralisation des allocations familiales aux travailleurs salariés*
Majoration de toutes les allocations de l’Etat et des départeme:nU en faveur des familles nombreuses* Généralisation, des indemnités de naissance..
Bénéfice de l'encouragement national aux familles nombreuses à partir du troisième enfant.
Encouragement public à l’amélioration de l1 Habitation à, la ville et à la campagne.
Adduction d’eau potable partout où le besoin s’en fait sentir*
Développement de toutes les institutions destinées aux anciens. combattants et victimes de la guerre.
Comme par le passé, j’appuierai de mon vote les revendications si légitimes de ceux qm ont tant souffert et souffrent encore pour la patrie et je veillerai à 'î’ amélioration des institutions établies- en leur faveur (pensions ; offices des mutilés et des pupilles ; œuvres de reclassement social, etc,} Je veillerai, d accord avec eux, à une organisation satisfaisante de l’Office national des combattants récemment créé.
Politique extérieure :
Révision: du règlement des dettes interalliées dans un .sens conforme aux vœux de b nation française et plus spécialement des anciens combattants.
Participation active aux travaux de la Société des Nations et du Bureau international du travail, développement des institutions, d’arbitrage international*: organisation de la pais-
Enfin j'ajoute que je continuerai, comme je Tai fait dans la précédente législature, a rechercher toujours où sont les légitimes intérêts de ceux qui travaillent et a les défendre sans peur.
Beuthaxxï XQ G AB O
Conseiller général du canton de Trié* Dépnté sortant. — Ancien Ministre*
Circonscription de TAREES.
M. DESBONS
10 u au premier tour de scrutin. — 10.662 voix.
Electeurs, chers Concitoyens,
Il y a quatre ans, au moment où le Bloc des gauches livrait un redoutable assaut contre M. Poincaré, je vous avais dénoncé îe danger de la politique que le cartel vous offrait.
Les événements m’ont donné raison.
En moins de deux années de gouvernement, le cartel a consommé la ruino financière du pays, jeté le trouble et le désordre dans les esprits, découragé l’épargne et le travail, détruit la confiance et compromis l'avenir de la France.
Un homme sest trouvé, celui-là même que le cartel triomphant avait précipité du pouvoir après lavoir bafoué : M, Raymond Poincaré, En quelques mois, iJ a rendu à la nation confiance en ses destinées, restaure notre monnaie, sauvé nos finances et redressé la situation désespérée dans laquelle la politique cartelliste nous avait jeté*
L’œuvre de salut qu’il a si heureusement commencée doit être continuée si on ne veut quelle périsse. Elle ne peut S'être que si vous envoyez au Parlement des hommes acceptant sans arrière-pensée les méthodes de gouvernement que M, Poincaré a instaurées et le programme auquel il s’est attaché.
Ces méthodes et ce programme, je les avais soutenus lorsque, en 1924, estimant déjà que les vaines querelles de la politique pure et les divisions de partis ne pouvaient qu’entraver le relèvement du pays, je m étais présenté devant vous avec un programme d union républicaine et nationale.
Aussi, puis-jic aujourd huî} sans crainte d’être démenti, revendiquer le titre « d’associé fidèle et persévérant » que le Président du Conseil a décerné dans son discours de Bordeaux à ceux qui 1 ont soutenu invariablement dans sa tâche nationale.
Uette fidélité constitue le meilleur titre à votre confiance.
Mon concurrent radical-socialiste* après avoir toujours soutenu dans ses votes les ivers Ministères du cartel qui s’effondraient les uns après les autres dans Fi m puissance et la stérilité, se croit aujourd’hui autorisé a se réclamer de cette même politique d’Union nationale qu'il avait toujours combattue et que ses amis et lui subissent avec une impatience souvent mal contenue.
Electeurs, ,-trcnez-y garde! Le cartel ne demande qu’à ressusciter : l’alliance des radicaux-socialistes et des socialistes n’est pas rompue. Dans notre circonscription, n’ont- ' 5 Pasr I)r*s 1 enoagement formel de se désister l’un pour l’autre en cas de ballottage ?
'Votre bon sens a déjà répondu qu’on ne pouvait prétendre défendre la politique de - ■ omcare et prendre l'engagement de se désister pour le candidat qui le combal. Cette ^tion commune entreprise en vue de l’élection, continuerait au Parlement avec la politique neiaste qui nous a conduits au bord de l’abîme.
M pP0!U eVltSr dS tl0uveau lei angoisses que nous avons connues, avant le retour de 1 ' .0mCare au Pouvoir, pour liquider lelourd fardeau de la guerre que les luîtes stériles des MM n °nt falL cru*ao?!'aver> Pour permettre de libérer les travailleurs des charges qui en a a suite, je viens laire appel à tous les hommes de bonne volonté, à tous les républi-
ealns qui, voulant s'élever au-dessus des vaines querelles de chapelle ou de doctrine, entendent poursuivre dans Tordre, la paix et le travail le relèvement de notre cher pays,
Par la concorde et fanion nationale, par une politique sincèrement et fermement républicaine, rejetant toute dictature do classe, d'homme ou départi ; soucieux d'accorder au travail Taide et la protection qu'il mérite ; désireux de favoriser son développement dans la justice, la paix intérieure et la paix extérieure ; proclamant la nécessité d’accords internationaux pour éviter le retour des jours tragiques que nous avons vécus ; exigeant le respect des droits acquis par ceux qui combattirent pour la défense du pays; soucieux d'assurer à tous les citoyens plus de bien-être par une équitable répartition des charges; voulant le respect de la liberté de conscience parla laïcité de l'Etat* la neutralité de l'école, la liberté des croyances et de renseignement, estimant que le devoir des hommes et de la nation entière est de venir en aide aux déshérités ; proclamant que le problème social ne pourra être résolu que par cette aide persistance et non par les utopies ou les rêveries qu dressent à l'appel des partis extrémistes, en une lutte de classes fraticide, les collaborateurs de l'activité du pays.
Electeurs, je vous offre mon programme, confiant que vous y trouverez les principes auxquels vous êtes attachés et les réformes que vous souhaitez.
Agriculteurs, ouvriers, commerçants, industriels, tous producteurs, consommateurs, contribuables* je fais appel à votre collaboration pour assurer :
La rénovation do la nation, par :
La décentralisation des services publics ;
La simplification' des méthodes administratives et la réforme des méthodes parlementaires :
Une plus grande stabilité gouvernementale ;
Le vote obligatoire, le suffrage familial et l'électorat dés femmes ;
La représentation élue au sein du Conseil national économique des différentes catégories sociales ;
La diffusion de l'éducation et Taccession de tous H 'enseignement secondaire, supérieur et technique par un Office national des bourses ;
L'encouragement de la natalité, ïa protection et le développement de la race par Thygiène et les sports:
La paix extérieure, par ;
Le respect dés traités :
Le maintien de la sécurité française avec un service militaire réduit, un minimum d'armements, grâce au renforcement de la Société des Nations et des pactes s’attachant au rapprochement des peuples ;
La stricte application du plan Dawes dont l'insuffisance est un minimum auquel on ne peut renoncer ;
La collaboration internationale sur Je terrain économique par l'intermédiaire eu Bureau international du travail.
La paix sociale, par :
La protection du travail ;
Le développement des contrats collectifs ;
Le respect des lois ouvrières
La solidarité envers les mutilés du travail ;
Le développement de l'actionnariat ouvrier ;
Linsii tu ti o-a d fun e j uni àl et ion o bl i ga toir e d os cou fl i t s d u travail ;
La construction d’ habita lions à bon marché 7
L’amriferation -de la loi sur les assurances sociales ;
La révision des retraites ouvrières et des salaires régionaux ;
Le rajustement des1 traitements, des salaires et des pensions ;
Le statut des fonctionnaires établissan t leurs droits et leurs devoirs ;
LJ application des lois de laïei té dans l'esprit le plus large, conformément aux principes de justice, d égalité et de liberté ;
L’accord de tous les Français dans la liberté de conscience ;
Le maintien de 1- ordre et la collaboration de tous les éléments concourant à la production nationale.
La justice fiscale, par :
La répartition équitable des charges fiscales entre toutes les catégories de contribuables ;
L impôt global et progressif sur le -revenu avec dégrèvement à la base, tenant compte du minimum nécessaire a l'existence du grevé et de sa famille ;
La suppression de l'inquisition, de l'arbitraire, des anomalies fiscales et de toutes mesures vexatoires ;
Le rempiacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe unique ;
La codification et la simplification du système fiscal permettant un contrôle personnel ;
La réduction des impôts indirects grevant îa consommation.
La prospérité économique par ;
ïrinten s idéation et le dégrèvement de la production ;
La transformation et l’amélioration de l'outillage ;
La compression méthodique des dépenses et ta suppression rigoureuse des gaspillages;
L’encouragement et la protection de l'épargne ;
L’encouragement et la protection de rartisanat, du commerce, de l'agriculture et de 1 industrie ;
La mise en valeur des richesses publiques, du domaine national français et du domaine colonial ;
L’ organisa tien de la gestion des monopoles en vue de leur meitleuT rendement;
Une politique des transports facilitant les échanges et la production par des tarifs saisonniers ou réduits ;
L'organisation de débouchés à l’étranger afin d'avoir une balance commerciale favorable,
La solidarité économique par :
Une politique douanière étendant également sa protection sur l’industrie, le commerce et 1 agriculture dans le respect de leur liberté.
Agriculteurs, éleveurs.
Propriétaire terrien, éleveur comme vous, je connais vos besoins, et vos désirs sont hs miens, La Conférât] on générale des associations agricoles ,a précisé nos revendications. Je les soutiendrai*
Nous vouions notamment F encouragement de la production agricole, base de la richesse nationale ;
Par la liberté d exportation des produits agricoles ;
La défense des intérêts des viticulteurs au regard de l'étranger ;
Le développement des syndicats et du crédit agricole ;
La suppression des octrois ;
La représentation des intérêts ruraux dans les Chambres d agriculture nanties de budgets leur permettant de jouer un. rôle eliicace ,
L’accroissement de la production par le développement dos travaux d irrigation, des
stations d’essai et de champs d'expériences;
La généralisation de l’emploi des engrais par une fabrication moins onéreuse ; L’adoption d’un régime définitif des mines de potasse d Alsace et de 1 exploitation des gisements de phosphates de l’Afrique et en particulier du Maroc en vue de leur fourniture à bon compLe aux cultivateurs ;
La fourniture de semences sélectionnées ;
La représentation des agriculteurs dans les diverses commissions chargées de constater les cours des produits agricoles et de publier les mercuriales .
La révision du statut militaire des agriculteurs prévoyant des permissions spéciales
obligatoires au moment des travaux urgents ;
L’amélioration générale de la vie rurale : chemins, services publics d’autobus, services
postaux, téléphone, T. S. F.;
f /électrification des campagnes poursuivie jusqu’aux fermes isolées ;
Le développement de la mutualité contre la mortalité du bétail et d’assurances régionales contre la grêle ;
Le dégrèvement de l’agriculture ;
Le maintien du forfait dans l’évaluation des revenus agricoles et l’application d un taux tenant compte des charges qui grèvent l’agriculture du fait des cataclysmes atmosphériques; ... , , „ ,
Les prestations réservées à l’entretien de la petite vicinahte, la réfection des routei
devant être assuré par les lourdes taxes perçues sur les automobiles ;
La formation de la main-d’œuvre par l’enseignement professionnel agricole adapte aux
besoins régionaux ; r
La mise à la disposition des éleveurs de reproducteurs sélectionnés pour 1 amelioration
des races ovines, bovines et porcines indigènes ; ,
La mise à la disposition des éleveurs de pur-sang d’étalons reproducteurs donL origine et les performances permettront une vente rémunératrice des produits ;
L’encouragement de l’élevage du cheval de selle au moyen de concours d'épreuves et
de primes suffisantes;
î/encouragement de l'industrie mulassière et l'achat de baudets reproducteurs- Commerçants, industriels,
Après la période instable que nous avons traversée, il faut que Ton s’attache à en pallier
les funestes effets et à en éviter le retour, ,
En même temps, il faut que la gêne et l’inquisition fiscale ne soient pas une entrave a
votre activité.
Industriels, l’Etat doit vous aîder et protéger nos matières premières afin qu une pr duclion accrue par un outillage et des méthodes modernisées vous permette de lutter pas facilement à l’extérieur, de contribuer à l’intérieur à l’abaissement du coût de la vie e d'améliorer le sort de vos collaborateurs*
Commerçants, le tourisme dans nos régions peut donner à vos affaires un essor cous dé rable. Nos efforts doivent tendre à le développer par l’amélioration de nos routes e l'industrie hôtelière dans le cadre splendide de nos Pyrénées.
Ouvriers, employés.
Opposé à la lutte des classes, ayant toujours voulu la collaboration du capital et du travail h laquelle la G. G. T. s’est ralliée, je veux que le capital travaille pour que le Irai a possède.
Pour cela tout en poursuivant les réformes sociales depuis si longtemps promises, il faut, dès maintenant, combattre la vie chère et le taudis, aider les familles nombreuses, protéger les classes laborieuses dans le travail et l’invalidité.
Anciens combattants,
Mes camarades, vous savez que j’ai toujours été au premier rang pour vous défendre, vous ne comprendriez pas qu’aprèa avoir collaboré à la rédaction des revendications de notre Confédération nationale, je n’en sois encore et toujours le défenseur obstine.
Citoyens,
Tel est mon programme. , . .
I a complexité des problèmes de l’heure permet seulement d en indiquer les principes. Mais les programmes ne sont rien s’il n’y a à leur base la sincérité et, pour leur application, un état d’âme nouveau : l’élan, la ferme volonté de tout un pays qui aspire a se relever.
Avec tout mon cœur, je fais appel aux républicains qui veulent cette rénovation poétique et économique dans la justice sociale et par le paix internationale.
Confiant dans la démocratie française, confiant dans les destinées de ce pajs, je me présente à vous pour servir les intérêts de la France et du département.
Vive l'arrondissement de Tarbes!
Vive la République !
Vive la France 1
Jean DES BON S
Chevalier de la Légion d'honneur. — Croix de guerre.
Avocat à la Cour do Paris.
Prop Hétaïre- El a veur .
Républicain do gauche. — Candidat dTnion nationale.
PYRÉNÉES-GRTENTAL'ES
Circonscription de GËHET.
M. RAMEIL
Élu au deuxième tour de scrutin. — 8,^73 voix.
Citoyens 1
Haussons les épaules devant les vaines calomnies î
Vous me connaissez !
Depuis quinze .-ans, f ai l'honneur et la fierté de vous représenter au Parlement,
Vais-je,. après cela, vous offrir une profession de foi, au sens ou certains l’entendent ?
Vais je feindre de découvrir et de détailler complaisamment, sous vos yeux, des problèmes généraux et particuliers que nous avons, en fait, suivis, vous et moi, étudiés sans relâche et résolus chaque fois que c’était humainement possible ?
Vais-je vous accabler de protestations et de promesses ?
Non S
Cela ne serait ni digne ni de vous de moi.
Mais je vous dirai simplement ceci :
Le parti radical socialiste, réuni en congrès, à Céret, le 4 mars, m’a désigné à vos libres suffrages.
Ce grand parti, dont le programme est la base de l’action gouvernementale de demain, sait qui! peut me faire confiance, parce que j’ai fourni, de longue date, la preuve démon dévouement aux intérêts de la démocratie.
Je serai légitimement fier de continuer à servir ces intérêts sacrés, à un moment où les résultats obtenus sont de nature à nous encourager fortement. Le rétablissement de l'ordre financier est une œuvre commune de la dernière législature. On essaierait en vain d’en reporter le mérite sur des éléments conservateurs. Si, dans le pays, une campagne perfide a ete conduite contre les hommes de gauche, il faut bien remarquer, comme fia dit 1 un d’entre nous que nul orateur du Bloc naLional n a osé porter à Ja tribune de la Chambre quelqu’une des calomnies pourtant répandues à profusion dans le pays, contre les partis de gauche !
En aucune circonstance votre député sortant n a cessé d’être fidèle à la plus pure tradition républicaine. Ses convictions n ont jamais varié. Il n’a jamais cédé devant une oppression, une contrainte, d’où qu’elle vienne.
Rassemblez vos souvenirs. Consultez mes votes. înterrogez-moi sur tout point qui vous préoccupe. Et si, a votre avis, j’ai cessé un seul moment, durant ces quinze années, de
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lutter pour les idées qui sont les nôtres, si je me sois laissé intimider par quelque coosidération opportuniste, si ce mandat qui me fut confié par tous, je Fai humilié devant les puissants du jour, si* dans ïa période difficile ou je fus — de 1919 k 1924 — le setfl représentant du Parti républicain pour les Pyrénées-Orientales, j'ai démérité a vos yeux ; si enfin, dans cette dernière législature, de 1924 à 1 928, je n'ai pas vaillamment soutenu toutes vos légitimes revendications, si j'ai négligé le pur souci des intérêts généraux et des intérêts du département, alors ref usez-moi impitoyablement vos suffrages' ■!
Mais si, comme j’en ai conscience, j'ai su demeurer votre actif et loyal délégué, défenseur intransigeant de vos convictions et de vos libres volontés ; si je Tfai jamais voulu p]ier — „ sous ia pression de telle ou telle louche coalition — alors, accordez-moi franchement de nouveau, votre confiance 1
Electeurs républicains !
En toute simplicité, en toute conscience, je me suis toujours efforcé de rendre service à mon pays, à mon département, cl de me dévouer, même, aux intérêts particuliers^ chaque f fus qu'un tort ou: une injustice m'étaient signalés.
J'ai le droit d'affirmer que je n'ai jamais fait de promesses vaines.
Je suis prêt à m’incliner devant le résultat, quel qu'il soit. Mais j’ai foi en votre justice et j'attends avec sérénité votre décision.
Vive la République démocratique et sociale î
Pjerrü RA M E IL Ancien Ministre, — Député sortant.
Circonscription de PERPIGNAN:
M. PÀYRA
Elu au deuxième tour de scrutin, — - 7*089 voix.
Mes chers Concitoyens,
Député, Vice-président du Conseil général, premier adjoint au maire de Perpignan, partout, toujours, j'ai conscience d'avoir fidèlement rempli les mandats qui m'ont été confiés.
Partout, toujours, je puis le dire sans crainte d'être démenti, j'ai mis au service de tous mes concitoyens, avec îc libéralisme le plus absolu, toute mon activité, tout mon dévouement, toute ma bonne volonté,
A la Chambre des Députés, dès ma première législature, j'ai assez fortement marqué ma place pour recevoir d'un des plus éminents de nos Présidents du Conseil, quelques mois à peine après mon élection, l'offre flatteuse d'un portefeuille de Sous-Secrcfaîre d'Etat, offre que j’ai^déclinée (bien que partisan résolu de la participation socialiste au pouvoir), pour demeurer fidèle au parti auquel j'appartiens depuis plus de vingt-cinq ans.
Sans bruit ni bluff inutiles, j'ai travaillé, j’ai fait tout mon devoir et V Indépendant lui-même, par la plume de son rédacteur parlementaire « Audit us a qui n’est autre que
M. Charles Brousse, autrefois le plus acharné de mes adversaires, a dû rendre hommage au labeur accompli, à l'effort fourni, à la situation acquise.
Au Conseil général, dès mon entrée, j'étais élu vice-président, et à la session d’octobre dernier, m'effaçant devant mon ami Victor Dalbioz que je contribuai à faire élire à 1T unanimité, j’ai refusé la présidence qui m’était assurée par la majorité de rassemblée départementale, y compris les trois conseillers élus ie Y Indépendant.
Dans cette assemblée encore, je ne crains pas de l’affirmer, il n’est pas de collègue s’éLant efforcé plus que moi d'être utile à notre beau département*
À la mairie de Perpignan, depuis huit ans déjà, à la tête de l’administration municipale, l’œuvre accomplie est telle, qu’il n’est plus d’adversaires qui ne soient obligés de s’incliner. Chaque élection nouvelle fournit, d’ailleurs, aux Perpignanais avisés et de bonne foi, 1* occasion de manifestations toujours plus imposantes qu’à l’élection précédente.
Les électeurs du chef-lieu, qui ajoutent aux qualités de finesse de nos magnifiques populations catalanes le sens averti des habitants des grandes cités, comparant mon action ^t mou œuvre à celle de mes concurrents (qui, tous, sont passés au Conseil municipal) ne manqueront pas, eux qui, mieux que tous autres, me connaissent bien, de m’apporter l’ éclatant témoignage que j’attends de leur clairvoyante loyauté et que je crois avoir bien mérité.
Vous ne comprendriez pas, mes chers concitoyens, qu’ayant les références que je puis présenter, je m’attarde à vous faire de vaines promesses.
Vous savez tous qui je suis.
Vous m’avez vu à l’œuvre.
Partout, toujours, j’ai fait tout mon devoir, sans jamais mêler le moindre sectarisme aux qualités de Lravail et d’acLivité que l’on veut bien me reconnaître.
Vous avez déjà compris comment s’engage ïa bataille.
En dépit des affirmations doctrinales, c’est en réalité entre le candidat de Y Indépendant et le député sortant que se joue la partie.
N’oubliez pas qu’en 19l9, au deuxième tour de scrutin des élections municipales de Perpignan, alors que vingt-huit candidats étaient à élire, les agents électoraux de Y Indépendant allaient répétant ; « Peu nous importe que les gauches aient vingt-sept élus pourvu que Payra soit battu* » L'Indépendant savait l'influence qu’aurait sur la vie politique de notre département mon élection ou mon échec.
Même situation aujourd’hui, aggravée cependant de ce fait que huit ans de mandats électifs m’ont placé au premier plan et que de mon élection ou de mon échec pourrait dépendre la vie départementale des partis de gauche.
Mes chers concitoyens, vous ne vous laisserez pas égarer.
Vous savez tous combien ou peut compter sur moi.
Vous m’aiderez, j’en suis persuadé, vous m’encouragerez à continuer l'œuvre entreprise.
Ayant entièrement fait mon devoir, il vous appartient maintenant de comprendre et de faire le vôtre.
Je me permets de compter sur vous.
Vive notre beau pays catalan 1
Vive la République sociale 1
Jean PAYRA Député sortant* t
Circonscription de FRADES,
M. MANAUT
Elu au deuxième tour de scrutin, — 9*072 voix.
Enfant du pays, connu de la plupart d'entre vous, je sollicite le très grand honneur de représenter la nouvelle circonscription de Brades au Parlement,
J'invite tous les républicains de gouvernement qui ont le souci des lourdes responsabilités qui pèsent sur notre démocratie, dans les graves ^circonstances que nous vivons, à m'apporter leur appui.
Je m'efforcerai de réaliser un programme de réformes sociales, d'améliorations et de réalisations comportant certains principes généraux que je crois devoir résumer ainsi :
Défense des droits de tous les Français sans exception dans le cadre des lois qui garantissent l’ordre et la liberté ;
Défense de la propriété individuelle considérée comme la sauvegarde de la dignité humaine et la condition d'existence de la famille; lutte contre les théories communistes et collectivistes, destructrices de toutes libertés, de tonie propriété et de toute prospérité;
Application et perfectionnement de la loi sur les assurances sociales;
Elaboration de dispositions législatives améliorant le statut du travail et l existence des travailleurs et celle des commerçants et des industriels, accablés et brimés; élaboration du statut des fonctionnaires ;
Défense des anciens combattants ;
Défense des retraités civils et militaires;
Défense des mineurs et des marins ;
Réforme de l'enseignement permettant d'assurer à l’enfant de toutes conditions I accès des divers degrés de renseignement, du primaire au supérieur.
Remaniements do certains impôts en vue de soulager les producteurs des campagnes et des villes ainsi que les commerçants, sans compromettre l'équilibre nécessaire du budget, — Suppression de l’inquisition fiscale sous toutes ses formes; suppression du chiffre d’affaires. — Adoption de toutes mesures préparant l'assainissement complet de nos finances et assurant la défense du franc, tout en sauvegardant, dans la plus large mesure possible, l'intérêt de tous ceux qui avaient répondu à Rappel du pays, par un examen approfondi de la réappréciation des créances.
Amélioration des conditions de la vie dans nos campagnes; intensification de la production agricole; défense de l’élevage, des cultures maraîchères, des exploitations forestières; développement de l'électrification, développement des institutions de crédit, de coopération, d’assurances mutuelles agricoles;
Ancien secrétaire du Groupe viticole a la Chambre, je serai, à nouveau, demain, aux côtés de Barthe et des autres membres de ce groupe, un défenseur acharné de la viticulture qui est une des richesses essentielles de notre pays.
Défense des intérêts commerciaux, industriels et touristiques de notre région. Mise en valeur de nos magnifiques sites ;
Application de la loi réduisant à un an le service militaire, et organisation de la paix dans le cadre de la Société des Nations ;
— Ï08SÊ —
Discipline et collaboration des partis politiques pour assurer, conformément à 1$ ^politique de M. Poincaré, le relèvement définitif de la France.
Mes chers Concitoyens, au moment où les destinées de notre pays sont enjeu, il convient idc s'élever au-dessus de nos querelles habituelles et de ne regarder que l'intérêt de la nation. Ma politique restera ce qu'elle a toujours été : Fidèle aux traditions républicaines, elle a îa tolérance comme base, la liberté comme moyen, la concorde nationale, la paix sociale «t la prospérité comme buts.
Elle place la nation au-dessus de tout et, par delà les intérêts particuliers, elle envisage Jeu intérêts généraux de l'arrondissement et du pays.
Elle conçoit la République comme une doctrine qui s'offre à toutes les adhésions, comme un principe que tous peuvent accepter.
L'heure est grave : que tous les électeurs de l'arrondissement de Prades se joignent à moi et secondent mes efforts pour une politique française et, comme le disait Gambetta y « Que tous les cœurs battent à l'unisson dans le grand cœur de la République. »
Rene-Victok MAN AUT
Ancien Député.
Conseiller général de Sou mi a.
Candidat radical de Concentration républicaine.
Cire gïis cr iption d' B RSTEÏ N *