M. LA VILLE
Elü au deuxième tour de scrutin. — 7.746 voix.
Citoyens,
Quelques jours seulement nous séparent du 22 avril, de cette journée nü le Pèu«te sera appelé à élire ses représentants à la Chambre des Députés, et je crois Utile de résume* en quelques ignés le programme du Parti socialiste S, F. I. Q. qui m’a désigné pour être son candidat dans celte drfcoûSGMptiofc,
Ce programme, je vous l’ai exposé au cours des réunions que j’ai faites dans les communes : c est pour le mieux fixer dans vos esprits que je rédige ces lignes qui vous seront adressées et que vous pourrez lire dans votre famille, avec les vôtres, et avec les vôtres léi commenter, les discuter, et vous en souvenir au moment où vous choisirez le bulletin ds vote que vous déposerez, le 22 avril, dans Parue, de laquelle - ne l'oublie* point ependra le sort du pays et k réalisation rie vos espoirs ; celle aussi de vos légitimes
A vous, Citoyens, de choisir le bulletin du candidat, de l'homme qui, par son programme, ses idées, son action, sa vie, sera celui qui, dans votre conscience, défendrais mieux vos secrets espon-s, Rapportera à la Société, à la Nation, aux diverses branches de 1 activité nationale, les perfectionnements que vous réclamez, que vous jugez indispensables. Je »e me trompe donc pas en disant que c’est du choix que vous ferez entre tous les bttlle-
us te vo e qui, dans les isoloirs, seront sous vos yeux, que dépendra le sort de ce Pays!
citoyens ! A vous de juger et de donner à ce Pays la direction qui lui convient pour assurer les retormes sociales qui sont nécessaires, pour apporter plus de sécurité et de r p ..petit épargnant, au travailleur, à l’ouvrier, qu’il soit de l’usine Ou des champs, -e l arti socialiste ne se présente pas à vous avec des promesses — il n’en a jamais ai - mais avec son programme qui ne date pas d’hier, vous le savez, mais qui fut toujours a, igné de conduite des militants et qui exprima toujours ses aspirations vers un régime du P s e justice eL de moins d’arbitraire. Notre programme n’est poinL m ramassis de promesses quelconques autant que vagues. C’est un programme d’action, uniquement inspiré
lrJS ‘ , et les n,ecessltés de l h®ure présente. C’est un programme dè transformation du régime et de revendications immédiates,
• Le rrV°ClaliSte V0US dit que la solulion complète et définitive des difficultés qui viennent de 1 essence même du capitalisme, ne sera trouvée que le jour où les travailleurs
i eS ÜU . °in ~~ mettront fin k la toute- pu issa ace du capitalisme» aux lottes entre - i X entie Nations^ en instituant un régime qui assurera à tous leur droit
l ' Sl.^ S0cld Ça et qui — par la même — rendra enfin possible la fraternité enlreles hommes et 1 amitié entre les nations/
, , , rl dX m étendre sur toutes les questions contenues dans le programme
D . 11 ^ y a tout à faire dans les différents domaines de la vie nationale^ tant
pour le payg lui- même que pour les travailleurs de l’usine et des campagnes.
Lrib ■ * /*ens 1 ^ous 9U* travaillez et qui savez que votre travail contribue ou devrait corn uei a a pmspéritéde tous, vous savez aussi bien que moi ce qu'il faudrait pour supprimer 0a i te. s sociales qui vous choquent intimement et pour apporter à tous plus de bien-
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Être social. Ce que — au dedans de vous-même — vous pensez : ce qu'il faudrait faire, le Parti socialiste le dit aussi bien haut ; et ses élus s'appliqueront, au cours de la législature prochaine, à réaliser vos aspirations qui sont les siennes également.
Citoyens! Nous voulons une meilleure législation du travail* Nous ne voulons pas que le travail serve uniquement à enrichir une poignée d'individus qui eu tirent tous les bénéfices à eux seuls et vivent en Fainéants et en jouisseurs du produit des efforts et des peines de tous ! Nous voulons garantir aux travailleurs un maximum de sécurité pour le lendemain et même pour le présent* Nous désirons la plus large application du progrès, de la science et de renseignement, tant à l'usine qu'aux champs. Révision complète de la loi de 1898 sur les accidents du travail. — Droit pour les travailleurs salariés à un congé annuel payé — Limitation de la durée maximum du travail de huit heures par jour. — Participation du personnel à l1 élaboration des règlements d'ateliers et de toutes entreprises industrielles et commerciales. — Interdiction aux patrons de frapper leurs ouvriers d’amendes ou de retenues sur leurs salaires —r* Réorganisation de l'inspection du travail. — Création de délégués ouvriers chargés de veiller à l'application des lois sur le travail, la sécurité et l’hygiène. — Extension du droit syndical aux travailleurs de l’Etat, des départements, des communes. — Application des assurances ouvrières et sociales ers vue de protéger les ouvriers, les ouvrières et leur famille en cas de maladie, de vieillesse, de décès, de chômage* — Majoration de l'allocation accordée par l'Etat aux vieux pensionnés de la loi dite des retraites ouvrières et paysannes de 1910.
Au point de vue agraire :
Création d'un office des blés pour protéger les consommateurs de pain contre la vie chère et empêcher les producteurs d’être victimes des spéculateurs. — Aménagement des. forces hydrauliques et électriques. — Nationalisation de la fabrication et de l'importation des engrais, — Développement général de renseignement agricole. — Extension des caisse? decrédit agricole. — Application de toutes les lois ouvrières et de prévoyances sociales aux travailleurs agricoles. — Institution du bail mobile suivant les récoltes, les intempéries et les prix.
An point de vue économique :
Nationalisation des services publics et retour h la Nation des monopoles de fait. — . Co drôle ouvrier et de la participation ouvrière à la gestion des entreprises, — Contrôle des prix et du développement de la coopération.
Au point de vue financier ;
Stabilisation légae lu fraae au taux actuel. — Consolidation de la dette flottante. — Reprise d’une intense vie économique. — Remaniement des charges fiscales de façon à dégrever sensiblement les petits et moyens contribuables* Une contribution h prélever sur la fortune acquise avec dégrèvement à la base, — Nationalisation des monopoles de
CiU
Au point de vue éducation nationale :
L’enseignement pour tous, a tous les degrés. — La nationalisation de l’enseignement, en commençant par f école du premier degré* — L'organisation de.féducalion populaire. — bp développement de renseignement post-scolaire.
Au point de vue de l'hygiène, de l'assistance, et de la prévoyance sociales :
La création d’œuvres en faveur de l'enfance. — La réorganisation complète du service des enfants assistés sur des bases plus humaines. — ^ La refonte des lois d'assistance. —
Une large dotation du budget de l’hygiène et de l'assistance. — Une politique active du logement et de l1 habitation.
Au point de vue de la paix r
Démocratisation de la Société des Nations. — Organisation économique internationale — Suppression de la diplomatie secrète.
Aux cultivateurs et aux commerçants rançonnés par une feule d’intermédiaires ]e Parti socialiste rappelle qu'il n’a jamais manqué de s’intéresser à leur sort, ni de prendre leur cause en main, chaque fois qu’il en a eu l’occasion.
Demain — comme hier — il agira de même !
Citoyens î
Nous avons dit loyalement ce que nous sommes et ce que nous voulons. Vous êtes arrives aujourd hui à l’heure la plus grave qui ait jamais sonné pour notre pays.
De voLre verdict dépendront, pour longtemps, les destinées de la France.
çi vous voulez voir se perpétuer un régime où tout est combiné pour la satisfaction des appétits démesurés d’une minorité ; si vous voulez que cette minorité continue à exploiter l’immense majorité dont vous êtes ; si vous voulez que la grande leçon de la guerre soit à jamais perdue, dites-Ie !
Nous ne sommes pas — pour cela — les hommes qu’il vous faut !
Mais si vous voulez que « cela change ». Si vous voulez que les abus sous lesquels vous étouffez disparaissent, si vous voulez plus de sincérité, plus de bien-être, plus de justice sociale, alors, faites confiance au Parti sopialiste, en votant pour les hommes qu’il présente à vos suffrages. Ces hommes sont des vôtres ; ce sont des travailleurs, ce sont des ouvriers qm partagent votre vie de labeur et de peines quotidiennes. Votez pourles hommes de votre classe, de votre rang, de votre milieu !
Citoyens,
Désigne par le Parti socialiste, je me présente à vos suffrages.
Vous me connaissez J Je suis 1 un des vôtres I Après avoir lu ces quelques lignes, après avoir comparé notre programme h la réalité présente, vous ferez ce que votre conscience vous dictera de taire, II ne s agit pas pour moi d obtenir une faveur, ni une bonne place, encore bien moins un honneur quelconque. Il s agitT pour moi comme pour vous — car mes inté) êLs sont les vôtres d aller grossir à la Chambre le groupe des élus socialistes, d’y former une majorité de travailleurs et d’imposer au Gouvernement nôtre volonté ; d’y faire aboutir nos justes et légitimes revendications ouvrières et paysannes.
Né à rouIon-sur-Ârroiix, le 9 mars t$80, je suis fils d’un tailleur de pierres de ce pays, mon père fut déjà un « rouge » et travailla pour s'émanciper et échapper à la tutelle des maîtres et des potentats de la terre.
Sorti de I école primaire k 12 ans, je me suis développé par la suite en fréquentant les cours.
^ J ai fait le tour de France comme ouvrier charpentier, profession que j’exerce à Gueugnon actuellement comme artisan*
Mobilise en 1914, mutile de guerre et réformé pour blessures à la lin de la guerre avec le grade d’adjudant, j’ai conscience d’avoir fait tout mon devoir,
Llu conseillai municipal en 1919, puis maire de Gueugnon et conseiller général du canton de Gueugnon* Réélu conseiller général en 1922 à une forte et écrasante majorité, la situation acquise en 1919 à Gueugnon fut renforcée par les nombreux suffrages obtenus.
Mes camarades ; les mutilés de la guerre, les anciens combattants, les réformés et neuves de guerre do canton de Gueugnon me firent le grand honneur de me confier la premjci e \ ice pt ébidence de 1 association cantonale. Dans ce domaine, comme dans tous les
autres, je suis donc au courant des desiderata des victimes de la guerre et des anciens combattants et je prends rengagement formel de soutenir en toutes occasions les vœux exprimés par l’Association et la Confédération générale de la France meurtrie.
Citoyens î
Si vous faites l'honneur au Parti socialiste de m'envoyer siéger sur les bancs de la Chambre, mon principal souci sera de rester constamment en contact étroit avec vous, pour rechercher des enseignements et connaître â tout instant vos besoins réels* SI vous pensez que tout un passé de dévouement à la Démocratie, à la cause du peuple et de pratique des affaires administratives, peut mériter votre estime et votre confiance, vous voterez pour moi* Quelle que soit votre décision, je continuerai à lutter pour la victoire complète du Parti, pour la défense des humbles et des travailleurs dont je suis,
Jean LA VILLE
Charpentier. — Maire de Gueugnon,
Conseiller général du canton de Gu eu gnon*
Circonscription de LOUHANS.
M. BURTIN
Elu au deuxième tour de scrutin* — 9.539 voix.
Mes chers Concitoyens,
Le premier tour de scrutin vient de désigner le candidat du Parti socialiste pour être le porte-drapeau des gauches dans notre arrondissement. Le Parti accepte cet honneur que vient de lui confier la majorité* Comme il se serait efforcé de faire aboutir une autre candidature, s'il n’avait pas été porté à la tête des partis de gauche, ii s’efforcera — puisque le devoir est là maintenant — ■ de rassembler tous les travailleurs, tous les militants d'avantgarde aEn d’abattre la réaction,
La réaction paraît aujourd’hui triomphante. Mais, si nous voulons oublier nos dissentiments, nous saurons vaincre, car il n'est pas possible que notre Louhannais soit représenté au Parlement par un citoyen qui a rassemblé sur son nom les suffrages des droites.
N’oublions point qu’on tentera l’impossible pour nous diviser et dresser les unes contre les antres les différentes fractions des travailleurs. Ira-t-on jusqu’à la calomnie colportée sous le manteau ? C est possible ; mais nous voulons l’ignorer et nous continuerons la lotte avec probité, loyauté qui, seules, imposent le respect aux honnêtes gens.
Que devons-nous faire ?
Il ne s agit point maintenant de lutter chacun pour son idéal, pour son programme, be premier tour a indiqué à tous les républicains, à tous les militants d’avant-garde îe rôle de chacun : Sonner le ralliement pour abattre la réaction. Quiconque néglige celte tâche s exclue de la grande famille des travailleurs et trahit la classe ouvrière et paysanne. Le devoir de chacun est de voter contre la réaction, de quelque fraction républicaine qu’il se réclame.
Citoyens,
Vous voterez contre la réaction qui cherche à briser l'effort de libération des travailleurs, Tous les démocrates,, les laïques, la masse des ouvriers et des paysans,, tousdes travailleurs exploités, les contribuables pressurés, les consommateurs rançonnés voteront contre le retour offensif de ceux qui furent les ennemis séculaires des vieux républicains de nos campagnes. Vous ne voterez point pour les satisfaits, les repus et les oisifs. Vous ne voterez point pour ceux qui ajourneraient la réalisation de la justice fiscale, qui défendraient les spéculateurs et les accapareurs, qui écarteraient la loi des assurances sociales, qui combattraient Les libertés syndicales et toutes les libertés pour Le squ elles nos ancêtres ont tant lutté.
Vous ne voterez point pour la réaction, car ce serait voter pour le fascisme.
Mais vous volerez contre la réaction et vos suffrages se porteront sur celui qu’a désigné le suffrage universel pour représenter T Union des gauches, le citoyen René Burtim Pour la fraternité des peuples, pour la justice sociale, pour la vraie démocratie, votez îe '29 avril.
Aux unies! Pas d’abstentions!
Et vive la grande classe des travailleurs !
René fîURTIN
Instituteur# — Mutilé de guerre.
Candidat du Parti socialiste S* F. L O.
Circonscription de MACON.
M. JACOULOT
Elu au deuxième tour de scrutin, — 10.504 voix.
Citoyens et chers Compatriotes,
Dimanche, vous m’avez placé en tête des candidats partisans du progrès économique et social par révolution. Aussi je maintiens ma candidature au scrutin de baOotage,
Dans l'ensemble de la France, les résultats dir premier tour sont nettement favorables à TUnion nationale et républicaine. Il est indispensable que ceux du ballotage donnent au Gouvernement lu majorité qui l’appuiera pour achever sa besogne#
Voilà trois semaines, à Carcassonne, s'adressant à une foule de 20,000 citoyens, M# Poincaré a dit expressément :
« S'il ne se trouve pas, à la rentrée, un cabinet assuré de son lendemain, capable de poursuivre jusqu’au bout l’expérience heureusement commencée, si Ton ne suit pas franche' ment la voie que nous avons tracée, si on se laisse entraîner par les surenchères -démagogiques dans les sentiers perdus, on retournera vers l'abîme- et le désastre. Cette fois ce ce sera plus réparable, »
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Électeurs, pensez-y t
Je me dresse contre le socialiste Théo-Bretin. Constamment ce parlementaire a voté contre les mesures proposées par le Gouvernement Poincaré pour rétablir h situation. Si ça -va mieux, ce n'est pas grâce à lui. Toujours iil a mis des entraves, Fort heureusement^ il en fut pour ses frais*
Mauvaise humeur peut-être?]
C’est que M. Théo Breliu avait proposé un moyen de porter remède à nos maux : rogner dix francs sur les billets de banque, les bons du Trésor et ceux de la défense, possédés surtout par les. petits épargnants. Le malheureux n'avait pas compris que ce prélèvement aurait eu pour conséquence de faire baisser le franc et que ça n’aurait pas été 10 francs, mais 207 mais 30, mais 50 peut-être — le chiffre grossissant au fur et à mesure du prélèvement — qu’il aurait fallu confisquer. Âpres, c’aurait été la faillite. Plus personne n'aurait pu travailler, le chômage aurait suivi, ensuite la misère et la révolution avec ses horreurs. Au fait, c'est peut-être cela que M, Théo cherchait.
Voter pour le candidat du Gouvernement, c'est l'intérêt de l'arrondissement. G est votre intérêt personnel d'être représenté par un député qui sera l'ami du Ministère, qui fera partie de la majorité. Des maintenant cette ma jorité future est très nettement indiquée.
Grâce à l'union des citoyens sensés, animés de bonnes intentions, la restauration des finances permettra de voter et d’appliquer des lois qui feront régner la justice sociale,
La restauration des finances amènera la vie moins chère. Pour parvenir à ces résultats souhaitables, la prochaine législature ‘ devra placer îa Patrie au-dessus des partis. À cette condition on remettra les choses en place et c'est grand temps. On n'j' parviendra pas en se chamaillant.
Citoyens I
L'heure est décisive, vous le savez;
Vous connaissez mon programme ; il est précis et de réformes vigoureuses réalisables en une législature qui travaillerait au lieu de passer le temps en discussions idéologiques et doctrinales.
C'est le langage même de la raison que je vous parle, n’est-il pas vrai? Le langage de chez nous, de notre terroir maçonnais. Aussi, faisant abstraction de tout sen liment qui ne serait pas généreux, de toute préférence personnel le, dimanche vous voterez pour moi, quoique ma personne importe peu. L'idée est tout.
Je préconise un but louable vers lequel doivent tendre toutes les énergies conscientes; le relèvement national. Selon qu'il s’opérera ou ne s'opérera pas, nous vivrons dans le bienêtre ou nous connaîtrons des difficultés pires.
Une méthode est bonne : c'est la méthode Poincaré qui a fait ses preuves. Je m’engage à l’appuyer en votre nom.
Si je suis élu. je ne serai pas l'homme d'un parti, non pas seulement l'homme de ceux qui auront voté pour moi, mais
Je serai tout à tous !
Je ne connaîtrai que clés compatriotes ayant des intérêts communs. Mon service sera acquis à chacun sans distinction d’opinion politique.
Citoyens 1 La situation est bien nette.
Voter pour Théo-Bretin, c'est voter conLre Poincaré,
Voter pour Jacôulot, c'est voter pour Poincaré,
SÀRTHE
Circonscription de LA FLÈCHE,