M, GOURDE A U
Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.979 voix.
Mes chers Concitoyens,
Désigné par le Congrès de la Fédération des comités républicains de l'arrondissement de Mamers comme candidat aux élections législatives de 1928, je me présente à vos libres suffrages.
Enfant du pays, vous connaissez mes origines modestes et celles de ma famille et vous savez combien, par ma formation et par mon passé, je reste fidèlement attaché à la classe de travailleurs : agriculteurs, ouvriers et commerçants dont nous sommes issus.
N ayant jamais participé jusqu'à ce jour aux luttes politiques ni brigué aucun mandat, je crois cependant pouvoir défendre les intérêts de notre arrondissement et les intérêts généraux du pays par mon passé d'ingénieur et f expérience que j’ai acquise comme directeur au Ministère du Commerce et de l'Industrie et comme membre de différentes grandes commissions du Gouvernement.
Comme députe de 1 arrondissement de Mamers, je porterai toute mon attention aux questions agricoles, toujours prépondérantes dans la vie de notre arrondissement, comme elles le sont dans Ja vie économique, commerciale et industrielle de la France tout entière,
\ ous connaissez comme moi ces questions si complexes i réduction du prii des engrais, qualité des semences, amélioration de la production, facilités à donner pour 1 écoulement des produits agricoles et de l’élevage par une meilleure tariheation des transports et une adaptation plus équitable des tarifs douaniers, développement des organisations syndicales et corporatives, révision du cadastre, amélioration des chemins ruraux, adaptation judicieuse des lois sociales à la petite et à la moyenne culture de nos régions, développement de Féléc tri beat ion rurale et utilisation du crédit agricole.!
Dans le même ordre de préoccupations se placent la réorganisation de notre artisanat rural, les intérêts du petit commerce local et toutes les mesures susceptibles d’enrayer la désertion de nos campagnes.
Comme député au Parlement, je poursuivrai, dans le cadre de nos institutions républicaines, le programme adopté par la Fédération des comités républicains de l'arrondisse* ment de Mamers.
P La paix :
La politique extérieure demeure toujours la question essentielle et domine tous les autres problèmes qui auront à solliciter PaUention du Parlement de demain.
fermement résolu, sans rien perdre de notre dignité eL de notre sécurité, au maintien de la paix, je continuerai k seconder, dans la mesure de mes moyens, les efforts de la Société des Nations, dont les résultats déjà acquis, grâce notamment aux hommes d Etat français, dans le domaine politique et dans le domaine économique, montrent la voie qui doit être suivie sans défaillance, sous peine de revoir la paix du monde à nouveau compromise ;
2a Les questions financières et économiques :
La législature prochaine aura à continuer, dans l’ordre financier, l'œuvre de redressement poursuivie, en prolongeant les efforts antérieurs, avec îa collaboration et l’appui des Ministres républicains, par le Gouvernement de M. Raymond Poincaré : stabilisation de la monnaie nationale, simplification et allégement de la fiscalité, répartition pins équitable des impôts, contrôle rigoureux des dépenses de l’Etat par une pratique sévère des économies.
Au point de vue économique, en dehors des questions intéressant noLre agriculture et ims intérêts régionaux, le Parlement aura à seconder les efforts de notre production de tous ordres, notamment par un nouveau tarif douanier qui devra tenir un juste équilibre dans la protection des intérêts, d’ailleurs convergents, de l'agriculture et de l’industrie.
Le problème niai des transports devra également être envisagé dans un large esprit de prévision d’après la situation respective des chemins de fer, des routes et des voies d’eau;
Le progrès social :
Fidèle aux principes républicains de progrès démocratique et social, je m’attacherai à la réalisation de l’idéal de fraternité de la devise républicaine :
Amélioration des conditions du logement par des méthodes simples et réellement efficaces,
Mesures propres à enrayer la hausse croissante du prix de la vie,
Application des assurances sociales, après une adaptation judicieuse aux conditions particulières de nos petites exploitations rurales,
Développement aussi large que possible des lois d’assistance et, d’une façon générale, des moyens propres à remédier aux inégalités ou aux injustices du sort dont sont victimes les humbles et ceux dont la voix isolée ne peut se faire entendre.
Enfin, simplification et modification des rouages de Ja machine administrative en l’adaptant aux nécessités de l’Etat moderne ;
4° L’école et renseignement :
Je garde une affection profonde à l’école laïque et aux maîtres qui m’ont formé, sans m’écarter de la règle de tolérance qui a toujours été îa mienne.
Par mon propre exemple, je crois qu’il est à la lois juste et de l’intérêt de la collectivité que les enfants du peuple puissent, quand ils en sont jugés capables, recevoir gratuitement, au delà de l’école primaire, renseignement e^ui leur permettra de répondre aux espoirs de îa démocratie-
Me souvenant de la parole de Waldeck-Rousgeau, je crois comme lui que : * la politique n’est pas un leurre. Elle ne doit surtout pas être une carrière. Elle est un service public ».
Ce service, je suis décidé à m’y consacrer de toute mon expérience, de toutes mes forces, de tout mon cœur, en me tenant également éloigné de la réaction et de la révolution, et je suis sur ainsi d’être compris et approuvé par les vrais républicains, amis comme moi de l’ordre et du progrès.
Vive la République!
Gaston GO U R DEA U
Candidat républicain.
Officier de la Lésion d'honneur. — Croix de guerre.
Ingénieur.
Ancien directeur au Ministère du Commerce et de l'Industrie,
lrc cJr conscription du MANS.
aï . .
U. légué
Elu au d eux i cm a tour d & seru l i m. .. — 1 0 . 3 39 v 0 m .
Citoyens,
Désigné par le Congrès de T Union républicaine, j’ai l'honneur de nie présenter à vos su tirages.
Le ’^Ü avril , vous auréæ à choisir entre les deux politiques que vous ace^ pu jugera l'œuvre depuis le 11 mai 1924 :
Lar politique du Cartel die s gauches, dominée par les socialistes, a, en dix-huit mois, fait doubler le coût de îa vie, baisser de moitié 3e franc et les valeurs mobilières des petits épargnants, fait augmenter eowsidérablemëlit les impôts et a, en lin, conduit Je pays à la veille de la faillite.
Voilà comment ont été tenues les magMïrques promesses des radicaux socialistes et des socialistes unis, aux élections de 1924, pour la conquête du pouvoir et Je partage des emplois grasseme n t ré tribu és .
Suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires, diminution du coût de la vie et des impôts, pas d'emprunts, pas d'inflation, paix universelle, tel était leur programme.
Tous ces engagements ont été violés. Vous avez été impudemment trompés!
La politique d’Union nationale, dirigée par M. Poincaré, qui a été violemment vilipendé par le Cartel des gauches, a sauvé le pays et rétabli la confiance en assurante respect des engagements de 1 Etat ci en répudiant les mesures démagogiques (prélèvement sur le capital, consolidation forcée dos bons de la défense, publication des rôles des contribuables, etc.)
La situation semblait désespérée lorsque ce grand patriote a eu le courage d'accepter les responsabilités du pouvoir: il ne restait qu'un seul million le 24 juillet 1926 dans les caisses de l'Etat et la valeur du franc se dépréciait chaque jour de plus en plus rapidement.
Le Comité des experts avait conseillé, pour éviter l'anéantissement de notre monnaie, la stabilisation à un taux peu éloigné de celui auquel sa chu Le précil ée l’avait amené, avec le concours dé crédits étrangers qui ne pouvait être obtenus que par la ratification des accords sur les dettes interalliées.
Cette ratification aurait placé la France, pendant soixante-deux ans, sous la tutelle de l'étranger.
M. Poincaré a eu le très grand mérite d’avoir foi dans la vitalité de notre pays et de ne faire appel qu'aux efforts J rançaîs pour remédier aux embarras financiers.
Le redressement inespéré dont, nous constatons les heureux résultats a prouvé B clairvoyance.
Le franc et les placements de la petite et moyenne épargne (rentes d’Etat, obligations de chemins de fer, etc.) ont doublé de valeur ; la hausse du coût de la vie a été enrayée ; les cabses du Trésor ne sont plus vides et les avances de la Banque de France ont été réduites de près de 14 "milliards.
De plus, les' fonctionnaires, les pensionnés civils et militaires et les victimes de guerre ont vu leur situation améliorée dans de notables proportions.
C'est cette [politique que, l’an dernier, aux élections du 27 février, nous avons prl&
rengagement 3e soutenu’ sincèrement et loyalement et que vous avez bien voulu approuver en nous élisant à une forte majorité.
Cet engagement, nous l’avons tenu, et nous le prenons de nouveau pour la prochaine législature.
Nous continuerons à défendre le même programme, résumé dans les déclarations suivantes .
Défense de la propriété individuelle contre le socialisme sous toutes ses formes ;
Collaboration du travail et du capital en vue d’éviter la lutte des classes ;
Pro t e c ti o n du tra v aü e t de l1 épar gn e ;
Gestion sévère des deniers publics ;
Liberté de conscience comportant le respect absolu des opinions philosophiques et
religieuses ;
Liberté de renseignement mm- k garantie **éc<?ttsatre des capacités et dos diplômes ;
Accession dm enfante peu fortunés à tous les degrés de 1 amstTuction ;
Egalité devant f impôt, pas de taxation© arbitraires, pas de Spoliation , pas d'étatisme, pas- de réglementations trac assièges ;
Remaniement de notre système fiscal en vue d’y apporter plus de justice ©t dXdJéger les tteg.es dm petits cou tri hua blés et des petits renti ers ;
Lutte contre la vie chère en développant la prodiueikm ;
P r kkïm ti o a d ns famil i es nombreuses eÆ encouragement à la natalité ;
Encouragement k 1; agriculture par tous les moyens propres à la Favoriser et notaimwn t par l’abaifi&etnont du prix dé© engrais et de&transports, PéleclTificetion d es campagnes et le développement de renseig'nemenL agricole scolaire et post-scolaire ; révision de dévaluation du revenu desipaneetles pour de calcul des bénéfices agricoles ;
Rébitetio;]' du domine des députés.;
Politique de paix tout en a sauvant no Ire s écu raté .
Electeurs.
Je suis certain que,, le 22 avril, vous approuverez de nouveau ce programmai
Vous n’oubliarcz pas., en effet, que le triomphe des adversaires de la politique d Unbm nationale, quelles que soient leurs étiquettes, radicale, socialiste, socialiste collent ms le, ramènerait rapidement aux mauvais jours de juillet 1:926 et -à la catastrophe iinale.
Pour le relèvement du pays et pour i amélioration, du sort ides travailleurs, vowB Conferoerez vos votes de Pan dernier.
Xe divisez pas vos voix. Vom feriez le jeu des adversaires de LUaiûii nationale,
Pas d absteaiïïums *
Votez tous pour le candidat cLÜnlon républicaine et nationale.
Vive la France I Vive la Biépùbliqiue î
Louis LEGUE Pharmacien.
Ancien Maire du Mans, — Conseiller municipal, Membre de 1 Alliance républicaine démocratique Député sortant.
2* circonscription du MANS.