M, LEROLLE
Élu au premier tour de scrutin, — 5,100 voix.
Mes chers Concitoyens,
Pendant sept ans; j’ai eu l’honneur de vous représenter à la Chambre des Députés, ^ous me connaissez.
Si, en 1919, une habile exploitation des défauts de la loi électorale a réussi à m’écarter du Parlement, les 5.276 voix que vous m’avez données alors témoignent que je n’avais rien perdu de votre confiance.
C’est fort de cette confiance que je me présente de nouveau à vos suffrages, soutenu parle concours unanime de tous tes comités républicains nationaux et en plein accord avec vos trois conseillers municipaux*
Les élections du 22 avril auront, pour Fa venir de la France, une importance décisive*
Par sa politique démagogique et sectaire par son incapacité financière 7 par ses aban*
dons et ses complaisances à Pétard des partis de révolution sociale, le Cartel conduisait Ig pays a la ruine.
Par la politique d’union nationale fermement poursuivie par M. Raymond Poincaré f Ij catastrophe a pu être évitée. Entre les deux politiques, il faut choisir.
Je suis contre la politique cartclliste, pour la politique d’union nationale.
Mais l'œuvre do -redressement national, si heureusement commencée, n’est pas ter, minée. 11 faut la continuer et l’achever dans une atmosphère de confiance et d’union.
Politique financière.
Et d’abord notre redressement financier : une stabilisai ion de fait de notre monnaie t pu être réalisée- il reste à la transformer en une stabilisation, légale. Elle ne pourra éhs obtenue qu’en maintenant J’équilibre du budget par une gestion de rigoureuse économie. Les impôts dont le vote a été nécessité par la déplorable administration du Cartel, s’ils ont sauvé le franc, sont mal répartis. Une révision et une simplification de notre régime fiscal sont nécessaires, notamment une révision des impôts qui pèsent si lourdement sur le petit commerce, pour en atténuer les excès qui découragent Tesprit d'initiative, le travail et l’épargne.
P tique ëconcmique .
Même mieux réparti, !e poîdé des charges publiques ne pourra être supporté parle pays que si se développe son activité économique. Un effort s’impose à notre industrie eü notre commerce pour raviser leurs méthodes et, par une meilleure organisation, augmenter la production et diminuer les prix, sans abaisser les salaires,
11 appartient à l’Etat, avec le concours du Conseil national économique et des organisations professionnelles, par l'amélior ation de notre outillage économique, par la mise en valeur de notre domaine colonial, par l’utilisa t ion des prestations du plan Dawes, par les encouragements donnés aux efforts de l'initiative privée, spécialement à ceux tentés pour h rationalisation de nos méthodes industrielles, de faciliter et de hâter le développement de notre richesse nationale.
Quant aux monopoles fiscaux, ils devront être ou industrialisés ou rendus à l’exploita* lion privée.
Politique &o c ml e .
Cet effort économique serait vain s’il n’éUiit lie compagne d’un effort parallèle du progrès social.
Notre législation sociale devra être maintenue et complétée; la loi sur les assurances sociales remaniée et définitivement votée, devra, le pins tôt possible, entrer en application. En même temps, devra être poursuivie avec méthode et avec suite une politique de h population, protégeant lu famille et l’enfance, et une politique de l’hâMlalion, seul moyen de mettre fin à ta crise du logement.
Si le communisme et le socialisme révolutionnaire, son allié, doivent être énergique* ment combattus, lorsqu'ils se dressent contre la société et contre: la patrie, c’est par 1 amélioration des conditions du travail, par fiaceession des travailleurs à la, propriété, par la lU^e contre toutes les misères, c’est en assurant aux travailleurs la dignité et la sécurité dans e travail qu’on en supprimera les causes,
La lutte des classes ne peut conduire qu’à l'anarchie et L la ruine, II faut lui opposé l'entente féconde de rintelli genre, du capital et du travail,, associés dans un effort eoltcc de progrès, do justice et de paix sociale.
Politique extérieure.
La France veut la paix* Aucune nation n’est plus sincèrement pacifique. Mais elle veut ta paix dans sécurité et Fi ndè peu dance,
La Société des Nations est un instrument de paix, privée de moyens de contrôle et f action efficaces, elle n’a pas encore, dans son état actuel, l’autorité et la force nécessaires pour l'assurer.
Pour garantir sa sécurité — condition indispensable de la paix européenne — la France doit donc maintenir fidèlement ses alliances et ses ententes, exiger le respect des traités, conserver les forces militaires et navales indispensables à la défense de son territoire et de ses colonies et fortifier sa frontière. Protégée contre toute agression, elle pourra, sans crainte, continuer à collaborer avec les autres Etats, au sein de la Société des Nations, à l’organisation de la paix en Europe,
Politique intérieure.
La France nia pas moins besoin d’ordre et de paix à l’intérieur* C’est la condition nécessaire de son relèvement. Us ne pourront lui être assurés que par un gouvernement s’appuyant sur une majorité fermement résolue à mettre l’intérêt national au-dessus des intérêts des partis.
Dans un pays divisé d’opinions et de croyances comme le nôtre, la paix religieuse ns peut être réalisée que clans le respect mutuel et la pratique sincère de la liberté. Priver certains Français du droit de s’associer ou d’en-eigner h cause de leurs conceptions religieuses, c’est renier le principe d’égalité, Fondement des démocraties modernes*
Tout monopole de renseignement sous quelque forme qu’il se dissimule est d’ailleurs inadmissible : il est la négation des droits de la famille. Par contre, l'Etat en instituant e ën 3o tant largement un Office national des bourses, faciliterait heureusement Taccession des élèves de renseignement primaire aux enseignements secondaire et supérieur.
L'Etat, enfin, s’il a le droit d’exiger de ses fonctionnaires la discipline et le travail, a le devoir de leur donner un traitement équitable et de les garantir contre l'arbitra ire - La promesse d’un statut des fonctionnaires, inscrite sur mon ini Lia tiv^.. dans la loi du L mars 1920, devra être enfin tenue.
Electeurs,
C’est seulement par cette politique réalisatrice de bon sens, d ordre, de liberté, de travail, de justice et de progrès que peut être assuré le salut du pays*
Le 22 avril, avec toute L France, vous aurez à vous prononcer*
Je ne doute pas de votre réponse*
Fidèles aux traditions de notre arrondissement, oubliant ce qui peut nous diviser pour ne penser qu’à ce qui doit nous unir, ensemble, nous affirmerons notre volonté d achever dans la confiance et dans Punion le redressement économique, financier, moral et social du
pays,
Pour moi, en vous demandant de me confier une fois encore l’honneur de vous représenter, je n’ai d’autre ambition que de travailler avec vous à la grandeur et à la prospérité de la France*
foute ma vie passée au milieu de vous vous répond de moi.
Jean LERGLLE
Ancien député du 1* arrondissent ont*
2e circonscription du 7e arrondissement.
M* FRANÇOIS-PONCET Elu au premier tour de scrutin. — 6.646 voix.
Électeurs de la 2e circonscription du 7e arrondissement de Paris /
Je me présente à vos suffrage comme candidat d1 Union républicaine et nationale*
Vous savez ce que cela veut dire.
Deux politiques en présence. L’Union nationale a sauvé le pays* Il faut y persévérer ;
Cela veut dire que, des deux politiques qui ont été pratiquée dans la dernière législature — celle du Cartel des gauches et celle de Raymond Poincaré — je suis partisan de h seconde. J’ai combattu pour elle, à la Chambre et dans 3e pays, par la parole et par h plume, à l'époque où dominait — - avec quelle violence, avec quels excès [ — le Cartel des gauches. Je n’ai pas cessé de 3a soutenir depuis vingt mois. Je désire qu'elle se poursuive demain.
J^es polémiques rétrospectives qui ont marqué l'ouverture de la période électorale ne sauraient vous égarer* Ceux-là même qui ont été bien contents, en juillet 1926, de ramener au pouvoir 1 homme qu’ils avaient appelé Poincaré-la-Guerre et Poincaré - la- Faillite, prétendent, maintenant, que leur politique d’alliance intime avec les socialistes révolutions naires n’a pas échoué par leurs propres fautes, mais par l'opposition méchante de leurs adversaires*
Cela prouve seulement que peu d’hommes ont assez de courage et de caractère pour reconnaître leur erreurs* Mais vous, vous n’avez pas oublié le désarroi, l’anxiété qua régnaient en 1926* Vous vous rendez compte que les affaires du pays sont aujourd’hui en meilleure posture et que l'atmosphère est plus facile à respirer* Vous avez comparé. Voua avez jugé* Il est donc inutile d’entrer dans ces querelles* Certes, je me préoccupe du passé. Maïs plus encore, je l’avoue, je me soucie de l'avenir*
Les dangers qui subsistent :
Les partisans réveillés du Cartel des gauches semblent croire que, les écueils de juiL let 1926 ayant été évités, on peut revenir sans péril à leur politique*
Moi, je vous dis: «Prenez garde! Ne les écoutez pas ! Ils nous ramèneraient au bord de l’abîme et, cette fois, nous y tomberions î a
I/amélioration, en effet, n’est pas définitive* Nous sommes en convalescence. Nous ne sommes pas guéris.
Le danger communiste :
Le communisme, dirigé et alimenté par Moscou, reste en état de complol permanent contre la sûreté de l’Etat* II redeviendra vite un danger s’il ne trouve pas en face de lu1, pour le surveiller et le réprimer sans faiblesse, un bloc de bons Français, résolus à défendre l'ordre*
Le danger socialiste :
Le socialisme révolutionnaire, qui sort vaincu de la treizième législature, aspire cuvèrent à la revanche. Séparé du communisme par la tactique, il reste uni à lui par une Utrine qui ne se renouvelle pas depuis Karl Marx, et par des voies plus détournées, mais on moins dangereuses, il tend, comme lui, à ruiner la propriété et la liberté individuelles, y détruire la société présente, au bénéfice d’une société impossible. A lui aussi, au glissent dans lequel il cherche à nous entraîner, il faut opposer une barrière solide.
Le danger financier :
Le franc paraît stable. Deux budgets successifs ont été votés à temps et en équilibre. Mais l'exercice 1928, comment se comportera-t-il? Los recettes couvriront-elles les dépenses? Nul n’en sait rien.
Les changes ne bougent pas. Mais les prix augmentent lentement, La circulation des billets augmente avec eux. L’équilibre général entre le prix de la vie, le change, le budget, les salaires, les traitements et l’activité économique n'est pas encore atteint. Nous en voyons
les éléments osciller chaque jour sous nos yeux.
Le problème des dettes interalliées n’est pas réglé. Nous sommes sous le coup d une échéance commerciale de 400 millions de dollars, soit 10 milliards de francs, qui nous seront réclamés, l’année prochaine, pour prix de la cession des stocks américains, L avenir du plan Dawes et des payements de l’Allemagne n’est pas assuré.
Une stabilisation légale de la monnaie, souhaitable en soi, suppose toutes ces questions résolues. Elles ne le sont pas encore. L’œuvre entreprise reste à la merci d’un choc, d’une maladresse, et, d’abord, du résultat des élections î
Poursuivons la politique d amortissement de la dette :
Nous avons commencé une politique d’amortissement de la dette publique. Elle a eu d’heureux débuts, puisqu’on un an et demi, dix milliards ont été amortis, la dette flottante n’est plus une menace de tous les jours, l’État a pu rembourser douze milliards à la Banque de France, le crédit public est restauré, ainsi qu’en témoignent la baisse du taux de l’intérêt et le relèvement du cours des rentes. Mais tout cet efïort n’aura de sens que s il est continué.
11 ne sera continué que si le Gouvernement, soutenu par une majorité raisonnable, reste .aux mains d’hommes sérieux, inspirant confiance au dedajis et au dehors.
La révision de la fiscalité :
Les contributions annuelles, prélevées sur le revenu du pays, se montent a 56 milliards. De tels impôts seraient écrasants, s’ils n’étaient répartis avec une rigoureuse équité et perçus selon des méthodes souples et accommodantes.
Un des premiers soins de la prochaine législature devra être de reviser la fiscalité, d’en simplifier tes formules et d’en atténuer les excès. Tâche vaine, si au lieu d être conduite d un point de vue technique, elle servait d enjeu et de prétexte aux luttes politiques l
Le développement de l’activité économique :
Cinquante- six milliards ne pourront, en outre, être aisément payés que si les affaires marchent à plein, si la France travaille et gagne de l'argent. Il faut donc imprimer un nouvel élan à l’activité économique du pays, accélérer le rythme de la production et des échanges, consacrer l’essentiel de notre zèle au progrès de l’agriculture, de l’industrie et du
commerce.
Cela ne se fera point, s'il n’y a ni stabilité, ni sécurité. Cela n’ira point non plus, si la démagogie s’en mêle.
Pour améliorer ses prix de revient et accroître ses débouchés, l’industrie a besoin de renouveler ses méthodes, de procéder à des groupements et à des ententes; on doit lui faciliter les moyens.
Le commerce, dont les lois sur la propriété commerciale et la révision des baux n’oni pas — surtout à Paris, où la crise du logement est toujours aiguë — aplani les difficultés le commerce a besoin de justice et de ménagements.
Il est, avec l'industrie, l’un des principaux pourvoyeurs du budget. Ils ont droit, l'un et l’autre, autant que l’agriculture, à l’estime, à la sollicitude du Gouvernement, du Parisment et de l'opinion.
L'utilisation des ressources du plan Dawes, en France et aux colonies :
Nécessaire au salut des finances, l’essor de notre activité économique ne le sera pas moins à 1 utilisation des prestations en nature: Celles-ci représenteront bientôt — si le plan Dawes est appliqué — des sommes considérables. Si nous ne voulons pas tuer notre propre industrie, ou ref&ser les payements de l’Allemagne, des travaux de grande envergure devront être entrepris, en France, comme, par exemple, P organisation de la rédon parisienne, et aux colonies, donL la mise en valeur, depuis longtemps inscrite dans" les mots, devra passer dans les choses. Ces travaux exigeront un élargissement, une mobilisation du crédit. Or, le crédit, on l’a bien vu, ne s’arrange pas de n’importe quelle politique. U suppose une politique qui ne persécute pas le capital, grand anima leur du monde moderne, qui encourage l’épargne, l’initiative, qui répande et entretienne la confiance.
Le progrès des œuvres sociales de toute nature :
Seule, d’ailleurs, la prospérité économique permettra de développer les œuvres par lesquelles il est juste que se manifeste la solidarité nationale, et, d’abord, celles qui concernent les victimes de la guerre et les vieux serviteurs du pays : les mutilés, les sinistrés, les pensionnés, les retraités.
Une loi récente, longtemps retenue, hâtivement votée, a créé en théorie les assurances sociales. Il reste à les mettre en pratique. C’est une tâche immense, qu i! importe de réussir, mais qui demandera des précautions, des corrections et un patient ellbrl d’adaptation. Elle ne nous dispensera pas d’un effort parallèle, qui s’attachera à améliorer les conditions de la vie dès travailleurs, ouvriers, artisans, employés, gens de maison, à diminuer le nombre des malheureux, à supprimer les taudis, à propager l’air, la lumière, 1 hygiène, à favoriser la natalité, à généraliser l’usage des allocations familiales, à aider de toutes manières la famille nombreuse, et la famille tout court.
Four réaliser ce programme d’accroissement de la production et d’organisation sociale, il est à souhaiter que le syndicalisme, conçu lion plus comme un instrument de la lutte des classes mais comme un moyen de servir en commun les intérêts communs d’une meme profession, apporte sa collaboration et son concours. C’est là sa vraie mission. Patrons et ouvriers, capital et travail, rapprochés par un sentiment plus exact de leurs intérêts, auront à cœur de l’aider à la remplir.
Les grandes réformes indispensables :
La gravité des problèmes nés de la crise monétaire et financière ne doit pas, d’autre part, nous faire perdre de vue que nos institutions ont grand besoin d’être revisées et rénovées. Il serait absurde d’ébraiiler les fondations de la maison, 11 est tout de même urgent de la réparer et de faire de la France une République moderne.
L’une des premières réformes qui s’imposent est celle de l’État. Nous voulons l’Étal tort et respecté. Nous voulons que, dans la mêlée des intérêts, il soit l’arbitre, le conseiller, le penseur et le chel. Pour cela, il ne convient pas qu’il s’embarrasse de métiers auxquels il n est pas propre et qu’il s’aventure dans ces entreprises d’industrie et de commerce que
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îles monopoles. Il faut, en revanche, qu’après avoir achevé l’équitable ajustement dur S0IÏ| ment de ses fonctionnaires, il définisse leurs droits et leurs devoirs, en un statut qui les' préserve de l’arbitraire et assure, en échange de la discipline qu’il exigera deux, leur autorité et leur prestige.
Réforme de l'administration :
L'administration du pays doit être également affranchie des routines, rendue plus . plus prompte, plus directe et plus efficace, à l’époque de la machine A écrire et J Ijé’phone. L’œuvre ébauchée par les décrets d’économie doit être reprise et poursuivie.
La place et le rôle des professions dans la conduite des affaires du pays, leur consultation régulière, les attributions du Conseil national économique doivent être précisés et réglementés.
Réforme du Parlement :
Un commencement de réforme des méthodes parlementaires a été accompli. Il faut aller plus loin, généraliser l'emploi de la procédure d’urgence, revenir à l’usage des sessions courtes, des séances peu fréquentes et bien remplies, ramener le Parlement à sa fonction qui n’est pas d'administrer, mais de contrôler, prolonger la durée du mandat legislatif, avec renouvellement partiel, et rendre effectif le droit de dissolution.
, J}0US demandons, en outre, le suffrage familial, le vote obligatoire, et, pour les femmes, l’êleidovat et l’éligibilité.
Réforme de l’instruction publique ;
Tonte» ces réforme» sont elles-mêmes incluses dans une entreprise plus générale; de «ErSHèrê intellectuel et moral. B s’agit, de mettre plus d’ordre dans l’instruction publique fm {
Trop d’instituteurs se laissent gagner aux doctrines communistes. Il faut remédier au danger qui en résulte par une discipline plus ferme et aussi par une modification des procédés d’éducation appliqués aux maîtres de l'enseignement primaire J^-youloir prêter la main à l'exploitation démagogique de formules complexes, commc^^H^de 1 ccolc unique* il j a lieu, dans îc respect de la liberté de fenseîgnement^^tfnifier les méthodes et le personnel do l’enseignement élémentaire, de mieux, organiser le recrutement des talents, l'élimination des incapables et le soutien dés élèves sans fortune — d’arracher 1 enseignement secondaire aux controverses et aux tâtonnements, do lui imprimei une dii ection nette, comportant un enseignement classique défini, mais aussi vivifié il J a lieu, poui renseignement supérieur, de relever les laboratoires et les bibliothèques, d'ouvrir 1 accès dos facultés aux élèves vraiment qualifiés, de leur faciliter la vie matérielle, aujourd fini si coûteuse, et de défendre le niveau des études par la valeur des professeurs et le sérieux des examens.
Réforme1 morale à la faveur de la paix religieux :
U s’agit, enfin,, de v.eiiler de plus, près à la formation morale et civique des J.eunes générât iou&,
A cet 6gard, l’Etat, si son domaine doit rester séparé de celui de l’Eglise, ne saurait être indifférent, et encore moine hostile,, à l’appui que la religion peut lu* fournir. Les querelles religieuses- ne sont plus de notre temps.. Une nation moderne les élimine de l’arène politique. La paix religieuse est nécessaire à La l1 rance, plus q.u à tout autie P 8 - ^ ni0)1
aatiGuala la lui procurera mieux que toute autre iormule, parce qncüc repose su i à pratique de la tolérance et sur le sentiment de la fraternité kançaise. Les intelligence*
avisées, les cœurs généreux s'attacheront à la réaliser dans les faits et dans les mœurs- e!| passera, de là, dans l'interprétation donnée aux lois et dans ces'lois elles-mêmes.
Notre politique est pacifique, au dehors comme au dedans :
La paix du dedans, sans laquelle le redressement de notre pays est inconcevable, a pou complément la paix du dehors, ? ■ r
Les adeptes du Cartel des gauches se vantent volontiers d’avoir ramené la pais en Europe, Hélas ! La paix du monde demeure précaire et tourmentée,
Elle seconde les efforts de la Société des Nations :
Il serait, pourtant, injuste et maladroit de faire fi de la Société des Nations. Nous devons à celle-ci, comme à toutes les tentatives propres à empêcher le retour de la guerre noire concours le plus loyal, n’eût- elle qu’une chance entre mille d’établir un régime efficace d arbitrage. Nous ne sommes pas opposés au rapprochement franco-allemand L’accord de Locarno est un premier pas sur la voie qui peut conduire à l'établissement de relations de bon voisinage outre les deux peuples. Sa valeur dépendra surtout des gestes qui lui feront suite. Nous apprécions l'accord commercial et les ententes économiques qui ont été conclus ; nous en souhaitons Je développement.
Mais elle garde les yeux ouverts sur l’état de l’Europe :
Mais nous savons aussi que l’organisation juridique de la paix ne sera pas obtenue d'un seul coup. Le spectacle du monde nous apprend qu’en Russie, en Pologne, en Autriche, eu Hongrie, en Italie, dans les Balkans, les causes de conflit subsistent à fleur de terre et peuvent, d’un instant à l’autre, exploser. Le spectacle de l’Allemagne elle-même nous montre un pays traversé de courants divers, dont il est difficile d’évaluer les forces respectives, mais dont le moins qu'on puisse dire est qu’ils ne sont pas tous faTorafile's à la paix.
Rite .es t. réaliste et vigilante ;
Il ne faut donc pas prêter trop tôt à la Société des Nations une vertu quelle n’a pas encore, ni s endormir, en remettant entre ses mains le sort de notre pays,
U paix, en général, les relations franco-allemandes en particulier, soulèvent une série de problèmes précis. Il convient de les aborder un à un, en pleine clarté et dans un esprit
réaliste, sans oublier pour les amitiés de demain les amitiés d’hier forgées dans de rudes épreuves.
Abandonner par avance les gages et les moyens de négocier que nous détenons, la rive gauche du Rhm ou les mines de la Sarre, les jeter, des maintenant, sur le tapis serait une attitude absurde et coupable.
Elle donnera tous ses soins à l’organisation de la défense de la patrie :
Renoncer a 1 organisation d une solide défense nationale serait la plus folle des politiques. La treizième législature a instauré le service d’un an et voté un nouveau statut militaire. 11 s’agit, désormais, de le faire vivre.
Le recrutement des militaires de carrière nécessaires à l’encadrement de l’armée réduite ne sera aisé et abondant qu’en proportion de la situation, non seulement matérielle mais morale, qui leur sera faite.
La République doit honorer son armée, entretenir ses traditions de discipline, d’abnégation et d Intelligence, répandre l’éducation sportive, organiser sérieusement la préparation militaire de ta jeunesse et 1 entraînement des réserves, cultiver la notion du devoir, exalter le sentiment national et le patriotisme, afin que la France ne soit pour personne une proi£ tentante.
Pour demain, la Lâche est lourde :
Ainsi, de quelque côté qu’on se tourne, de grandes lâches nous attendent.
On dit que l’Union nationale n'a pas de programme.
Jugez si celui-ci n’est pas, au contraire, trop chargé I
En tout cas, les années qui viennent ne seront pas des années faciles. Les problèmes qui se posent ne seront pas résolus dans l’insouciance et dans le laisser-aller. Us ne seront pas résolus non plus dans le désordre et dans la violence.
Tout commande aux bons citoyens de resserrer les liens qui les unissent, de concentrer leurs énergies et de les mettre au service de la nation. *
La France au carrefour :
La France est au carrefour.
Il dépend d’elle, soit de ramener au pouvoir un nouveau Cartel de démagogie et d’illusion, destructeur des finances, propagateur de révolution, préparateur inconscient de misère eL de servitude — soit de renvoyer à la Chambre la majorité qui a sauvé le pays delà iailJi Le, une large majorité républicaine et nationale, groupée sous le signe du patriotisme et de la raison, respectueuse des principes sur lesquels est basé ie régime, moins soucieuse des étiquettes et des formules que des réalités, et résolue a défendre l’ordre, la liberté, le travail, ie progrès et la paix.
Les électeurs du 7e arrondissement sauront choisir :
Electeurs de la 2* circonscription du 7e arrondissement de Paris î
Je connais votre sagesse. Je vous demande d’affirmer sur mon nom, le 22 avril prochain, votre préférence pour la politique de concentration républicaine et d ‘union nationale*
Mon passé vous répond de mon avenir.
Je serai fier de représenter au Parlement, en plein accord avec vos conseillers municipaux, une partie de la capitale, où il n’y a ni préjugés, ni fanatisme, ou toutes les conditions sociales sont rapprochées dans une estime mutuelle et se confondent dans un même dévouement aux intérêts supérieurs du pays. ,
Je serai fier de poursuivre en votre nom mou action, pour que^J<)^?rance retrouve sa prospérité et sa force, en restant digne de sa victoire et du sojtï*€t5Ïrde ses morts I
André FRANÇOIS-PONCET
Ancien élève de TEcoIe normale supérieure.
- Agrégé de rUniversité.
. Officier de la Légion d'honneur. — Croix de guerre*
Député sortant.
Circonscription unique du 8^ arrondi s senuent-
M. C I I A SS A Ï'G NE-GOYON IÇFu au premier four de scrutin, — 7. 520 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je viens vous dire en toute franchise, en toute loyauté, comment je comprendrai rnoia rôle de députe si Vous m'honorez une fois de plus de votre confiance* Partisan convaincu et résolu d’une politique de concentration et de coopération des partis a n t ir év ol a ti o n nairesT autrement dit d'une politique d’Uuion Nationale qui seule, ] 'eu ai l'absolue conviction, nous permettra de résoudre complètement le problème financier et monétaire qui domine actuellement fous les autres, je donnerai mon appui sans réserve, comme je liai fail d ailleurs au cours de la législature actuelle, au Gouvernement de M. Poincaré qui est Pâme, Y incarnation vivante de cotte politique de sagesse et de patriotisme.
Ce qu'est l' Union Nationale :
Union Nationale ne signifie pas, au surplus, abdication, unification absolue ou renorcecîrwml des partis à leurs doctrines, a leurs croyances, à leurs espoirs m cessîoutHibrcment consenties par tous à une nécessité d'ôWlfcT national, À 1 appel du Président du Ccrnçml svest constitué, après Tes heures si angoissantes qu'a vécues le Pays eit juillet 1926, un cabinet composé de représentants de tous les Partis républicains nationaux à l'exclusion des partis révolutionnaires et internationalistes. Il a réalisé, dans un ordre logique, avec une continuité dans faction une sfireté de méthode auxquelles les techniciens du monde entier rendent hommage, V œuvre du redressement la plus ad mi râble que 1 histoire des finances de notre Pays ait enregistrée depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours et dont l' honneur revient surtout à soIUehej/. Certes, la situation de nos finances^ bien que singulièrement améliorée depuis 21 mois, pulscftteje plafond légal des avances de la Banque de France à l’Etat a été abaissé de 38 milliards 1/2 à 31 milliards et le taux de l'escompte réduit graduellement de 7 1/2 à 3 1/2 pour cent, taux d'avant guerre, ne saurait être considérée comme définitivement assainie. Un dangereux élément d'instabilité et d incertitude la menace encore : la politique de parti qui, à l'approche des élections, a recommencé à empoisonner l’atmosphère parlementaire et par suite le pays tout entier.
3œs méfaits de la *c Politique de Parti » :
C'est la politique de parti qui a retardé le vote du nouveau tarif douanier, retard qui a singulièrement entravé l'élaboration de nos conventions commerciales avec l'Allemagne, entachées tout au moins de précarité. Encore l’additif adopté n'est-il ni complet ni définit! 1. G'est elle, elle seuîe et non une conviction technique raisonnée, qui a provoqué le rejet, par la Chambre, du projet d'affermage du monopole des allumettes, si avantageux cependant pour nos finances publiques et pour le personnel lui-même de cette exploitation d'Elat. C’est cette politique aveugle et le souci d'une certaine clientèle électorale qui nous font trembler pour la sécurité extérieure de notre Pays devant la mentalité actuelle du parti nationaliste allemand.
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La Paix à l’extérieur... et « l’intérieur ;
Nous avons trop cruellement souffert de h guerre pour que nous ne désirions pas Gemment la poux, mais une paix assise sur des bases solides et durables, qui dans le respect des traités et de la justice, sauvegarde notre dignité, assure l'inviolabilité de nos frontières et nous garantisse contre toute agression nouvelle injustifiée.
« La France, a déclaré en termes lapidaires M. le Président du Conseil dans son beau discours d Cru Inès, continuera son cfïort pacifique loyalement, constamment. Non seulement la paix lui est -chere, mais eUe lui est nécessaire. »
La paix extérieure, cela va sans dire, mais aussi la paix intérieure. Pour maintenir pour assurer celte dernière, S n’est que temps de concentrer toutes les forces patriotiques contre les forces internationalistes qui tendent à détruire I autorité sous toutes ses formes en meme temps que les cadres où s’est développé la vie nationale : famille, liberté individuelle propriété privée, fortune publique, Etat lui-même, c'est-à-dire tout ce qui a fait la force le prestige et le myonvt&m ont d,e la France.
Contre la nouvelle invasion des barbares :
Le but vise par le parti communiste et par le parti socialiste unifié, qui n’est qu’un communisme déguisé, à retardement, est si indubitablement l’anéantissement de la patrie
j e ?'le nous la con£Êvons et -l'aimons, qu’ils ne négligent rien pour l'affaiblir au dehors’ de meme qu ils s’efforcent de la désagréger jusqu’au chaos, à l’intérieur.
Tant que nous n’aurons pas réussi à dresser devant la nouvelle invasion des barbares qui nous menace une barrière infranchissable ; tant que ne seront pas obtenus la stabilité des pouvoirs publics et l’achèvement du redressement financier irréalisables eu dehors de la politique tl Linon nationale; la France restera impuissante à stabiliser sa monnaie en =auvejpirdant les intérêts de ceux qui ont fait confiance à l’Etat ; impuissante à reconstituer son outillage métropolitain et colonial ; impuissante à organiser rationnellement sa production condition indispensable de sa complète et définitive restauration financière ; impuissante à icsoudno des problèmes si importants de l’apprentissage et de l’enseignement technique' impuissante a réduire par suite le coût de la vie pour ses habitants, à le règlement
équitable de ses -dettes extérieures et l’application intégrale et upMfada plan Dawes et à réaliser, d une manière générale, une politique oxlérieur^l^tîede son glorieux passé.
Pour une œuvre sociale réelle eL pralic
file ne pourra pas davantage poursuivre l’épanouissement de son œuvre sociale dont lions sommes, mes amis et roofijes^partisans aussi résolus mais plus pratiques, croyons-nous que es partis cbexjrciiiÆMgtniclïér Non seulement notre ..cœur nous le commande, mais en “ °rs de d’humanité, nous estimons que le Standard of life moral et matério
' es travailleurs, comme l'appellent nos amis américains, doit être successivement élevé à un egre de développement suffisant pour qu’ils se considèrent comme étroitement liés au des- «i de la communauté française et ne se laissent plus prendre an décevant mirage commune ou meme socialiste. Ce serait le moyen le plus sûr de mettre fin à la lutte des classes f[üi ^nipoisonne notre atmosphère et d'assurer la paix sociale.
Enfui, tant que pèseront lourdement les menaces cartellistes sur nos finances, nous ne pourrons songer sérieusement à reviser notre régime fiscal dont le fardeau accable les
uages essenLiels.de notre activité économique, écrasant injustement les uns, dégrevant sans raisoii les autres.
Pour un meilleur régime fiscal :
sive LpCÛm™erCe,et l lndustne ployent littéralement sous le faix de contributions -excèsépargné nmt pas mieux traitée : l’impôt sur le revenu des' valeurs mobilières cous-
titue pour certaines d’entre elles une véritable spoliation. Les droits sur les mutation d'immeubles et des fonds de commerce onL atteint des taux qui paralysent les transaction, et par suite l’une des branches les plus importantes de la vie nationale. Ils rcdu.sent ainsi dans des proportions inquiétantes le rendement de l’impôt qui en est 1 aliment indispensable. Toutes ces questions, dont la plupart ont motivé mon intervention a la tribune de a Chambre, présentent un intérêt vital pour le pays, de même que 1 angoissant problème de la natalité, qui nous conduit à poursuivre le développement des avantages et exemptions d unpots consentis et à consentir encore aux familles nombreuses.
A cette œuvre de redressement moral, financier, économique, je me consacrera, tout entier Ai-ie besoin d’ajouter que vous me trouverez toujours prêt à répondre, comme au cours des trente-deux années pendant lesquelles vous avez pu me juger en me maintenant votre confiance inaltérable, à l’appel corporatif ou individuel de tout ceux d entre vous qui réclameront mon intervention auprès des pouvoirs publics pour faire rendre justice à leurs légitimes revendications.
ri-r ACGATCim CtOYON.
lre circonscription du 9e arrondissement.
M. E3CUDIER
Elu au premier tour de scrutin* — 4.Ô77 voix.
Me^sihers Concitoyens,
Vous avez tous lu ma profession de foi. Je me suis fait un devoir de vous 1 adresser personnellement. Désireux qu’il n’y ait aucune équivoque sur les idées que j’entends continuer h défendre au Parlement, je viens vous exposer brièvement quelques-uns des principaux points de vue de mon programme politique, économique et social.
Pouvoirs publics ;
Séparation des pouvoirs exécutif, légisiatiî^et judiciaire. Réduction du nombre des députés et sénateurs et vote personnel. Collaboration du Conseil d'Etat dans la préparation et la codification des lois. Suppression de l’initiative parlementaire en matière d'augmentation de dépenses afin d’éviter la surenchère. Création d’une chambre professionnelle consultative où tous les producteurs : industriels, commerçants, ouvriers, employés, agricu leurs, colons seraient représentés. Extension des droits civils et reconnaissance des droi s politiques de la femme. Vote obligatoire.
Administration :
Simplification des rouages pour rendre les services publics moins coûteux et plus rapides. Encouragement de l’initiative, dans les services administratifs. Industrialisa^ des monopoles en m’opposant ù toute création de monopole nouveau (tels-que les monop ^ des assurances, du pétrole ou de la T. S. F.) four Favoriser riniüalive et î’aclivite
Dé fer se nationale :
Solide orranbalion défensive de nos frontières ainsi que de nos forces de terre, de rn^ et d’air, pour ton: oYder la paix et décourager toute agression. Construction de o^e
pour
jes 0fficiers cl sous-of liciers mariés. Généralisation des accords internationaux en vue S'assurer le rapprochement économique, politique et moral des peuples.
Crise du logement et hygiène :
Construction d’immeubles destinés à l'habitation, en encourageant les initiatives ivées et les collectivités et en facilitant l'accès de tous à la propriété. Réductions d’impôts our les logements occupés par les familles nombreuses. Exonérations d’impôts tant pour les ventes des terrains destinés à l'édification d’immeubles d’habitation que pour les prêts contractés en vue de cette opération. Contrôle médical des immigrés étrangers. Protection P la famille et de F enfance. Lutte contre la tuberculose et le taudis. Aménagement de terrains de jeux et de sport, pour favoriser l'éducation physique.
Finances :
Rigoureuse application de toutes les mesures propres à assurer la stabilité de la ' monnaie. Amortissement modéré et continu Répartition plus équitable des charges publiques. Suppression de la taxe de luxe. Remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à la production ou sur la première vente afin de diminuer le nombre des assujettis et de lutter contre la vie chère. Simplification et codification des lois fiscales après abrogation des mesures vexa toi res d'inquisition. Protection du contribuable et de l'épargne. Respect des engagements de F Etat, Suppression de l’octroi avec participation financière de F Etat, Réduction des droits de mutation sur les ventes d’immeubles et de fonds de commerce.
Commerce et industrie :
Amélioration de la loi sur lu propriété commerciale dans un esprit de justice et d'équité. Encouragements aux écoles professionnelles et d'apprentissage. Extension du crédit à -T^rpuitation. Stabilité douanière. Suppression du privilège des bouilleurs de cru. Protection de la main-d’œuvre française. Propagande touristique. Extension aux bénéfice* industriels et commerciaux des exonérations à la base prévues pour les traitements et suaires* Intensification de la production et organisation rationnelle du travail par lap>H^boratioii des classes qui doit aboutir à une réduction des prix. Ouverture de marcljptf'''rïouveaux grâce a [activité de nos représentants à l’étranger, pour favoriser re^st'fation. Protection de l'artisanat.
Travaux publics
Développement et perfectionnement de F outillage national : ports, routes, chemins de H tarification, téléphones, servi^^^^ Mise en valeur des colonies pour pro¬
curer à la métropole Icjj^w^i^t^spremières qui lui font défaut, et multiplier les débouchés offerts à la ur^drrcTTon nationale
Républicain, je veux F union de tous les Français dans la République. Répudiant butes les tyrannies, toutes les oppressions, je veux la liberté des consciences, la liberté de l’ensaignement, la liberté de la famille, la liberté du commerce et du travail, c'est-à-dire la liberté dans le progrès social. Mutualiste convaincu, je pense que la collaboration des sociétés mutualistes est indispensable à l’application de k loi sur les assurances sociales. République, patrie, liberté, tel est le symbole de mon programme, du programme que vous avez constamment approuvé et que vous ferez triompher une fois de plus aux élections du 22 avril 1928.
Paul ESGUDIER.
2è circonscription du 9* arrondissement.