‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 278 sur 336 · M. G RAT I EN · texte numérisé non relu

M. G RAT I EN

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.158 voix.

Citoyens,

Rien n'est plus facile que d’orner un programme électoral de promesses dorées et je sais des adversaires d’extrême gauche qui ne s'en feront pas faute.

Mais j ai trop le respect de 1 électeur pour me livrer aux surenchères démagogiques accompagnant toujours les périodes électorales, et j'en laisse à d'autres le soin maladroit.

Car 1 électeur français est assez sage et il a, de ses fonctions de citoyen, un usage assez prolongé, pour faire bonne justice des extravagances de certains candidats et discerner, sans se tromper, l'exclusive préoccupation, marquée par ces derniers, de lui « piper » sa voix.

Citoyens,

Si je viens aujourd'hui briguer vos suffrages, c’est d’abord parce que je vous connais depuis longtemps et que vous savez qui je suis.

Nous sommes des amis de vieille date,

Vous n'ignorez pas mes idées politiques de vieux républicain, affichées sans détour au cours d'une vie publique déjà longue ■

La désignation dont j'ai été l'objet de la part des Comités radicaux et i adicaux-socia» listes, vous est, au demeurant, le sûr garant de mon activité future,

Laissez-moi donc vous dire, en quelques mots, comment je conçois le programme de lélu qu au 22 avril, vous enverrez représenter, à la Chambre, la circonscription de Villejuif,

Politique intérieure :

Mon étiquette politique marque, à elle seule, et sans longs commentaires, que je vise, avec Hn tangibilité du Régime républicain, au progrès social toujours plus affirmé, à 1 amélioration hardie des conditions de vie du travailleur, à la répudiation sous quelque forme que ce soit du pouvoir personnel et à la lutte sans merci contre les doctrines bolché visantes qui ne sauraient aboutir qu'à l'anéantissement du pays.

J’estime que des réformes importantes doivent être réalisées tant dans l'ordre administratif que dans l'ordre judiciaire pour tenir compte de l'évolution sociale accomplie depuis un siècle, comme des besoins nouveaux des populations.

L'enseignement doit demeurer sur ses bases laïques et continuer à faire l’objet de l'attention vigilante du Parlement.

D ailleurs, la politique pure occupe encore trop de place dans la France d’après-guerre 7 trop de politiciens de métier, trop de^ bavards.

Politique économique :

La politique économique a droit à l’une des premières places dans les préoccupations du législateur.

Il faut arriver à soustraire le consommateur aux exigences d'intermédiaires trop nombreux; iî faut résolument combattre cette hydre aux cent têtes qu’est la vie chère dont les petits commerçants sont, d’ailleurs, les victimes, aussi bien que les travailleurs. 11 faut organiser la production car c’est par T intensification du rendement économique qu’on atteindra les hauts salaires si nécessaires aujourd’hui à la vie de l1 ouvrier.

11 faut aussi améliorer les conditions dans lesquelles travaille le petit commerce, notamment en créant des caisses de crédit analogues à celles qui fonctionnent au bénéfice de l’agriculture ; le consommateur ne manquerait pas d y trouver son compte.

Une politique douanière libérale est indispensable : la révision des tarifs frappant aussi bien l’importation que 1 exportation s’impose avec on caractère âè grande urgence.

Le développement de nos moyens d’action dans notre domaine colonial, si riche et si varié, doit être poursuivi avec persévérance et méthode; on néglige trop, à l'heure actuelle, nos colonies, source de prospérité pour le pays.

L'agriculture mérite les plus grands encouragements ; la main-d’œuvre; en particulier, doit bénéficier de mesures spéciales telles que l’accession des travailleurs à l'exploitation et à la petite propriété par le jeu du crédit agricole.

Politique sociale ;

G’ es t? dans le domaine social que, suivant la pente naturelie de mes sentiments, j’entends réserver, si je siège à la Chambre, une importante part de mon activité:

La matière en est, du reste, innombrable cl diverse.

Il faudra commencer par améliorer la loi sur les assurances sociales qui vient d'être votée par le Parlement ; j’estime, spécialement, que la création d'une caisse autonome est, à cet égard, indispensable.

Il faudra s’attaquer, au problème ardu et vital de l'habitation car on ne- saurait. plus tarder davantage, sans mettre la France en péril, à: rechercher la solution qui jugulera la crise des loyers.

C’est encore Induite contre, tous ces fléaux sociaux qui sont : la tuberculose, le cancer, le taudis, qu’il faudra entreprendre.

Les lois d'assistance sociale sont maintenant, insuffisantes' parce que, depuis la guerre, les conditions de vie ont changé ; elles devront être améliorées en conséquence, spécial ment la loi sur F assistance obligatoire et celle qui concerne les accidents du travail pour lesquels les allocations .actuellement, .consenties sont encore trop faibles.

Les revendications si mesurées et si fondées des mutilés et autres victimes de la guerre méritent d’être retenues dans leur ensemble, car le pays ne saurait se montrer ingrat ni oublieux à leur égard.

Les lotissements, enfin réglementés^ devront : continuer, à bénéficier de toute la sollicitude des pouvoirs publics ; en ce qui concerne les zoniers, rien ne/doit; s’opposer à ce qu'ils soient placés sous diempire du droit commun.

1 K f à u d m au ss L e t s ur to> u t\ . par:, une: légi sla lion, a pp ro pr iée* sage.e ïr au beso in* im pérar tive, réaliser pratiquement et efficacement l’indis.p en sable collaboration du capital et dû travail, qui assurerait, en même temps» la richesse. de-tous, la véri tabla paix sociale.

La loi de huit heures, la plus belle conquête du. monde ouvrier depuis vingt ans^ est à respecter dans l’avenir.

Politique financière :

1 Lar politique financière est, âL l'heure actuelle, îa poifït névralgique dé l’activité parlomen taire.

Tous les gens de bonne foi reconnaissent que le Gouvernement qui, depuis bientôt deux ans, est au pouvoir, a obtenu dans ce domaine des résultats inespérés.

Son action a ramené, avec la ■sécurité du lendemain, le calme dans la pays:; le franc a été stabilisé en fait et notre situation budgétaire et fiduciaire complètement assainie.

J'estime qui! faut poursuivre celte œuvre de longue liaîeine si heureusement

commencée-

Le franc devra être, certes, stabilisé légalement un jour, mais sans hâte, et après que des mesures auront été prises en vue d’une revalorisation partielle préalable.

En tous cas, il faudra maintenir un rigoureux équilibre budgétaire.

Les charges fiscales actuelles pèsent trop lourdement sur les épaules de beaucoup de contribuables ; elles no sont pas réparties, du reste, avec une justice suffisante. Les salariés, tout spécialement, payent un impôt Inadmissible ; de même, les petits commerçants ploient sous le fardeau de taxes et d'impôts aussi nombreux qu'onéreux et qu'il conviendra d’alléger sans tarder. Une révision d'ensemble de ces lois fiscales devra être le premier devoir de la nouvelle Chambre,

Politique extérieure :

La politique extérieure est dominée, à l'heure présente, par les accords de Locamo.

On doit persister dans les directives ainsi adoptées et qui, sincèrement suivies, contribueront à créer, en Europe et dans le monde, une atmosphère de paix ; pour avoir la paix, il faut la vouloir et je suis de ceux qui la veulent sincèrement et ardemment.

Une solution devra être donnée un jour à îa question endémique des dettes interalliées ; la France ne tolérera pas qu'on l'engage dans une politique de versements interminables dont elle serait finalement seule à porter le poids alors qu'elle a, plus que toute autre nation, contribué à sauver la liberté du monde.

A la politique extérieure, se rattachent les questions de désarmement et de lois militaires. Je dis qu'il faut placer, à cet égard, sa confiance en la Société des Nations dont l'heureuse influence ne peut que contribuer à raffermir cette solidarité internationale, grâce à laquelle peut être rendue possible la paix universelle.

Nos lois militaires sont en étroite dépendance avec F activité montrée par la Société des Nations ; le service militaire vient précisément d’être réduit à un an, mais on doit espérer que les circonstances extérieures permettront bientôt de le réduire encore.

Les intérêts généraux de la banlieue parisienne :

Comme Conseiller général de la Seine, je me suis efforcé, déjà, d'améliorer dans toute la mesure de nies moyens les grands services généraux intéressant la banlieue parisienne et je rappellerai que j'ai pu obtenir, pour notre canton de Villejuif, jusqu'alors si déshérité, la création de la ligne E Q (Place d'Italie — Hay-les-Roses), qui bénéficiera bientôt du régime normal.

11 est néanmoins certaines questions particulièrement importantes,, dont l'envergure est telle qu’elles dépassent le cadre de la banlieue parisienne proprement dite et revêtent un véritable caractère d’intérêt national. J1 es lime qu'elles doivent recueillir la sollicitude du Parlement et je citerai :

î° La constitution urgente des organismes prévus par la loi sur les lotissements, de manière à sauvegarder efficacement les intérêts des lotis ;

2° L'étude approfondie des mesures à prendre pour assurer l'aménagement de la zone, h sauvegarde de l’intérêt des zoniers, T utilisai ion rationnelle des terrains rendus disponibles ;

3° L'amélioration des moyens de transport entre la banlieue et la capitale et des relations m ter communal es, y compris F électrification d’urgence de la ligne de Sceaux, avec suppression des passages a niveau ;

4° L’adoption de dispositions législatives pour rendre la banlieue toujours pins habitable et plus prospère, la faisant bénéficier des avantages réservés, jusqu'ici, aux seuls Parisiens

Citoyens,

Au 22 avril prochain, vous aurez à faire un choix simple et clair.

Vous direz si vous prenez pour argent comptant les étonnantes et fantasmagoriques promesses des gens de Moscou et de leurs immédiats voisins d’extrême gauche.

Vous direz si vous ôtes disposés à renouveler en France l’expérience qui, depuis dix ans, dure en Russie, et où elle a institué la guerre civile à l'état permanent, accumulé les ruines, décimé la population, corrompu physiquement et moralement l'enfance, supprimé toutes les libertés y compris la liberté de pensée, replacé l'ouvrier en état de servage et ramené l’ancien empire des tsars sous le règne du knout ci de la terreur!

Mais poser seulement la question est faire gratuitement injure à voire tranquille ton sens.

Vous repousserez les fallacieuses avances de quelques révolutionnaires en mal de dictature personnelle.

Vous préférerez au mirifique programme — jamais réalisé parce qu’irréalisable — des fauteurs de chambardement universel, une solide politique de réalisations effectives dont ]e programme que je viens de vous exposer vous a montré les divers aspecls.

Vous savez bien que notre régime républicain, définitivement et glorieusement assis sur ses bases, méprise les basses attaques dont il est l’objet de la part des partis extrêmes, et que l’histoire est là pour montrer que c’est seulement sous ses auspices que la Société peut poursuivre perpétuellement et sincèrement la réalisation des meilleures conditions de vîe pour tous et spécialement pour celui qui peine chaque jour, afin de gagner le pain des siens.

Aussi c’est avec confiance que je vous crie :

Vive la République !

Vive la circonscription de Villejuif 1

Tous aux urnes le 22 avril,

Ï1 ne faut pas d’abstentionnistes.

Car ce serait le sûr moyen de faire triompher les partis de désordre qui, cependant et incontestablement, constituent la minorité dans notre canton de Villejuif.

Electeurs,

Accomplissez donc votre devoir sans défaillance ; si vous venez en nombre aux urne&s le jour du vote, la victoire nous sera sûrement acquise.

Elle ne pourrait nous échapper que si vous négligiez d’accomplir ce jour ià votre devoir de citoyen.

A. GRÀTIEN

Candidat du Parti radical et radical-socialiste et do Concentration républicaine 1 1 todale.

90 circonscription de SCEAUX.

(Canton de V&nves.)

M. PiC

Elu an deuxième Leur de scrutin* — 12,992 voix.

Mes chers Concitoyens,

Les élections du 22 avril prochain auront une signification décisive pour Y avenir de la France,

Vous direz si vous entendez interrompre le redressement Financier en cours et revenir aux vieilles querelles de partis, aux désordres politiques, aux embarras monétaires, alors que la France est encore loin d'être remise de la grande tourmente qui Fa épuisée dans son sang el dans ses biens* Alors, ainsi que le disait il y a quelques jours le Président Poincaré : « Si l'on se laisse entraîner par les surenchères démagogiques dans les sentiers perdus, on retournera vers l’abîme, et le désastre, cette fois, ne sera plus réparable* n

Ou bien, soucieux des destinées du pays, vous manifesterez votre volonté de voir se poursuivre Funion par la trêve des partis, qui ne comporte ni abdication ni servitude, pour continuer et achever Feffort de relèvement financier, condition indispensable au développement de l’activité économique, à la réalisation des progrès sociaux, à la préparation de F ère de paix et de prospérité que la France attend*

Cette politique de concorde républicaine et nationale pratiquée depuis plus de dix-huit mois sons la direction de Fhomme qui fait F honneur de la France et de la République, M* Raymond Poincaré, a donné des résultats tels, qu’en dehors des partis de révolution, personne en France n’ose les contester, ils font Fadmiration de l’étranger lui même*

N’est-ce point par FUnion et l'énergie que la France sTesl toujours sauvée?

Ces résultats prodigieux sont trop connus pour qu’il soit nécessaire d’insister. D’ailleurs, le Président Poincaré, dans ses retentissants discours de Bordeaux et de Carcassonne lésa rappelés de telle façon qu’il n’est pas un Français de bonne foi qui puisse les ignorer.

Il Fa dit, il faut achever. Et ce qui reste à faire est au moins aussi difficile que ce qui a été fait* « Nous n’y réussirons, ni nous, ni aucun autre Gouvernement, que dans une atmosphère entièrement favorable, à l’abri des tourmentes et des sautes de vent »*

Seule, l’union nationale peut permettre d’atteindre le but* Réalisée dans le Gouvernement d’hier, elle doit être réalisée dans le pays pour qu’une majorité stable puisse soutenir le Gouvernement de demain qui continuera Fœuvre entreprise sous la même direction, avec U même méthode*

Je sollicite donc votre confiance pour participer à cette œuvre de salut national et travailler a la mise en pratique du programme d’action démocratique et sociale dont vous trouverez ci-après les principes essentiels.

Politique financière :

Stabilisation du franc, œuvre de longue haleine subordonnée à la confiance des créanciers de FÉiat, à l’équilibre budgétaire, a la lutte contre les augmentations de dépenses, au développement du commerce extérieur et à îa stabilité politique.

Amortissement progressif de la dette publique*

Meilleur aménagement des charges fiscales* Remaniement progressif des contributions

en vigueur de manière à décharger fouies les formes de travail et à favoriser l’essor écono inique du pays.

Renforcement du contrôle et poursuite de la fraude.

Calcul de la patente sur le seul bail commercial.

Abattement à la base pour les commerçants comme pour les autres contribuables.

Remplacement de l’impôt sur le chiffre d'affaires par une taxe h Vun des stades de la production.

Amélioration du système de déclarations par la simplification des formalités. Feuille unique d’impôts évalués clairement.

Politique intérieure :

Laïcité de l’Etat comportant la neutralité, le respect des croyances, l'apaisement et h tolérance. Droit commun en matière d enseignement et d’association.

Restaurer le prestige des corps de l'Etat et l’autorité de l’Etat lui-même. — Statut général des fonctionnaires comportant le droit syndicat, sauf pour les fonctionnaires d’auiorité et l'interdiction du droit de grève clans les services publics, les garantissant contre le Favoritisme.

Réaction contre l’anarchie croissante et la corruption des mœurs.

Réforme administrative. — Réorganisation des administrations centrales. — Décentra* lisation dans le cadre de 3a région. — Associer les grandes collectivités professionnelles à la préparation des lois dans les Commissions parlementaires (Conseil national Economique, Conseil supérieur du Travail),

Vote obligatoire. ~ Suffrage féminin.

Vote personnel.

Lutte contre l’emprise communiste et ses tentatives de désorganisation sociale et nationale en vue de fomenter une révolution sanglante.

La France « tranquille dans ses frontières aetu elles et prémunie contre toute agression 3> est passionnément attachée à la paix mondiale.

Haïr la guerre. — Travailler ardemment à la paix. — Monter la garde.

Collaboration internationale et rapprochement des peuples par des ententes éconoiniques, intellectuelles et morales, — Développement de la Société des Nations et des traites d’arbitrage et de non-agression.

Règlement des dettes interalliées dans un sens conforme à la justice et à la dignité nationale.

Exécution du règlement des réparations dont dépend la destinée de plusieurs générations et qui exige une France parfaitement unie.

Politique sociale :

Hardiment orientée vers le progrès, la justice et la fraternité, en opposition à la démagogie révolutionnaire.

Politique familiale qui assure la stabilité de la famille et favorise le relèvement de h natalité. — Respect et aide aux familles nombreuses. — Sursalaire familial. — Modification des lois successorales et des lois fiscales pour contribuer au développement pie la famille. Vote familial.

Protection de l'enfance, — Lutte contre la mortalité infantile, l’avortement! 1 alcoolisme et la tuberculose.

Habitations. — Lutte contre le taudis, — Rétablissement d’un marché régulier du logement dans les centres urbains par l’établissement d*uri vaste programme de construction avec la collaboration des collectivités publiques et des initiatives privées.

Avantages suffisants donnés h l'épargne qui affecterait ses ressources à la construction d’immeubles d’habitation — pour qu’elle puisse consentir des prix de loyer ne dépassant pas la capacité de payement de la population.

Développement des habitations familiales à bon marché.

Enseignement, éducation. — Permettre à l’enfant de développer ses facultés intellectuelles et physiques afin qu’il puisse conquérir la fonction pour laquelle il est le mieux qua lifié et donner la mesure de son utilité sociale. — Développement de l’enseignement

technique. — Orientation professionnelle. . , . .

Maintien de la loi de huit heures. — Réalisation des réformes qui doivent constituer la charte internationale du travail d’après le Traité de Versailles.

Assurances sociales* .

Organisation des loisirs des travailleurs dans l'intérêt de leur santé, la sauvegarde et le développement physique et moral de la race (éducation physique, sociétés musicales, sportives, scoutisme, jardins ouvriers).

Resp'Stt et défense de la propriété individuelle.

Facilité d’accession de tous à la propriété et protection du bien de famille.

Lutte contre l’abandon des campagnes par l’amélioration des conditions de la vie

y~ll 1 iR

Satisfaction aux justes revendications des victimes de la guerre et anciens combattants, artisans de l’ordre et de la paix comme ils l’ont été dans la victoire.

Adoucissement au sort des petits pensionnés et rentiers.

Politique économique :

Réorganisation économique delà Nation. - Développement de la production et des échanges par la rationalisation qui permettra do pratiquer les hauts salaires et augmenter .e

pouvoir d'achat àa consommateur, , ,■

Substituer à k lutte de classe la collaboration de tous les éléments de la production

professionnellement associés dans la gestion comme dans les bénéfices.

Utilisation des prestations versées, en exécution du plan Dawes, pour le developpemen des grands travaux nationaux dans la métropole eL dans les colonies qui accroîtront la richesse nationale et que ne pourrait exécuter normalement l’industrie nationale.

Organisation bancaire appropriée plus aux besoins du commerce quàla spéculation. - Augmentation du crédit au commerce et à l'industrie.

Lutte contre la vie chère. c, , , ,

Suppression de l’octroi. - Protection des petits commerçants et artisans. — Statut de la propriété commerciale.

Liberté commerciale.

Amélioration des monopoles existants par l'industrialisation.

Mise en valeur des richesses coloniales. - Encouragement sous toutes les formes aux initiatives privées pour le développement à l’intérieur et à 1 extérieur de 1 activité agricole, indus trielie et commerciale.

Problèmes régionaux et locaux :

Collaboration constante avec les représentants qualifiés des intérêts régionaux et locaux en vue de faciliter la création et le développement des organismes sociaux dont agglomération parisienne et plus particulièrement la banlieue ont un besoin si pressant.

Hôpitaux intercommunaux, notamment aménagement de 1 hôpital militaire Percy en

hôpital mixte.

Maison de retraite pour les vieux travailleurs.

Écoles d'enseignement professionnel.

Création de cours secondaires pour jeunes filles au lycée Michelet.

Améliora lion des moyens de transport en banlieue par l'extension du métro et l'électrification de toutes les lignes de banlieue.

Mise en état des lotissements.

Aménagementjdu grand Paris.

Mes chers Concitoyens,

Tel est le programme de progrès sociaux qui s'inspire des justes aspirations de la démocratie française, ainsi que du souci d’organiser la paix intérieure et 3a paix extérieure, que je soumets k votre appréciation.

Candidat de cliez vous, vivant et militant parmi vous depuis vingt-cinq ans, connaissant les besoins de la région, me tenant comme je l'ai toujours fait k votre entière disposition, je fats appel à votre confiance pour travailler de mon mieux à le réaliser, pour être demain <c I associé lidèle et persévérant » du Gouvernement d’union nationale à qui incombera la lèche de continuer et d’achever l’œuvre entreprise avec tant de succès et d’espoir depuis bientôt deux ans.

Quels que soient vos opinions et votre parti, soucieux des destinées de votre pays, unis dans le même amour de la France, vous aurez à cœur de donner votre adhésion le 22 avril prochain, à la Concentration républicaine et nationale, seule capable de réaliser l’œuvre de restauration nationale commencée par le ministère Poincaré, et de préparer la voie aux grandes réformes démocratiques, économiques et sociales, qui feront notre France plus unie, plus forte, plus prospère, notre République plus fraternelle, plus juste dans un monde réconcilié et travaillant dans la paix générale.

Frédéric PIC

Docteur en droit. — Officier de lu Légion d’honneur.

Maire de Yanyos»

Président de PUnion amicale des Maires de la Seine, Candidat de Concentration républicaine et d’Onion nationale#

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