SEINE-INFÉRIEURE
ire circonscription de DIEPPE.
M. R1MBERT
Élu au deuxième tour de scrutin, — 8. '259 voix.
Mes chers Concitoyens,
Trente armées de vie publique dans ma ville natale et dans la première circonscription de Dieppe me dispensent de vous dire qui je suis.
Appelé à plusieurs reprises par mes concitoyens à de nombreuses fonctions, je les ai remplies avec dévouement et activité, tous peuvent en témoigner.
Député sortant, je sollicite vos suffrages, persuadé que j’ai fait mon devoir dans r accomplissement de mon mandat législatif.
Si vous me renouvelez votre confiance, les grandes lignes de mon programme seront tes suivantes :
Politique financière :
Ayant soutenu de mes votes le Ministère Poincaré, depuis son arrivée au pouvoir, je m'efforcerai de lui continuer ma confiance pour achever l’œuvre de redressement financier.
Considérant que le peuple français est celui qui paie le plus d impôts, il importera dans la prochaine législature de faire une politique d’économies, notamment dans 1 administration de l’Etat, pour ramener notre budget à des proportions plus en rapport avec )a capacité fiscale de la nation.
J’estime également que la révision de certaines taxes excessives s’impose, car leur exagération tend à diminuer le revenu du Trésor.
De même, les budgets devront être mis en équilibre et votés à temps pour éviter les les douzièmes provisoires, préjudiciables à nos finances.
Enseignement :
J’entends respecter les lois existantes, la laïcité étant la base fondamentale de la République. La neutralité de l’école publique doit être rigoureusement maintenue tout en respectant le droit du père de famille de faire donner à ses enfants l’instruction de son choix.
Politique intérieure :
La loi sur les assurances sociales, dont le vote récent esta l’honneur de cette législature, sera appliquée le plus tôt possible sous réserve d’un statut pour l’agriculture. Noire devoir sera aussi de développer les mesures d’hygiène publique, favoriser l’accession a la propriété pour l’ habitation ; encourager la natalité ; aider les familles nombreuses ; faciliter 1 extension des oeuvres de solidarité et de mutualité.
Anciens combattants :
Aux anciens combattants et aux victimes de la guerre, je dirai qu'ils ne peuvent trouver meilleur représentant pour défendre leurs intérêts que celui qui a connu, pour les avoir endurées, les épreuves et les misères de la guerre.
Marine marchande :
La marine marchande est indispensable à 1 existence même du Pays, soit au point de vue de nos rapports avec nos colonies et l'étranger, soit au point de vue des pêches maritimes,
La prochaine législature devra prendre toutes les mesures pour assurer son développement et protéger les travailleurs de la mer qui accomplissent un rude métier.
Agriculture :
Ï1 est indispensable de continuer cette politique d’assimilation de l'agriculture à l'industrie. Le cultivateur doit jouir de la plus grande liberté dans ses transactions commerciales.
L’industrie de la terre est celle qui représente la plus grande richesse nationale et qu’on ne peut accroître qu'en facilitant l'emploi des engrais, en facilitant le retour à la terre dans nos villages par une existence plus gaie et plus récréative.
La paix et les dettes interalliées :
S’il est une préoccupation qui doit constamment tenir noire esprit en éveil, c'est le maintien de la paix et l'horreur de la guerre. Partisan d'une armée pour la défense de 3a patrie, il importera d’encourager le développement delà Société des Nations pour préparer l'oeuvre, peut-être encore lointaine, du rapprochement des peuples.
Enfin je suis de ceux qui, dans le règlement des dettes interalliées, considèrent que celles qui ont aidé à continuer la guerre et à poursuivre un objectif commun ne sont pas des dettes, mais une contribution, bien faible encore en comparaison du sacrifice de la France, et qui ne doit pas être à notre charge.
Opposé aux doctrines d 'extrême-gauche comme d'extrême-droite, partisans des lois laïques comme de la propriété individuelle, je veux une politique de sagesse, de progrès et de liberté.
Je fais appel a ceux qui m'ont vu à l’œuvre pendant les quinze années d'administration municipale, ils me rendront cette justice que j’ai toujours pratiqué une politique d’initiative et de réalisation, que j’ai toujours apporté le dévouement et F activité nécessaires à la bonne conduite des affaires.
Ce sont les mêmes principes dont je m’inspirerai dans l'exécution de mon mandat si vous voulez bien me le renouveler.
Vive la France !
Vive la République [
Fernand RIMRERT Député sortant.
Vice-Président de la Commission de la marine marchande. Secrétaire de la Commission d^admînlütraUon départementfthv Membre de ta Commission de solidarité et mutualité; agricoles, Ancien maire de Dieppe,
Administrateur de la Banque de France,
Chevalier île 1a Légion d'honneur (titre militaire).
Candidat républicain de Concentration démocratique.
2e circonscription de DIEPPE.
M, THOUMYRE
Elu au premier lourde scrutin. — 7,621 voix.
Chers Concitoyens,
Depuis 1919, les électeurs de la Seine-In férié ure m'ont par deux fois confié le, mandat de les représenter à la Chambre des. Députés.
Dès ma première élection, et, en vertu d un accord intervenu en novembre 1919) le groupe des députés du département m’avait plus particulièrement chargé, pour remédier aux inconvénients du scrutin de liste, de défendre les intérêts des cantons de Bacquo ville, Bellencombre, Long ne ville, Ûffran ville et Tôles,
C’est ce qui m'a incité, lorsque le siège de conseiller général dlGflVanville est devenu vacant, à solliciter les suffrages des électeurs de ce canton. Ceux-ci, à deux reprises différentes, ont bien voulu me donner leur con dance.
Je n’ai pas hésité dans ces conditions, éhml déjà des volves, au point de vue privé par ma situation d’industriel à Àrques-Ia-Bataille, comme au point de vue public par mon mandat de conseiller général, à poser ma candidature aux élections législatives dans la 2e circonscription de Dieppe,
J’étais guidé en l’occurrence par F attache mm t que je vous ai voué, joint à 3a sympathie que vous ifavez cessé de me témoigner.
Ce que je vous avais promis comme conseiller général aussi bien que comme député, j’estime l'avoir tenu.
En ce qui concerne mon mandat de conseiller général, qu'il me soit permis de vous rappeler brièvement les résultats auxquels je suis arrivé, grâce à la collaboration des assemblées municipales, notamment en ce qui concerne l’électrification dans les cantons de Bacqucville et Offranville, f F adduction d’eau potable dans plusieurs communes, l’entretien des routes, la défense des cotes, etc,
A la Chambre des Députés, si je ne me suis que peu mêlé aux luttes purement politiques, sauf quand il s’agissait des intérêts vitaux du pays, en revanche, j’ai pris une très large part dans l’étude de la législation concernant les victimes de la guerre et dans la discussion des graves groblcmes sociaux qui, depuis 1919, se sont posés avec une acuité toute particulière.
Vice-président du Groupe des mutilés, membre de la Commission des pensions, ei de la Commission de prothèse et d’orthopédie, délégué au Conseil supérieur de TOffice national des mutilés et réformés, en même temps que membre du Comité départemental, je me suis ai taché à poursuivre F amélioration du sort des anciens combattants et des victimes de la Guerre, notamment par le dépôt de propositions de loi concernant les gazés ei 1 Office national du combattant.
Membre de la Commission d’assurance et de prévoyance sociales, membre du Conseil supérieur des habitation à bon marché et administrateur de l’Office départemental, j’ai fait tout ce qu’il était en mon pouvoir pour développer la construction d’habitations à ben marché et la création de jardins, ouvriers afin de faciliter aux « travailleurs vivant principalement de leur salaire », F accession à la petite propriété.
Dans cette même Commission, j’ai pris part aux laborieux travaux concernant fa
réforme de la loi de 1898 sur les accidents du travail En outre, j’ai longuement discuté le projet de loi sur les assurances sociales et j'ai obtenu du Gouvernement la promesse que cette loi serait amendée dans un sens plus favorable aux intérêts des mutualistes et mieux adaptée aux besoins et aux traditions des populations agricoles.
Président du Groupe de défense de l'artisanat, j’ai coopéré efficacement à la renais sance en France de l'artisanat et notamment de l'artisanat rural par le dépôt et le vote d'une série de lois organisant le régime fiscal, le crédit et les Chambres de métiers pour les les artisans.
Membre du Comité d’études de la marine marchande, j'ai été appelé à y défendre les intérêts de notre département qui, s'il est agricole et industriel, se place aussi au premier an g’ des régions maritimes.
Président du Groupe de défense des côtes, j’ai prêté un actif concours à la Fédération nationale afin d'obtenir des crédits susceptibles de réparer les dommages causés aux côtes par les tempêtes et en particulier de réaliser sur nos côtes normandes les travaux indispensables pour assurer du travail à une nombreuse population côtière.
Je me suis toujours efforcé d'être un « réalisateur » et de ne pas promettre plus que k ne pouvais tenir, ayant appris de bonne heure que seuls les résultats positifs comptaient et qu’il en était ainsi dans la vie publique comme dans la vie privée.
Or, à l’heure actuelle et plus que jamais, de graves problèmes se posent, que ne peuvent résoudre des discussions académiques ou des querelles stériles entre partis, seule est capable de leur apporter une solution l'union de tous les Français, sons le drapeau de la République, dans un effort de commune bonne volonté.
L’Union républicaine nationale, pratiquée par la concentration dans le Gouvernement de tous les grands partis républicains depuis le mois de juillet 1926, a permis d’arriver déjà à des résultats appréciables.
Comme vous ne l’ignorez pas, en juillet J926, par suite des menaces adressées à l’épargne, par suite des dangers du développement de l’Etatisme préconisé par les socialistes, notre devise était en péril extrême : la livre était à 240 francs.
Seul l'avènement d’un Ministère d’union républicaine nationale conjura, en rétablissant la confiance, le péril que courait le franc et qui menait le pays à la ruine. Des solutions énergiques durent être prises qui imposèrent de nouveaux sacrifices à tous les Français. Des budgets en équilibre furent volés par les Chambres. Le résultat est que la livre se maintient depuis plus d’un. an entre 124 et 125 francs et que notre balance commerciale est favorable.
Mais ce serait une erreur de croire que la tâche est finie. Comme M. Poincaré, Président du Conseil, le disait récemment : « Si l’on se laisse entraîner par des surenchères démagogiques, on retournera vers l'abîme, et le désastre cette fois ne sera plus réparable.»
C’est ce qui m’amène à vous dire que mon programme tient avant tout dans ces mots: Union républicaine nationale.
- . Union réPublicaine nationale pour que la France, confiante dans les destinées de la Société des Nations, demeure forte et respectée à l’extérieur, en maintenant la paix dans la stricte application des traités et sans aucun abandon des gages détenus. Ceci implique la continuation de l’exécution intégrale du plan Dawcs et aussi la révision des delLes interalliées,
Union républicaine nationale pour redresser définitivement notre situation financière et stabiliser notre devise, ce qui exclut tout à la fois tout accroissement de nos dépenses sans justification, tout projet d’impôt sur le capital, dont l’instauration ne tendrait rien moins qu'à une confiscation partielle des biens privés, et tout établissement de monopoles nouveaux, qui ne serait au fond que la mainmise de l'Etat sur nos industries les plus florissantes.
Je me ferai k cet égard un devoir de faciliter l'économie des deniers publics, de simplifier le système fiscal actuellement en vigueur en lui supprimant tout caractère d’inqui* siLon, fie soulager les classes laborieuses par la réduction du taux des impôts c^dulaire^i
^aménagement de la taxe sur le chiffre d’affaires et F adaptation forfaitaire de 3 a taxe sur les bénéfices agricoles.
Union républicaine nationale pour favoriser la production agricole, source principale de richesse du pays, c'est-à-dire assurer à l'agriculture les débouchés qui lui sont dûs afin que le travail de la terre soit suffisamment rémunérateur, donner aux agriculteurs un tarif douanier stable adapté à leurs besoins et équivalent à celui dont jouit l’industrie, les doter de tarifs de transport appropriés, développer la production par l usage d'engrais à bas prix, améliorer les institutions de crédit eL de mutualité agricoles.
Je n'aurai garde d’oublier tout ce qui est nécessaire pour donner aux travailleurs des champs les mêmes conditions de bien être qu'aux travailleurs des villes, notamment par 3a généralisation de l'électrification rurale, la diffusion de l'eau à la campagne, la construction d'habitations saines et salubres, l'accession des ruraux à la petite propriété, 3a rénovation de l'artisanat rural, l'application de la législation sur les assurances sociales dans le plan professionnel avec le concours des mutualités et des syndicats agricoles.
Union républicaine nationale pour accroître la puissance économique du pays, l'expansion du commerce et de l’industrie sur les marchés intérieur et extérieur, ïe développement delà marine marchande, le perfectionnement de Foutillage des ports fluviaux et maritimes, la mise en valeur de nos colonies, f amélioration du bien-être des millions de Français d'outre mcr; en- un mot poursuivre une politique économique, fiscale et douanière toujours mieux appropriée.
Union républicaine nationale entre tous les Français animés d’un même amour pour la pairie afin de lutter sans merci contre tous ceux qui, s’inspirant de doctrines internationalistes, voudraient, sons le couvert de la lutte des classes, nous conduire, aux prix de quels désordres, à un régime de dictature, provoquant ainsi la suppression de la liberté et de la propriété individuelle et la ruine de la nation.
Union républicaine nationale dans le but de faire cesser définitivement et sur tous les points du territoire, des querelles religieuses intl ignés d'une grande démocratie, en assurant la continuation de nos relations avec le Vatican, la liberté de toutes les croyances et la plus large liberté de conscience.
J entends que les lois de laïcité soient interprétées avec libéralisme selon la pensée de leurs auteurs. J entends que le respect de l'école laïque ait comme corollaire sa neutralité ouverte et loyale J entends que le père de famille, ayant seul le droit de diriger la conscience de son enfant, puisse le faire instruire dans l'école de son choix, ce qui implique le rejet de toute mesure tendant au monopole de renseignement.
Union républicaine nationale pour mener à bonne fin la réforme administrative par la simplification et la décentralisation des rouages existants, pour réformer les méthodes parlementaires, pour acquérir la stabilité ministérielle indispensable à ïa restauration du franc, peur délimiter nettement la séparation et la responsabilité des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Tel est, mes chers concitoyens, mon programme général.
Je ne veux pas non plus oublier les intérêts particuliers de la 2e circonscription de Dieppe,
Représentant d'une circonscription purement rurale, j’aurai à cœur de me faire votre porte-paroles conformément aux grandes lignes que je vous ai exposées ci-dessus et au programme du syndicat agricole de la Seine- Inférieure,
En outre, je m'emploierai à perfectionner le régime des communications : achèvement de la ligne de Saint-Sacns à Arques-la-Ratailie, amélioration des horaires des trains ; mise en état définitive de noire réseau routier pour qui! réponde véritablement aux nécessités de tous les usagers, qu'il s’agisse des industriels, des ruraux ou des touristes.
Enfin j camarades anciens combattants, à tout moment, depuis mon entrée au Parlement, ] ai été de cœur avec vous et je n’ai rien négligé pour faire aboutir vos légitimes revendications. Aujourd'hui, comme hier, je reste votre défenseur et je me ferai toujours un devoir, souvenir de l'ancien ne camaraderie du front, de provoquer toute disposition qui pourrait
im
vous être favorable et de m'oppOser à toute mesure d'exception qui pourrait atteindre certains d’entre vous, notamment les religieux anciens combattants. La dette que le pays a contractée à. Bégaird des anciens combattants n’est pas intégralement payée ; cette dette sacrée, elle si été à nouveau proclamée aux Etats généraux de Versailles. Ma qualité de vice-président à la Chambre du Groupe des mutilés comme mes sympathies personnelles vous ^onL une sûre garantie de ce que je continuerai d’être pour vous.
A vous tous, mes chers concitoyens, j’adresse im vibrant appel en faveur de T Union républicaine nationale pour que vous manifestiez une fois de plus votre indéfectible volonté de voir sortir des élections prochaines une représentation digne de vous qui assure déimitircmeht à la France son redresscttient dans la paix intérieure et extérieure.
Si vous voulez' bien m’honorer de vos süifrages, je m’attacherai à cette tâche et vous pouvez compter sur tout mon dévouement.
Vive la France [
Vive la République [
Vive la 2° circonscription de Dieppe !
Robeht THOUMYRE
Chevalier de ]a Légion drbonneui\ — Croix d? guerre.
Docteur eii droit. - Industriel.
Député sortant. — Ancien Sous-Fecrétnire d’Etat.
Conseiller général dn canton d’OfTran ville.
Républicain de gauche.
31euibxC du Comité directeur de FÀllbnce républicaine démocratise.
Candidat d’Onion républicaine nationale.
lre GirconÊcription du HAVRE.
M. Léo* MEYER
Elu au deuxième tour de scrutin. — <9.37î voix.
Mes chers Concitoyens,
Ces Lavée confiance que je me présente de nouveau à vos su tirage s.
Conseiller général depuis plus de vingt ans; maire du Havre depuis 1919, je suis votre représentant à La Chambre des Députés depuis le 10 juin 1923. Vous me connaissez et vous avez pu apprécier l’œuvre que j'ai accomplie. Je croîs avoir montré que j 'étais un homme d'action et de réalisation, uniquement soucieux d’administrer pour tout le monde et aayant que l'ambition de servir l'intérêt général de la ville et du port du Havre.
Je n’ai jamais varié dans cette ligne de conduite.
Avant toute considération de parti, je suis et resterai, sans m occuper des h oninietb avec tous les Gouvernements, quels qu’ils soient, qui travaillent efficacement pour la pre** périté du pays sans accabler d’impôts les classes laborieuses, les petits rentiers, les commit
çanU, et qui, contrairement à ce qui vient de se passer pour les nouveaux tarifs douaniers, ne sacrifieront pas les intérêts des consommateurs, de la ville et du port à ceux des campagnes, ni les intérêts des humbles et des petits possédants à ceux qui possèdent des fortunes élevées,
de ne voterai jamais les projets des Gouvernements tendant k diminuer, comme cela a été fait Tan dernier, les impôts sur les gros revenus et les gros héritages et à augmenter ceux des moyens et petits revenus.
Respectueux de touLes les opinions et de toutes les croyances, je suis du parti du peuplé, de tous ceux qui luttent et qui peinent.
Mon programme, le voici :
La paix entre les peuples par l'arbitrage obligatoire;
Une démocratie libre, en perpétuelle recherche d’une meilleure justice sociale, avide de progrès, ennemie des utopies et des violences;
L’égalité fiscale par un profond et équitable remaniement des impôts;
La réduction du remboursement de la dette (9 milliards par an) qui nous est imposé, estimant que nous devons en laisser la plus grande partie à la charge des générations futures qui vivront des temps plus heureux et qui Sauront pas eu à supporter les sacrifices de la guerre mondiale;
Le développement de la marine marchande "et de l'outillage des ports;
L’extension ctes lois sociales, et notamment des lois d’assistance et de prévoyance;
La protection des familles nombreuses ;
L'acceptation de toutes les justes revendications formulées par les anciens combattants el les victimes de la guerre ;
La lutte contre les logements insalubres;
La construction de maisons à bon marché;
L'égalité à tous les degrés de l’instruction;
Le développement des méthodes d’organisation scientifique du travail qui rendront économiquement possibles les hauts salaires et amélioreront le niveau d existence des tra^ vailleurs, tout en contribuant également à la prospérité do commerce et de 1 industrie.
Mes chers Concitoyens,
Vous barrerez la roule à mes adversaires qui se sont ligués pour faire triompher dcï coalitions d’intérêts ou assouvir des rancunes personnelles.
Au démocrate convaincu, constamment fidèle à son idéal, vous renouvellerez, j en ^uis certain, la confiance que vous n’avez cessé de lui témoigner*
Et vous ferez ainsi justice des injures et des calomnies dirigées chaque jour contre
moi.
Vous connaissez mon œuvre, k vous d’apprécier.
Vive la France!
Vive la République démocratique!
Vive Le Havre!
Uni MEYER
Ancien "Sûus-Se rétaire tTEtat, — Député,
Maire iu Havre, — Conseillé f g aérai.
Candidat des GatirlurS.
2e circonscription du HAVRE,
M* René COTY
E3q au premier tour de scrutin» — 11.101 voix*
Citoyens ,
Achever l’œuvre de cotre redressement financier, telle devra être la tâche première de la nouvelle Chambre*
Trop longtemps, travailleurs et épargnants ont souffert d'une instabilité monétaire qui faisait monter le coût de la vie à une allure sans cesse accélérée. Notre franc doit être mis définitivement à l'abri de ces fluctuations désordonnées qui, au mois de juillet 1926, ont conduit notre pays jusqu’au bord de la catastrophe.
Qui de vous pourrait avoir oublié ces heures angoissantes où l'imminence du péril commun imposa soudain 1 union à des hommes qui la veille se combattaient avec acharnement? Un Gouvernement de salut public s’est alors constitué, avec la collaboration de six anciens Président du Conseil et sous la direction éminente de M. Raymond Poincaré, dont la haute conscience et le prodigieux labeur commandent le respect à ceux-là même qui demeurent encore ses adversaires*
Les résultats? Vous les connaissez* Ils jugent 1 œuvre du Gouvernement et de sa majorité à laquelle je me fais honneur d'avoir constamment appartenu*
Cette œuvre, à vous de dire si elle doit être poursuivie ou abandonnée*
Sur cette question capitale, qui, le 22 avril prochain, sera posée â tous les électeurs de France, vous avez le droit d’exiger que chaque candidat s’explique en toute clarté et en toute franchise.
I our moi, demain, comme hier, je continuerai à donner ma confiance et mon entier concours au Gouvernement d’Union républicaine*
Républicains î
Démocrates, radicaux, socialistes indépendants, nous avons tous le même devoir que nous dicte le grand exemple de nos chefs les plus autorisés*
Comme eux, sachons faire trêve à des querelles qui sont du passé plus que de l’ avenir* Le temps des vaines idéologies s en va. Il nous faut aujourd’hui mettre le plus robuste réalisme au service du plus généreux idéal de justice sociale*
, Qu™porte que quelques politiciens attardés, n’ayant rien appris ni rien oublié, s obstinent encore à creuser le fossé que nous devons nous efforcer de combler! Après 1 expérience décisive de la dernière législature, qui pourrait encore être dupe de leurs surenchères démagogiques et de ces folles promesses dont il n’est pas mie seule qu'ils aient tenue quand ils étaient les maîtres du pouvoir*
IL n arrêlcîonl pas 1 évolution qui conduit le mouvement politique vers la concen-
t ration républicaine, comme elle oriente le mouvement social vers k collaboration des classes*
G est à cette double condition que l'assainissement de nos finances pourra produire tous les fruits que le monde du travail a le droit d'en attendre :
L’expansion de notre activité économique dans la France métropolitaine et coloniale, le développement de notre outillage national devront marcher de pair avec une organi-
sation plus rationnelle et plus équitable de la production, une amélioration progressive des conditions du travail, de large et substantielles réalisations de solidarité et d’hygiène sociales.
Ne nous le dissimulons pas : notre pays de France est à cet égard fort en retard sur la plupart des pays voisins. Comme eux il nous faudra en particulier donner des solutions vastes et hardies au problème primordial de l'habitation, étroitement lié k celui de l'aménagement méthodique de ces agglomérations nouvelles qui se créent ou se développent si rapidement dans la périphérie ou, dans la banlieue de nos grandes Cités. II faudra aussi, comme le reconnaissait récemment M. le Ministre de l'Intérieur, diminuer les charges et accroître les ressources de nos communes suburbaines dont la pauvreté ne cesse de s'aggraver quand s'augmente leur population.
Sans vouloir apporter des promesses imprudentes, dont j'ai la fierté de m'être toujours gardé, j’ai la conviction que notre situation financière et économique permettra bientôt d'alléger certains impôts vraiment trop lourds. Et surtout je considère que notre système fiscal devra faire l'objet d’une révision d'ensemble, qui le rende plus clair, plus simple et plus démocratique.
Il faudra en particulier assurer une juste péréquation des charges fiscales aux familles nombreuses que la France a le devoir d'encourager par tous les moyens et auxquelles le vote familial devra assurer une plus juste part de représentation au Parlement*
Les droits de mes camarades anciens combattants, ceux surtout des mutilés et pensionnés, devront être pleinement respectés* Ces créanciers privilégiés de la Nation, qu'ils ont sauvée, ne doivent être en rien victimes de la dépréciation de notre monnaie*
Avec tous les anciens combattants, je veux la consolidation et l'organisation de îa paix par l'affermissement de la Société des Nations, par la généralisation de l’arbitrage international, par la loyale collaboration de tous les Etats civilisés* Comme eux aussi je me refuse à livrer mon pays désarmé aux convoitises de certains impérialisme qui le guettent*
Je veux aussi que soit maintenue la Paix entre Français : La séparation des Eglises et de l'Etat doit logiquement avoir pour corollaire la séparation de la religion et de la politique, La laïcité fondamentale de l’Etat implique pour toutes les croyances comme pour toutes les convictions les mêmes libertés dans un égal respect de l’ordre public*
Fidèlement attaché à noire enseignement publie, j'ai toujours pensé qu'il n’est pas de progrès social plus bienfaisant que celui qui met de plus en plus largement cet enseignement, sous toutes ses formes et à fous les degrés, à la portée effective des enfants les mieux doués de toutes conditions.
Je souhaite aussi que l'éducation physique soit de plus en plus en honneur dans toutes nos écoles comme dans nos œuvres scolaires si intéressantes et si utiles. À nos groupements sportifs, qui apportent une précieuse contribution au redressement physique de notre race, les pouvoirs publics doivent donner également les témoignages positifs d'une sympathie agissante.
Mes chers Concitoyens,
Né au Havre, ayant toujours vécu au milieu de vous, honoré depuis vingt et une années de vos suffrages qui, par neuf scrutins successifs, m’ont fait constamment votre éIuT je n'ai certes pas besoin de vous affirmer à nouveau mon affection profonde pour la Ville et la région du Havre, dont en toutes circonstances, dans les diverses assemblées auxquelles j’ai appartenu, j'ai défendu de mon mieux les grands intérêts, aux côtés, hier, de mes chefs respectés Henri Gén est al et Jules Siegfried ; en collaboration étroite, aujourd’hui avec notre dévoué et éminent sénateur, M* Louis Brin d eau*
Qu'il s’agisse du développement de notre port, dé la prospérité de notre communauté maritime, commerciale et industrielle, de la réalisation impatiemment attendue des moyens de communication qui nous sont indispensables, nous devrions tous, sans distinction de partis, former le front unique du grand Havre.
Nul plus que moi 11a déploré qui 1 n'en ait pas toujours été ainsi. Nid plus que moi ne souhaite ardemment la franche collaboration sur le terrain de nos intérêts locaux de tous ceux qui ont vraiment à cœur l’avenir de notre cité.
Un député du Havre est le défenseur-né du commerce. J'ai conscience de n’avoir pas failli à cette tâche. J'y consacrerai encore tous mes efforts avec le vif souci de sauvegarder la liberté commerciale et do famé enfin consacrer la justice fiscale qui exige notamment que les commerçants ne restent pas seuls privés de tout abattement à la base.
Nos marins et navigateurs sous les auspices desquels jf ai fait jadis mes débuts dans la vie publique, ont toujours eu et auront toujours en moi, un ami sincère et reconnaissant dont le concours ne leur fera jamais défaut, notamment pour faire enfin aboutir en leur faveur le vote par correspondance ainsi que pour appuyer activement les justes revendications de nos pensionnés de la marine.
Je n’ai jamais été de ceux qui veulent dresser les uns contre les antres citadins et ruraux, dont les intérêts sont en réalité solidaires. La preuve en a été maintes fois donnée par notre Conseil généra) delà Seine-Inférieure ou les uns ont toujours voté sans marchander d'importantes subventions pour les travaux d’extension de notre port du Havre, cependant que les autres acceptaient volontiers de s’imposer les sacrifices nécessaires pour a as ure r enfin l'installation de L'électricité dans les trop nombreuses communes rurales qui en sont encore privées. Les agriculteurs de la deuxième circonscription du Havre peuvent être assurés que je ne manquerai pas de m’inspirer de tels exemples chaque fois que leurs légitimes intérêts seront en cause.
Electeurs de La 2° circonscription,
Le Député de chacune des circonscriptions de notre arrondissement représentera environ 100,000 habitants, Il est au sud de la Loire d'autres circonscriptions où 22.000 habitants auront droit à un député. Contre une aussi criante injustice, qui mutile vos droits, qui sacrifie vos intérêts, j’ai élevé à la tribune de la Chambre une énergique protestation à laquelle, malheureusement, tous les représentants de nos agglomérations populeuses n'ont pas cru devoir donner l’appui de leur vote.
L'égalité de tous les électeurs français par une nécessaire réduction du nombre de députés, doit à mon sens être pour nous tous, sans distinction de partis, une revendication fondamentale dont dépend dans la plus large mesure le succès de la plupart de nos autres revendications. Elle demeurera quant a moi un de mes objectifs essentiels dans Paccomp lisse ment du nouveau mandat que je sollicite de vos libres suffrages.
Vive 3a République î
René COTY
Croix de guerre.
Conseiller général du 0° canton do Havre.
Député sortant.
Candidat républicain do gauche.
3e circonscription du HAVKE.