M. BOISSEAU
, ^ ^^licaindel^ube m’a fait l’honneur de me désigner comme candidat
dans Jd 1 circonscription de I royes*
Enfant du peuple, enfant du pays, j’ai réussi par mon travail et mon activité à m’élever dans notre société démocratique.
Travailleurs, je suis donc un des vôtres et j’en suis fier.
, attaché aux idées de progrès social, ayant accordé mon concours le plus
ZS .,° 'S T7es P hdanthropiques et à tous ceux qui peinent, souffrent et attendent
une amelioration de leur condition, je déclare :
« Etre pour tout ce qui unit, contre tout ce qui divise », voilà la seule formule susceptible d assurer la marche du progrès dans l’ordre, dans la paix sociale.
Républicain démocrate, ennemi résolu du pouvoir absolu
eohtÏ SEZ C°ntre t0Ute dlCtatUre’ 80U césarienne,
J’estime que le plus grave danger de l’heure présente est le communisme.
sb ■, 6 PrêcheJia ,rév0luti0D’ c’est-à-diro la guerre civile, qui, si elle éclatait
serait infailliblement suivie de 1 invasion étrangère, 1
mm'JûUS leS dto{ens de ce Pys- épris d’ordre, de liberté, doivent faire front contre le communisme qui aboutit à un douloureux servage.
Une France nouvelle.
Le pays attend des directions ; il plie sous le poids des impôts.
Il réclame des hommes ayant l’expérience des affaires, des administrateurs ayant fait
d“|r‘ dr k - d‘ - ~ comnlrï d°nC‘rliSrnrbl.e d’°riC11ltCr les cito^ns des fin» économiques et leur faire
ralent ir0 ^ à 86 p,fCer aor le terrain Professionnel où des accords pour¬
ront intervenir plus fadement, qu’en plaçant les questions sur le terrain politique.
Électeurs !
Ce que je veux, c’est assuier le bien du peuple, faciliter l’accès de tous à la propriété accorder 1 aule la plus large à la famille, entreprendre la réforme administrative et Lancicre. C est aussi combattre I égoïsme des uns et fa haine des antres.
Au point de vue intérieur :
PratiqUfr Un,e P°iiticlue Tui a«ure l’existence d’une République vraiment démocratique j nationale, ordonnée et réformatrice
Je désire voir une Administration dévouée aux grands intérêts généraux et la loi égale pour tous*
Un statut des fonctionnaires devra fixer leurs devoirs et leurs droits et interdire la grève dans les services publics, toutes les difficultés devant être soumises à des tribunaux d'arbitrage.
La simplification des rouages administratifs doit être réalisée et j’entends lutter contre Tétatisme qui aboutit à une surcharge constante des épaules des contribuables*
Je suis partisan du droit absolu et inconditionné pour le père de famille de disposer de l’éducation intellectuelle et morale de ses enfants.
Je veux la liberté de conscience pour tous, par conséquent, je suis pour l'État laïque et pour le maintien des lois existantes appliquées avec l'esprit de libéralité.
Je suis pour la réforme électorale et l'extension progressive du suffrage aux femmes.
Enfin, je combattrai de toute mon énergie les menées de l'internationalisme révolutionnaire et la propagande des soviets*
Au point de vue extérieur :
Je suis partisan résolu de la paix par le respect des pactes de sécurité tels que Locarno, par le développement de la Société des nations.
La France doit avoir une politique digne de son passé ; elle ne doit pas avoir de visées impérialistes, mais il est nécessaire qu’elle sauvegarde ses droits dans le monde, et qu'elle protège ses frontières et son domaine colonial par une organisation solide de la défense nationale*
La France devra veiller également à la stricte application du plan Dawcs.
Au point de vue économique *
La liberté doit être assurée pour l'industrie, le commerce et ^agriculture.
Il est nécessaire de pratiquer une politique qui permette l'exécution de grands travaux nationaux et régionaux pour la mise en valeur de nos richesses ët pour parer aux conséquences fâcheuses qui pourraient résulter des crises de chômage.
11 faut également assurer la mise en valeur de nos colonies : l'étranger nous vend plus de 21 milliards de matières premières. Nos colonies nous en envoient 3 milliards seulement.
Produire beaucoup. Augmenter le volume de nos transactions commerciales pour constituer une source de prospérité* Encourager l’initiave individuelle*
Demandons à l'État de stimuler notre commerce extérieur par l'octroi de crédits, Étendons-îes à l'agriculture, au commerce, à l'industrie*
En un mot, aide la plus large possible aux producteurs de la campagne et de la ville dont les intérêts sont intimement liés*
Au point de vue social :
11 est nécessaire de mettre en application au plus tôt la loi des assurances sociales. Faciliter la construction des maisons ouvrières* Accorder Laide la plus large possible aux familles nombreuses, assurer la refonte de la législation sur les retraites ouvrières.
Il faut pratiquer une politique généreuse et hardie de réformes. Protéger la liberté du travail, maintenir les syndicats sur le terrain professionnel afin que les patrons et ouvriers collaborent étroitement sous toutes les formes compatibles avec la bonne marche des entreprises et à l'intensification de la production*
Il faut assurer le développement des œuvres d'hygiène sociale, de l'enseignement techuique. La protection des blessés de guerre* la gratuité aux enfants pauvres bien doués, de 1 enseignement secondaire et supérieur. Lutter énergiquement contre Lexoae rurai, réglementer la main-d’œuvre étrangère.
Je m'emploierai h faire attribuer aux anciens combattants, mutilés et prisonniers de guerre, les satisfactions si légitimes qu'ils revendiquent dans leurs congrès.
Pour la jeunesse, je suis fermement partisan à 'encourager la pratique de tous les sports et d’aider au développement des sociétés sportives.
Au point de vue financier :
La stabilisation légale de notre franc et l'assainissement financier seront les principales tâches qui attendent ta prochaine législature.
Je suis partisan d'un rigoureux équilibre budgétaire et d’une politique qui respecte la propriété, protège l’épargne et inspire confiance aux capitaux.
11 faut réduire les dépenses, pratiquer des économies, simplifier les lois fiscales pour tous les assujettis, réduire au maximum l'inquisition fiscale par le recours le plus étendu aux méthodes d’imposition forfaitaire.
Je suis partisan de 1 égalité fiscale pour quiconque fait acte de commerce* Je suis désireux d’éviter, progressivement, aux commerçants le rôle de collecteurs d'impôts qui leur a été infligé* Je suis résolu à réclamer pour eux et les agriculteurs l'abattement à la base dans la cédule de l’impôt sur les bénéfices commerciaux industriels et agricoles.
Electeurs î
Tel est mon programme II est pratique, réaliste et positif.
Défenseur de 1 ordre, de la paix sociale, je désire de toutes mes forces pousser à la roue du progrès pour permettre d'améliorer le sort de chacun.
En 1926, le bon sens français a Lriomphé. L’union de toutes les bonnes volontés appartenant à p usieurs fractions politiques, l'Union nationale, a sauvé la France d’une catastrophe certaine.
G est de cette politique que je me réclame et je fais appel pour la réaliser à la plus large union des républicains de toutes nuances.
Vive la République démocratique et sociale î
Léon BOISSEAU
Candidat républicain démocrate.
No 3814
2* circonscription de THOY£S*
M. DOLLAT
Élu au deuxième tour de scrutin, — 6,120 voix.
Mes chers Compatriotes,
Je me présente comme candidat dans votre circonscription,
 l'heure grave encore ou nous nous trouvons, en présence fies problèmes vitaux et redoutables qui se poseront à la nouvelle Chambre, croyez bien que ce n'est pas sans une profonde émotion qu’un honnête homme peut envisager le poids d’une telle responsabilité.
Pour mener à bien une aussi rude tache, pour supporter sans faiblir une si lourde responsabilité, il ne suffit point à félu d'obtenir une majorité le jour du scrutin; il faut que, pendant l’exercice de son mandai, il se sente soutenu par la confiance amicale et les encouragements de ceux qu’il représente.
Ce n’est donc pas seulement votre suffrage que je vous demande. Je vous demanderai aussi votre appui pour mener à bonne fin, pendant la durée de mon mandat, la tâche que vous m'aurez confiée.
Et si vous m'accordez votre confiance, je veux vous donner l’assurance que je saurai m'en montrer digne.
Comment je comprends les choses ! v
Beaucoup d'électeurs se plaignent de voir les destinées de la Nation toujours remises aux mains des mêmes hommes, spécialisés dans la politique, qui devient — et parfois a toujours été — leur occupation unique.
Si ces pratiques fâcheuses subsistent, il ne faut en accuser que l'indifférence et, souvent, la faiblesse de nombreux citoyens qui, susceptibles de donner d u tiles représentants du peuple, reculent devant la perspective d'un conflit avec les politiciens et devant la menace de leurs perfidies.
J’ai, cependant, toujours été convaincu qu’un candidat libre et indépendant, prenant une position nette et claire, plairait à la sagesse populaire et triompherait des intrigues,
La sagesse populaire comprend à merveille que l'intérêt des électeurs est de porter leurs suffrages sur un homme qui, affranchi de la tutelle d’un groupe souvent infime, ne soit pas, pendant l’exercice de son mandat, le prisonnier de ce groupe*
Les électeurs ont le droit d’avoir un député qui soit leur représentant à eux et non pas le représentant de quelques hommes qui se serviront de lui pendant quatre ans pour satisfaire leurs ambitions ou brimer leurs adversaires*
Aussi je me présente seul comme radical socialiste indépendant.
inscrit au Parti radical français — qui englobe la France entière et dont les comités locaux ne sont que les émanations — je me sépare de certains radicaux socialistes sur la question du cartel.
Je ne suis pas cartel liste et je considère que le cartel constitue une très grave erreurpolitique.
L alliance sur un programme de gouvernement commun des radicaux et des socialistes divisés dans l’essence même de leurs doctrines, les radicaux voulant le maintien de la propriété individuelle et les socialistes sa suppression, ne peut manifestement aboutir qu’au désordre et au gâchis.
Je demande aux vieux radicaux s’ils se montrent satisfaits de î’aüitude des socialistes à leur égard, des insolences que leur prodiguent certains chefs socialistes et du refus des socialistes de participer aux responsabilités du gouvernement. 11 est si facile de laisser les autres fournir l’effort et courir les périls, alors que soi-même, simple spectateur, on se contente de critiquer ce qui a été fait. Ce rôle adopté par les socialisLes est peut-être facile à jouer, mais il n’est pas défendable*
Et je sais bien des vieux radicaux, d’anciens militants qui, aujourd’hui, relégués dans leur parti au dernier rang par de nouveaux venus aux origines politiques peu sûres, contemplent avec tristesse les surenchères démagogiques auxquelles se livrent ces derniers pour tenter de faire oublier leur passé.
Ces vieux militants souffrent dans un silence plein de dignité, mais hélas! inefficace, de voir les mauvais bergers du radicalisme, minorité turbulente et encombrante, compromettre leur parti par leur égoïsme, leur aveuglement et leur impopularité, et le précipiter à la ruine.
Eh bien! nous, vieux radicaux, nous pouvons avoir la fierté de nos doctrines et, refusant de recevoir des chefs d autres partis des injonctions et des mercuriales, nous sommes en droit de rfêtre pas cartellistes et de demeurer cependant de fervents démocrates n'ayant de leçons à recevoir de personne.
En ce qui me concerne, je demande à ceux qui, radicaux de fraîche date, prétendent bruyamment au monopole du radicalisme et m’accusent d’être un radical douteux : « Pourquoi donc ne m avez-vous pas fait rayer du parti?» Je réponds pour eux: c’est que, si on rayait du parti radical tous les radicaux non cartellistes, il perdrait la majorité de ses effectifs.
Et vous, républicains sincères, qui ne vous réclamez pas du Parti radical, mais qui, en fait, admettez tous les articles de son programme le cartel excepté, ne croyez-vous pas que la stabilité politique et, comme conséquence, l’essor économique seraient assurés par une cohésion plus grande de nos efforts communs, cohésion quç, seules, des divisions artificielles, entretenues par les profiteurs de la discorde, ont empêchée jusqu’ici?
Pour une action féconde, il faut être fort.
Des partis multipliés à l’infini ne peuvent que se déchirer dans des luttes stériles.
Si vous voulez vraiment que la nouvelle Chambre puisse agir, il est nécessaire qu’un grand parti sorte de la prochaine consultation électorale, composant une majorité stable ei permettant au Gouvernement des œuvres de longue haleine.
G esl là la condition essentielle du relèvement du pays, celle qui assurera la reprise des affaires et évitera de nouvelles crises économiques.
Sl nous retombons dans l’ère des crises économiques, il n’est plus de solutions possibles aux dilficultés qui se posent; il n’est plus de réformes, ni de progrès réalisables.
Si, au contraire, nous assurons au pays une période d’activité économique, beaucoup de choses s’arrangeront d’elles-mêmes, telle la question fiscale.
Gu cc qui indigne le contribuable n est pas seulement d’avoir à payer une certaine somme d impôts, c’est de ne pas avoir des ressources suffisantes pour les payer.
Mêmssi on supprimait toutes les charges fiscales qui les grèvent, le cultivateur, le fabricant., le commerçant, l’ouvrier n’en seraient pas plus heureux, si, par ailleurs, la crise -économique les laissait, le cultivateur sans débouchés, le fabricant, le commerçant sans clients, l’ouvrier sans travail.
Qu'au contraire une reprise économique assure à l’ouvrier un travail abondant et bien rémunéré, au fabricant et au commerçant des commandes nombreuses, au cultivateur de larges et profitables débouchés, chacun, gagnant largement sa vie, supportera aisément les charges fiscales, qui sembleront d’autant moins lourdes que les gains seront plus grands.
Avec un meilleur aménagement des taxes et une recherche soutenue de plus de justice fiscale, ne voit-on pas tout ce que la paix sociale y gagnera?
La grande directive du Gouvernement doit donc être de maintenir dans le pays le senliment de ïa sécurité.
Le travailleur, ouvrier, cultivateur, producteur quelconque qui sait que, lorsqu'il aura gagné un billet de 100 francs par son travail, et lorsqu’il aura mis de côté ce billet, le billet vaudra toujours 100 francs quand i! en aura besoin, celui-là travaillera de bon cœur pour gagnerces 100 francs* S'il craint de voir le billet tomber à 0, il n aura le goût ni de le gagner, ni de 1 épargner.
Je Tai répété dans mes réunions; je le répète ici; dans un cas inquiétude, mauvais travail, ruine; dans l’autre sécurité, bon travail, richesse.
Aussi, je soutiendrai le Gouvernement actuel qui nous donne la sécurité.
Voilà, du point de vue économique, toute la clé du problème*
Les cariellistes le sentent si bien, ils comprennent si bien que 3a bataille va s'engager pour ou contre la politique gouvernementale actuelle qu'ils n’ont pas encore osé faire connaître s’ils se proposent de soutenir le Gouvernement ou s'ils se préparent à le jeter à terre pour ramener le désordre financier.
Ils se tiennent dans une attitude équivoque par laquelle ils espèrent surprendre à la Fois les voix contraires des défenseurs et des adversaires de I ordre.
Belle tactique en vérité et qui les qualifie vraiment pour professer la morale politique.
Dans une prochaine circulaire, je donnerai ma manière de voir sur les diverses questions qui* en dehors du problème économique et financier général, se poseront à la nouvelle Chambre. Société des Nations, Instruction publique, situation agricole, petits commerçants et artisans, petits épargnants, familles nombreuses, mutilés du travail, problèmes de 1 habi talion, de l’hygiène sociale, des transports, électrification, etc*).
Des malins.
J'ai toujours pensé que lorsqu’on n’a pas assez d’argent, il faut, d’abord, économiser celui qu’on a, et, ensuite, s’arranger pour en gagner d’autre*
Il y a des candidats qui pensent autrement.
Ils promettent d’innombrables réformes, dont chaque coûtera très cher, et, pour finir, ils expliquent qu’en meme temps ils diminueront les impôts.
Ceux-là sont plus malins que moi*
Pour dépenser tant d’argent sans en avoir, il faut commencer par faire des dettes, et, après, on fait la culbute*
Moi, j’aime mieux l’autre méthode.
Et vous? v
Qui jf entends défendre.
Tous ceux qui travaillent.
Ils concourent tous à la prospérité nation:: le et au redressement du pays.
Tout travailleur, manuel ou cérébral^ a la même droit d'être défendu, qu’il soit aux champs, à l'usine, au Bureau, quelle que soit sa place sur l'échelle sociale.
Mais, si tout travailleur a droit d’être défendu, les humbles et les faibles, ceux qu'accablent trop de charges, les chefs de familles nombreuses, les malheureux amoindris par la maladie ou T accident, tous ceux qui sont aux prises avec des difficultés supérieures à leurs forces ont besoin d’être défendus plus que les autres,
C est par une conception plus juste de nos devoirs de fraternité que nous cesserons de créer contre la société, avec les malheureux, des mécontents et avec les mécontents, de révoltés.
Jacques DOLLÀT
Docteur en droit. — Avocat au Bareau do Tioyes- Ancien BütODrier. de F Ordre des Avocats, Radical socialiste indépendant»