M, ANTOINE
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.300 voix.
Chers Concitoyens,
Vous m’avez envoyé à la Chambre des Députés eu 1010 et en 1924; aujourd’hui, je sollicite de nouveau vos suffrages, vous demandant de me juger non sur de vagues promesses,, mais d'après mes actes et mes votes.
Fidèle à ma ligne de conduite, ennemi de toutes compromissions, je crois avoir fait en bon républicain une politique de défense nationale, d’économies, de travail et d’union.
Parlant avec fa plus grande franchise, je ne vous dissimulerai pas la gravité de l’heure présente, et vous prie de bien vous persuader que si les élections prochaines ramenaient le Cartel au pouvoir sous l’emprise socialiste, vous verriez se déchaîner une nouvelle crise sur la France, plus importante que celle qui a failli la conduire à l1 abîme en juillet 1926. Ce serait la faillite ou la révolution.
Ü s'agit donc bien aujourdui de la lutte de l’ordre contre le désordre. Il faut faire triompher Tordre pour que la France puisse continuer dans la paix à parfaire son redressement financier.
Tout électeur de bon se ns, doit examiner froidement la situation et ne donner son vote qu'à un candidat loyalement décidé à maintenir M. Poincaré au pouvoir avec un Ministère d’union nationale.
Seul des candidats en présence, j’ai toujours figuré dans cette catégorie de Députés que M. Poincaré qualifiait a Bordeaux d'associés fidèles et persévérants qui l’ont appuyé aux heures les plus difficiles, et auxquels il reconnaît devoir naturellement une gratitude particulière.
J’ai été en cela conséquent avec mou passé et vous rappelle qu’aux jours sombres de la guerre, j’ai donné de tout cœur ma fidèle et active collaboration à Tadminist ration municipale pour le saluL de notre ville.
Membre de la Fédération républicaine, j’approuve ses sages directives et mes efforts tendront toujours à l’améliora Lion des conditions de vie morale et matérielle de tous les Français, Loin de nous les disputes stériles et déprimantes qui n'ont jamais servi qu'à diviser ceux qui devraient être unis.
Je veux la sauvegardé de la propriété, et pour les travailleurs les loisirs nécessaires à leur santé, à la direction de leur foyer eL an développement de leurs connaissances.
Je proclame le drdfrf de la famille de se gouverner, de se perpétuer; demandant la répression de toute propagande antifamiliale ; la liberté entière pour le père et la mère de diriger l'éducation et l'instruction de leurs enfants suivant leurs convictions; l’extension de la liberté testamentaire et la diminution des taxes successorales.
Je reconnais aux associations le droit de se former, sauf pour celles qui poursuivent un but criminel, antipatriotique ou antisocial, réclamant l'élaboration d'un régime général, consacrant l'égalité dans le droit commun.
Je demande un statut précis pour les associations de fonctionnaires, ainsi que des
No 3814
garanties pour les justiciables et contribuables. Je réclame un meilleur aménagement des charges fiscales et la simplification des formalités abusives imposées aux commerçants.
En matière électorale, je suis partisan du vote obligatoire, de l'attribution aux femmes du droit intégral de suffrage ’”et cl egïlibilïlé, comme de F institution du vote familial.
Je suis aussi d’avis de réduire le nombre des membres du Parlement et d'assurer une rédaction convenable des lois par une collaboration constante des Chambres avec le Conseil d'ÉlaL et les groupements professionnels ou usagers.
Je continuerai à m’occuper, comme je le fais depuis huit ans, des familles nombreuses, des anciens combattants et. prisonniers de guerre, de l'artisanat, des questions d’hygiène sociale, de la lutte contre le taudis et la tuberculose, des habitations à bon marché, désirant voir mettre en pratique le plus rapidement possible les assurances sociales avec Faide des mutualités et de résoudre enfin les irritantes questions qui divisent les locataires et les propriétaires.
Mon concours reste acquis aux sinistrés, aux intérêts desquels j'ai travaillé avec acharnement soit comme Vice-Président de la Commission des régions libérées, soit comme Président de la Sous-Commission de contrôle englobant les 10 départements ravagés par la guerre.
J’ajoute qu'aucun progrès démocratique ou social ne m'effraie s'il sauvegarde les droits de la propriété et peuL se réaliser dans l'ordre.
Inutile de dire qu’ayant souffert de la guerre je désire ardemment voir le succès des efforts de la Société des Nations pour le maintien de la Paix, ,
Chers Concitoyens,
Fidèle à ces principes, j'ai loyalement soutenu vos intérêts depuis huit ans, rendant service à tous sans la moindre distinction de parti.
En terminant, je répète que les élections actuelles ont une réelle gravité et que si le Cartel revenait au pouvoir, la Patrie et la République courraient les plus grands dangers^ comme Je prouve la gestion d’inspiration socialiste de 1924 à juillet 1926,
Les discours de Bordeaux et de Carcassonne viennent de confirmer solennellement que F Union nationale est indispensable pour permettre de continuer et de mener à bonne hn le redressement financier auquel se dévoue si patriotiquement M. le Président Poincaré,
Je ne m'abrite pas sous son parapluie momentanément pour me camoufler en « Pointa ris te » en vue des élections. Je Fai soutenu dès la première heure, je continuerai.
Pour la France et pour la République !
Georges ANTOINE
Député soi tant.
Ancien maire d'Ain tons.
Ancien otage* cité à l'Ordre de ta Nation.
Vice-Président de là Commission des régions libérées.
President de la Sous Commission de contrôle des régions libérées. Membre de la Commission des travaux publics.
Président d’honneur de l’Amicale dn 12* territorial.
Président de la Socîé:é des architectes de la Somme.
Candidat républicain.
2e circonscription à* AMIENS.
M. MASSE
El u eu deiux ièrn$ tour 4e scrutin. — 8 .,413 yq\$.
M es c he rs G o n c i toy en s ,
Répj^Iiç^ip de gaupbç, élr^ger à tontes Jes coteries, et complètement indépendant, je ’ îtiws à rester toujours tel,, afin, de pouvoir une conférer tout entier aux intérêts de la Nation. Je ne vous fais pas de promesses illusoires, car les promesses d'homme politique ne peuvent ^^raloînput pas sc tenir, mais, je , puis vous assurer que je mettrai toute rpa bonne volonté, mon énergie, ma conscience à défendre toutes les propositions qui me paraîtront équitables ^Jt justifiées Y
Nous venons de traverser une période critique pù la France a failli sombrer ; grâce à la compétence et à 1 autorité de notre éminent président du Conseil, M. Poincaré, nous avons pu éviter la catastrophe. Certes, pour lui permettre de redresser J,a situation, nous avons dû nous imposer de lourdes charges, mais nous avons tous fait notre devoir fiscal, comme tous les citoyens ont fait leur devoir milifaire pendant la guerre, M, Poincaré a su ramener 3a confiance et rétablir 1 ordre dans nos finances. Pour lui permettre dVehever l'œuvre gigantesque qu Èi 1 a entreprise, il faut que les vrais républicains viennent- se grouper en masse -derrière lui, et prennent rengagement de consacrer leur temps au travail, à la recherche de toutes les économies réalisables, plutôt qu'aux discussions d'interpellations bien souvent inutiles,
fja Lâche de la prochaine Chambre sera très ardue. Elle aura d’abord à s occuper d'une façon toute particulière de la situation faite actuellement à l'agriculture. C'est elle qui est la richesse deJ la France. Si on nWrive pas dans un délai rapproché, à la protéger par des tarifs douaniers appropriés, è lui faciliter l’achat des engrais et machines agricoles à des pi ix convenables, à rechercher le moyen pratique de lui assurer le recrutement de son personnel, de reviser et simplifier son régime fiscal, d'écarter toutes menaces de taxation, elle est vouée a la ruine. Cette ruine entraînera nécessairement celle du commerce et do l'industrie, qui, eux aussi, mi besoin d’être énergiquement défendus. Il est indispensable d'atténuer les charges du petit commerce et de simplifier également les formalités fiscales qui lui sont imposées.
La crise économique que nous subissons actuellement est un sérieux avertissement et c est aux électeurs clairvoyants de conjurer le danger, eu faisant confiance à ceux qui se proposent comme seul but de Peu rayer,
A Bordeaux, M, Poincaré rappelait que îe cabinet s'était « imposé comme règle, dans 1 intérêt même de l'union, le respect scrupuleux de nos lois républicaines, notamment de celles qui proclament la laïcité de l’Etat et la neutralité do l’école ». Et il citait les fortes paroles de Jules Ferry sur la liberté de conscience. Je partage les vues de ces deux grands hommes d'Etat.
Dès que mes concitoyens m'eurent fait l’honneur de m'envoyer au Conseil d'arron disséminent d abord, au Conseil général ensuite, je me suis consacré tout spécialement à l'étude des lois d assistance et de prévoyance sociales. Il y a malheureusement encore beaucoup à faire dans ce domaine, La loi sur les assurances sociales, que la Chambre qui s'en va a voté <\ la hâte en fin de législature, n'est qu'une simple ébauche et il y aura lieu de la remanier
complètement, notamment m pe.^ui concerne ragriûuUure. Si vous me faites l'honneur de m'envoyer. au Parlement, jo m’appJiquerai patliculioreniélîit à <$eUe taohe.
Il faut arriver à donner ..sali s faction aux as pirations J %iti mes des travail leurs, .comwae aux désirs équitables des employeurs.. 11 est évident que l'mi p’y parviendra que par étapes prog rassi v es . Une sage é vo lu tion u ous mè i içr a au but, en a çc oïd ant à eha cun 1 a p art d e bien-être à laquelle il a droit, tandis qu'une révolution .ou un coup de ioroe ne peut dernier que et ruines.
Repoussez donc les semeurs 4e haine et de discorde; seule lunion entre tous les .Français, à quelque classe qu'ils appartiennent, peut rendre ,à la France meurtrie la place prépondérante à laquelle elle a droit.
Vive r Un î o n n al i o rut I e !
Y i v c 1 a Ré publique!
Jean MASSE
irduerkb
JWtdre de Qçrbjfo — C cm veiller général.
Mepbre de la Société les agrjtenjltçpr&.de J& ,$àrwoie* PiÂ$i<JeiU dç la tJêKgpAton cantpaalede canton de Cftrbfe* Vire-P résident du Comité républicain du Commerce* de l'Industrie el de L'Agriculture de b Somme.
Républicain de Gauche indépCDdanC Candi iat d1 Un ion nationale.
3y circonscription dT AMIENS.
m. .munie
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7,148 vçix.
Mes chers Concitoyens,
Far toute une existence de travail et de dévouement, j'ai acquis l'estime et même l'affection de tous ceux au milieu desquels j’ai vécu.
Mes amis appartiennent à toutes les classes de la société. Il est impossible de les compter. A ÎVppeî dVn Rè s grand nombre d'entre eux. j "ai consenti à solliciter vos suffrages à T élection législative du 22 avril prochain,.
Mon passé leur permet dalÇrmer, sans crainte de se tromper, que sans défaillante je soutiendrai les intérêts de tous.
Ayant eu, bien avant leur éclosion, une saine compréhension des événements qui se sont déroulés de mai 1924 ,à juillet 19.20. je irai çu aucun effort à faire pour adapter ma politique A la situation actuelle : elle, est toujours nettement d'union nationale»
En 1925 et 1926, par de nombreuses conférences publiques et contradictoires, j'ai lutté contre le Cartel qui nous précipitait dans un gouffre sans fond. Si j'avais fait partie de la Chambre qui expire, je n aurais pas relégué au musée des incompétences le grand Français Raymond Poincaré, le sauveur de ta France et de la République. Là* dessus la discussion, impossible*
Au cours de la législature prochaine, de graves questions seront à Tordre du jour : il ne s’agira ni plus ni moins que d'organiser la Nation, De tous côtés* on réclame la justice sociale et la justice fiscale. Pour les faire prévaloir, la (fiche sera rude* Il faudra que les élus y emploient tout, ce qu’ils auront de volonté, de cœur, de bonté, d'intelligence et même de courage* Pour les jeunes, pour les vieux, la France sera alors la patrie aimée dans laquelle ils seront certains du présent et assurés de l'avenir.
Il m'a été dit de tous côtés que, dans l'élection d’aujourd’hui, il ne s’agissait plus de politique, C/est bien vrai, la question économique prime tout.
Depuis trente ans que je vis dans le monde de la culture, et agriculteur moi-même, je connais a fond les besoins et les désirs des populations de nos campagnes, de les défendrai sans faillir à la tâche. Je demanderai que l'industrie soit protégée pour qu'elle puisse travailler en tonte sécurité et qu'elle puisse payer ses ouvriers. Au nom de la justice, j'exigerai qu’il en soit de même pour l'agriculture afin qu’elle et ses ouvriers soient certains du lendemain.
Je m'opposerai à toute forme de taxation, de réquisition, d'interdiction, d'exportation.
J exigerai qu’aux champs, comme à l'usine, l'ouvrier soit certain de jouir en toute sécurité du fruit de son travail.
Pour les commerçants, je réclamerai la liberté. Je demanderai que, le plus tôt possible, soit supprimée l'inquisition fiscale. Je n'admets pas que le fisc s'immisce plus longtemps dans les affaires de ces travailleurs. Pour y arriver, il nous faudra l'extension des forfaits. Pour établir la justice fiscale, je demanderai que la taxe sur le chiffre d’affaires soit établie à la production chaque fois que cela sera possible.
Les petits commerçants, les petits artisans seront l'objet de toute ma sollicitude. Il est inadmissible qu'on leur réclame des impôts si élevés sans s'occuper s'il leur resle de quoi vivre.
La stabilisation dé ia monnaie sera bientôt une chose faite. Lors de la discussion de cette importante question, je demanderai que justice soit rendue aux petits épargnants, lesquels, avant la guerre, ont prêté leur argent au Gouvernement français.
Les questions sociales seront à Tordre du jour. Je ferai tout le nécessaire pour que ia lutte des classes soit remplacée par la collaboration des classes. Je pense que le résultat recherché ne sera obtenu qu'en permettant au travail, comme en Amérique, de participer aux bénéfices aux grosses entreprises. Nous établirons ainsi la fraternité française et nous verrons ensuite s’il y a Heu de penser à la fraternité inlernalionale.
Les famides nombreuses auront en moi un défenseur acharné. Il faut des enfants, beaucoup d'enfants, dit-on. C’est bien vrai. Mais ü faut aussi de quoi les élever, les loger, On Ta toujours oublié et il n'est pas trop tôt d'y penser.
Je suis partisan du vote familial*
Les assurances sociales seront remises sur le chantier. Je veillerai à ce que les ouvriers de nos usines et de nos champs, dont les risques ne sont certainement pas les plus grands, ne soient pas lésés dans leurs inlérêts.
Je suis l'adversaire de l'impôt sur le salaire.
Au point de vue religieux, je réclamerai pour tous le droit commun.
A Genève, ou travaille à la réconciliation des peuples. Je suis avec ces ouvriers delà paix. Notre sécurité étant garantie, mon concours le plus absolu leur est assuré.
Les impôts sont formidables. Ils s’abattent sans merci sur toutes les classes de la société. Poincaré dit lui-même qu’il faudra les aménager, les mieux repartir. Gomme pour toutes les autres questions, je serai avec lui de coeur et d'esprit.
Depuis toujours, au Parlement, on ouvre largement le chapitre des dépenses et celui des économies est toujours hermétiquement fermé. Cependant, il est évident que des écono mies sérieuses peuvent seules alléger les charges qui pèsent sur nous.
Je réclamerai donc qu'on paye bien les fonctionnaires. Comme tout le monde, ils ont le droit de gagner largement leur vie, mais j’exigerai la suppression des emplois inutiles.
Je demanderai que l’Etat tire parti de tous ses biens improductifs, de ses monopoles.
Celte opération permettrait d'amortir une partie sérieuse do la dette intérieure.
Les anciens combattants, les mutilés, nos chers morts, que leurs familles pleureront toujours. J'étais avec eux quand ils ont sauvé la France, j'y serai encore pour les défendre. Amis, il s’agit de vous, de vos intérêts. Aussi je demande à chacun de faire son devoir, tout son devoir !
Votre bien dévoué,
Albert. MÉN IL
Médecin- vétérinaire, — Agriculteur.
Conseiller général.
H é pu bli ca in dé m ocra te ,
Circonscription de MONTDIDIER,
M. de LUPEL
Elu au deuxième tour de scrutin, — 5 387 voix.
Mes chers Concitoyens,
En me^présentonl h vos suffrages, il y a quatre ans, je vous indiquais que vous n'aviez le choix, malgré la multiplicité des listes, qu'entre deux politiques : celle de M, Poincaré et celte du cartel. Des socialistes et des radicaux-socialistes coalisés, je vous disais : « Unis seulement pour détruire, s’ils obtiennent la victoire, ce sera le gâchis. »
Qui pourrait venir affirmer que je m'étais trompé?
Le gâchis fût tel et si rapide que les vainqueurs du 1 1 mai durent abandonner le pouvoir, chasses par la colère populaire et se résigner au retour de celui qu'ils avaient évincé et que réclamait l'opinion publique*
La politique d'union nationale que je défendais alors devant vous, fort de lu justification des événements, je la soutiens encore aujourd'hui.
Elle est la meilleure garantie contre le retour offensif des partis extrêmes. Elle est une forme élargie et rajeunie de la vieille concentration républicaine qui sauva nos institutions aux heures du péril.
Pour la maintenir, je fais appel à tous ceux qui, des modérés aux radicaux, veulent éviter le recommencement d’une expérience ruineuse.
L’heure n'estjfplus aux disputes d'écoles ou de chapelles. 11 faut regarder les difficultés en face et les résoudre d'après la méthode expérimentale.
Dans l'ordre financier, je veux la continuation de l'assainissement monétaire, le maintien d’un rigoureux équilibre budgétaire, un aménagement plus démocratique des charges fiscales, l’exécution loyale par l’Etat de tous ses engagements, la réorganisation des monopoles insuffisamment productifs, 1 opposition formelle à la création de tout monopole nouveau, la révision amiable de nos dettes pour que nos enfants ne soient pas contraints de payer pendant soixante ans un lourd tribut à nos anciens alliés.
Dans l’ordre économique, je souhaite un harmonieux équilibre entre tous les producteurs.
Trop souvent, l'agriculture a été sacrifice à la politique. On l'a contrainte à payer les frais de promesses! démagogiques. Si le Sénat ne s'y était opposé, on aurait taxé notre blé et on l’aurait réquisitionné jilsque dans nos greniers. Les interdictions d’exportations, les suspensions de\ droits 'protecteurs ont fini par provoquer une redoutable crise. De récentes
mesures l’otté enrayée, Liadditif douaûier a réalisé une protection éqxiilable qui- doit désormais être à l'abri tl-M soubresauts politiques; L'agriculture reste aujouïNd'hui, comme à toute éppqp* de notre- histoire, la garantie de notre indépendance économique et la véritables o ü rc e de p ro sp éri Lé na Lio n al e;
L'industrie, qui a subi terriblement les conséquences des variations de notre monnaie a besoin de la sécurité du lendemain. Il faut quelle soiL à même de lutter contre la concurrence étrangère. J’encouragerai les efforts de rationalisation, dont les consommateurs, par 1 abaissement des prit de revient, et les ouvriers, par l'augmentation des salaires, seront les bénéficiaires.
Le commerce réclame, à juste titre, avec la liberté, la simplification d'abusives formalités fiscales. Je le soutiendrai .
Les artisans, ouvriers indépendants et courageux, tentent un admirable effort de défense fiscale et d'organisation professionnelle. Ils peuvent être assurés de ma sympathie.
Dans P ordre social, je m'engage à soutenir le développement des réformes qui sont U gloire de notre troisième République. Il faut, comme l’a rappelé M. Poincaré lui-même, que le capital travaille et que le travail possède, Je favoriserai Y accession à la propriété, l'amélioration du logement ouvrier, l'assistance aux malheureux, le développement de l'instruction par l’octroi de. bourses plus nombreuses aux enfants de condition modeste, et, pardessus tout, l'application rapide des assurances sociales. Toutefois, des modifications devront être apportées à la loi, en ce qm concerne FagriciiKure, pour restreindre le rôle administratif de l'Etat et accroître celui des intéressés par l'intermédiaire des syndicats et mutuelles.
Au point de vue régional, j ai témoigné, par mes actes, ma sympathie à tous mes concitoyens. J'ai apporté mon concours aux syndicats d’électrification, d'adduef ion d’eau, aux coopératives do reconstruction. Je continuerai de le faire. Je favoriserai de toutes mes forces le prompt achèvement de k reconstruction et le développement du crédit agricole i n s u flî s a m me n tco nn u .
Je seconderai tous les efforts accomplis pour rendre tou té sa vitalité aria ville de Mont* didier, notre chef-lieu d arrondissement- découronné par la suppression de son tribunal. Sur J a demande de M. Klotz et du Conseil général, la création d’un tribunal' de commerce a été promise, Elle ne saurait être plus longtemps différée.
Pour la réalisation de ce vaste programme — qui ne peut être l'œuvre d'un jour — i h faut qüe nous puissions travailler en paix.
Lu paix à 1 intérieur sans menace a là; liberté de conscience et de pensée, sans lutte# fratricides.
En paix à l'extérieur avec nos voisins,
J applaudis aux tentatives de rapprochement des peuples, au désarmement des haines, entrepris sous les auspices de la Société des Nations* Je souhaite la diminution de nos changes militaires et de la durée du service militaire. Mais il ne faut point que ce soit au détriment de k sécurité de noLre frontière. Ce qu'il faut avant tout éviter, c'est une nouvelle invasion de notre sol encore meurtri, ce sont les horreurs d'une nouvelle guerre.
Pour cette tache, je vous promets mou entrer dévouement.
Vive la France !
Vive la République î
Pierre de LU BEL
ChOY&Uer de U Légion d4io fl rieur. — roîx do guerre.
Secrétaire de la Coopérative d’êlfectr if cation du Saatcrre e- de la vallée de la Lucc.
A ïnihiistr tteur de J* Galon des coopératives de recon s tr action de l’&mmdia&emâiit.
Maire de Warvi tiers.
Circonscription de PËRGNNE.