VIENNE (HAUTE
Circonscription de BELLAG»
M, DE PUYBAUDET
E \\i au premier tour de scrutin. — 8,491 voix,
Citoyens,
Dans quelques jours vous serez convoqués pour faire le choix de celui qui, durant quatre années, vous représentera à la Chambre des Députés,
Je vous demande instamment de réfléchir au grand acte que vous allez accomplir, car de la prochaine consultation électorale dépendra le sort du pays*
Rappelez -vous, citoyens,
Les belles promesses de mai 1924 t Ont-elles été tenues ?
Non !
Rappelez-vous,
Le triomphe délirant du Cartel au soir du 1 1 mal et la fameuse formule ;
« À nous toutes les places 1 »
Cette formule a-t-elle été appliquée ?
Oui I
Et vous savez comment 1 Rappelez-vous.
L'inquiétude du pays en juillet 1926, après deux années de Gouvernement cartelliste, l'usure successive de sept Ministres des Finances, le projet de consolidation des bons de la Défense nationale et de rinilation.
L'on vit les rentes françaises s'effondrer, la livre k 246 francs et le pain à 48 sous,
La confiance était perdue !
L’Etat allait manquer à ses engagements !
La Banque de France menaçait de fermer ses guichets 1
Nous courrions à la ruine et k la misère l
Le Cartel avait fait faillite, que dis-je, banqueroute !
Avouant alors son impuissance néfaste et cédant k F émeute qui grondait déjà aux portes du Palais-Bourbon, il ne trouva d'autre sauveur que l'homme qu’il avait pourtant si bien bafoué !
Malgré la lourde tâche et les énormes difficultés que lui laissait la carence du Cartel,
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ce* grand Français et* républicain' inleg*6' ns cnctl pas^ devoir ae dérober- à l'appeF dur pays et il1 te rnit âp l'œuvra
Vous .savez, Citoyens,
Comment iLsut réaliser. L1 union * malgré Fabstemtion des socialistes S, F. L O^notanrment ;
Comment il suL ramener la confiance, restaurer la s lUxation .financière de la France et opérer ce redressement économique et moral qui nous^vaut aujourd hui l admiration et la confiance chie l’étranger;
Malgré les magnifiques résultats déjà obtenus, l'œuvre reste inachevée.
Il importe que la Chambre que vous allez élire la continue et la mène à bonne fin dans F ordre et F union, sinon il sera trop tard 1
C’est pour y contribuer que je viens solliciter vos suffrages»
Citoyen^
Depuis Isatis déjà* votre- élu est, de la grandei ville*
Vous savez q.u’îl l vous* rend . visite rarement, L I I
Il ignore donc certain de vos besoins, et ne peut r en. conséquence,; soutenir efficacement vos revendications.
Par contre, vous savez,, Citoyens^, qjie. je .suis, de, votre, arrondissement et que je ne 1 ai jamais quitté*
Et si je suis votre élu, je prends rengagement de passer parmi vous les loisirs que me laisseront les travaux du Palais-Bourbon.
Vous îfoiiblièrerpas que ma porte vous sera touÿcfursi ouverte et qese, sansHiéf alliance, je m’appliquerai: à donner un nouvel essor ài notre cher a r ron dis &em ent.
Je connais vos besoins et vos revendications;
Pour faciliter l'agriculture,
Je m'efforcerai de faire sillonner notre arrondissement de routes rurales et de reseaux électriques et n'hésiterai pas à remettre1 sur le tapis le prodangsmenh dut chemin de fer de Magnac-Laval à Saint-Sébastien: améliorations qui. seraient une: cause de prospérité insoupçonnée pour toute notre contrée*
Je demanderai que des permissions agricoles soient accordées aux cultivateurs dans toute la mesure compatible avec l'instruction militaire et la défense du pays.
Je demanderai, le cas échéant, quë des mesures efficaces soient prises pour protéger le producteur et faciliter l'écoulement de sesproduits4
Ebcûrrüfâ manient à Fun des principes fondamentaux de la doctrine du parti socialiste S. F* L, Qv. qjuii demande, la, suppression totale de la propriété agraire, grande et petite,
Je considère que la terre acquise honnêtement est un bien sacré et intangible, et qu'il y a lieu, au contraire d’en faciliter l’accès aux travailleurs.
Pour alléger les énormes charges qui frappent actuellement 1 agriculteur, 1 artisan, le
Commerçant et l’industriel*
Je demanderai un aménagement plus rationnel de l'impôt.
Je m'intéresserai tout particulièrement aux nombreux artisans et commerçants qui paient ie chiffre d’affaires.
Je demanderai que l’inquisitoire vexatoire actuellement employée soit supprimée et que l’on étudie une taxe plus équitable appelée à le remplacer.
En tous cas, je demanderai, tant pour les bénéfices agricoles que pour le chiffre d af faires, une exonération pour tous ceux dont les bénéfices n excèdent pa» 10.000 francs par an.
Pour diminuer les inégalités sociales,
Je m'efforcerai défaire développer à la ville comme à la campagne les œuvres d'hygiène, d’assurances sociales, d’encouragement et d’aide aux familles nombreuses et nécessiteuses.
Partout, guerre aux taudis ! 1
Pour défendre les victimes de la guerre et les anciens combattants*
Je tâcherai d’obtenir du Parlement la ratification la plus rapide du cahier de revendication élaboré à Versailles lors du congrès des Etats Généraux de la France meurtrie.
Je n’oublierai pas non plus les revendications des prisonniers de guerre qui ont tant souffert dans les geôles allemandes.
Pour éviter de nouvelles guerres.
J’essaierai d’obtenir que soit généralisé le plus possible F emploi du pouvoir d’arbitrage dévolu a la Société des Nations.
Guerre à la haine !
Guerre à la guerre !
Electeurs,
Seuls de la Haute-Vienne, les socialistes ont des représentants au Palais-Bourbon et au Sénat .
Or, souvenez- vous qu’ils n’ont pas le monopole de îa défense du travailleur!
Pour être un vrai socialiste, il ne suffit pas de signer un programme S. F, I* 0,, il est indispensable de servir les autres avant soi-même.
Examinez, Electeurs, le néant des promesses qui vous ont été faites !
Croyez -vous qu’il faille prendre les mêmes et recommencer ?
Non !
Venez donc tous aux urnes, jeunes et vieux, et faites triompher ma candidature. C’est celle d un homme qui a. pendant la guerre et la paix, consacré sans restriction son existence à la délense du pays et au service de ses concitoyens.
Pour l’ordre et l’union contre le gâchis et la révolution,
Vive la République du travail et de la [paix sociale I
Vive la classe ouvrière et paysanne !
Vive l’arrondissement de Bellac 1
Louis ue PUYRAUDET
Agriculteur,
Maire de D o m p terre - les- Bgl i set* Candidat républicain indépendant*
lre circonscription de LIMOGES.
M. BASSET
El a au deuxième tour de scrutin, — 11.649 voix.
Citoyens,
Le Parti S, F. L O., parti non de lutte de classes, mais de lutte électorale, vous a toujours menti.
Guerre à la guerre I Or, tous les députés S. F. I. O. votèrent les crédits de guerre de
Pas un ne monta k la tribune, pas un ne partit aux tranchées.
€ L'Union nationale, affirme le citoyen Dubant, c'est la réaction! »
Eh bien! les S, F. L O. entrent dans les ministère d1 Union nationale de 1914, avec Ri bot, Vivian! , Briand, Millerand. Puis, c'est Albert Thomas, S. F. L O., qui fait une louche association avec Loueheujv Y un et l'autre créateur de l'obus cher.
Ils permettent l'édification de fortunes scandaleuses.
Le ministère d1 Union nationale accorde de tels délais aux profiteurs qu'au règlement de compte le fisc trouve des milliards de bénéfices de guerre disparus ou dissimulés et il reste trois milliards à récupérer!
En 1924, les S. F. L 0M dont les élections furent payées par la haute finance internationale, furent élus dans l’enthousiasme que provoquaient leurs promesses mensongères dont aucune n'abouti L
Ils n'étaient que cent, disent-ils; les radicaux n'étaient guère plus nombreux, les S. F. L 0. faisaient la majorité et en usèrent largement pour acquérir toutes les places, laissant les impôts aux électeurs.
cc Pourquoi renverser les radicaux, puisque c'est nous qui gouvernons », disait Léon Blum, le chef du Parti S. F. I. 0.
Ils affolèrent le prêteur dans leur campagne électorale défaitiste, puis approuvèrent la fabrication de la fausse monnaie.
Le petit épargnant prêtait du franc à six sous, on lui rendait du franc à deux sous. Il prêtait du vin, on lui rendait de la vinasse.
Puis ils proposèrent l’impôt sur le capital du pauvre.
Léon Blum voulait amputer de 10 0/0 le billet de banque et le bon de la Défense nationale, enfin le lopin de terre du cultivateur.
Quant aux capitalistes infâmes, ils avaient fait fuir leurs capitaux, ils eussent échappé à l'impôt.
Le pays attendit vainement la confiscation des biens des déserteurs du franc.
Enfin, Vincent Auriol, [ministre S. F. I. O. in partihus des finances, finit d'étrangler la confiance en proposant de ne plus rembourser les bons de la Défense.
Tant que les radicaux eurent les S, F. I. 0. comme associés, ce fut la fausse monnaie, la chute du franc, des ministres des finances, des impôts successifs, jusqu'à la grande panique de juillet] 1926 où les S. F. L 0, furent accueillis à la sortie du Parlement par les huées populaires, la livre étant à 240, record du monde.
Ils viennent maintenant vous parler de la prospérité du Cartel I L'argent ne valait plus rien, l’étranger achetait tout pour rien. Un mois de plus et c’était, comme en Allemagne, le pain à un milliard, les petits cochons auraient valu des centaines de milliards ; l’industrie
aurait préféré conserver ses stocks , le cultivateur son bétail, c'étaient les usines fermées, la famine, l'émeute,
La haute finance : Maïs elle Fut à leurs ordres, ils faisaient si bien les affaires de la spéculation.
Les impôts : Le département de la Haute Vienne est le plus imposé de France,
La municipalité de Limoges augmente .de .3 millions les impôts, refuse de supprimer V octroi, en augmente largement les taxes.
Us se sont gavés sousde^Cartel et, ^uimomeniidt régler. la note, veulent se défiler.
Les impôts de 1926 ont servi à payer les dettes du Cartel : 17 milliards de fausse monnaie, 15 milliards dus à la Banque de France, 9 milliards de déficit budgétaire.
Toute la responsabilité, toute la honte en retombe sur eux.
Travaille urs,
Les S. F. L O, devaient améliorer votre sort, ils n'ont amélioré que le leur, enrsloffrant, au moment de votre détresse, 45. 000 francs, la loi d'un an ne Tut -me me pas discutée sous le Cartel, le vote des assurances sociales ne fut acquis qufen fin de législature,
Âgricul te u rs f fonctionnaires , artisans, ^petits 'Commerçants ,
Les S, F, I. O, ont refusé de soutenir ^agriculture, n’ont pas réalisé leurs promesses envers les fonctionnaires, ont laissé quintupler le chiffre d'affaires qui écrase les artisans et les petits commerçants,
Notre PimoR.vMtfE,
'N1 ous'voulo ns Témanci pâli on du travail dans L ordre, dans la légalité, dans le i cadre de la ;Ré publique.
Notre programme, le voici, en trois mots :
Sourdu classe ouvrière :
Adhésion sans restriction au programme de la C* G. T. « Maximum de rendement pour un maximum de salaires et de bien-être ».
Révision de la loi sur les accidents du travail.
Réajustement des pensions.
As s u ra n c e s-c h ô m a ge ,
Vaste politique du logement.
Respect dbsôlu de la loi de huit heures.
Salaire égal ù travail égal.
Fart ici pat ion aux bénéfices.
Justice sociale pour les mutilés du travail.
Payement en franc-or des retraites ouvrières.
Congé annuel,
"Pour T agriculture r
Favoriser ^accession à la propriété. « La terre à celui qui la cultive » par le développe ment du crédit agricole. Nous estimons que la protection douanière ne doit être que provisoire, qu'il faut adopter en matière agricole le programme agraire de la G* G, T. qui par la rationalisation, par une politique d'engrais à bon marché, élèvera les bénéfices du cultivateur et diminuera les prix pour le consommateur*
Dans !’ ordre financier ;
Le payement . des dettes doit c tire. réglé par une large entente internationale,. adversaire résolu de dl inflation.,, nous sommes partisans de la, stabilisation légale condition du redressement économique. D’un équilibre budgétaire strict réalisé par de vastes économies dans
V armée et la marine. De la suppression du chiffre d'affaire et son remplacement par une taxe à îa production* Faire rendre à l'impôt sur le revenu ce qu'il doit rendre, tout en luttant énergiquement contre les fraudeurs qui dissimulent leur fortune* Suppression de l'impôt sur les salaires eL sur les bénéfices agricoles de petits propriétaires ou colons.
Politique de paix :
Loi d'un an, qui n’est qu'une étape, avec suppression des périodes cle réserves et des conseils de guerre.
Renforcement de la Société des Nations (arbitrage obligatoire) *
Défense des droits sacrés des victimes de guerre avec une vraie retraite aux combattants et la réalisation des revendications des prisonniers de guerre.
Politique sociale :
Lutte contre les taudis et la tuberculose (création de villages antituberculeux)* Allocations en rapport avec le prix de la vie.
Application rapide et révision des assurances sociales qui écraseraient, dans sa forme actuelle, l'artisan et le cultivateur, sans satisfaire l’ouvrier*
Lutte ardente contre la vie chère, par la défense des coopératives ; la suppression des octrois ; et la chasse aux intermédiaires malhonnêtes ; et en demandant ia diminution des transports pour les marchandises indispensables à la vie.
Suppression des lois scélérates.
Tout en reconnaissant la faiblesse de ia politique actuelle, ea ce qui concerne le chômage, la vie chère et le logement, nous aiderons au redressement économique du pays, mais en demandant une révision totale des impôts écrasants, contre lesquels nous n’avons cesser de protester.
Voter pour les S. F, I. O., c'est voter pour les 45 T 000 francs, pour les prébendes et les scandales. Souvenez- vous que le 24 juillet, la caisse était vide, que c'était le lendemain la fermeture des guichets des trésoreries, le fonctionnaire sans traitement, le mutilé diminué dans sa chair sans soutien, le vieillard sans pain, et c'était la misère pour tous.
Électeurs,
Vous ne voterez pas pour le Parti S. F. L O. qui a renié sa doctrine et trahi les intérêts de la classe ouvrière.
La politique n’cst pas une profession mais un idéal.
De cette lutte âpre, que j’ai menée, seul, tout seul, je ne conserve aucune amertume, ni haine contre personne.
Citoyens,
Quel que soit votre verdict, je continuerai à me pencher davantage sur toutes les misères humaines, à défendre les opprimés contre toutes les injustices d’une société que nous voudrions plus juste, plus largement sociale, à protester contre tous les abus qui révoltent la conscience humaine.
Vive la paix 1
DtJ* BASSET
Conseiller général de la Fïautc-Yienne.
Candidat républicain socialiste.
2e Circonscription de LIMOGES*
M. FRAISSEIX
Elu au deuxième tour de scrutin, — 8,590 voix*
Les revendications immédiates des travailleurs des villes et des champs ont toujours été défendues, sans la moindre défaillance, par le Parti communiste. Dans la préparation des luttes révolutionnaires décisives, il ne méconnaît pas la défense des intérêts quotidiens dos travailleurs, au contraire, il est le seul grand Parti qui les défende réellement* Le présent programme ne fait que rassembler quelques-unes des revendications immédiates pour lesquelles les travailleurs doivent engager la lutte à côté du. Parti communiste.
Pour l’ amnistie!
■ — Abrogation des lois scélérates de 189L — Libération des emprisonnés politiques*
— Amnistie pleine et entière pour toutes les victimes de la répression capitaliste (civils* militaires, indigènes).
— Suppression de la contrainte par corps,
— Droit d’asile pour les ouvriers étrangers.
Contre la guerre impérialiste :
— - Lutte contre les guerres impérialistes et coloniales*
~ Contre le faux pacifisme de la S. D* N.
— Contre le bloc anti-soviétique.
— Pour la défense de PU. R. S. S.
" Rappel des troupes de Chine*
Contre le monstrueux budget boimgeoîs :
En 191 4 : 4 milliards or et demi, soit 23 milliards de francs-papier.
En 1928 : 53 milliards, soit plus du double.
Où va l’argent?
40 milliards sur 53, soit 75 0/0 pour les frais des guerres du passé et la [préparation de celles de Fa venir!
Par contre, moins de un milliard pour le travail, Fhygiène, ! Assistance et la prévoyance sociale.
Qui paye ?
70 0/0 des charges pèsent sur la masse des travailleurs, petits paysans, petits commerçants, classes moyennes, locataires et modestes consommateurs,
"7~ Contre Firopôt suc les salaires, fo gabelle, les impôts de consommation, le chiffre d affaires, la politique des impôts indirects.
Dégrèvement pour le petit commerce, l’artisanat et les paysans travailleurs*
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Pour les ouvriers et les salariés de tonies catégories.
Le Parti communiste met au premier plan -des revendications la reconnaissance du droit syndical complet, y compris le droit de grève pour tous les ouvriers français, étrangers et coloniaux, employés et fonctionnaires.
Conditions de travail. — Salaires:
“ Application stricte sans dérogation de la journée de huit heures,
— Réduction au-dessous de huit heures pour les industries malsaines et épuisantes,
— Repos horaire clans le travail à la chaîne,
— Congé payé obligatoire pour les travailleurs.
(Ges mesures ne doivent comporter aucune diminution de salaires).
— Extension aux victimes des émanations malsaines et des produits toxiques de la loi sur les maladies professionnelles,
— Délégués ouvriers à l’hygiène et k la sécurité.
Allocations familiales et assurances sociales :
— Suppression des caisses privées d'allocations familiales.
— Caisse nationale autonome, alimentée par l'État et les patrons, gérée et contrôlée par les ouvriers,
— Contre le projet officiel d'assurances sociales.
— Contre le versement ouvrier.
— Gestion des caisses d'assurance par les assurés et les syndicats ouvriers.
— Adjonction de F assurance-chômage complète, extension de la loi sur les assurances aux ouvriers étrangers.
Pour les chômeurs :
— Incorporation du risque de chômage dans les assurances sociales.
— Création dans chaque commune d'une caisse de chômage,
— Suppression du délai de cent vingt jours.
— Exonération des impôts directs des chômeurs.
— Moratorium des loyers.
— Contrôle ouvrier de l'embauche et de la débauche.
— Salaire vital pour les chômeurs complets, complément du salaire aux chômeurs
Pour les ouvriers agricoles :
Application de la prud’homie agricole h tous les travailleurs de l'agriculture.
— Réglementation de la journée de travail à huit heures en moyenne.
— Assurances sociales.
— Pour les accidents du travail, assimilation des ouvriers agricoles aux ouvriers
d'industrie.
— * Assimilation aux entreprises industrielles des grands domaines agricoles industria-
possède.
— Aménagement de l'impôt sur les bénéfices agricoles : abattement équivalent à celui f ui existe pour l’impôt sur les salaires/ Assujettissement des grands propriétaires au régime é la déclaration contrôlée.
Lutte contre l'exploitation subie par les paysans :
— Déclaration de la récolte des blés et des céréales panifia Mes, office central chargé ûes achats à l’intérieur et à l'extérieur*
— Achat de la récolte nationale à un cours fixé par des commissions composées de représentants des organisations ouvrières et paysannes,
— Diminution des tarifs de transports pour engrais, machines* produits agricoles,
— Nationalisation de l'achat, extraction ou fabrication de la vente des engrais, sous le contrôle des organisations ouvrières et paysannes.
Terres incultes, — Biens communaux :
— - Interdiction de transformer en terrains de chasse les terres cultivables*
— Expropriation par l’État des terres cultivables en friche et mise à la disposition des paysans pauvres,
— Interdiction d'aliéner les communaux.
Pêche, — Chasse, *— Gibier :
— * Liberté de pêche et de chasse* moyennant, des mesures générales de préservation des récoltes et de conservation du poisson et du gibier.
Améliorations culturales :
— Encouragement au remembrement par la gratuité des "opérations,
~ Subventions aux communes et aux coopératives,
— Électrification des campagnes,
— Assistance médicale au village, assurances sociales,
— Modification de la loi sur les baux ruraux.
Pour ies locataires .
Locaux d'habitation :
— Révision complète de la législation sur les loyers,
Limitation du taux des loyers aux salariés (français et étrangers} logés par leurs employeurs.
Limitation du droit de reprise au seul propriétaire, sanction pénale de tout abus et obligation de pourvoir préalablement d’un logement équivalent le locataire évincé,
— Droit de réquisition des locaux vacants ou inhabités reconnus aux municipalités et aux offices publics d'habitation.
Locaux commerciaux et industriels :
“ — Reconnaissance du droit an bail en faveur du locataire occupant avec les garanties suivantes ; taxation et limitation du loyer* suppression du droit de reprise.
Logement et hygiène publique :
— Construction de logements nouveaux dans l'agglomération parisienne et dans les villes de province.
No 3814
— Création d'un office national du logement géré par les délégués d'organisations de locataires et divers techniciens.
— Constitution d’une caisse de prêts d’Etat gérée par cet office national, alimenté par des ressources spéciales.
Pour fa femme.
— Droits civils et politiques égaux à ceux des hommes.
— A travail égal, salaire égal,
— Révision du Gode du travail,
— Protection de ia maternité et de 1* enfance*
— Droit à la maternité libre avec garantie médicale.
Pour les jeunes ouvriers et paysans,
— Interdiction de l’emploi des jeunes au-dessous de 14 ans.
— Droit de vote à 18 ans.
— Apprentissage technique payé*
— Révision du Code du travail réactionnaire.
Pour les soldats , marins et les victimes de guerre .
— Égalité du temps de service pour marins et soldats,
— Droit de vote, d’organisation, de lecture, de fréquentation des réunions publiques.
— Prêt à 2 francs, contrôle de l’ordinaire,
— Suppression des réserves,
— Réajustement des pensions des mutilés.
Pour les indigènes coloniaux ,
— Suppression de toutes les lois d'exception.
— Droit syndical, droit de presse et d'association.
— Application aux colonies de la loi de huit heures.
— Égalité de service militaire entre indigènes et Français,
Docteur Jules FRAI SS El X Maire d’Eymouüers. — Conseiller général.
Candidat du Bloc ouvrier et paysan.
Circonscription de ROCHE GHOU ART.