‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 329 sur 336 · M, RICCI · texte numérisé non relu

M, RICCI

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7 J 44 voix-

L avenir du Pays dépend des élections législatives prochaines*

11 faut choisir entre deux voies : l'Union nationale ou le Cartel*

Vous devez vous décider en parfaite connaissance de cause, en toute clarté*

Le Cartel, c'est la démagogie, c'est l'alliance avec les partis internationalistes, c'est la lutte contre la propriété privée, c'est la guerre civile.

L Union nationale, c'est l'ordre, c'est la liberté, c’est la paix à l’intérieur, la paix à l'extérieur*

Candidat de la Ligue républicaine nationale^ soutenu par 1! Alliance démocratique et la Fédération républicaine de France, d’accord avec les radicaux nationaux, je me présente à vos suffrages avec un programme très net, expression de l'idéal républicain*

Respectueux de la loi, partisans de la laïcité de l'Etat et de sa neutralité en matière religieuse, les républicains nationaux, après aioir affirmé leurs principes dans l'ordre poli’ tique, entendent attacher tous leurs efforts à l'amélioration de la situation économique et à 1 ceuvre de redressement financier, si heureusement commencée et poursuivie par le Président Poincaré*

No 3814

Pour que Y État puisse accomplir sa tâche, il lui faut le concours de ses fonctionnai res* indispensables à sa vie, qui doivent s’imposer, non par leur nombre, mais par leur valeur, auxquels il faut assurer la rémunération digne de leur rôle et toutes garanties d’équivalence de grades et d’avancement précisées par un statut.

Sous le pouvoir tutélaire de l’Etat, le capital et le travail doivent concourir à la prospérité du Pays dont ils sont, Y un et l’autre, les éléments essentiels ; ils doivent, Tua comme l’autre, recevoir leur juste part des richesses que leur action concertée fait naître. Ce n est pas par la lutte des classes, mais par leur collaboration, que Fon peut parvenir h la réalisation des progrès sociaux.

Il faut, par le développement des habitations à bon marché, des prêts à très long terme, permettre au plus grand nombre de citoyens l’accession à la petite propriété, facteur primordial de stabilité.

Seule, la paix intérieure permet la réalisation de bonnes finances. Assises sur des impôts régulièrement payés, fortifiées par des budgets en équilibre, seules de bonnes finances permettent l’exécution des œuvres de solidarité et de progrès; le payement de 3a dette sacrée envers les victimes de la guerre, l'amélioration des assurances contre Finvaüdité et la vieillesse, et l'exécution des grands travaux d’ordre général, pour donner une action plus intense à la vie économique de la Nation,

Une politique douanière harmonieuse et raisonnée doit consacrer Fai de que les pouvoirs publics doivent au commerce, à Fin dus trie et à l’agriculture, Leur prospérité doit conduire à la diminution automatique des impôts indirects qui pèsent si lourdement sur les classes moyennes,

L’Etat, l’expérience Ta démontré depuis longtemps, n’a point les qualités requises pour assurer par lubmeme la bonne marche d’un commerce ou d’une industrie. Ses monopoles sont une erreur, L’Etat ne doit monopoliser que les services d’intérêt public ou de défense nationale,

Noos sommes attaché :

Au point de vue politique :

Au vote des femmes, au vote familial et à Rétablissement de la représentation proportionnelle intégrale.

Au point de vue national :

A la protection de la famille et au développement de la natalité,

A l’allégement des charges financières et militaires des familles nombreuses.

Au respect du droit du père de famille sur l’éducation et l'instruction de ses enfants.

A rajustement des pensions des victimes de la guerre, suivant l’indice du coût de la vie, à leur augmentation proportionnellement au pourcentage des invalidités.

A l’amélioration des pensions des retraités.

Au point de vue social :

Au développement de l’organisation professionnelle des syndicats* •

Au perfectionnement de l’institution du bien de famille insaisissable,

A l’intensification de la production, dans le cadre de la loi de 8 heures»

A l’extension des Chambres de métiers et à 1 amélioration de 1 artisanat.

Âu point de, vue agricole :

Au développement des œuvres de mutualité par la création et l'extension des coopératives de production, des syndicats d'intérêt général d’utilité agricole, des organismes d’électri fi cation des campagnes.

Au perfectionnement et à la diffusion du crédiL et de l'assurance agricoles par la multiplication de caisses locales et régionales, gérées et surveillées par les usagers, pour faciliter les prêts de campagne et les prêts à moyen terme.

A la réalisation de la Caisse foncière, dont le principe a été voté et qu'il convient de faire entrer en application, le plus tôt possible, pour faciliter aux agriculteurs la mise en valeur de leurs exploitations par l7 action de crédits à longs termes.

À ^édification de Maisons du Colon, où propriétaires, fermiers et ouvriers agricoles trouveront les conseils et inorganisation de nature à faciliter leur tâche et à les éclairer au mieux de leurs intérêts professionnels.

Âu point de vue sportif :

A l'encouragement de toutes les œuvres "sportives qui ont les plus heureuses conséquences sur la formation physique et intellectuelle de h adolescent, et dont le développement intensif facilitera la réduction du service militaire.

Enfant de ce pays, où ma famille s’est fixée depuis bientôt cent ans, où j’ai toutes mes affections et tous mes intérêts, où j’ai, durant trente-cinq ans, exercé les professions de magistrat, avocat et avoué qui m’ont permis de me familiariser avec tant de questions, où je gère moi-même les exploitations agricoles que je possède dans la région de Bcrrouaghia et Boghari, je me présente à vos suffrages en toute loyauté et avec le seul désir de servir Pintérêt général.

Blida, ma ville natale, m’a déjà fait confiance : elle m’a élu conseiller municipal, puis conseiller général.

Je puis dire hautement que l'harmonie de mes idées politiques n’a jamais été troublée ; en 1910 déjà, me présentant au conseil général, j’avais, comme aujourd’lmi, l’investiture de PÀ11 lance républicaine démocratique.

Je suis, certes, un homme de progrès, mais je suis fidèle à mon idéal.

Je suis, avant tout, le partisan de la concorde entre tous les citoyens. Je n’admeis aucune incursion dans les questions religieuses qui appartiennent au domaine de la conscience et, en Algérie plus encore que sur le territoire métropolitain, je n’admets aucun antagonisme d’origine. Je suis fermement attaché à la collaboration des races, sous P égide de la Pensée française.

Si vous partagez mes idées, et si vous me faites confiance, je serai le député de tous, comme je me suis toujours efforcé d’être le conseiller général de tous.

Pour la France !

Pour l’Algérie !

Pour la République !

Gaston RICCI

Candidat républicain d’Uuîon nationale.

CONSTMTINE

lte circonscription de GOÎtfSTANTINE.

Page 1