M. BOREL
IiUu.au deuxième, tour de scrutin. — =6 .'083 voix. ,
Mes chers Concitoyens,
■ J ^ SCmtiQ dWndis“inent et le rétablissement de notre -circonscription, sup¬
primée en 131 !9 ; vous dire, le 12 avril, s’il vous paraît conforme aux intérêts de la France c aux in rerets c e arrondissement que je vous représente au Parlement. Si je suis réélu, je f ®?™’ idèle à la politique de concorde républicaine, de progrès social, de paix à l’extérieur a inter leur que M. Poincaré a si heureusement définie dans son discours de Carcassonne.
PoUuiue étrangère - Je continuerai à travailler, de toutes mes forces, pour la paix, la Société des nations, k concorde entre les peuples, le développement de l’arbitrage Au Conn e français de coopération européenne, dont je suis président, ont adhéré des hommes
‘ es pat lis, partisans de la politique consacrée à Locarno par M. Briand et qui est
celle du gouvernement de M. Poincaré.
inexpérience que j’ai acquise au gouvernement m’a convaincu que la France doit pratiquer partout a politique de la présence et ne rappeler ses ambassadeurs que si elle y était forcée par une hostilité manifeste . Le cabinet Painlevé, dont je faisais partie, s’est prononcé
pour le maint, en de 1 ambassade du Vatican ; je suis en plein accord snr ce point avec M. Pamie ve èl avec M. Briand. F
sera É»^re et économique. - La première tâche de k nouvelle Chimbre
^ rmmer l.restâuration financière et économique parla stabilisation delà monnaie,
frinra re S V ^ ^ “***"“» <*» souscripteurs de rentes
, P es. Gomme 1 a du M. Poincaré, les impôts votes en 1926, sont loin d’être intangibles
A mesure que le permettra Pétât du budget, il conviendra de les remanier et de les alléger!
~~ 'Nation agricole, la France trouve sa prospérité et sa indWsableï* ’■*' vaillamraer‘l ‘«caillé par les agriculteurs français. 11 est b ?;d " ^ dlSonf' a des ^mpagnes.qui entraînerait la ruine du pays. U faut,
pour cela, deve apper le bien-être dans les villages et les fermes: éWifiLLn, tf»!
j r0lJ CU^T dâ fCr et autübus; 11 faut procurer à nos agriculteurs des •engrais-à
A ■ î manière qUe "0> reildementS attei^ent ^ l’étranger ; ^dévediffieuîté- rdl agricole : c est par l’augmentation de la production que seront résolues les
1 fai nour le Z °Ï"V î\ '** *«!"**»* ^ -«currence! étrangères comme je a. fait poiir le Roquofor par la loi que j’ai fait voter. Grâce au scrutin d'arrondissement
r0Ilt>V C lambt|'e de pluS nombreitx représentants et y seront mieux défendus jcconuucm à m y employer de toutes mes forces, car, depuiL.cn enfance', j’ai vu
#£§* qUahteS de IabeUr 6t dU Pay9an ave^a«- «a ne fere jamais
L'*JtU\ fW’lS d'*nseiVnemenL ~ Comme l’a proclamé M. Poincaré, on ne peut sauve-
est ouvirte?t.o? |le|’e| ^ ™ ^ 168 *ois SCoIaires de la «publique ; l’école laïque
tous et doit respecter les croyances de tous. Mais j’ai toujours été et je restera
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partisan de la liberLô de renseignement et l'adversaire du monopole; Chaque père de famille doit choisir librement Fécole oii il vent envoyer ses enfants : c'est une des formes de la liberté de conscience, à laquelle je suis profondément attaché, étant l’ennemi de tout sectarisme.
L’œuvre scolaire de la République doit être, sur bien des points, développée et eomplétée : enseignement post-scolaire, enseignement agricole et technique, apprentissage, liaison plus étroite entre les divers ordres d'enseignement, extension des bourses d'enseignement et d'apprentissage de manière que les enfants les plus pauvres puissent recevoir une instruction conforme à leurs aptitudes, tels sont les plus urgents des problèmes à traiter.
Politique d'assistance sociale . — La loi sur les assurances sociales, devra être mise en vigueur, et apporter aux vieillards, aux infirmes, aux malades, aux accidentés du travail, aux femmes en couches, aux familles nombreuses, l’aide qui leur est due et qui leur est actuellement trop parcimonieusement mesurée.
Pour l'application des lois d’assistance dans les petites communes, dont le budget est pauvre, j’ai proposé I augmentation de la subvention accordée à ces petites communes comme conséquence de la loi de séparation de 1905. Cette subvention devrait être augmentée comme l’ont été les traitements et Les salaires, en proportion du prix de la vie.
Politique de justice fiscale , économique et sociale. — L’État doit par une progressivité suffisante des impôts directs et par une repression énergique de la fraude, arriver à une répartition équitable des charges fiscales, actuellement trop lourdes pour les petits ; il doit également, surveiller de près Les- monopoles de fait, par lesquels de puissantes sociétés et de très gros capitalistes prélèvent, trop souvent des bénéfices injustes sur les consommateurs et sur les travailleurs. Les lois qui protègent le travail elles libertés syndicales doivent être maintenues et développées, en accord avec l'organisation internationale du travail de la Société des Nations. Les traitements et les retraites des fonctionnaires de l’Etat, des départements et des communes, ainsi que les employés de chemins de fer, doivent être en rapport avec le prix de la vie.
Anciens comhaUjints et victimes de la guerre, * — Ancien combattant moi-même, je continuerai à soutenir les revendications de ceux qui ont sauvé le pays, cjui leur doit une reconnaissance éternelle. Je continuerai également à poursuivre la restitution des bénéfices excessifs des profiteurs de la guerre.
Poltîque militaire et navale* — - Aussi longtemps que certains pays seront une menace, la France devra avoir une armée et une marine pour assurer sa sécurité. Mais, au fur et à mesure que cela sera possible, elle devra diminuer les sacrifices en argent et en hommes demandés au pays C’est ainsi que la politique de paix que j ai toujours soutenue a permis au Gouvernement de faire voter la loi réduisant très prochainement à un an la duree du service militaire, sans compromettre en rien la sécurité de la France, dont la grandeur et le prestige sont une garantie de La paix.
Politique locale. — Grâce au vote du scruLin d'arrondissement, il sera possible de rendre aux arrondissements qui ont été supprimés pour plaire à M. Louis Marin, les organismes qui leur sont indispensables, notamment le tribunal et la sous -préfecture ; il faut éviter les fausses économies qui se traduisent par des dépenses de voyages pour les habitants de la campagne. Je travaillerai de mon mieux, comme je Fai déjà fait, au développement des chemins indispensables à notre agriculture, ainsi qu'à 1 achèvement rapide du chemin de fer d-Àlbi à Saint-ÀftVique. Je continuerai à poursuivre la mise en étude du chemin de fer de Saint-AlFrique à Camarès -et Plaisance pour lequel j'ai déjà obtenu an rapport favorable approuvé par la Commission des travaux publics d-e la Chambre. Je poursuivrai le développement de Félectnfication et des adductions d'eaux potables.
Mes chers Concitoyens,
Tels sont les articles principaux de mon programme : c'est un programme de réalisation pratique , agricole, économique et social, car l’heure n'est pas aux luttes stériles de là politique ; après la réparation des mines de guerre, il faut un grand effort de tous les Français pour organiser le pays dans la paix ; ceux d’entre vous, chaque jour plus nombreux, qui me connaissent, savent que je suis un homme de paix et de bonne volonté, ne demandant qu’à travailler pour le bien du pays dans la concorde républicaine.
Également, ennemi du communisme malfaisant et des réactionnaires qui voudraient nous ramener à l’ancien régime par la dictature, je suis, avec l’immense majorité du pays, parmi ceux qui veulent suivre le milieu de la route, sans verser à gauche dans le fossé de la révolution ni s'embourbera droite dans Fornière de la réaction.
Beaucoup d'entre vous m'ont donné leurs suffrages, il y a quatre ans ; vous jugerez si je me suis montré digne de votre confiance et direz si vous voulez que l'arrondissement de Saint- Afrique ait un représentant républicain également attaché à 3a grandeur de la France et à la prospérité de son pays natal.
Emile B OR EL
Membre de l'Institut. — Ancien Ministre»
Propriétaire à Saint-Paul-des-Foats.
President du Comité français de coopération européen nef.
Membre du Conseil national économique.
Officier de la Légion d* Honneur. — Croîs de guerre* Député serrant*
Candidat de l'Union de tous les républicains et de défense paysanne*
Circonscription de VILLEFHANGHE-DE HOUERGUE.
M. RAMÀDIER
Citoyens,
En 1924, la Fédération socialiste Aveyronnaise m'avait confié le mandat de la représenter dans la liste du Cartel des gauches. Pour la seconde fois, elle me charge de porter son drapeau. Aujourd'hui comme hier, notre programme est de défendre notre foi républicaine et notre idéal d'émancipation.
La liberté de penser el l'Étal laïque .
Notre première tâche est de consolider les bases sur lesquelles repose tout l'édifice démocratique et tout d'abord la liberté de penser. La conscience de chaque citoyen doit être protégée par la puissance publique contre toutes les contraintes, L'ÉLat ne peut jouer impartialement ce rôle de garant que s'il reste au-dessus de toutes les controverses idéologiques ou religieuses: sa laïcité absolue est la condition primordiale de Ja liberté.
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L'enseignement populaire est aussi nécessaire à la garantie du régime démocratique au’à l’exercice normal des droits individuels L’œuvre scolaire de la République doit être prolongée par l’institution de l’école unique, ouverte jusqu’au degré le plus élevé aux enfants du peuple capables d’en tirer profit, et gratuite pour tous ceux qui ne peuvent paver L’élite de notre pays ne sera jamais assez r;che de fortes intelligences ; l’Etat est un mauvais administrateur des ressources nationales, s’il ne donne pas aux jeunes cerveaux toute l’instruction nécessaire pour les mettre en pleine valeur.
Respectueux de la liberté de penser, lecole laïque ne doit pas se proposer de fournir aux jeunes gens des doctrines toutes faites. Son but est de former la raison, d'éveiller l’esprit critique, d’initier l’enfant aux méthodes de la science, d’affiner son goût. L’ÉLal, tenu par son principe, meme à la laïcité la plus complète, peut seul dégager l’enseignement de toute préoccupation dogmatique. Il faut donc que, pendant le temps nécessaire à sa formalion intellectuelle, l’enfant fréquente l’école publique. Au delà de cette période, la liberté de propager des doctrines par l’enseignement doit être reconnue.
Nous réclamons celte libellé d’écrire et de dire ce que l’on pense pour tous, sans distinction de parti. Les entraves qui y sont apportées doivent être détruites ; notamment les lois scélérates de 1893 et de 1894 doivent être abrogées. La libre discussion de toutes les opinions est centre les excès une garantie plus sûre que les lois draconniennes.
Le droit d’association, la liberté syndicale sont le prolongement naLurel de la liberté de penser C’est l’honneur de la République de les avoir solidement fondés ; elle doit continuer à les étendre. Il faut reconnaître le droit syndical des fonctionnaires, accordé aux associations librement créées une plus large capacité, donner un statut libéral aux sociétés coopératives, faire disparaître les dispositions exceptionnelles qui paraissent mettre certaines associations hors du droit commun : les règles générales constituent une garantie suffisante contre les abus possibles.
U indépendante financière de VEtat.
Les libertés individuelles ne peuvent d'ailleurs être respectées que si l'État, qui en est le garant agit toujours avec une indépendance entière- L’expérience de ces dernières années montre malheureusement que le peuple n7a pas la pleine maîtrise de ses destinées ; au cours cle la crise de 1926, la haute finance a été plus puissante que la volonté populaire. Les électeurs avaient, en 1924, donné mandat aux Députés du Cartel d'établir l'équilibre hudgétaire tout en répar tissant plus équitablement les charges nationales. Contre ce programme T se sont dressées non seulement la droite qui n’a pas craint de compromettre le crédit public pour servir ses desseins politiques, mais la haute finance dont la spéculation a entraîné la chute du franc et tenu en échec les décisions du suffrage universel. La poussée démocratique est venue se briser contre le mur d'argent.
Républicain, je ne puis accepter que la souveraineté populaire soit dépossédée par une oligarchie financière. Socialiste, je ne puis admettre que le capitalisme s’élève audessus des lois et domine l’État. Notre effort doit assurer l’indépendance de la puissance publique, condition essentielle delà liberté individuelle et de l’émancipation économique des travailleurs.
Il faut arracher aux banques Larme dont elle se sont servies. On maintient à grand peine le franc au cinquième de sa valeur d’avant guerre : la digue opposée à la spéculation risque parfois de rompre. Il faut, pour échapper à ce risque, rétablir la monnaie d’or et 1 échange des billets contre for, rendre légale la stabilité monétaire.
Notre régime fiscal doit être redressé : il repose principalement sur les taxes de consommation i impôt sur le chiffre d'affaires et droits suivies denrées de première nécessite. Ces taxes sont injustes dans leur principe, puisqu'elles frappent le contribuable d'après ses besoins et non d'après ses ressources, — et dangereuses par leurs répercussions sur les prix des marchandises, qui aggravent la crise économique. Il faut les réduire.
Les impôts directs eux-mêmes doivent être l'objet d'une révision attentive. Il faut
décharger, la. petite culture et le petit commerce, en les faisant bénéficier d'une exonération à la base. Il faut réduire le taux des impôts cédulaires (impôts sur les bénéfices agricoles ou. commerciaux, impôts foncier, impôts sur les traitements, etc,)* On trouvera les ressources nécessaires à ce redressement en rétablissant ïes impôts sur les gros revenus qui ont été réduits en 1926#sous la pression: des banques et en affectant à l'amortissement des dettes le produit d'un impôt progressif sur les. fortunes supérieures à cent mille francs, en substituant enfin des régies nationales aux monopoles de fait établis par certaines compagnies sur la fabrication, l'extraction, ou la vente des. pétroles, des charbons, des engrais chimiques et de quelques autres marchandises.
Or g a n isa ( io n ëco no m igue.
Cette réforme fiscale doit accompagner un vaste effort d'organisation économique. XI faut développer et moderniser notre outillage national et notamment nos moyens de transport ; Fexeès des tarifs, l'insuffisance des lignes ferrées, la médiocrité de nos routes et de notre réseau d'autobus doivent retenir l'attention, surtout dans une région aussi mal desservie que la nôtre.
L'effort d’organisation économique doit être démocratique, Tl doit consolider la situation du petit producteur menacée par la croissance du commerce et de l'industrie capitalistes. Tout en restant maîtres de leurs terres et de leurs instruments de travail, le paysan et l'artisan doivent être mis à même de perfectionner leurs exploitations. L'Etat doit leur apprendre la nécessité de Feffort collectif et aider les associations agricoles et artisanales. Nous pouvons nous réjouir que l'électrification rurale ait été inaugurée sous cette inspiration ; mais nous devons la pousser activement pour que nos campagnes bénéficient au plus tôt de ce progrès indispensable au développement de la culture et à la lutte contre Fexode rural.
Dans 3e domaine industriel, une réorganisation s'impose pour remédier au désordre créé par la concurrence des entreprises. et leur développement irrégulier. Avec la Confédération générale du travail, nous en reconnaissons la nécessité Mais cette réforme ne doit pas être accomplie au seul profit des grandes usines, à ri encontre du biens commun- et de l’intérêt ouvrier. C'est par une baisse des prix et par une hausse des salaires que F amelioration technique contribue au: bien être général.
Nous demandons le développement entre ouvriers et patrons des contrats collectifs et par conséquent la reconnaissance et la protection du droit syndicat. Nous voulons l'institution du contrôle ouvrier et la participation des travailleurs à la gestion des entreprises. Nous voulons que les ententes industrielles, les trusts et les cartels soient placés sous surveillance de 1 État pour sauvegarder à la fois les intérêts économiques généraux et la souveraineté nationale, menacée par la puissante féodalité indus triei le. Le Conseil national économique, dont j'ai l'honneur de faire partie, doit être F organe de ce contrôle public sur la vie économique*
Réformes sociales.
Dans 1 ordre des réformes sociales, nous voulons que la classe ouvrière soit garantie contre l'insécurité par les assurances sociales : un premier pas a été fait par le vote de 3a loi, qu il faut maintenant d’abord appliquer puis compléter notamment par son extension au risque de chômage. Nous voulons, avec. la C, G, T., le respect absolu de la loi sur la journée de huit heures ; l’égalité, à travail égat, des salaires donnés aux ouvrières et aux ouvriers ; la, réorganisation de l'inspection du travail et l'institution, notamment dans la métallurgie, de delegués ouvriers à la- sécurité ; la ratification des conventions internationales du travail; Fextension de la< législation ouvrière et du droit syndical aux colonies;
1 institution, d une juridiction composée pour moitié par des représentants des syndicats ouvriers et chargée d’examiner tous les conflits du travail,.
Les fonctionnaires et les cheminots doivent comme tous les travailleurs disposer d’un
traitement correspondant au coût de la vie. Leur statut doit garantir leur stabilité. Ils doivent être associés non seulement à ia gestion, mais à la direction et à la réforme des services publics. Leurs retraites doivent assurer la vie honorable de leurs vieux jours. Mais r amélioration des retraites doit également profiter à ceux qui ont déjà cessé leurs services et a ceux qui sont encore en fonctions.
Les paysans et les artisans ne peuvent être tenus en dehors de cet effort. Ils ont droit au bénéfice de toutes les réformes ; notamment la loi sur les assurances sociales doit leur être appliquée.
Là paixj bien suprême ,
Celle politique ne peut produire ses fruits que dans la paix.
Ce n’est pas dans le renforcement de l’armée que nous trouverons la garantie nécessaire de 1 /indépendance nationale et de la tranquillité internationale. Une puissance militaire apte à l'offensive isolerait la France au milieu d une atmosphère de défiance ; elle nous conduirait à une politique de prestige, dangereuse pour la paix. L’armée ne doit avoir qu’un rôle défensif ; elle doit être dépouillée de tout esprit agressif par la réduction du service militaire et la pénétration de l’esprit démocratique.
C’est dans l'organisation internationale des peuples que l’on trouvera la véritable securité, L’œuvre de la Société des Nations doit aboutir à ia garantie réciproque contre toutes les agressions, au désarmement progressif de tous les Etats, au règlement judiciaire des litiges internationaux, en un mot, à la paix organisée dans la confiance mutuelle. Le véritable patriotisme ne pousse pas ia France à accroître son armée ; il la conduit â la tête des nations dans la marche vers la paix garantie par la solidarité des nations,
L’Union des 'gauches.
Ce vaste programme de réformes démocratiques et sociales ne peut être menée à bien que par la politique traditionnelle de Y Union des gauches. Le Parti socialiste, organe politique de la classe ouvrière, trahirait les intérêts de ceux dont il exprime les aspirations et défend les intérêts, shl les isolait au sein de la nation. Il mène le combat contre le capitalisme, non contre les paysans, les artisans ou les petits commerçants : les interets de ceux-ci également menacés par la mainmise de la finance sur l’Etat doivent les rapprocher du prolétariat et non les y opposer. Ensemble tous les partis démocratiques doivent mener la bataille pour l’indépendance de l’Etat que guettent à la fois les influences cléricales et les puissances d’argent. Contre cette réaction, dressons l’effort commun de toutes les bonnes volontés. Dans la bataille, nous acceptons, nous recherchons F alliance de tous ceux qui veulent le progrès social; nous ne connaissons pas d’ennemis à gauche. Nous restons prêts aujourd’hui comme hier à la collaboration la plus intime pour assurer le succès de la démocratie et la sauvegarde de la véritable République, C’est par 1 union que viendra la victoire î
Vive la République démocratique et sociale l
PaiïlRAMADIER
Avocat à la Cour d’appel.
Maire de Deeazeville.