M, P ALMA DE
Élu au deuxième tour de scrutin. -**- H .528 voix.
Mes chers Concitoyens,
SoïHeitant k nouveau votre confiance, j^ai le sentiment d'avoir, en toute indépendance, maintenu mon action dans la ligne que vous m’aviez tracée, collaborant, avec énergie et loyauté, à ce qui me paraissait utile à l'intérêt général du pays, mais sachant, quand ii le fallait, refuser de m’associer à ce qui était contraire aux aspirations démocratiques.
J’ai été un partisan convaincu de ia politique de rapprochement international qui a été suivie. J’aurais voulu qu’on évitât l'expédition de Syrie, qu'on appliquât immédiatement le service d’un an, et qu’on ajournât les périodes de réserve, inutiles en ce moment autant que lourdes pour le budget et gênantes pour f agriculture.
Je m'étais associé au plan de redressement financier vraiment démocratique de novembre 1925, qui a été repoussé par la Chambre ; il comprenait un système destiné à empêcher les fraudes fiscales qui font peser sur les bons citoyens une part supplémentaire d'impôts (projet dit d’Etat héritier qui, travesti par mes adversaires, sert de prétexte à une campagne ridicule dont les citoyens de bAnne foi feront justice).
Je irai pu me rallier au système d'impôts actuel les estimant trop lourds et injustement répartis. Mai j'ai soutenu de toute mon énergie la méthode d'assainissement monétaire dont j’ai été le rapporteur à la Commission des finances, la jugeant susceptible de nous amener une monnaie stable, de protéger l'épargne, et de la défendre contre la spéculation.
J’ai proposé une transformation de la taxe sur le chiffre d'affaires qui, réalisée pour certains .produits, a été prise comme base d’action par les groupements intéressés.
En ce qui concerne les intérêts locaux, que j’ai toujours défendu ardemment, j'ai obtenu notamment, en accord avec nos Sénateurs, la suppression de la taxe à l'exportation la protection des appellations d’origine et du mot c< fine ».
Enfin, j'ai constamment défendu, dans tous les domaines où ils ont leur place, les principes qui nous sont chers de liberté et d'ordre dans la République, de laïcité de l’Etat, de neutralité de l’Ecole, aimî que les justes revendications pour lesquelles on demandait mon appui.
Ce passé indique ce que sera mon attitude si vous me renouvelez votre confiance, ef je
vous demande d'affirmer voire volonté sur le programme simple et réalisateur dont voici les principes ;
A l1 extérieur :
Maintien de îa politique de paix basée sur le rapprochement international; les traités d'arbitrage, une Société des Nations élargie, politique qui a conduit aux accords de Genève et de Locarno, et aux récents traités de commerce avec nos plus proches voisins d'Europe*
Opposition irréductible à toute politique d'aventure, à toute expédition militaire.
Mise en valeur méthodique de notre domaine colonial, sans extension territoriale.
Réduction des charges militaires dans la mesure rendue possible par cette politique : application rapide du service d'un an,
A l'intérieur :
Respect absolu de l'ordre et des libertés de chaque citoyen.
Maintien des lois laïques, soutien de la constitution républicaine.
Programme d'enseignement où l'instruction technique sous toutes ses formes (agricole industrielle, commerciale) aura son plein développement et. où lès divers degrés de l'enseignement seront ouverts à tous îes enfants selon leur capaci té, sans distinction fondée sur la fortune.
Dans l'ordre financier ;
Continuation de la méthode d'assainissement monétaire actuellement suivie, politique de stabilité à laquelle j'ai apporté l'appui de mon vote, et ma collaboration active comme rapporteur du budget des finances depuis le mois d'août 1926*
Mais rectification du système d'impôts institué par la loi du 3 août 1925 que j’ai jugé et juge encore trop lourds pour les salariés, les -petits commerçants, les petits propriétaires, et trop largement assis sur les denrées de première nécessité.
Affectation des premières disponibilités qui apparaîtront' à des dégrèvements d'impôts, qui conformément à la doctrine démocratique,, devront commencer par en bas {gains du travail, petites cotes foncières, impôts sur les denrées de première nécessité).
Gestion extrêmement! sévère dès deniers de l’Etat, l'augmentation des subventions ne pouvant être envisagée que pour certaines dépenses d'utilité incon testée : voies de commun nicatioo {routes, postes, chemins de fer), électrification des campagnes, habitations à bon marché, hygiène sociale.
Dans Tordre economique ;
Défense des intérêts agricoles çt. viticoles de notre Sain tonge, allègement des- droits excessifs imposés aux eaux-de-vie ; protection des appellations diorigine, protection douanière modérée, qui nu soit pas inférieure pour l'agriculture à celle des autres branches, et favorisant, l'entrée des engrais dont elle a besoin*
Sauvegarde des intérêts généraux, du pays contre les grands groupements dénommé* « trusts, qui, eu instituant des monopoles de f ait , parfois détenus par des mains étrangères, menacent les intérêts du petit commerce et de Tagriciiliurc, tout en rançonnant les consomma leurs.
Maintien de la souveraineté populaire à l'encontre de l'emprise politique que ce* puissants groupements financiers voudraient jeter sur le pays.
Aux républicains de rester profondément unis autour de cette triple formule ;
P aiw extérieure* — Paix intérieure. — Paix moue tair£*
Pour assurer la permanence de la démocratie au milieu des coalitions d'intérêts qui chercheraient h l 'étouffer;
Pour marcher j dans Tordre et la concorde, par le relèvement économique du pays,, vers la justice et le progrès social !
Vive la Saintonge ! Vive la République î
Maurice PALMADE
Propriétaire.
Conseiller mu ici pal do Sabla a ce au s. Conseiller général du canton de Saujcrn. Rapporteur de la Commission des finances,. Candidat du Congrès républicain.
Circonscription de SAINT - JE AN -D'AN GÉL Y.