‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 58 sur 336 · M. BRETON · texte numérisé non relu

M. BRETON

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9,535 voix»

Citoyens,

Parfaitement convaincu que le principal avantage du scrutin uninominal est de permettre un contact permanent entre l'élu et ses électeurs, je suis fermement décidé à maintenir la tradition établie à cet égard depuis trente ans dans la 2e circonscription de Bourges.

L — Chaque année :

Tous les ans, dans toutes les communes de la circonscription, je m'engage, si je suis élu, à faire en réunion publique et contradictoire un compte rendu de mon mandat.

L'exemple du citoyen Jules-Louis Breton qui a rempli cet engagement pendant toute la durée de son mandat législatif, sous le régime du scrutin d'arrondissement, est trop récent pour que les électeurs ne soient assurés de la sincérité de ma présente déclaration.

IL — Chaque mois :

Comme j’ai eu l'occasion de le faire déjà depuis plusieurs années je recevrai très régulièrement le deuxième samedi de chaque mois, à Vierzon, me mettant à la disposition de mes électeurs et de tous nos concitoyens.

Je me suis depuis longtemps conformé au présent engagement apportant par avance la preuve de ma très ferme volonté de le respecter.

A k dre J-L, BRETON.

Voter dès le premier tour pour André J >-L. Breton : cest assurer avec certitude la défaite du bolchevisme.

Circonscription de SAINT AM AND-MONTROND.

M. MASSÉ

Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.752 voix.

Elu il y a quatre ans sur un programme de Défense agricole et d'ünion républicaine, je viens k nouveau solliciter vos suffrages pour continuer l'œuvre entreprise trop tardivement et que n'a pu achever le Ministère d'ünion nationale.

N'ayant jamais fait de politique de parti, je suis, aujourd'hui comme hier, partisan de l’union complète entre tous les citoyens respectueux des institutions républicaines, qui

veulent, dans la paii extérieure et dans la concorde intérieure, poursuivre le relèvement de la France, meurtrie et ruinée par une guerre qui lui fut imposée.

Je suis convaincu que les agriculteurs, commerçants, industriels et ouvriers qui forment la masse laborieuse du pays doivent, s’ils coordonnent leurs efforts, oubliant pour un temps les mesquines querelles qui peuvent les diviser, rendre à la nation française sa prospérité de jadis.

La crise financière, qui a failli faire sombrer le pays dans la ruine, n'a pu être arrêtée que par une augmentation pénible, mais indispensable, des impôts existants. Le mal est aujourd'hui enrayé, aussi convient-il de soulager le contribuable par une réforme du système des impôts, à laquelle on arrivera nécessairement, au moyen d’une sage politique de production agricole, base de là prospérité industrielle et commerciale.

L'État devra, lui-même, prendre sa part des charges de la nation car, en aucun cas, il ne peut oublier les sacrifices consentis par les victimes de la guerre, ni se désintéresser des familles nombreuses qui trouvent si difficilement à se loger et à élever leurs enfants.

Le Parlement devra, en outre, porter une attention particulière sur les œuvres sociales, en vue de l'amélioration du sort des travailleurs intellectuels et manuels qui sont les premiers artisans de la prospérité nationale.

Si nous voulons travailler utilement, dans notre France convalescente, il faut nécessairement empêcher le renouvellement d'un cataclysme aussi formidable que celui de 1914 à 1918,

Point n’est besoin pour cela de s’armer jusqu'aux dents, ni de pratiquer une politique agressive contre nos ennemis d'hier; sachons seulement, par des mesures de prudence et de prévoyance, assurer notre sécurité, sans faiblesse, mais aussi sans menace.

Comptons, pour nous aider dans cet effort, sur la Société des Nations, dont il convient de fortifier l'influence et de relever le prestige.

Comptons aussi, et plus encore, sur la jeunesse française, rendue robuste et saine par la pratique des sports et qui puisera dans le sentiment de sa virilité la confiance dans 1 avenir et la croyance dans la réalité d’une paix féconde et créatrice.

Que la Paix ne soit pas seulement entre les peuples; qu'elle règne entre les citoyens à qui l’État doit assurer le maximum de libertés compatibles avec le maintien de l'ordre I...

Enfant de la région SainLAmandoise, je connais les besoins de sa population au milieu de laquelle je continuerai h vivre comme par le passé.

J apporterai spécialement mes efforts à assurer ïe développement agricole, industriel, économique et social de cet arrondissement que je ne veux pas laisser amoindrir.

Pas de promesses 1 Pas de discours inutiles! Des actes S Vive la République î Vive l’arrondissement de Saint-Arnaud!

Auguste MASSÉ

Député sortant.

Candidat de la Gauche républiaine d è ni ocrât iquo.

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Circonscription de SANG ERRE.

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