‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 73 sur 336 · CREUSE · texte numérisé non relu

CREUSE

Circonscription d'AUBUSSON.

M* CÛNNEVOT

Elu au deuxième tour de scrutin* — 8*633 voix*

Citoyens,

Pour la quatrième fors en quatorze ans, j '-ai l'honneur de solliciter à nouveau de vos libres suffrages le renouvellement du -mandat que vous m'avez confié en 1914 fit que je crois avoir rempli constamment avec conscience, probité et indépendance.

Une aussi longue et aussi amicale collaboration avec les républicains de l'arrondissement d'Âubusson, de 1914 à 1919 et avec tous les républicains du département de .1919 à aujourd’hui, qui ont ainsi appris à me connaître, me dispense, je crois, de vous redire qui je suis et pour quelles raisons je crois mériter à nouveau votre confiance.

L'un des vôtres, né parmi vous, ayant vécu de votre vie honnête et laborieuse, j'ai le sentiment qu’il existe entre nous une communauté de pensée bien faite pour me faciliter l'accomplissement du grand devoir civique auquel je n'ai pas manqué jusqu'alors*

Ma préoccupation de tous les instants a été de travailler à l'amélioration de la situation du pays, au progrès républicain et social, à l’ organisation de la paix, aux intérêts de notre beau département* J'ai fait tout ce que je pouvais pour que satisfaction soit donnée à vos revendications et pour que justice soit rendue à tous. Mon seul mobile a été de servir la démocratie et la Creuse.

Citoyens,

Aujourd'hui, comme iî y a quatorze ans, je me présente à vous avec le programme du Parti républicain, radical et radical- socialiste* La fidélité à mes opinions est mon honneur,

J ai la conviction, d’ailleurs, que le Parti radical et radical-socialiste est, k l'heure présente, l’expression la plus sincère et la plus vive de la démocratie. Il ne s’enferme dans aucune doctrine étroite et exclusive* Il ne vise pas à la démolition de la société* H ne veut m de la violence, ni de la dictature* Tl entend poursuivre son couvre de progrès uniquement dans Tordre et dans la légalité par des conquêtes pacifiques. Mais il n'en recherche pas moins passionnément l'avènement d'une démocratie meilleure où il y aura plus de justice pour tous ceux qui font la richesse du pays, qui travaillent, peinent et souffrent*

Cette politique a été celle de nos grands devanciers, elle a été pratiquée depuis Gambetta. par les plus éminents républicains, comme Ranc, Goblet, Camille Pelletan, Léon

Bourgeois, Henri Brisson, Maurice Berteaux, Ferdinand Buisson, Hemot, Maurice Sàrràut, G* Doumergue, etc,*.

Elle est la vôtre, 11 vous appartient de la faire triompher, une fois de plus, le 22 avril prochain.

Depuis quelque temps, il est de mode de parler de République réaliste, La République réaliste c’est celle du Parti radical socialiste. Nos idées n’ont de valeur qu’autanl qu’elles peuvent passer dans les faits et dans les lois. En nous efforçant vers ce but, nous faisons de la vraie politique réaliste républicaine et socialiste.

Citoyens,

Le programme de cette politique réaliste républicaine et socialiste, vous le connaissez, c'est celui qui a été défini dans le dernier congrès du parti et dont je résume les grandes lignes.

À l’extérieur :

Nous voulons la France dans son rôle traditionnel de champion de la paix, donnant T exemple aux autres peuples, organisant b arbitrage, condamnant la guerre et soucieuse d’assurer partout la souveraineté de la SociéLé des Nations,

Nous voulons que soit développée et renforcée la politique des accords, des traités d'amitié et d’arbitrage commencée à Genève et k Locarno et qui doit lier la France pour une paix durable avec tons les pays y compris F Amérique»

Nous voulons, enfin, qu'une véritable collaboration s Institue entre tous les partis démocratiques d’Europe en vue de proscrire la guerre et d’établir des relations amicales, politiques et économiques entre tous les peuples.

Nous voulons la pratique d’une diplomatie au grand jour, sans traités secrets, la cessation de toute politique d'aventure afin d'éviter à l’avenir des conflits comme ceux si regrettables de Syrie et du Maroc*

À l’intérieur :

Nous voulons la défense de la République et de l'œuvré immense, par laquelle elle a assuré à tous les citoyens presque toutes les libertés, avec le maintien intangible de toutes les lois laïques. Liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer un culte ou de s’abstenir de toute démonstration confessionnelle*

L’organisation de renseignement ouvert à tous les degrés aux enfants du peuple suivant leurs aptitudes et non d’après leur fortune, et développé en vue de la formation technique et professionnelle des jeunes gens*

Développement des lois d’enseignement pour assurer la fréquentation scolaire. Dotation des petites villes et des campagnes de cours professionnels, ouverts à tous les enfants du peuple sans distinction de classe, diffusion du cinéma et de la T, S* F*

Réforme administrative par la simplification des formalités, par la suppression de la paperasserie et par une industrialisation des services de façon à obtenir une compression des effectifs inutiles, ce qui permettra de diminuer le nombre des fonctionnaires dans les administrations centrales et surtout dans tous les services créés depuis la guerre dans une proportion importante.

Abrogation des lois du 16 mars 1893, 12 décembre 1893 et 28 juillet 1894,

Election des Sénateurs par les délégués nommés au suffrage universel*

Au point de vue social :

Large application, avec le concours des sociétés de secours mutuels, de la législation nouvelle sur les assurances sociales.

Politique de construction pour résoudre la crise du logement et supprimer les habitations insalubres.

Arbitrage obligatoire dans les conflits du travail, respect absolu des droits syndicaux de toutes les associations, de tous les salariés et des fonctionnaires,

Amélioration de la situation des petits retraités et des petits rentiers qui ne peuvent

plus travailler.

Ratification des conventions internationales du travail.

Rutte contre la vie chère et la spéculation, notamment par la règlementation des trusts ef par la suppression des gros intermédiaires.

Refonte des lois d'assistance et d’hygiène, législation protectrice de la maternité et de l1 enfance. Amélioration du sort des familles nombreuses.

Respect et amélioration de toutes les réformes votées en faveur des classes laborieuses

du pays.

Retraites des ouvriers mineurs après vingt-cinq années au lieu de trente.

Au point de vue économique :

Mise en valeur des richesses du sol, organisation d'un crédit spécial pour les œuvres de production et d’exploitation des produits nationaux.

Amélioration d'une part des moyens de transport et d autre part des mesures propres à faire diminuer les tarifs des transports qui deviennent tout à fait prohibitifs et font augmenter la vie dans des proportions considérables. Diminution des impôts appliqués sur ces tarifs.

Amélioration de la législation sur la propriété commerciale.

Suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à la production sur les produits manufacturés.

Meilleure répartition des charges Escales pesant trop lourdement sur les commerçants et les industriels.

Augmentation de rabattement à la base de l’impôt sur les bénéfices commerciaux pour les petits commerçants et les petits industriels et unification du taux des impôts céduîaîres Organisation du crédit artisanal et simplification des formalites pour rendre les prêts accessibles à tous les artisans.

Encouragement aux chambres de métiers et de l'artisanat.

Coordination des groupements commerciaux et industriels pour obtenir la reconnaissance de leurs droits et une meilleure répartition des charges.

Défense des petits et moyens commerçants et industriels contre les tentatives d'acca parement des grandes organisations économiques et financières.

Au point de vue financier :

Le Parti radical-socialiste est convaincu que l'oeuvre de redressement financier ne peut être menée à bien que dans le cadre d’un système fiscal fondé sur la justice.

Il affirme sa volonté de mieux adapter l’impôt aux facultés de chacun, afin que chaque citoyen paye l’impôt progressivement suivant sa fortune.

Les impôts qui frappent aujourd'hui les agriculteurs, les commerçants eL les petits industriels sont trop nombreux et souvent sont basés sur des évaluations injustes.il importe de les simplifier et de les modifier dans un sens plus équitable.

Le Parti radical-socialiste désire :

Atténuer, par un meilleur aménagement de l’impôt progressif sur le revenu, les charges qui, par les taxes indirectes, les impôts cédulaires, les taxes de consommation frappent trop lourdement les classes laborieuses du pays.

Consolidation de l'assainissement financier par une stabilisation judicieuse et prudente du franc relevé comme il doit être.

Établissement annuel d’un bilan budgétaire et financier simple, clair et sincère

Défense de l’indépendance de l’État vis-à-vis des banques et des puissances d’argent,

Institution d une caisse de subvention et de prêts pour les communes.

Régime fiscal plus clair avec suppression des complications et des tracasseries dont se

plaignent si justement les petits contribuables, petits commerçants, petits industriels arti sans, etc. ’

Révision de l’impôt sur les salaires en vue d’arriver à la suppression.

Achèvement rapide de la révision des marchés de la guerre et des dommages de guerre dans les régions libérées.

Des réformes profondes s’imposent par lacompression rigoureuse de nos services administratifs de la guerre et de la marine, pour qu’en raison de la situation financière des éconojiiies importantes soient faites.

Réorganisation par une industrialisation productive des monopoles et des exploitations d Rtat. Participation de l’Etat dans les bénéfices des concessionnaires des services publics et des monopoles de fait.

Au point de vue militaire :

Limitation générale désarmements pour arriver au service militaire de neuf mois.

Application du service militaire d'un an dans le plus bref délai.

Suppression de tous les officiers en surnombre dans l’intendance, dans l’armée de terre et la manne.

Permissions agricoles plus nombreuses au moment des travaux pressants des champs.

Affectation spéciale des enfants de familles nombreuses et des soutiens de famille. Gra~ tinte du transport des permissionnaires*

Délense de toutes les revendications légitimes des associations d’anciens combattants mutilés veuves de guerre, orphelins, ascendants pensionnés, prisonniers de guerre et de toutes les victimes de la guerre.

Au point de vue agricole

Institution d une assurance d’Êtat générale couvrant tous les risques ruraux. Développement des institutions destinées à aider le cultivateur dans son crédit, dans syndicat^ ^ "* eX1’1°itations soit Pap la mutualité, soit par la coopération, soit par le

, Par*’cipatîon de l’agriculture à la production des produits et des machines qui lui sont necessaires*

Amelioration de l’enseignementagricole, notamment par l’adaptation de l’École primaire de 1 enseignement professionnel agricole.

Égalité douanière afin de protéger l'agriculture dans la même proportion que l’industrie. Augmentation des crédits aux Offices agricoles*

Subvention de l’État en faveur des Chambres d’agriculture pour permettre leur fonctionnement et leur collaboration aux œuvres d’intérêt général agricole.

Organisation de la production des engrais afin d’en diminuer largement le prix. Réduction des tarifs de transport pour1 tous les engrais.

Mise à la disposition des agriculteurs de semences sélectionnées à des prix réduits.

Développement et augmentation du Crédit agricole. Diminution du taux du prêt en le ramenant a 2 0/0* r

mnbtr-mmU!T ^ droitB,de futation qd' sont excessifs, qui paralysent les transactions mobilières et tendent à arrêter le mouvement de l’accession à la petite propriété.

agriculture étant la plus grande industrie nationale de notre pays, elle doit être défen-

^1177' 7 7 a“6nt °Ù IeS fraîS dè la cuIture augmentent, tandis que les e exploitation fléchissent d une manière inquiétante, il importe donc d’alléger

les impôts qui pèsent trop lourdement sur le paysan par une répartition plus équitable des charges fiscales, ri

Citoyens,

Ce programme général qui est celui du Parti radical-socialiste, doit être complété en ce qui concerne la Creuse, par un programme local dont les principaux points sont les

Action énergique auprès des pouvoirs publics pour la reprise des programmes de construction a voie normale des lignes de Bonnat-Évaux, Saint-Léonard -Anzances Suisse— Océan, doublement de la ligne de Saint-Sulpice-Laurière à Montluçon Réalisation du canal de la Loire à la Garonne.

Exécution, dès que possible du réseau de tramways départementaux, avec l'aide desubven lions de I Etat, apres accord avec le Conseil général de la Creuse

Accélération de la construction et de l’amélioration des chemins vicinaux et ruraux par un concours plus important de l'Etal, ‘ 1

Amélioration des services d’autobus, création de nouvelles lignes afin de desservir les populations qui ne le sont pas, par des subventions plus élevées de l’État.

nos iSr PiUS ;aPÎfle dSS CanlPafcrnescIui ^portera un peu plus de bien-être dans nos villes et dans nos bourgs, en meme temps que la force électrique qui suppléera, dans une certaine mesure, à la main-d’œuvre qui fait tant défaut actuellement

Cette évolution vers le progrès doit avoir une importance considérable, aussi m’emp nierai -je de toutes mes forces, comme je l’ai déjà fait, à aider toutes les communes, tous es syn icats intercommunaux de notre arrondissement, à abréger les formalités Idministratives et obtenir les subventions nécessaires pour la réalisation rapide de ces projets.

p C f I,fseman^u tribunal d’Aubusson sous forme de section du tribunal départemental, rotection de 1 industrie et de la tapisserie d’Aubusson et de Felletin.

remnbmerT’ T ®n'v“® d® l’établissement d’industries nouvelles à Lavaveix-les-Mines pour p industrie charbonnière, afin de faire revivre cette petite cité si. intéressante.

Citoyens,

résokment attaché au maintien de la propriété, individen Contre < T * «**$+** * ***** et de la liberté des citoyens, il est

classe comme ra^ionnaüon de la Propriété eu propriété collective et contre la lutte de Parti es! or h V c e™d/1 6 , e ,arl* socialiste. Contrairement au Parti communiste, notre danl le orLrès “ “““bnration des dasses etl vue ^ ViwüSrét général, pour la paix sociale la guerre civile ^ P ^ ^ ^usilCQ S0CmIe e* contre la dictature dune clause, contre l'appel à

Citoyens,

candidature * ^ Plonger encore ce programme que je soumets à votre approbation* Ma

de m“ dév°““nl' -» **<•

ïf^y* q.uotid‘eane des principes de la Révolution de 1789, principes de Vent sociale> de fratermté nationale et de progrès démocratique et social République & er avec vous’ Pour ^ Creuse, pour la France, pour la paix et là

Ignore SnltPeUple fepubIlcnin^ c e@t la Creuse démocratique que jTai toujours servis. Nul ne ignore, personne n oserait le contester*

forces ^d! fr? qUG ** ^ 3olIîclte qu*un nouveau moyeu de vous être utile, de- toutes mes

tiûctiJn de H C ma en contmuant à défendre la cause des travailleurs, sans dis¬

tinction de classe ou de profession.

S; vous croyez que, démocrate sincère et ardent, averti par l’expérience des difficultés à vaincre et de l'effort à fournir, je sois le plus digne de l'accomplir à votre entière satisfaction, dites-le par votre bulletin de %rotc tous sans abstention.

J’attends avec confiance votre verdict et, au lendemain du scrutin, pour moi la bataille sera terminée, je ne connaîtrai que des ciLoycns égaux entre eux qui, pour leurs communes ou pour eux, ont droit à la même justice.

Si vous me faites l’honneur de me choisir une fois de plus pour vous représenter à la Chambre, je serai à vous comme hier, et à la République intangible, dans une France plus fraternelle, plus juste et plus pacifique,

Henri CONNEVOT

Député de la Creuse.

Maire de Moutîer-Rozeille.

Candidat du Parti républicain, radical et radical-socialiste.

Circonscription de BOURGANEUF.

M. RIFFATERRE

Elu au deuxième tour de scrutin. — 5.639 voix.

Mes chers Concitoyens.

Dimanche 22 avril, vous élirez votre représentant à la Chambre des Députes.

Candidat en mai 1924, sur la liste radicale socialiste et socialiste, j’avais obtenu plus de 19.000 suffrages, la majorité.

Je viens donc, à nouveau, faire appel à votre confiance.

Je remercie tous ceux qui, dans plus de soixante réunions publiques, m'ont accueilli avec une sympathie dont je leur suis prolondément reconnaissant.

Né à Bourganeuf, d'une vieille famille creusoise et républicaine, j’ai toujours été fidèle aux idées démocratiques.

Elu en 1910 au Conseil général, comme républicain socialiste, je n'ai pas varié.

Conseiller municipal et maire de Bourganeuf, conseiller général du canton de Bourganeuf depuis dix- huit années, tous mes votes ont été conformes à mon programme.

Vice-président du Conseil générai depuis 1924, rapporteur de la Commission des finances depuis 1914, je vous apporte la garantie d'un long passé, d'une expérience approfondie des affaires communales et départementales, d’une connaissance précise de vos intérêts et de vos besoins.

Après avoir faü de sérieuses études secondaires et supérieures, j'ai acquis, par la pratique des affaires publiques, l'expérience que rien ne remplace.

Notre circonscription si déshéritée, la plus pauvre de la Creuse en voies ferrées, dépourvue encore de chemins vicinaux en de nombreux villages, dépeuplée par l’exode rural, a besoin, pour la représenter, d'un homme qui y ait de solides attaches, qui la connaisse intimement, qui l’aime, comme on aime son pays natal, d’un amour jaloux et passionné.

Je ne vous ferai pas de nombreuses et séduisantes promesses.

Je veux vous indiquer, seulement, les idées sur lesquelles une entente est possible entre tous les hommes qui, dans tous les partis démocratiques, se réclament d'un même idéal : la victoire de la démocratie, c'est-à-dire la paix, la justice sociale, la justice fiscale, la souveraineté de la Nation,

La Chambre dernière, pour rétablir l’équilibre du budget, a voté, en 1926, onze milliards d'impôts nouveaux, demandés presque exclusivement aux revenus du travail et à l'épargne ; elle a dégrève, en môme temps, les gros revenus supérieurs à cinq cent mille francs et les gros capitaux, inconnus, dans un département comme le nôtre et qui sont, surtout l’apanage de la haute finance .

Si ces charges écrasantes, ruineuses pour la production, étaient maintenues, l’avenir de notre pays serait compromis. Des mesures immédiates s’imposent :

Réaliser deux milliards d’économies sur la bureaucratie actuelle, principalement à la Guerre et à la Marine,

Faire rendre aux impôts sur le revenu et les successions trois milliards qui leur échap^ peut actuellement par la fraude fiscale, grâce aux jeux d'écriture de certaines grosses banques et à leurs combinaisons si habiles que le Gouvernement lui-même, se déclarait, hier encore, impuissant à les saisir et à les éviter.

Réduire l'amortissement de la dette à la mesure compatible avec les forces contributives de la Nation, c’est-à -dire d’un milliard au moins.

Profiter des payements effectués par l’Allemagne, qui vont être disponibles par suite de Fachê' veulent des travaux dans les régions libérées {près de deux milliards), pour réduire de suite les taxes indirectes, les impôts de consommation qui accablent la masse des travailleurs.

Tels sont les moyens d’obtenir une diminution appréciable des impôts, dans un avenir prochain.

Rétablir, pour l’impôt général sur le revenu et les grosses successions (supérieures à 2 millions) les taux en vigueur en 1926 et qui, depuis, ont été réduits.

Adapter l'impôt aux facultés de chacun et notamment, exonérer les petits revenus du travail agricole, commercial ou industriel ; exonérer également de tout impôt les ouvriers et les artisans âgés et sans ressources ; supprimer, dès qu’il sera possible, la taxe sur le chiffre d’affaires inique et inquisitoriale et la remplacer, provisoirement, par une taxe unique à la production ; la supprimer tout de suite pour les denrées de première nécessité.

Reviser le cadastre.

Défendre les petits et moyens commerçants contre les exagérations du fisc.

Défendre les producteurs honnêtes contre les aventuriers d’affaires.

Généraliser, au profit de l'Etat, l'attribution d'une part de bénéfices dans de nombreuses entreprises qui ont besoin de son concours ou de son autorisation (mines, installations hydro-électriques, etc,..).

Demander à la richesse sa participation à l'exécution d’un programme de renovation économique et sociale.

Ce programme de justice fiscale et sociale n'est pas au-dessus des forces d'une majorité urne et consciente de ses responsabilités.

Par-dessus tout, il faut maintenir l’équilibre budgétaire et pour cela réduire les dépenses, en évitant les abus, les gaspillages, et favoriser le développement de la production.

La chute du franc aurait été un malheur public ; elle a été enrayée. Reconnaître ce résultat est un acte de bonne foi, II faut maintenant stabiliser pour assurer à tous les travailleurs la sécurité du lendemain, éviter un nouvel écroulement du crédit public, avec son cortège de misères et de ruines.

Il faut stabiliser pour nous arracher à la tyrannie des puissances occultes d'argent. Ce sont elles qui sont responsables de la vie obère.

Leur Sainte Alliance, liguée contre les véritables intérêts de la masse, menace audacieusement la souveraineté de la Nation.

La Nation doit contrôler tous les monopoles de fait qui mettent son indépendance en péril et oppriment tous les consommateurs.

Il est même devenu indispensable et pressant aujourd’hui de confier à la Société des Nations le contrôle des grandes entreprises internationales qui accaparent les produits de première nécessité (sucre , pétrole, laine, blé, etc.).

L'intensification de la production agricole doit être poursuivie avec énergie. Conformément aux vœux des associations agricoles, un Office national des engrais doit être créé, pour mettre à la disposition des agriculteurs des engrais en abondance et à bon marché.

La réduction des tarifs de transport s'impose : elle sera réalisée en plaçant le service des chemins de fer sous le contrôle et la gestion des usagers (producteurs et consommateurs).

11 faut accorder â l'agriculture une protection égale à celle dont jouit l'industrie, maintenir la liberté d'exportation de ses produits, supprimée de 1914-à 1927, développer le crédit agricole, le crédit au petit commerce et à l'artisanat,

Les questions départementales et communales seront l'objet de toute ma sollicitude.

Ici mes actes au Conseil général sont garants de mes promesses.

Rapporteur de la Commission des finances., j'ai fait réduire les impôts départementaux de quatre cent mille francs par rapport à 1926,

J’ai obtenu des subventions qui étaient indispensables à l'achèvement des voies de communication, à l'amélioration des services de transport, à l'œuvre de l'électrification des campagnes.

Mais nous manquons de ressources pour toutes les dépenses utiles qui accroîtraient la production et donneraient à nos populations plus de bien-être.

L’entretien de nos chemins laisse à dédrer.

De nombreux villages manquent de routes. 11 faut multiplier les chemins ruraux. Les services de transport doivent être améliorés et complétés, notamment pour le transport des marchandises*

L'électricité doit être mise à la disposition de tous.

Pour ces dépenses, l'Etat nous alloue des subventions insuffisantes, alors qu'il fait des largesses aux communes riches.

Une meilleure répartition, entre les communes, de l'impôt perçu sur les alcools, permettrait de doter tout de suite nos communes creusoises de ressources importantes.

Une caisse d'avances doit être créée pour procurer aux communes et aux départements les capitaux nécessaires à l'amélioration de leur outillage économique,

L'Etat inscrit, dans son budget de 1928, 254 millions de crédits pour construction de voies ferrées et n'accorde pas un centime à la Creuse,

Il consent aux villes, pour les habitations à bon marché, pour les lotissements de la banlieue parisienne, pour des fêtes, des milliards de crédit.

Nous lui demandons quelques millions pour nos^campagnes qui se dépeuplent, pour nos petites villes durement éprouvées par une réforme administrative mal conçue.

Sur les payements effectués par l'Allemagne, une somme de 800 millions doit être prélevée, en 1928, et affectée à des travaux d'intérêt national.

Nos chemins, notre électrification, ne sont-ce pas des travaux de grande utilité publique? Il faut refondre notre législation vicinale qui remonte à 1836 et l'adapter aux besoins d’une circulation qui va s’accroissant de jour en jour.

De grands travaux d’électrification vont se réaliser sur le cours du Thaurion. Il faut veiller à ce qu’ils soient utiles à notre département et aux communes sur le territoire desquelles ils vont être entrepris*

La force d’une nation ne se compose pas seulement de richesses matérielles. L’Intel licence de ses enfants, leur développement professionnel sont le capital le plus précieux.

L’éducation est l’initiatrice du progrès, la grande ouvrière de l’avenir ; hâtons-nous de réaliser l’égalité de tous les enfants devant l’instruction par l’institution delecole unique.

Préservons aussi la santé de la race ; pour la mère, pour l'enfant, aucun sacrifice ne doit paraître trop lourd.

La loi sur les assurances sociales doit être appliquée sans retard et étendue au chômage.

Los états généraux de la France meurtrie ont formulé les revendications des victimes de la guerre. Je les soutiendrai de tout cœur. Je n’oublierai pas non plus les mutilés du travail.

Je suis pour la réduction au minimun de la durée du service militaire, pour la suppressi on des conseils de guerre.

Mes chers Concitoyens,

Le problème de l’organisation de la paix domine tous les autres.

Paix entre les peuples par des accords, par la Société des Nations, par tous les moyens d’entente que le droit et la civilisation offrent aux hommes, par l'institution de l’arbitrage obligatoire. Rapprochement sincère et durable entre la France et l’Allemagne. Réduction des armements. Voilà l’œuvre que le Parlement de demain doit poursuivre sans défaillance.

La barbarie des conflits sanglants doit être à tout jamais bannie de l’histoire des hommes.

Gitoye

Certains se laissent aller à tramer dans la boue, à dénigrer de parti pria les républicains les radicaux socialistes*

Je suis pour l’union, l'entente dos gauches. Sans elle, il n’est pas de progrès possible. La République ne peut porter tous ses fruits que dans l’ordre et la liberté. Restons fidèles à la loi du suffrage universel ; toutes les dictatures sont néfastes !

Mes chers Compatriotes,

Si vous approuvez mes déclarations, si vous pensez qu’un homme qui lutte depuis dixhuit années, au Conseil général, pour le triomphe de vos revendications : qui a donné, par ses actes, la preuve de son attachement à la cause de la démocratie, mérite de vous présenter, vous le direz le 22 avril*

Je n’aî d’autre ambition que celle de servir mon pays et la République avec courage et dévouement* D

Vive la paix !

Vive la République démocratique et sociale !

as

Circonscription de BOU38AC.

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