M. RIVIÈRE
Eli! au deuxième tour de scrutin. — 7.086 voix.
Les élections législatives appelant la France entière h se prononcer sur la route qui elle entend suivre,
II faut choisir :
Pour ou contre l’Union nationale, édition revue et grossie du Bloc national de 1919,
Il faut choisir ;
Entre la coalition des intérêts d’argent, de la réaction politique, du conservatisme social, aujourd'hui maîtresse du pouvoir,
Et le Parti socialiste, toujours disposé, comme en 1924, à seconder tout effort de marche en avant, et prêt, s’il était porté au pouvoir, à briser les résistances aux volontés
du pays.
Il faut choisir ;
Entre une politique qui, par les armements, les alliances particulières et les vieux errements de la diplomatie secrète, mène fatalement à la guerre,
Et la politique qui, sous l’impulsion dn Parti socialiste, organise la paix par le rapprochement des peuples, et prépare le désarmement.
11 faut choisir :
Entre la politique financière de PUnien nationale qui, épargnant ceux qui peuvent payer et ne veulent pas payer, écrase d’impôts injustes la classe qui travaille et produit,
Et k politique de justice fiscale et de réveil économique qui allège les charges de s producteurs et des consommateurs, et doit permettre coda les grandes reformes sociales, impatiemment attendues par le monde du travail.
U faut choisir :
Entre l’impudence cynique des gouvernements de réaction et de répression, la timidité des gouvernements d’intention démocratique, qui n’ont opposé aux forces d’argent que des velléités de résistance impuissante,
Et les méthodes, dès longtemps indiquées par le Parti socialiste comme les seules capables de barrer la route au fascisme, de réaliser la démocratie et de déblayer la voie à fémançipatiou d®s travailleurs.
Il faut choisir :
Entre le conservatisme et le progrès social, entre la paix et la guerre. Le Parti socialiste a choisi.
Sans jamais oublier que l'émancipation complète du travail n’est possible que par F avènement du socialisme, il vous propose comme programme d’action immédiate les réformes et mesures suivantes :
1* Suprématie du suffrage universel, limitation des droits du Sénat, amnistie, abrogation des lois scélérates.
2° Sécurité par l'arbitrage et le désarmement contrôlé. Evacuation de la Rhénanie. Maintien des relations avec la Russie,
3° Service militaire de neuf mois préparant le service de six mois,
4^ Stabilisation immédiate. Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base. Nationalisation des monopoles de fait.
5° Ecole pour tous à tous les degrés. Ecole primaire nationalisée. Défense de la laïcité.
0° Défense des revendications ouvrières de la C. G. T. ; les huit heures ; les contrats collectifs ; le contrôle ouvrier ; garanties contre le chômage ; large participation do l'Etat aux assurances sociales.
i° Offices publics des blés et des engrais. Action énergique de l'Etat en faveur des petites et moyennes exploitations, Application des lois sociales aux travailleurs de la terre,
8* Grands travaux d'intérêt publie; hygiène, habitation, outillage. Lutte contre la vie chère.
Travailleurs, vous voterez pour le Parti de votre classe !
Démocrates, vous voterez pour le Parti de la République sociale 1
La Fédérât ion socialiste de la Creuse
Citoyens Electeurs,
La Fédération socialiste de la Creuse ma demandé d'être son porte-drapeau aux élections prochaines dans la circonscription deBoussac. Refuser, m'eût semblé une désertion. Je suis candidat.
Mon programme est défini d’une façon précise dans les deux premières pages de ceüe circulaire. La bataille est toujours la même. 11 s’agit de savoir qui, du travail ou du capital, paiera les suites de la guerre, les erreurs de l’après-guerre. Le corps électoral doit se prononcer clairement, nettement. Le plus grand danger serait que ce verdict fût équivoque, U ouvrirait la porte à toutes les trahisons, il fournirait la source d’illusions décevantes et dangereuses.
11 faut voter pour un programme, pour un parti. L’Union nationale n’est qu’une mystification, une caricature de la démocratie. On ne peut être à la fois pour Poincaré au Parlement, et pour la justice fiscale dans ce pays.
Ras les masques !
Dans cette circonscription les 4.000 suffrages réactionnaires de 1924 n’ont point de candidats. Ne soyez pifes dupes, électeurs de gauche,
M. Binet, députe sortant, a donné depuis deux ans toute garantie à la réaction. Un accord semble intervenu et l'absence d’un candidat radical-socialiste officiel à Guéret explique celle d uu conservateur à Eoussac,
Le Messager de h Creuse, organe départemental d'un monde clérical reconnaît dans dans son numéro du mercredi 28 mars, les concessions à droite de notre ex-ministre et recommande mon adversaire à ses lecteurs.
Le parti socialiste vous met en garde. Attention aux mal élus. Les élections passées, la réaction réclamera son dû à ceux qui seront députés par la seule grâce de ses suffrages.
Sentez- vous la gravité de cette situation.
D ailleurs, pour mieux comprendre l'intérêt que peuvent avoir les producteurs de la
Oeu^e à bien choisir leur représentant, il suffïL de comparer le travail fait par le seul élu socialiste actuel Camille Benassy avec celui de ses collègues :
Ecole unique. Camille Benassy est intervenu à deux reprises, le 15 décembre 1925 et le 24 novembre 1927 pour proclamer le droit des enfants du peuple à ^instruction secondaire réservé actuellement aux privilégiés de la fortune.
QuJa fait M. Binet : rien ,
Crise agricole, — Camille Benassy a interpellé le 19 janvier 1928 sur la mévente des produits de la terre, réclamant les mesures propres à l'enrayer.
Qu’ a fait M . Binet : rien .
Camille Benassy a fait triompher au Conseil général pour Félec trifica Lion, le principe de la participation du Département aux bénéfices de f exploitation, et c’est grâce à lui seul, que le consortium concessionnaire du réseau primaire départemental, au lieu de prendre simplement l’argent des contribuables et de conserver pour lui tous les bénéfices, devra ristourner au département 0,10 par kilowatt, soit environ 300.000 francs par an.
C'est Camille Benassy qui a obtenu, le 30 décembre 1920, la libération anticipée des jeunes gens ayant servi au Maroc et en Syrie.
C’est le député socialiste de la Creuse qui est intervenu le 10 novembre 1927 pour réclamer une réduction du budget de la guerre qui aurait permis de majorer de 200 francs par an les retraites ouvrières et paysannes ridiculement insuffisantes.
C'est encore lui qui a demandé et obtenu la libération anticipée du deuxième contingent de la classe 1926.
Sur toutes ces question, l’activité de l’élu socialiste contraste singulièrement avec l’attitude du député sortant.
Citoyens,
L’heure du parti socialiste approche. Demain peut-être il prendra le pouvoir. Ses chefs ont des qualités d’hommes d’Etat. Us ont apporté dans tous les problèmes acluels des solutions étudiées dans leurs plus petits détails. Entre leurs mains solides le gouvernail sera fermement tenu. La victoire socialiste sera celle de la démocratie véritable et devant la la volonté populaire les puissances d’argent n’auront plus qu’à s’incliner.
Dans cette circonscription, je viens de faire un grand nombre de réunions publiques. Partout des auditoires sympathiques sont venus entendre l'exposé de noLre programme. Un courant favorable porte les travailleurs vers nous et cependant, je nai point fait de promesses. Je n’ai traité que d’intérêts généraux inséparables d’ailleurs de noire doctrine constructive.
En avant donc pour la victoire ! Ne vous laissez pas influencer î La bataille n’est pas gagnée pour mon adversaire. A l’appoint des droites, opposez le bloc des vrais démocrates !
Aux urnes pour la justice sociale.
Notre mot d’ordre doit être : « Pour la netteté, contre l’équivoque »,