‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 76 sur 336 · DORDOGNE · texte numérisé non relu

DORDOGNE

Circonscription de BERGERAC*

M. FAUGÈRF

Elu au deuxième tour de scrutin, — 12,931 voix-

Électeurs,

Mes chers Compatriotes,

Vous serez appelés, le 22 avril prochain, à choisir votre représentant à la Chambre des Députés : élu par vous le 1 1 mai 1924, je viens de nouveau solliciter vos suffrages.

À la fin d'une législature difficile et, à certains moments, dramatique, à la veille d’une consultation électorale dont dépendront l'avenir do pays et le sort de la paix, je tiens à affirmer un programme d'action neL et vigoureux, un programme qui, j'en sais convaincu, répond aux vœux de l'immense majorité des électeurs; car, à ce programme peuvent et doivent se rallier non seulement tous les démocrates qui forment à mes côtés le gros de l'armée républicaine, mais tous ceux qui restent résolus à défendre les lois qui constituent le statut intangible de la République, tous ceux qui, répugnant à toute dictature et condamnant la violence, s'accordent avec nous sur nombre de problèmes essentiels et notamment sur l1 urgence des réformes attendues par le pays.

La politique extérieure.

Tous les républicains ont, certes, un égal souci d’assurer le développement de la politique de paix qui, grâce aux efforts incessants de la gauche du Parlement, a enregistré, depuis 1924, des résultats dont cette dernière a le droit de se prévaloir.

Trois grands actes, le protocole de Genève (arbitrage, sécurité, désarmement), la ratification et l'exécution du plan Dawes, les accords de Locarno, suivis de l’entrée de l’Allemagne dans !a Société des Nations, ont marqué les étapes d’un rapprochement nécessaire entre les deux grandes nations dont l'entente est l'indispensable base de toute coopération européenne*

Au moment où l’Europe va entrer dans une période difficile, spécialement délicate pour la France qui, en 1935 (l’année cruciale), au moment des échéances du Traité de Versailles prévoyant l’évacuation de la Rhénanie et le plébiscite sarrois, verra ses effectifs militaires tomber au plus bas, des nationalistes incorrigibles continuent, jusque dans notre pays, à dénigrer ou à délier l’œuvre de la Société des Nations.

Et Ton a vu, dans son dernier Congrès, le Fédération républicaine affirmer qu'elle voulait baser la sécurité de la France sur une politique de force et de prestige I

Donc, entre la politique de force et de prestige qui a ensanglanté Y Histoire et qui, hier nous menait dans la Ruhr, et notre politique d'organisation internationale de la paix basée sur la Société des Nations et l'accepta tion de T arbitrage obligatoire, vous devez choisir.

Entre la vieille politique d'alliances qui ne préserve pas des conflits, mais les aggrave en les étendant, et notre conception d'une coopération européenne de plus en plus étroite, réalisée dans le cadre de nos amitiés, vous devez choisir.

Prenez garde : si demain un nouveau Bloc national s'emparait de la Chambre des Députés, les résultats déjà acquis, comme les espoirs de notre politique de paix, seraient compromis; la France, au moment d'une période critique, retrouverait l'isolement de 1925.

Soyez donc avec nous contre le nationalisme, contre la guerre, pour une politique de paix, vigilante, mais réaliste, seule capable de sauver la France et l’Europe d'une nouvelle catastrophe et d’un effondrement de notre civilisation dans les mines des batailles et des révolutions,

La politique financière .

Après la consolidation de la paix, le problème financier occupe le premier rang dans les préoccupations nationales.

En celle matière, nous devons, à cause des calomnies incessantes dont nous sommes l'objet, faire un rapide retour en arrière.

Quand notre parti reprend le pouvoir, en 1924, il trouve une dette accrue de ÎOO mÜba rds depuis la En de î a g.u e rre et a tte i gn a n t près de 300 m il 1 i ard s , u n bu d get e ni c ovm i dérable déficit, une trésorerie des plus embarrassées.

Contrairement à la légende obstinément répandue, F arrivée d'un Gouvernement d'Union des gauches ne provoque aucune panique; les échéances; de 1924, dépassant 59 milliards, sont largement couvertes, et le change, pendant un an, reste stable.

Mais, dès F automne de 1924, une abominable et systématique campagne de panique est entamée par nos adversaires, qui avaient conçu le plan d'atteindre la majorité républicaine à travers le crédit public : propagande contre l'emprunt de liquidation Clémente), contre le renouvellement des bons de la Défense nationale et des bons à courL Lerme, refus de voter le budget. Tout cela entraîna bientôt les effets attendus : exigence massive de remboursements, évasion des capitaux, crise tragique de trésorerie.

Cependant, les Gauches, dans cette période difficile, réalisent F unité budgétaire, arrêtent la politique d'emprunt, poursuivent la répression des fraudes fiscales.

Mais les échéances exigibles atteignant, en 1925, plus de 78 millïartfe, illeur faut réclamer à la Banque de France de nouvelles avances, employées intégralement au remboursement des dettes du Bloc national.

En vain, des gouvernements de concentration font appel au patriotisme des partis de droite î des crises, provoquées par ceux-ci, se succèdent, jusqu'au jour où, à la faveur des embarras financiers ainsi aggravés et exploités, ils obtiennent le retour au pouvoir des vaincus de la consultation populaire.

Notre parti, se refusant à toutes représailles. Et alors preuve d’une abnégation qui contraste singulièrement avec la passion haineuse dont il avait été la victime. Par le concours d'une partie de ses membres, par la réserve des autres qui se sont interdits toute hostilité systématique, il a accepté loyalement l'expérience financière qu’on lui proposait. Au bout de vingt mois, des résultats heureux ont été acquis, malgré les réserves qu'on est en droit de formuler sur les conséquences d’une politique d'amortissement peut-être ambitieuse, d une crise économique qui risque de diminuer les rendements fiscaux, sur les défectuosités d assiette et de quotité de certaines taxes, ainsi que sur les inconvénients d’une superfiscali Lé.

Quoi qu'il en soit, nous laisserons s'achever l'expérience en cours, tout en préservant notre liberté de doctrine et d’action. Le patriotisme financier dont nous avons fait, preuve est garant que nous saurons nous inspirer, en toutes circonstances, des nécessités de l'intérêt public.

La prospérité économique.

Notre relèvement financier et notre restauration monétaire ne seront durables que si le pays est prospère , si son industrie est active, si la balance de son commerce et de ses comptes est en excédent.

Il semble qise le souci de diminuer ses prix de revient, que îa volonté de faire face aux redoutables concurrencés qui se dressent contre elles au dehors, incitent notre industrie à tenter un sérieux effort pour perfectionner sa technique et coordonner ses moyens d'action.

Cet effort a toute notre sympathie : mais la condition d'un tel progrès est la stabilité de l'instrument monétaire et la stabilité des relations douanières.

Ce n'est que lorsque cette condition sera remplie que pourront être réprimées, efficacement, ces spéculations si souvent dénoncées qui font la fortune des aventuriers d'affaires au détriment des producteurs honnêtes, et contribuent largement à l'exagération des prix.

Monopole et services publics.

Les vastes concentrations de capitaux et de moyens sont une nécessité de l'économie contemporaine; nous ne les condamnons pas dans leur principe technique. Mais, en face d’elles, le consommateur doit être défendu. Au surplus, une expérience récente a montré qu'il était périlleux pour l'autorité même de l'Etat de laisser aux mains de quelques privilégiés une puissance sans contrepoids ; nous voulons que, dans tous les domaines, le dernier mot appartienne au peuple souverain,

La question sociale.

Enfin, tout effort de réorganisation industrielle en vue d'une production meilleure suppose l'adhésion de ceux qui sont les premiers agents de cette production, les travailleurs.

Le parti républicain radical et radical-socialiste, qui compte parmi ses précurseurs des hommes comme Louis Blanc, ne s'est jamais désintéressé de la condition des ouvriers; ses représentants au Parlement n’ont jamais manqué de soutenir, quand ils n'en ont pas pris l'initiative, toutes les mesures qui tendent à les défendre contre les excès d'un machinisme par lequel ils furent, à l'origine, écrasés. Limitation de la durée de présence clans les ateliers, assurances contre les accidents, ïa maladie, l'invalidité : toute cette législation, à laquelle îa loi sur les assurances sociales vient d'apporter un complément décisif, est en grande partie leur œuvre.

Mais nous pensons qu'il ne suffit pas de protéger le travailleur, de l’assister dans les mauvais jours, de veiller sur sa maladie et sur sa vieillesse; il ne suffit même pas, par une lutte incessante contre Je taudis, contre les lotissements de misère, par une large politique de l'habitation, qui est à nos yeux l'œuvre capitale de demain, d'assurer la salubrité de son foyer, la santé de ses enfants, la joie de sa vie familiale; l'œuvre qui s'impose en faveur des travailleurs n'est pas toute de protection et dassistane, elle est aussi de justice, délibération .

V agriculture.

À nos yeux, la prospérité de l'agriculture est un élément essentiel de notre équilibre économique et le maintien d'une classe vigoureuse et prospère de propriétaires ruraux indépendants est une des conditions premières de notre équilibre politique. On ne me froisse pas quand on m'appelle, comme il arrive, d 'être le député des paysans.

À Tâ venir comme par le passé, on me trouvera toujours avec toutes les œuvres qui tendent à donner aux cultivateurs modestes les moyens techniques et les facilités commerciales qui ne doivent pas rester l’apanage de la grande propriété terrienne. Crédit, syndicats, coopératives, assurances : un progrès considérable a été réalisé depuis vingt ans ; j’y ai pris ma part.

Mais tous les risques ne sont pas couverts.

Mais les engrais sont trop chers, monopolisés par de grandes firmes associées.

Mais l’électricité n’éclaire pas encore tous nos villages.

Mais les routes entretenues par les prestations du villageois sont démolies par la grande circulation automobile.

Mais les caprices de la protection douanière déconcertent les prévisions du producteur rural, qui subit le préjudice des taxations et des prohibitions des tarifs, et qui n’est pas souvent îe bénéficiaire des tarifs, dont d'autres savent mieux deviner les répercussions.

Mais les impôts, établis d’après un cadastre sans rapport avec le réel, l'indignent par I1 injustice de leur assiette, plus encore que par leur poids.

Mais [a campagne se dépeuple et l’exode rural devient un fléau menaçant.

À tous ces maux nous essayerons de porter remède.

L'instruction du peuple .

Notre parti a toujours mis en tète de son programme la question de l’éducation populaire. C est qu’il est un parti d’idéal : il ne pense pas que tout se fait dans le monde par le seul mécanisme des forces matérielles. Il croit à la valeur de l'esprit; c’est pour cela qu’il s’est toujours occupé avec passion de l’école.

Notre école laïque, il ne permet pas qu’on y touche, et, sur ce point, il n1 accepte aucun compromis. On a raillé son anticléricalisme : raillerie de bon ton ; méconnaissance de nos sentiments et de nos idées. Nous voulons la paix religieuse : nous respectons scrupuleusement toutes les convictions. Mais nous voyons dans l’école laïque, qui réunit sur ses bancs, sans distinction de classe et de confession, dans un même respect de l’enfance et un même amour du pays, les fils des pauvres et les fils des riches, les catholiques et les libres penseurs, le foyer le plus précieux de la fraternité civique, la meilleure garantie de l'imité nationale.

Nous n’avons qu’une ambition, qu’une volonté : consolider notre école laïque, la développer, la prolonger, rendre effective l’obligation scolaire, la continuer pendant l’adolescence, pour ceux qu’attendent l’atelier ou les champs, par des cours professionnels où ils recevront, avec un bon apprentissage du métier, les éléments de culture générale et d’instruction sociale nécessaire aux citoyens d’un pays libre, ouvrir enfin à tous ceux qui le mériteront par leur intelligence et leurs efforts, sans distinction de fortune, l’accès à l’enseignement secondaire et à l’enseignement supérieur. C’est là ce que nous entendons par l’école unique : Il ne s’agit pas de couler tous les cerveaux dans le même moule, sous le contrôle oppressif de l’Etat, mais de supprimer la plus cruelle des injustices, la plus préjudiciable à la nation.

Appel aux Républicains,

Voilà notre programme.

Autour de lui, nous en avons la conviction, toutes les forces démocratiques peuvent se rallier : la paix, la justice fiscale, la laïcité, nous avons dit avec netteté ce que signifient pour nous ces grands mots*

Contre nous se dresseront :

Ceux qui veulent, par d’inadmissibles exigences, rallumer dans notre pays la guerre religieuse ;

Ceux dont Fégoïsme ne comprend pas que chacun doit contribuer pour sa juste part aux dépenses publiques, et d’autant plus qu’il est plus riche;

Ceux qui, privilégiés, ne sentent pas que leur fortune est faite du labeur d’hommes œuvrant dans la peine au-dessous d’eux et à qui doit aller, généreusement, leur souci ;

Ceux encore qui, en deçà et au delà des frontières, s’en vont prêchant la haine et préparant les tueries ;

Contre nous, enfin, se lèveront ceux qui veulent la violence, le désordre, la révolte contre les lois, la rébellion contre la patrie.

Mais, les autres, ne sont-ils pas dans notre bel arrondissement l'immense majorité?

A quelque fraction du parti républicain que vous apparteniez, radicaux ou radicaux socialistes, républicains sans épithète attachés aux nobles traditions du régime et voulant les continuer, socialistes même ayant le sens des réalités et disposés à se joindre à nous pour les réformes immédiates; et vous, surtout, jeunes hommes qui cherchez, par delà les formules vieillies, le milieu où s’exercera factivilé réaliste dont vous avez rapporté des tranchées ou puisé dans les épreuves de F après-guerre Fardée Le volonté, est-ce vainement que nous ferons appel à toutes ces énergies qui se cherchent pour défendre avec nous ce qui est à nos yeux toute la raison d’être de notre action politique :

La démocratie libre et juste; et* par Tordre qu’elle crée et par la paix qu’elle assurera, notre France prospère, généreuse et forte,

G EORGE6 F AU GÈRE

Conseiller municipal de Faux Conseiller général du canton d’Issigeac.

Yrce-pÈ'êsident du Conseil général de ïa Dordogne, Président de la Société d'hygiène de l'enfance de France» Vice- président de la Commission de l’hygiène de là Chambre.

Député sortant.

Circonscription de NONTRÛN.

ife;

M. F l L H OU D-L AVERG NE Ela au premier tour de scrutin. — 9.586 voix.

Parla voie du journal Le Semeur, vous connaissez déjà les .grandes lignes de mon programme. Vous connaissez les intérêts délaissés depuis de très nombreuses années, intérêts que je m’engage à défendre et qui sont ceux de la grande majorité de notre arrondissement.

L’année HH#, par les différentes élections, a une importance énorme.

Vous devez tous voter, c’est pour vous un devoir de conscience.

M. Georges Bonnet, député sortant, apporte le bilan de sa politique. Elu le 1 1 mai dans le département de la Dordogne sur la liste du bloc des gauches, il critiqua vivement, et vous vous le rappelez, les députés sortants du bloc national. Mais avec ces critiques, ce dont vous vous souvenez encore mieux, et particulièrement dans Farrondissement de Nonfron, ce sont toutes les promesses faites par M Bonnet.

No 3314

La Chambre du bloc national , élue le 16 novembre 1919 aux eris.de : « Vive Clemenceau », avait fait nuitr.éde grands espoirs» elle ne nous laissa que des .décep Lions,

En 1,924, les citoyens , du département de la Dordogne» par un jugement sévère, ont remercié les députés sortants dont le programme pouvait se résumer par les mats de ;

^ Vive Poincaré

M. Bonnet» lui, fit sa campagne de 1924, aux cris de : k à bas Poincaré ».

Eu 1923 » il va,, espérant y trouver un bénéfice pour sa réélection, crier : n Vive Poincaré ».

Les candidats qui ont abusé de la crédulité électorale, le 11 mai 1924, se recommandent ainsi, pour reconquérir leurs sièges, de la politique poincariste, mais, les deux grandes brandies de l'activité nationale : F agriculture et le commerce, sur quoi repose la prospérité économique du pays, ont eu tellement à souffrir des méfaits de la politique du cartel, que les électeurs savent depuis longtemps à qui, le 22 avril, iis donneront leur confiance.

Après avoir chassé Poincaré, ils sont allés le chercher, et b est grâce à lui que la France a év>té la faillite.

11 est nécessaire de poursuivre et d’aider le redressement financier si heureusement commencé, ainsi que la stabilisation de notre franc qui a failli sombrer au. mois de juillet 1926.

Eu ce qui me concerne, libre de toute suggestion à P egard de qui que ce soit, n ayant aucun fil à la patte, je m’engage d'honneur sur jes grandes lignes du programme suivant, développé déjà dans! es colonnes du Semeur et dans les réunions publiques et contradictoires :

En politique intérieure :

Disparition d'un procédé ignoble en interdisant formellement la candidature officielle qui est un procédé de l'Empire. Les préfets et sous-préfets ne doivent être que des admiivrstratours, ainsi que les cadres des administrations, et ne plus être des agents électoraux.

Défense aux parlementaires d’intervenir dans la nomination et l'avancement des fonctionnaires.

Consolidation et extension de toutes les grandes conquêtes républicaines.

Laïcité» mais neutralité de F Etat dans la laïcité» sauvegarde du respect absolu du citoyen, quelles que soient ses opinions politiques, ses croyances philosophiques ou religieuses, son habit. Pas de sectarisme.

Dégager la commune de la tutelle «mie -préfectorale par la décentralisation administraféve. Réaliser une autonomie communale dans la responsabilité du la gestion. Défense des int ér ê t s commu n a ux .

Etablissement d’un service militaire à court terme, compatible avec les strictes nécessités de la D dense nationale., en attendant et.en poursuivant par Inorganisation de la Société des Nations et en la perfectionnant le désarmement progressif et universel dont la France meurtrie» fière et victorieuse, doit se faire l'apôtre convaincu.

Voyage gratuit pour les soldats en permissions agricoles.

Voyage gratuit pour la famille des soldats appelée auprès de leur enfant malade au régiment.

Suffrage des femmes par étapes.

Enseignement gratuit primaire supérieur, secondaire et supérieur, pour tous les enfants qui, après examen, serortt reconnus aptes à suivre ses cours, supprimant ainsi toutes demandes de bourses et subventions qui obligent le père de famille à des démarches auprès des hommes politiques et qui font de lui un esclave vis-à-vis de ces hommes qui7 lorsque revient une période électorale, lui rappellent le service rendu ou font des promesses autres afin de capter leurs voix. Dans notre République, dans une démocratie comme la nôtre, cW u^ne honte-

Pas de monopole g frètent* 1 : fierté abéotltëje au père de ia mille d’élever et de faire

donner à son enfant l'instruction d# son. choix.

Liberté à tout citoyen d’enseigner, pourvu qu’il possède les diplômes exigés par la loi. Tous les citoyens français soumis aux mêmes obligations doivent avoir droit à la protection des memes lois. Les hommes qui se sont succédé au pouvoir depuis de très nombreuses années sont demeurés imbus de la mystique individualiste, fl faut suivre l’évolution des événements et des opinions. A la formule du citoyen seul, fort de ses droits en face de 1 Etal, il faut, tenant compte des forces collectives qui naissent de tous côtés, donner et accorder avec contrôle, aux syndicats professionnels de toutes sortes, une plus large et une plus grande personnalité civile :

Défense de 1 artisanat trançais, défense d’une politique foncièrement, sincèrement démocratique, dont le principe essentiel doit être toujours la défense de l’intérêt des petits si souvent en conflit avec l’intérêt des gros. Ne pas chercher à sacrifier ni les uns, ni les autres, mais, au contraire, améliorer sans cesse les rapports entre le capital et le travail par la collaboration ouvrière et la participation des travailleurs à la gestion de l'entreprise*

Diminution des droits de succession ; r ’

Exécution intégrale des obligations à l’égard des vraies victimes de la guerre :

En politique étrangère ;

Politique renseignée et vigilante tenant un compte rigoureux du droit des peuples. Pas de politique d’aventures : une grande politique de paix.

Pour la Société des Nations, je demande que les gouvernements y envoient, afin d’v discuter toutes les questions, des hommes ayant fait la guerre et en ayant souffert, et non des hommes qui en ont profité, avec ceux-là il n’y a pas de garantie. Je pense avec ceux qui ont souflert et qui souffrent encore que nul effort, même en coôterait-il à notre amour-

propre, ne doiL être laissé de côté, afin que nos enfants ne revivent plus le terrible eauchemar que nous avons vécu*

Nous tous, anciens combattants et victimes de la guerre, nous devons avoir un même idéal : J amour de îa paix et une même haine : la haine de la guerre.

En politique financière :

S'affranchir de la haute finance internationale.

Règlement des dettes de guerre. Repartir entre tous les alliés les dépenses et les bénéfices. Nos alliés ne peuvent pas nous demander de prendre des engagements pendant soixante ans comme 1 imposaient les accords Bérenger-Mellon.

Exiger la clause de sauvegarde, mais chercher surtout une liquidation honorable tant pour nos alliés que pour nous, et poursuivre, par des rapports amicaux et des traités de commerce, 1 annulation de ces dettes de guerre.

Pour notre dette intérieure. — Dans la paix sociale, la justice sociale, exiger de chaque

2e! e(“T î PiUS d’impÔtS n°aVeaUX 61 d6S imP*t9 équitablement répartis suivant la force de chaque citoyen. Pratiquer toutes les compressions nécessaires. Pas de dépenses sans rentrées correspondantes.

à 1924 ef 86 000 de WM Je^lj^,iaires inutiles C11 y en a eu 250.000 nouveaux de 1914

•]> 6‘ ,° (d 924 à 1928)‘ L economie 9U1 eu résultera permettra d’assurer .un sort

meilleur aux tout petits.

Amortir notre dette intérieure par une politique financière pleine de sagesse et sans

wavs en afl COmiln * ^ G*rte1, et ainsi> assurer le redressement économique de notre pays en allégeant le contribuable.

~ 11 est necessaire que tous les Français que l’âge ou la maladie eT travailler, soient assurés d’une retraite qui leur permette de vivre, aussi bien

les travailleurs des champs et de la ville que les fonctionnaires.

Politique commerciale et industrielle, * — Liberté du commerce.

Droit à la propriété commerciale.

Contrôle économique des coalitions de trusts et monopoles.

Réduction des droits d’enregislrement afférents aux mutations de fonds de commerce*

Suppression de l'inquisition fiscale par une loi bien étudiée. Commerçants et industriels ne demandent pas à ne plus payer d’impôts, comme le Carte! le leur avait promis, ils veulent qu'une fois l’impôt bien fixé, ils sachent an début de l’année ce qu’ils auront à payer alin de pouvoir établir une stabilité dans leurs prix de revient et de vente. Suppression des lois existantes par une taxe à la production ou par toute autre formule qui ne soit pas la suspicion. Pour Je calcul de l’impôt, application aux commerçants et industriels du meme abattement à la base qui existe pour les professions libérales et les fonctionnaires*

Politique agricole. — L’agriculture doit être placée au premier rang. Même protection pour elle que pour l'industrie. Toute tarification des droits d’entrée et de sortie doit s’inspirer de cette égalité de protection.

Liberté syndicale.

Enseignement agricole à l’école rurale.

Diminution du tarif des transports des matières premières utiles à la culture.

Diminution des taxes sur les ventes et échanges et des taxes successorales sur les biens ruraux.

Interdiction absolue des réquisitions.

Suppression de remploi des succédanés dans la fabrication du pain.

Maintien du vieux statu quo pour l'échange du blé avec ia farine.

Protection douanière.

Fusion des offices agricoles avec les chambres d’agriculture et assimilation avec les chambres de commerce.

Meilleur entretien des chemins ruraux trop sacrifiés à la grande route.

Electrification des campagnes.

Accession à la petite propriété facilitée par les caisses de crédit agricole et par la création de banques populaires agricoles.

Politique d’engrais à bon marché.

Toutes ces réformes permettront à l'agriculteur de produire à meilleur compte et par contre-coup, ce qu’il est obligé d'acheter lui -même ne sera plus aussi cher : ce qu’il exige*

Révision du cadastre.

Pour avoir une voix puissante, tl faut que les agriculteurs se groupent solidairement et fraternellement dans leurs syndicats ou ententes.

Un véritable représentant de V agriculture doit s’opposer de toutes ses forces à ia propagande infâme que certaines gens intéresses mènent dans les grands centres contre les agriculteurs qu'ils accusent d’etre les fauteurs de Iq vie chère.

Je m engage fermement à ne voter aucune loi, pouvant intéresser l’agricuiture et le commerce, sans prendre au préalable contact avec leurs organisations professionnelles dont je suivrai les directives.

Vive la France ! Vive la République 1

Paul FILHOUD-LAVERGNK

Mutilé de guerre.

Conseiller générât du canton de Nontron.

Maire de P iég ut- Pluviers.

BépnbJicain de Gauche,

Candidat de défense commerciale, agricole, ouvrière et paysanne.

ijra circonscription de PÉRÏGUEUX.

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