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— Toutes les /.réformes^. cependant laissées ea suspens^ fonctionnaires, mutilés*- mm t*rances sociales, défense nationale, réfection de la*- mari ne, réforme des conseils.de guerre;
— Toute Tagriculture française, mon acca par la révision des é valuation s, de la propriété' non bâtie, dont nous avons fait ajourner, Inapplication, par laJoi de finances de, 1925, en mêmeAemps que nous augmentions rabattement pourries immeubles*
— Au point de vue extérieur, M* Briand brisé par M. Millemnd. Grâce iiula politiquor de la Ruhr s’opposant 4 celle de Cannes* la guerre a nos portes ;
Mes chers Concitoyens,
— Certes, des sacrifices très lourds imposés au pays, puisqu'une odieuse campagne de défaitisme financier a réussi à empêcher une équitable répartition des charges publiques.
Mais du moins aujourd’hui, partout le redressement et la pair.
— Les réformes qui avaient généreusement abandonnées à nos soins, réalisées : fonctionnaires, mutilés, assurances sociales, organisation de l’armée et service d’un an, permissions agricoles, reconstitution de la marine, réforme dès conseils de guerre, réforme des tarifs douaniers, rétablissement du scrutin d’arrondissemenl, majoration des retraites ouvrières, vote par la Chambre d’une indemnité pour le fermier sortant, à raison de la plus-value donnée à la terre, préface de la propriété culturale.
— La propriété commerciale en partie réalisée. La suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires, que j’avais fait voter en 1924, pour 1.200,000 commerçants et artisans comme première étape, a dû être ajournée il est vrai, mais parce que trois fois repoussée par 2e SéuaL, M. Caillaux, Ministre alors, obtint finalement, de la part de la Chambre, le rétablissement dé cet impôt par 298 voix, du centre et de la droite, contre 228 de gauche.
— La caisse d’amortissement que nous avions votée en 1925, et à laquelle les partis de droite s’étaient alors opposés, reprise et votée en 1926.
— La question de la dette flottante résolue; plus de bons à un mois, à six mois on à un an, et une bonne partie de cette dette déjà consolidée,
— Les budgets en équilibre, les fonds d’État revenant vers le pair ou dépassant le pair, le taux de l’escompte ramené de 7 1/2 à 4 1/2, ïe loyer de l'argent diminuant sensiblement.
— Les payements de l'Allemagne se faisant régulièrement : 10' milliards 1/2 en trois ans, au lieu de 1, milliard de 1919 à 1924, et, à partir de 1028, 8 milliards par an.
La paix consolidée dans le monde. La détente .avec; I Allemagne., M. Briand, de venu le grand homme dÉtat européen, s efforce d’obtenir a la mise de ,1a gu erre Jxors laloi
Mes chers Concitoyens*
C’est ceüe politique que, dans Tintaïïgrbilité des lois républicaines et laïques; il s’agit de poursuivre et dé développer dansTonion des partis clé démocratie, à féxclusion de tous les partis dé dictature : la droite royabsLe, le centre droit fasciste et les communistes.
Quant à ces derniers? qui, au nom de l’impérialisme russe, déclarent 'la guerreà la nation, ils ne peuvent s’étonner que la nation; proportionne la vigueur de te défense 4 h violence de f attaque;
La première tâche à réaliser sera de donner à ce pays une monnaie saine, irréprochable ^ convertible en or et basée sur la stabilisation du franc au cours actuel.
Toutes les disponibilités budgétaires résultant de l’amortissement de la dette ou de sa conversion, dëvrontptre employées au dégrèvement des impôts Indirects, à commencer par
1 impôt sur le chiffre d’affaires, et l'impôt sur les transports, facteurs essentiels de la vie chère.
Le minimum d’existence-affranchi de tout impôt, doit être révisé et être transporté dans toutes les cédules, y compris celle des bénéfices commerciaux et celle des bénéfices agricoles.
S' pour ces dégrèvements, des ressources nouvelles sont à envisager, elles doivent l'être
en dehors de cet impôt absolument impossible que serait l’impôt personnel, global et progressif sur le capital, La répression des fraudes qui rompent Légalité fiscale permettra de dégager les disponibilités complémentaires nécessaires.
S’il est vrai qu’il est désormais impossible d'empêcher les grandes ententes industrielles internationales, ainsi que vient de le révéler le récent débat sur le pétrole, il est indispensable que le contrôle de la nation soit toujours sérieusement organisé .Quand il s’agit de forces économiques aussi considérables, il n est permis de paner de liberté que, si au moins, ccst la liberté surveillée et très surveillée.
Le problème industriel est actuellement la grande préoccupation de toutes les nations civilisées. Le développement de l'industrie ne peut pas se faire cependant sur le dos de notre agriculture nationale* Elle aussi doit être énergiquement défendue ; dans la mesure ou elle se modernise, pour ses machines, pour ses engrais, pour son électricité, elle fait appel à l'industrie, et si les conditions industrielles sont trop onéreuses, c'est l'économie nationale qui en subit les conséquences.
Les salaires élevés ne sont pas nécessairement une cause de la cherté de la vie, si les rendements augmentent. Sans doute, la rationalisation intégrale, suivant la mode américaine, est difficile à réaliser en France ; mais le résultat peut être obtenu par le choix de méthodes industrielles et agricoles, sans cesse plus perfectionnées, grâce à la collaboration des pouvoirs publics et des syndicats,
11 sera, du reste, indispensable d’obtenir du Sénat le vote rapide de la loi sur la Caisse de prêts aux communes. Si Ton veut donner à ce pays la possibilité de s'outiller, et en même temps de réaliser un programme sérieux de construction d'habitations à bon marché, il est indispensable de donner aux communes de l'argent à un taux n'excédant pas 2 0/0,
L’enseignement, aussi, doit être développé, aussi bien renseignement professionnel que renseignement général. L’organisation rationnelle de ce qu'on appelle « l'école unique » est une nécessité et une question de justice, et ou aurait tort d'y voir une atteinte à la liberté d'enseignement.
Telles sont les idées essentielles qui nous paraissent devoir inspirer l'activité de la prochaine Chambre,
Bien entendu, tout cela ne sera rien, si le Parlement, comme le Gouvernement, ne sont pas animés d'une solide volonté üe paix*
Nous sommes résolument pour la politique de Briand, contre la politique de M* Millerand*
Il faut éviter par dessus tout le rapprochement de l’Allemagne et de l'Italie.
Sans doute, ne pas oublier de mettre le pays a 1 abri des attaques imprévues, mais ne pas cesser, dans ce dessein même, de travailler à Geneve, en commun, avec toutes les nations pour la réalisation de l’arbitrage obligatoire, d’un pacte de désarmement et de a la mise de la guerre hors la loi »,
II s'agit, en un mot, de permettre à la France de développer, à l’abri de ses institutions démocratiques, sa prospérité économique avec le minimum de conflits, grâce à de justes lois sociales, et avec le maximum de sécurité, grâce k une France pacifique exerçant tout son prestige, au milieu d'une Europe organisée et apaisée*
Vive la République 1
Maurice YIOLLETTE
Maire Ae Dreux, — Président du Conseil général.
Député sortant.
Candidat de l' Union des gauches.