‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 101 sur 260 · LANDES · texte numérisé non relu

LANDES

Circonscription de DAX.

M. LASSALLE, radical -socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 13. 1 91 voix.

Chers Concitoyens,

Arrivé an terme d un mandat que je me suis efforcé de remplir en toute conscience et dans le respect scrupuleux des engagements que j’avais pris devant vous, je sollicite de nouveau le grand honneur de représenter au Parlement la première circonscription de Dax.

Les responsabilités des élus de demain seront particulièrement lourdes. En dépit d’assurances imprudentes qui risquaient d’endormir le pays, la Franco n’a malheureusement pas échappé à la crise économique qui frappe aujourd’hui toutes les nations du monde.

Cette crise s’est trouvée aggravée sous le poids d’une fiscalité excessive instaurée on 1926 par une majorité conservatrice qui, soucieuse seulement de ménager les grosses fortunes, a imposé la production, à l'industrie et au commerce du pays, des charges trop lourdes que seul un aménagement plus équitable des irinpots permettra "d’alléger. C

Les partis de gauche, avec une clairvoyance que reconnaissent aujourd'hui ceux qui la méconnaissaient hier, avaient cependant donné les avertissements nécessaires.

Je suis profondément convaincu qu’à l'heure présente, le programme sanctionné en 1924 par la grande majorité des électeurs landais et que vous aviez ratifié en 1928 sauvegarde, aujourd’hui comme hier, tous les grands intérêts nationaux. H constitue également la garantie la plus efficace do maintien de la paix extérieure.

Aussi, c’est en tome confiance, mes chers concitoyens, que je le soumets encore à votre approbation,

La laïcité intégrale de l’Etat et la neutralité de l’école sont, à mes yeux, et doivent demeurer le fondement intangible de la République.

Respectueux de la liberté de conscience, de la liberté de pensée et de croyance, de la in^n - ° PratuIuer ml cu!te ou de s’en abstenir, je veux maintenir le statut laïque de la

République, assurer l’égalité des enfants devant l’instruction et, par l'institution complète et définitive de l’école unique, permettre l’accession des jeunes gens, suivant leur m e igence et leurs aptitudes et non d’après leur fortune, à tous les degrés de Renseignement secondaire, supérieur, technique ou professionnel.

La situation difficile des finances publiques, due pour une large part à la politiqu* m prévoyante d’illusions et de facilité, pratiquée depuis 1919 et que nous n’avons cessé de énoncer et de combattre, appelle des décisions urgentes et énergiques.

Un nouvel aménagement des impôts dirrcts (abattement à la base correspondant au minimum nécessaire à la vie de chacun pour les contributions exigées des agriculteurs, artisans et petits commerçants, fixation d'un taux différent pour la taxe sur les revenus du travail et sur les revenus du capital) ; une révision de l'impôt sur les successions dégrevant les héritages en ligne directe et demandant par contre davantage aux successions entre collatéraux éloignés et surtout entre étrangers ; une réforme du régime fiscal de l’artisanat; rétablissement d'un statut plus favorable de l'héritage rural; une réorganisation complète d'un contrôle efficace, assurant la répression impitoyable des fraudes fiscales, apporteront au contribuable plus de justice dans la répartition des charges de la nation et accroîtront, par ailleurs, dans des proportions qui ne seront pas négligeables, si les pouvoirs publics savent avoir la fermeté nécessaire, le rendement de l'impôt et les recettes de l’Etat,

Mais c est surtout par la compression devenue nécessaire et urgente des dépenses publiques que Ton pourra assurer le redressement de l’équilibre budgétaire si imprudemment compromis,

La suppression de certains abus, des diminutions de personnel dans quelques services doivent être réalisées. Mais il ne faut pas se le dissimuler, on ne saurait escompter à cet égard d’économies importantes sans une refonte profonde de noire organisation administrative poursuivie en collaboration avec les syndicats de fonctionnaires et les représentants des contribuables.

La solution est dans une politique de restauration do F économie nationale susceptible de procurer des plus-values et dans la réduction des crédits correspondant à des dépenses improductives, en particulier des dépenses militaires,

À u point de vue économique, tout effort intérieur de redressement risquerait de demeurer vain s'il n'élait dominé par une politique de rapprochement et de pacification entre les peuples. La lutte contre le chômage notamment nécessite la conclusion d’accords internationaux organisant la production, réglementant le travail et portant exécution, de grands travaux publics.

Mais il convient j sans plus attendre, d’élaborer un vaste plan d'outillage national qui rpportera au pays un renouveau d'activité et représentera pour l'épargne française, insuffisamment protégée jusqu'ici, un emploi judicieux et sûr.

Partisan de l'extension des monopoles de l’Etat pour toutes les formes d'activité qui bénéficient d'un monopole de fait, je demeurerai l'adversaire irréductible de toute cession d'une parcell du patrimoine national.

Je considère aussi que la production française doit être protégée contre les trusts, l'accaparement et la finance internationale si dangereuse pour la paix du monde.

La prospérité de l’agriculture est l’un des éléments essentiels de notre équilibre économique. Pour l'assurer et !a développer, il faut réduire le prix des transports, diminuer le prix des engrais en contrôlant les grandes firmes qui en ont actuellement le monopole, poursuivre l'effort d'électrification des campagnes, favoriser l'enseignement et le crédit agricole, l'accession des travailleurs à la propriété, permettre la réfection et le développement des chemins vicinaux ordinaires, chemins ruraux et chemins d'exploitation, œuvre si importante pour nos agriculteurs qui pourra être réalisée grâce à la création de la caisse d'avances aux communes et à la réforme des impositions départementales et communales.

La caisse d'assurances contre les calamités agricoles, vient d’être instituée. Mais elle n'a reçu eu fait aucune dotation effective : le devoir du Parlement au cours de la nouvelle législature sera d'assurer enfin le fonctionnement de cet organisme si impatiemment attendu par les populations agricoles*

Il convient aussi d'encourager les coopératives, los syndicats, eu vue d'une meilleure organisation du crédit agricole et des assurances, de mettre à la disposition des cultivateurs modestes, petits propriétaires, fermiers, métayers, les moyens techniques et les facilité? commerciales qui sont encore l'apanage de la grande propriété terrienne.

Enfin, profondément convaincu que pour parer au grave danger de l’exode rural, il

est indispensable de donner aux travailleurs de la terre des conditions de vie acceptables, je m’attacherai à obtenir le vote de notre proposition de loi, élaborée en accord avec îa Confédération générale du travail, et portant réforme du statut du métayage.

Au point de vue social, ainsi que je bai affirmé en 1928, je suis profondément attaché au principe de la propriété individuelle : mais je m'élève contre les abus qui pourraient en faire contester la légitimité et contre l'exploitation du travail par le capitalisme.

Partisan de révolution du salariat vers la coopération et la propriété, considérant que ce mode de rétribution du travail humain doit être dénoncé si le salaire n'est pas librement débattu et sérieusement garanti, je donne mon adhésion au programme de la Confédération générale du travail, estimant en particulier qu’il est nécessaire d’assurer l'application intégrale et l1 amélioration de la loi sur les assurances sociales avec la participation effective de la mutualité, en la complétant par l'institution de l’assurance-chômage obligatoire, le respect absolu de la loi de huit heures et par l’extension de tou Les les lois sociales aux travailleurs agricoles.

Nous avons le devoir de pratiquer une politique du logement assurant aux familles ouvrières et paysannes des conditions de vie convenables. 11 faut encourager et favoriser les familles nombreuses par la réduction des impôts qui les frappent et en les faisant bénéficier, dans tous les domaines, de mesures qui ne constituent pas des faveurs, mais sont la compensation équitable des charges qui pèsent sur elles.

Les mutilés, victimes de la guerre, créanciers de la Nation, les anciens combattants qui ont enfin obtenu une retraite dont l’extension s’impose pour certaines catégories de mobilisés, les retraités qui n’auront reçu toute leur part de justice que lorsque les minima de pension auront été relevés à un taux raisonnable et que la péréquation sera accordée à tous sans aucune exception, les fonctionnaires qui ont droit à des traitements en rapport avec le coût de la vie, les cheminots d’intérêt général comme d’intérêt local, dont la rémunération doit, pour eux aussi, correspondre aux nécessites actuelles de l existence, savent qu’ils peuvent compter sur ma sympathie la plus agissante.

La sauvegarde de notre Patrie est à mes yeux indispensable dans 1 interet meme de la civilisation ; et il faut dans ce but assurer la défense national pour une organisation rationnelle de toutes les forces du pays.

Mais aucun effort ne doit être négligé pour maintenir la paix entre les peuples. Ma politique à cet égard est celle qu’ont soutenue et défendue avec tant de clairvoyance et de courage Aristide Briand, Herriot, Paul-Boncour. J’y demeurerai obstinément fidèle, ayant la conviction profonde que pour réaliser notrr© idéal pacifique, il est nécessaire de fortifier la Société des Nations par la créa Lion d’une armée internationale et de donner son plein développement au Bureau international du travail. Il importe aussi d instaurer enfin une politique de limitation simultanée et contrôlée des armements en apportant au monde des garanties de paix plus efficaces, notamment par l'internationalisation de 1 aviation commerciale, la mise à la disposition de la Société des Nations de toutes les aviations de guerre et l’internationalisation des lignes de chemins de fer et de navigation pouvant être utilisées pour la mobilisation et pour le transport des troupes.

Eu ce qui concerne les intérêts régionaux, j ai la fie rte de dire que grâce à leur action commune, les députés des Landes ont obtenu la mise en régie des forêts domaniales, la suppression de l’adjudication du droit de chasse dans le domaine de l’Etat, le rétablissement du tribunal de Dax, assuré 1 application du règlement d administration publique relatif au litrage des barriques de gemme.

Les décrets-loi de 1926 qui ont porté une atteinte si grave aux intérêts et aux droits des inscrits maritimes des Gaves et de l’Adour sont encore en vigueur. Je poursuivrai, dès la rentrée, leur abrogation, décidé également à m’opposer, le cas échéant, à tout projet de remise en adjudication des baros.

Je m’attacherai aussi de toute mon énergie au vote définitif d’une nouvelle législation sur la tuberculose bovine, se substituant aux dispositions actuelles qui ont donné lieu à tant d’abus et compromis si gravement la situation financière des Gonsorces.

Comme par le passé* je veillerai au maintien des coutumes et tolérances locales notamment ïa chasse et la pêche*

Comme par le passé également, je défendrai les intérêts de l'industrie et du commerce des bouchons, des bois et des résineux aujourd'hui si sérieusement menacés*

Tel est le programme, mes chers concitoyens, que je soumets à vos libres suffrages.

Il est basé sur la laïcité et la justice fiscale; il a pour but V organisation de la paix et 1 amélioration du sort des classes laborieuses.

Je compte sur vous pour me donner, par une adhésion confiante et cordiale, l’autorité nécessaire pour le défendre de toute ma foi devant le Parlement*

Vive la première circonscription de Dax I

Vive la République laïque, démocratique et sociale !

Robert LASSàLLE Député sortant.

Chevalier de la Légion d’honneur*

Docteur en droit*

Membre de la Commission des douanes* Conseiller municipal de S ouatons.

Conseiller général des Laudes.

l1* circonscription de MONT-DE-MARSAN.

M, Léo BGUYSSOU, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 12.420 voix.

Mes chers Concitoyens,

La conscience tranquille et fort d'un long passé politique consacré tout entier au Service du bien public, je fais appel pour la septième fois au jugement du peuple landais.

tour que nous nous sommes toujours compris, je vous demande le renouvellement de mon mandat pour continuer à représenter notre département dans la voie républicaine que j ai toujours suivie avec fidélité. 1

r / ^ ma miSSIOn Peatiant îa dernière législature comme tous les républicains

I entendent et comme je vous 1 avais promis*

Deux blocs se sont heurtés violemment dans la Chambre défunte ; j’ai toujours marché

L7 iaVi? '?**? bS "aUCh6S pourservir Ia laïcité, le progrès social et la paix

ie le bloc de toutes les droites qui essayait de faire rétrograder la République et d’en lausser les principes généreux, 1 ^

déjà hTptssé^1^ ^ ^ me dispense d'insister plus longuement sur ce qui est

Je me tourne avec vous vers l'avenir.

Dans 1 oi die politique, je veux sauvegarder la souveraineté nationale, qui réside dans e su rage u™sel et je repousse, sous quelque forme qu’elle puisse s’accuser, uae manifestation blâmable et périmée du pouvoir personnel.

DZ/ —

Je considère comme intangibles les lois laïques, qui sont le complément naturel des libertés civiles, la garantie de la liberté de conscience et la condition de la paix religieuse.

Je suis pour la defense la plus stricte de l'enseignement laïque et contre tous ceux qui Te u lent attaquer ou contrarié? sa noble mission*

Comme Danton, je pense « qu’après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple »*

Ma conscience s’élève contre toutes les restrictions apportées à la diffusion de l’instruction. Je suis pour 1 accession du peuple à tous les degrés de l’enseignement et pour l’école unique* 1

Dans l’ordre judiciaire, je veux l’organisation d’une justice plus rapide, moins conteuse et égalé pour tous, l’adaptation du Code civil au développement social de la vie

moderne, la simplification des codes de procédure, la protection effective de la liberté indi yidiielle*

Je suis contre les abus de l’arrestation et de la détention préventive, contre la servirance des conseils de guerre.

En ce qui concerne les fonctionnaires, je veux la garantie de leurs ïntérêLs civiques comme pour tous les autres citoyens, la garantie de leurs droits professionnels, de leur drmt syndical et équitable maintien des retraites et pensions, telles que notre ténacité les a imposées aux Ghambres precedentes*

, ■ /°“r leS CO™^ttanls et pour les mutilés, je m’oppose absolument à la révision de la

J d nlfrS1 1 J19 6,1 Ce ?" elle P°urrait diminuer les droits des mutilés ot je suis pour le maintien de la présomption d origine* J

Dans l’ordre économique, je suis pour le maintien des monopoles d’Etat et pour la reprise par la Nation des monopoles de fait, là où l’intérêt public l’exige, la gestion devant etre assurée par la collaboration de l’Etat, du personnel et des usagers.

Je sms contre tous les trusts exploiteurs et contre toutes les formes d’accaparement pour 1 association des producteurs et des consommateurs dans toutes les branches de là

production, pour la révision des tarifs douaniers et pour la protection effective de la propriété commerciale.

Je sms attaché avec tout mon parti au principe de la propriété individuelle, tel que la Révolution française 1 a proclamé; mais je déclare que le salariat ne saurait représenter un régime définitif, qu il faut encourager et poursuivre une évolution économique dans toute

la mesure compatible avec la dignité de l’individu et avec l’intérêt bien compris de la société tout entiers, 1

La législation du travail dans les prochaines Chambres républicaines doit se prononcer pour 1 application intégrale de la loi des huit heures, pour la défense des syndicats professionnels et des associations coopératives, pour l’extension des actions de travail, de manière a assurer a tous les travailleurs l'indépendance matérielle et morale

Je poursuivrai aussi la lutte contre les fléaux sociaux, contre le taudis et contre i alcoolisme, qui déciment 3a classe ouvrière*

Je poursuivrai l’amélioration de la législation sur les maisons ouvrières des villes et des campagnes ainsi que la prorogation de la loi sur les habitations à bon marché

Je suis enfin partisan de l’extension graduelle des droits de la femme et je veux que des lois immédiates protègent plus efficacement la natalité, assurent le respect de la mère et la protection de l’enfant, allègent les charges de famille et aident les parents dans i accomplissement de leurs devoirs d’éducation.

Au point de vue financier, je suis pour la participation de l’Etat à l'exploitation des nehesses nationales, pour l’application loyale de l’impôt sur le revenu, pour la répression

mpitoyable des fraudes de toute nature, pour la sincérité financière absolue et pour l’équilibre rigoureux du budget. 1 H

L’assainissement des finances publiques serait un sûr garant de l’abaissemenf du prix ae ta vie, de 1 essor economique du pays et du progrès social tout entier.

Je suis, enfin, pour une politique ferme de la paix contre tous les gens timorés ou de

mauvaise foi et contre tous ceux qui veulent compliquer imprudemment toutes les questions internationales.

J’estime que la France n’a qu’à persévérer dans la voie où Font engagée Herriot, Briand et Paul-Boncour, vers l’apaisement des conflits, vers la compréhension réciproque et la réconciliation des peuples.

Depuis dix ans, la France a fait preuve de modération et de bonne volonté. Elle a abandonné, cinq années avant son expiration, le gage territorial qu’elle tenait des traités.

Elle a réduit d’un quart le chiffre de ses effectifs, de moitié îe nombre de ses unités navales, des deux tiers la durée de son service militaire.

Elle a propose à Genève l’organisation de la paix par la solidarité des Nations pour pouvoir briser toute violation du droit international,

La Société des Nations, juge suprême en matière internationale, doit avoir à sa disposition un gendarme international pour faire respecter ses décisions.

Et la paix est à ce prix t

Telles sont, mes chers concitoyens, les idées essentielles et maîtresses sur lesquelles j’appuierai toute mon action politique, si vous me faites l’honneur de me renouveler votre confiance au lsr mai.

J’ajoute que je continuerai à servir les intérêts de notre beau département, comme je les ai toujours servis, par mes interventions répétées et par mes multiples démarches en faveur de nos résines et nos bois.

J'ai défendu avec la même ardeur les résiniers, les métayers, les fonctionnaires, les retraités ; j’ai rendu service autant que je l'ai pu, même k mes adversaires quand il fallait leur faire rendre justice et je n’ai jamais fait de mal à qui que ce soit.

C'est un titre d'honneur que je tiens à ajouter à toute mon oeuvre législative.

L Europe traverse une crise terrible provoquée par la spéculation effrénée qui a accompagné et suivi la guerre. A côté de tant de morts, il y a eu aussi la mort de la moralité, de la correction financière, commerciale et industrielle, à tous les étages de la société et dans tous les pays du monde.

La France rda pu échapper à la rafale, mais c’est chez elle cependant que cette moralité a été le mieux conservée.

Cette tenue de notre peuple nous donne le droit d’espérer avec du travail, de la bonne volonté et une saine politique, un rapide redressement du pays.

C’est le vœu ardent que je forme en me représentant devant vous et en poussant îe cri de ralliement qui résume mes convictions, mes espérances et toute ma vie.

Vive la République laïque, démocratique et sociale I

Léo BOUYSSOU

Député sortant. — - Radicat-socîafist?.

Candidat du bloc des gauches.

2r circonscription de MONT-DE-MARSAN.

M. DUBON, républicain socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.190 voix.

Citoyens,

Le 1er ma» prochain, vous avez à élire le député de la 2* circonscription

Ayant depuis treize ans apporté tout mon dévouement dans les divers mandats poli- CO,lfîeS’ ^ mC Pe™etS * — “ - suffrages pour le ïège

Je suis un républicain ardent, mais indépendant, qui désire faire partie du Bloc des gauches comprenant tous les républicains désireux de créer dans un grand parti une almosp iere respmable de liberté sereine, de profonde égalité et de réelle fraternité humaine où s epanouirait enfin une Bepubl.que de progrès social, de réalisations fécondes, de progrèssivite fiscale, d économies sévères, de justice et de paix* °

Révision de la Constitution* leurs au suffrage universel*

Mon programme.

Election du Président de la République et des séna-

Pour l'ordre et U justice .

Diminution du traitement des hauts fonctionnaires.

Diminution du nombre des fonctionnaires.

Suppression immédiate des fonctionnaires, amiraux et généraux en surnombre, bonversion de toutes nos rentes françaises en un 4 0/0 perpéLueh Création d’un service militaire intelligent de huit mois de service.

Augmentation de l'ordinaire et du prêt du soldat.

d'in,p“ÏZc“ ^ ra'‘"ali0n "““**"’* •“* Ch°f d° fami"e “ P“ P>» * 10» fr-

i» imp,its - 10 "*• caH' chi”’é»- P-™. 4»'» - «

Suppression du permis de chasse et de la plaque de bicyclette, iminution du prix des allumettes, des droits de limbr'e et d’enregistrement

Par ” fn,PP“"‘ "-P* <«~t * l'impôt

femmA“gmentati,0ïl d" taUK mensuel des assistances aux vieillards et incurables aux en couches et aux familles nombreuses. 1

droitier6111?10? de rallocation du combattant, création de la carte du mobilisé avec

puiséec,aiis ,es ““ f- - ^

guerre'61156 ^ ^ reveildications “utilé.,- anciens combattants et victimes de diminution des droits de succession pour successions inférieures à 100.090 francs.

LuUe contre la vie chère, abaissement du prix de l’électricité et des tarifs de transport

(personnes et marchandises) en chemin de fer.

Surveillance et contrôle de la gestion des compagnies de chemins de fer, des P. T. T, et de toutes les sociétés.

Mesures sévères contre l’évasion des capitaux et les fraudes fiscales.

Encouragements à la natalité.

Protection de l'épargne et du bas de laine.

Aide forcée de la P.anqoe de France ù l'agriculture, commerce et industrie. Remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe à la production. Diminution de l’impôt sur les patentes et sur les bénéfices commerciaux.

Suppression de l’impôt sur les bénéfices commerciaux pour tout commerçant ne faisant pas 100.000 francs d’affaires par an.

Suppression de la cote personnelle mobilière pour tout chef de famille ayant 5 enfants au-dessous de 16 ans, et diminution de moitié pour 3 enfants au-dessous de Ifi ans.

Etablissement de l’impôt automobile sur la valeur de la voiture et non sur sa force en chevaux va pe tir.

Diminution des impôts sur l’essence et surveillance du prix de vente.

Défense de l’école laïque et création de l’école unique gratuite (fournitures scolaires comprises) dans toutes les dlasses de renseignement.

Pour T agriculture.

Dégrèvement de l’impôt direct (propriété bâtie) des petits propriétaires exploitants.

Abaissement du prix et des droits de transport des engrais.

Création d’une caisse de secours -contre la grêle, le gel, l’inondation et 1 ouragan.

Augmentation de toutes les subventions à l’agriculture, comices et syndicats.

Fourniture par l’Etat de taureaux, béliers et baudets étalons pour améliorer les races.

Interdiction d’importation en 'France des bois, white spirit, colophanes, essences et bétail étrangers.

Subvention de l'Etat de 80 0/0 à tonte eonsoree pour les éleveurs ayant subi la perte d'un bovin tuberculeux.

Réforme du bail à coloriât partiaire avec participation du cdlon à la plus-value donnée à la métairie par son travail et suppression complète des redevances dues par les métayers.

Liberté complète de distillation pour les viticulteurs voulant distiller leur récolte.

Propagande par tous les moyens pour faire apprécier et consommer le bon vin de France,

Large crédit agricole sous toutes ses formes.

Transformation de là cabine téléphonique en cabine d’abonné pour conversations à tarif réduit.

Diminution de moitié du prix de l’appel téléphonique pour appeler médecins ou veterinaires.

Création de l’assurance sociale obligatoire, sans contribution patronale ni ouvrière, avec la caisse seule de LEtat.

Les ressources .

Augmentation de l'impôt généraLsur le revenu »

Augmentation des droits de succession au-dessus de 100,000 francs. Impôt élevé à prélever sur les bénéfices scandaleux des banques. Création d’une loterie nationale semestrielle.

Economies sévères sur tous les budgets et dans "tous ses articles inutiles* Conversion des rentes irançaises en un 4 0/0 perpétuel.

Création dit monopole des assurances,, des pétroles et des sucres.

Diminution du budget de la Guerre dans le cadre de La sécurité,,

Citoyens,

L’heure est grave I II nous faut éviter Le fascisme qui gronde et ïa grande misère qui monte. Pour créer le Gouvernement sage, actif et pacifique des travailleurs manuels et intellectuels arrachant le pouvoir à des Gouvernements aux abois, endormis dans l'optrmisme béat de leur République des satisfaits, je vous offre, pour le Ier mai prochain, le dévouement sincère et ardent d'un Républicain ivre de progrès social, de justice et de paix.

Vive la République laïque, démocratique et sociale ï

Antoine DU BON

Maire de Hontanx. — Conseiller général de: Villflueum

Gir conscription de SAINT-SEVE R.

M. D EY RIS, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin-. — 13.999 voix-

Mes chers Concitoyens,

A Theure ou je me présente devant vous, en serviteur toujours fidèle des idées républicaines et démocratiques dont vous m’avez confié la défense, et fort de la sympathie que vous me témoignez depuis dix-huit ans déjà, la sauvegarde de J a paix s offre à nous comme le plus sacré des devoirs.

Inspiré par cette idée maîtresse, le programme que je vous soumets a reçu, dans toute notre circonscription, au cours de ma campagne électorale, l'accueil le plus chaleureux, l'approbation la plus éclatante. Jaî trouvé chez tous les républicains sincères le meme ardent désir de voir le monde sortir de l’état d’insécurité matérielle et morale dans lequel U se débat. Marcher hardiment dans la voie de la paix, est en effet le premier et le plus sûr moyen de combattre la crise redoutable qui secoue le monde t seule, la concorde internationale peut régénérer l’économie générale et la ramener à son rythme normal.

Aussi, le parti républicain radical-socialiste, qui ma conféré à nouveau son investiture, a-t-il placé à la base de son action la lutte, menée d’un cœur sincère et résolu, contre les égoïsmes nationaux, dont les derniers défenseurs, dans, notre pays, ont réussi à ecarter du pouvoir notre grand Aristide Briand et émis la prétention, après la disparition de l’homme, d’abattre sa politique.

N’apparaït-iL donc pas que toute imprudence serait criminelle? Une nouvelle conflagration équivaudrait à un. suicide collectif, à la fin de la civilisation* Les engins de destruction n’épargneraient nî les femmes, ni les vieillards, ni les enfants innocents.

II faut donc,, de toute urgence, s’employer à assainir i atmosphère internationale, dans laquelle politique et économique étouffent, rasséréner les esprits, écarter la suspicion préconçue et, surtout, en finir avec la fausse et mortelle théorie des armements à outrance. La

guerre tue, mais Ja paix armée épuise : elle entraîne des dépenses folles, qui vident les trésors publies, en faveur des œuvres de mort, tandis que végètent les œuvres de vie

l\ faut que 1 humanité choisisse : d'un côté, la ruine et la misère ou la mort; de l'autre 3a paix et la vie,

La France, dont l’histoire offre, à chaque étape, quelque haut fait au service de l'humanité, doit rester l'animatrice de Faction pacifique qui, à mon sens, se synthétise ainsi * rupture avec la diplomatie périmée et pleine de dangers des alliances de quelques-uns contre quelques autres; rejet de la théorie dite de l'équilibre européen qui a toujours abouti dans le passé, nu plus tragique déséquilibre ; respect des engagements internationaux, qui ne sauraient être l'objet de modificaüons unilatérales ; diminution généralisée, simultanée et contrôlée des armements ; renforcement de la Société des Nations par la création d'une force internationale, basée, par exemple, sur l'internationalisation de l’aviation ; création d une Fédération européenne; élargissement des accords qui, du protocole de Genève proposé par le président Hérriot, nous ont conduits au pacte de Locarno, auquel re^te attaché le nom illustre d Aristide Briand; développement enfin d'ententes économiques qui, mettant fin à l'incohérence des mesures de protection douanière, véritable guerre cle tarifs, doivent préluder à des ententes politiques.

Les réparations dues par l'Allemagne, en vertu des traités et des plans subséquents, ont été moratoriées sur la proposition du Président des Etats-Unis d’Amérique. Mon parti na pas accepté ce moratoire, car il demandait en compensation des garanties de sécurité et de désarmement. Nous nous trouvons aujourd'hui dans cette situation pénible que, préconisant nous-mêmes le respect de la parole donnée, nous sommes liés vis-à-vis des Etats-Unis, par l'imprudence de ceux, étrangers à mon parti, qui ont voté 3a ratification des dettes sans clause de sauvegarde* Ne pourrons-nous donc pas faire comprendre au gouvernement de Washington, comme au monde entier, l'impossibilité matérielle et morale de nous dépouiller au delà de ce que nous recevrons nous-mêmes au titre des réparations? La démocratie, en faisant cesser les suspicions illégitimes dont notre pays est actuellement l'objet, à la suite de certaines maladresses diplomatiques, saura plaider et gagner cette cause et accomplir le devoir délicat de concilier la défense des droits de la France avec l’organisation de la concorde dans Ja justice internationale.

Au 1er et à mesure que se clarifiera la situation et que le désordre fera place à un état économique et politique normal de compréh-nsidn mutuelle, dans une atmosphère de concessions réciproques, raisonnables, la convalescence du monde se précipitera.

Lhez nous, les républicains auront tout d abord à assurer une besogne urgente d'assainissement et d'équilibre de nos budgets, travail ingrat et rude, qui ne doit pas être au-dessus de leur volonté.

Il faudra réintroduire la notion d’honnêteté dans les finances publiques, notion que nos gouv ernements, dits nationaux, ont laissé s'obscurcir de façon singulière an cours de la dernière législature, ainsi que l'établissent des documents officiels indiscutables provenant des Commissions des finances des deux Chambres. Les grands intérêts de P Fiat devront à nouveau prendre le pas sur les intérêts privés de certaines puissances économiques ou financières aventureuses. Le Trésor devra cesser d'être considéré comme îe sauveteur prédestiné des grandes compagnies en déconfiture ou des pays étrangers dans rembarras. Plus de renllouements, si ce n est celui des intérêts de la France, lourdement atteints par la crise mondiale ; contrôle légitimé de l'Etat sur les grandes entreprises, qui tendent à constituer une véritable féodalité dans la nation.

La justice fiscale, pour laquelle je m'honore d'avoir déjà tant combattu, devra être 1 objet de notre eflort incessant. Seule, elle peut permettre, par l'application stricte de l'impôt général sur le revenu, la répression cle la fraude et de l’évasion fiscales, d’éviter

tout impôt nouveau et de soulager certains contribuables parmi les plus lourdement frappés*

D’autre part, la France ne peut plus supporter, dans sa masse actuelle, r amortissement de la dette, rendu d’ailleurs illusoire par l’octroi de la garantie de l’Etat aux emprunts de certains grands services publics. Le budget devra donc cire allégé momentanément de la charge de i 'amortissement.

Par contre, pour financer le développement de Tou ti liège national, moyen efficace de combattre le chômage, et dont les dépenses de premier établissement ne doivent pas être à la charge du budget général, rémission d’emprunts à objectifs limités et tangibles, par les collectivités (départements, communes ou syndicats de communes, chambres de commerce), sous la garantie de l’Etat, devra cLre envisagée, de préférence à des emprunts plus amples, qui risqueraient d’être accueillie avec méfiance par fépargne, trop souvent victime d’entreprises privées saris scrupules.

Cette déflation budgétaire devra être complétée par de rigoureuses économies, dont les plus massives, nous l’ affirmons, sont réalisables, sans danger pour la sécurité du pays, sur les budgets gros dépensiers de l’air, de la marine et de la guerre; par une réorganisation des monopoles d’Etat tendant à un meilleur rendement et par une modification profonde du régime et de l’exploitation des chemins de fer. Enfin l’allégement des impôts de consommation, qui frappent trop lourdement le travailleur de la ville et des champs, la diminution du taux du prélèvement sur les petites et moyennes successions, en ligne directe, pour la sauvegarde du bien familial, raménagement de la taxe sur le chiffre d’affaires, si lourde pour le commerce et findustrie et dont l’incidence sur le prix de la vie est fâcheuse, sont des principes inscrits en bonne place dans mon programme.

La déflation budgétaire et fiduciaire devrait normalement provoquer une baisse du coût de la vie, susceptible d’entraîner de nouvelles économies dans la gestion des finances publiques*

L’agriculture présente* dans notre région comme dans le pays tout entier, une importance économique primordiale. On ne saurait jamais trop l’encourager*

Quels que soient les efforts déjà faits en faveur de ceUe branche essentielle de réconomie nationale, ils sont encore insuffisants.

Le produit du pénible travail de la terre, trop souvent compromis par les calamités atmosphériques, doit être plus que jamais protégé de façon efficace* Au système imparfait et tardif de distribution de secours doit être substituée la création d’une caisse d’assurance, alimentée partiellement par des subventions de l’Etat, susceptible de réparer plus largement et en temps opportun les sortes*

En ce qui concerne la tuberculose bovine, j’ai été assez heureux pour faire voter par la Chambre, non sans efforts, plusieurs améliorations à 3a loi, conformes aux revendications des agriculteurs et des spécialistes de cette question* Je m’emploierai de tout mon pouvoir, auprès de mes amis, à faire adopter le plus tôt possible ces améliorations par le Sénat, pour les rendre définitives*

La protection douanière n’est pas, il s’en faut, le système idéal en ce qui concerne 1 aide aux producteurs agricoles Toutefois, il est encore indispensable d’y avoir recours, dans certains cas, pour lutter contre les primes à l’exportation servies par certains pays etrangers à leurs agriculteurs et surtout pour combattre les effets du dumping, manœuvre qui consiste à inonder la France de certains produits vendus bien au-dessous des cours normaux, dans le double but de se procurer de h argent â tout prix et de désorganiser la production française*

L industrie des résineux et des bois subit, dans notre département, les dures conséquences de ces pratiques et les effets de îa crise générale. Je continuerai à sui'vre de très près cette situation inquiétante*

Il convient de hâter l'achèvement de r électrification rurale qui est chez nous en bonne voie, de favoriser les adductions d’eau potable, d'obtenir enfin le vote de la loi relative au statut du métayage.

II Faut aussi continuer la réfection du cadastre, avec, comme corollaire* la révision des évaluations cadastrales*

Les planteurs de tabacs trouveront toujours en moi un défenseur et j’ai à peine besoin de rappeler que je suis, depuis de nombreuses années, président du groupe de défense des planteurs de. tabacs à la Chambre.

Quant au prix des engrais, qui est une question dhmportan.ee pour nos compatriotes j'estime qu'il ne peut être abaissé que par la lutte contre les trusts et la réduction des tarifa de transport.

Enfin, comme par le passé,. je veillerai au respect des vieille* coutumes et tolérances, locales, en matière de chasse et de poche*

L'accession des travailleurs de la terre à la propriété me semble être le but auquel les, démocrates, partisans résolus de k propriété individuelle, doivent tendre dans leur lutter conLre L'injustice sociale* C’est pourquoi, en rendant hommage à ceux qui, dans noire circonscription, apportent leurs efforts au service du Crédit agricole, jp m’engage à pom> suivre le développement de cette institution salutaire, qui a rendu et est appelée à rendre encore les plus éminents services, conjointement avec les assurances mutuelles et la coopération agricole.

La politique syndicale de la Confédération générale du travail, celle du Bureau international du travail, le syndicalisme agricole, la protection de l'artisanat sont ks éléments complémentaires de la sociologie démocratique et j'en approuve à la fois la principe et les réalisations dans le cadre do nos institutions et de la souveraineté de l’Etat populaire*

La loi des assurances sociales, encore facultative pour nos agriculteurs, a été instituée pour garantir, par la solidarité nationale, les travailleurs contre la* maladie et la vieillesse» Son application a donné lieu à on certain nombre d’observations que jl examinerai avec soin. J’envisage notamment un élargissement du rôle de la mutualité en cette matière, étant bien entendu que le principe généreux de La loi et son caractère de garantie sociale seront parfaitement sauvegardés, sons le contrôle de l'Eiat.,

En matière d'instruction, je continuerai à m’inspirer de deux grands principes qui font partie de la charte du régime ; la laïcité et l'égalité.

La: laïcité est, selon la formule du président Herriot, l’expression de la- fraternité nationale dans la neutralité et le respect, des croyances individuelles. Elle a été sournoisement attaquée au cours de la dernière législature : La vigilance des républicains sur ce point devra redoubler.

Quant à Légalité devant l'instruction, elle existe déjà à l'école primaire ; elle a été amorcée dans renseignement secondaire, non sans résistance de la part des hommes de droite* Quel que soit le nom: qu'on lui donne : école unique, école égale pour tous,, elle devra- être progressivement réalisée. C'est une question d'élémentaire justice qui ne présente paa* comme on tente de le faire croire, le moindre danger, car elle a pour but et elle aura pour effet, non pas cTae croître et d'engorger le recrutement des professions libérales, mais de le rendre plus équitable en meme temps que plus avantageux pour la collectivité, par la mise en valeur du capital social que représentent l'intelligence et le travail des enfants.

A- cette réalisation, il convient d’ajouter le développement, de renseignement postscolaire, de l’enseignement technique et de renseignement agricole.

I es droits des anciens combattants ont été l'objet d’une reconnaissance qui s est traduite par la création de la carte du combattant, portant bénéfice d’une allocation qui vient d être - et j’ai apporté mon vole à cette mesure - transformée en retraite, pour 1m

donner un caractère définitif. , ..

En ce qui concerne les mutilés, réformés et autres victimes de la guerre, leurs droits

devront rester garantis et les abus qu’ils me signaleront, aussi bien dans un sens que dans

l’autre, continueront à retenir mon attention.

îr-

Tel est le programme de redressement démocratique et social que je vous convie a faire triompher sur mon nom, avec tous les républicains sincères que compte ce pays. U a été acclamé de. façon [émouvante au ;cours de J’ ardente campagne de propagande que je

viens de mener dans notre circonscription.^ ....

Sans me lasser, car je considère que la tâche des démocrates nert jamais achevée, je veillerai à la conservation et à l’élargissement des succès que la République doi l’énergie et au dévouement des militants, à qui je suis heureux et fier d adresser ici un

légitime et sincère hommage.

Électeurs républicains î

Je fak appel, oour la cinquième fois, à votre confiance.

Pour que l’idéal d’émancipation politique* sociale, -que nous avons servi d un meme cœur depuis tant d’années, soit préservé de tonte atteinte et magnifiquement amplifie, pour que l’idée de paix soit enfin placée hors de .toute discussion,

Vous remplirez comme toujours votre devoir civique.

Vous voterez en masse, afin de manifester votre volonté d’infliger à la reaction et au jfascieme qui menacent notre -pays une défaite dont ils ne puissent pas se relever.

Que votre. geste soit, encore une fois, retentissant et .exemplaire !

■ J’ai unemonfisnce totale en votre verdict souverain !

Vivent nos Laudes et notre Chalosse républicaines !

Tous aux urnes, pour la République laïque, démocratique et sociale !

PlKEtRE I)E\ RIS

Vjce-Présideot

du Parti républicain radical-socialiste.

'Maire de Tartas.

i Conseiller généra fi Député sortant.

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