M. LE ROUX, S. F, I
Elu au premier tour de scrutin. — 8,397 voix.
Citoyens,
De nouveau candidat, désigné par le Parti socialiste (S, F. 1. 0.), je sollicite vos suffrages.
Vous me connaissez depuis que je milite à Nantes et surtout depuis que j'ai l'honneur d'être votre représentant au Conseil municipal et au Conseil général.
Les habitants de Nantes comme ceux des communes qui forment la 2e circonscription me rendront cette justice que je n'ai compté ni mon temps ni ma peine pour défendre leurs droits et leurs intérêts au sein des assemblées communale et départementale. En me réélisant conseiller général dès le premier tour de scrutin ils m’ont montré que j’étais clans la bonne voie, celle où j'entends rester : la voie du dévouement et du désintéressement.
Libre au sens strict du mot ; absolument indépendant vis-à-vis de toutes ces sociétés industrielles et financières, qui cherchent trop souvent à faire des élus leurs hommes et leurs défenseurs au sein du Parlement, je me suis toujours attaché à défendre les intérêts généraux des collectivités, sans jamais leur sacrifier des intérêts privés. Ce passé est pour vous Je plus sûr garant pour l'avenir si vous me faites l’honneur de m'élire au Parlement. Là, je saurai allier le souci des intérêts vitaux du pays à ceux du plus grand Nantes.
Représentant du peuple, je considère comme un devoir sacré de n'avoir qu’un but : l'intérêt et le bien du peuple.
Citoyens,
« Sans la République, disait Jaurès, ie peuple est impuissant, mais sans le peuple, la République est vide. »
Cette parole de Jaurès est pour nous tout un programme de progrès social à l1 intérieur et de paix à l'extérieur.
Guidé par cet idéal, le parti socialiste se donne la mission d'apporter l'ordre, la méthode, la justice, là où n'ont régné que désordre, anarchie et injustice.
La majorité de droite qui a exercé le pouvoir pendant cette législature n'a apporté aux travailleurs que le chômage.
Elle a isolé la France dans le monde.
Elle a fait les affaires des hommes d'affaires.
Elle vient de sombrer dans les scandales financiers et le déficit. Cette anarchie capitaliste, engendrant le chômage, a diminué le pouvoir d'achat des individus et, par là, même, paralysé le commerce. Il appartient à la collectivité de contrôler et de régulariser la production.
Le salut réside dans la création d'offices nationaux des matières premières, y compris les engrais, et des produits de première nécessité, tels que le blé, le sucre, etc.
De grandes entreprises privées, banques, chemins de fer et compagnies maritime*
tiennent de jouir de privilèges scandaleux. Elles ont reçu de l’Etat 5 milliards S97 millions de deniers publics* Ainsi le petit commerce a payé l'impôt.
Le produit de cet impôt a servi à renflouer les grosses firmes. Cependant d'autres grandes sociétés commerciales, dont le développement va croissant, suppriment peu à peu le petit commerce et l'artisanat*
1 ur contre, le groupe parlementaire socialiste n hésitait pas à voter l'amendement du 17 février 1930 tendant à réduire les charges du commerçant dont le conjoint travaille avec lui. De tous les députés de la Loire- Inférieure, seul ie député socialiste a voté cet amendement.
1 OLir que I ai gent du contribuable ne soit pas destiné à renflouer ces grandes entreprises privées, le parti socialiste demande la nationalisation des services publics et le contrôle des établissements financiers*
Citoyens,
Devant l'impuissance et la carence des gouvernements capitalistes à l'égard des misères qui frappent les travailleurs, surtout dans leur vieillesse, nous lutterons pour obtenir l'assura nce-cliôm âgé, sans contribution patronale ni ouvrière, ainsi qu'un aménagement équitable de£ia loi sur les. assurances sociales*
Citoyens,
L enfance, elle aussi, doit etre protégée. Nous resterons les défenseurs vigilants de la laïcité et des lois scolaires de la République* Celles-ci n'auront leur plein épanouissement, les droits des enfants ne seront respectés, dans l'intérêt même de la nation t que lorsque tous pourront accéder gratuitement, à tous les ordres d enseignement, selon leur mérite et leurs aptitudes. Dès aujourd’hui la scolarité doit être prolongée jusqu’à l’âge de 14 ans.
Mais réformes économiques, réformes sociales, réformes scolaires risqueront d’êlre compromises tant que le régime capitaliste entretiendra Je système ruineux de paix armée. Le parti socialiste, défenseur des droits dés anciens combattants, sûr de répondre à leurs aspirations, restera à la pointe du combat contre la guerre,
A l'heure grave où une politique maladroite vient d'isoler la France dans le monde, un gouvernement sincèrement pacifiste doit travailler sans relâche au rapprochement des peuples, a la création de la Fédération européenne et entrer hardiment dans la voie du désarmement.
De cette seule politique de paix dépendent la sauvegarde des finances publiques et le salut du pays*
Citoyens,
En votant pour le candidat socialiste, vous voterez contre les auteurs de la crise économique et financière, contre les fauteurs de la guerre.
Vive la République sociale !
Vive la Paix 1
Eugène LE ROUX
Représentant de commerce*
Conseiller général.
Conseiller m u nid pa l .
Ancien adjoint au maire de Nantes*
3^ circonscription de NANTES*
M.’ DTFEZ, républicain de gauche*
Élu au premier tour de scrutin. — 8,188 voix*
Mes chers Concitoyens,
Je salue, tout d’abord? la mémoire du président Aristide Briand, qui m honorait de son amitié ét’de sa -confiance, du grand Français qui, malgré les calomnies odieuses, a été le fidèle serviteur du plus beau des idéals humains : la paix.
Son œuvre doit être continuée.
Mais, la paix ne peut être durable que si elle est organisée par le désarmement moral
et r acceptation de l'arbitrage obligatoire et sanctionné.
Le sauvegarde du pays ne saurait supporter une limitation des armements que si cette limitation est compatible avec la sécurité nationale et l'exécution des obligations mterna-
ll°naRépublicam radical, anti-socialiste et anti-cartelliste, je suis respectueux de la liberté
de conscience et de son exercice, . ,
J adhère aux lois votées dans l’ordre laïque et dans t ordre social, qui constituent le
patrimoine commun de tous les républicains, et, sous le respect absolu de la liberté de chacun.
Je répudie d’où qu’elles viennent toutes les intolérances.
Voici les principaux points de mon progr&mrne .
Situation financière et économique :
II est impossible d’accroître les impôts actuels directs ou indirects.
Le seul remède est de comprimer énergiquement les dépenses publiques.
L'heure est grave; elle demande des décisions fermes et urgentes, c’est-à-dire rétablissement d’un plan rigoureux d’économies qui s’impose comme une mesure de salut public.
Modification de la patente :
La patente devrait être basée uniquement sur les locaux commerciaux et non sur
Tensemble de T habitation , -
Je suis l’adversaire de toutes mesures d'inquisition arbitraire a 1 egard des canin buables*
Employés des chemins de fer départementaux i
Au Conseil général, j’ai voté les revendications du personnel des Compagnies des chemins de fer du Morbihan et de Nantes-Legé, relativement au relèvement du salaire de base, à l’augmentation de l’indemnité de résidence, allocations familiales et alloca ions aux femmes en couches*
D accord avec plusieurs de mes collègues, je me suis déclaré partisan de la création d’une commission paritaire qui permettrait d'établir un statut commun à tous les cheminots
Le Sénat s'est prononcé favorablement sur la question , qui viendra à la Chambre lors de la prochaine rentrée.
Il y aurait un avantage social et financier et à en confier 1 application aux sociétés de secours mutuels.
Les assurés pourraient obtenir, ainsi, des prestations plus élevées avec des versements moindres.
La situation des vieux mutualistes de plus de 60 ans mérite d’être prise en juste considération.
Défense de la production agricole et maraîchère :
Il convient de protéger efficacement contre l 'envahissement des marchés par la production étrangère nos cultivateurs et nos maraîchers, déjà si éprouvés par les mesures prises par certains pays voisins,
L agriculture française se trouve dans une situation difficile qui provient, non seulement de la crise mondiale actuelle, mais également des récoltes défavorables des deux dernières années, qui ont amené un avilissement des cours des produits agricoles.
Par contre, les prix des marchandises destinées à l'agriculture (machines, engrais, etc,) n'ont fléchi que très légèrement,
.J apporterai tous mes soins à la défense de nos vins de pays et de nos Produits d'élevage.
Agrandissement de la gare des marchandises de Ver tou :
Je ni emploierai à ce que les travaux projetés puissent recevoir prochainement un commencement d'exécution.
Travaux d’édilitc dans le: 4e canton :
Le 4e canton est à la veille de subir d'importantes modifications, par suite de l'exécution des grands travaux d’utilité publique projetés (déplacement de l’avenue Carnot, comblement du bras de la Bourse et de l'Hôpital, etc.).
Il est probable que de nouveaux quartiers se créeront.
J'apporterai toute ma sollicitude pour qu'on puisse assurer aux ouvriers et à leurs familles des logements sains et salubres et qu’on débarrasse notre 4e canton de tous les taudis où régnent à l’état endémique la tuberculose et autres maladies;
Si le projet de construction d’une gare commune de voyageurs à Nantes-Orléans se réalise, elle aura probablement comme conséquence la suppression de tout service de voyageurs à Nantes-Etat. Il y a donc lieu de prévoir des communications rapides par tramways ou autobus pour remplacer les trains navettes. Cette mesure sera des plus utiles aux habitants du quartier des Ponts etJ de Pim portante agglomération de Reaé^Pont- Rousseau.
^ La ligne de chemin de fer de Pont- Rousse au à Indret, qui desservira les< Couets,
Château-Bougon et Bouguenais, mettra en valeur les terrains, compris, entre ce tto ligne et la Loire.
Il en résultera la construction d’usines, oui amèneront mn déueinrmeTttenfc hAi.rp.an
Actuellement, on étudie la construction d’une nouvelle ligne de quais sur toute la rive gauche de la Loire. L’activité du port de Nantes ne peut qu’en bénéficier dans une
large mesure.
Marins-pêcheurs et inscrits maritimes :
Les marins-pêcheurs de la Basse- Loire savent que j’ai toujours défendu, avec mes
collègues Lelord et Vigier, leurs intérêts. ,, . ,
Je m’ efforcer? i d’obtenir le rétablissement des anciennes limites de inscription maritime ou tout au moins, que la limite de l’inscription maritime sur la Loire soU fixée au point où se trouve le premier obstacle à la navigation des navires de mer, c est-a-d.re
aux ponts de Nantes. +il t ^
Jusqu’à preuve contraire et reconnue, je combattrai la pêche a I anguille au Bideau,
qui dépeuplera la Loire, comme cela s’est produit pour le Rhm et la Meuse.
Chômage :
La situation budgétaire s’aggrave, encore, de l’inquiétante crise de chômage qui, non seulement, paralyse les affaires, mais atteint si douloureusement tant de familles A honnêtes
lra" LWcution immédiate des grands travaux publics locaux ou départementaux s’impose. Lotissements défectueux :
Il serait désirable que la loi Sarraut du 13 mai 1928, qui permet à l’État de venir en aide aux associations syndicales de lotis, reçoive une application plus large et plus
rationnelle.
Reforme des finances communales :
Cette réforme est indispensable pour permettre une répartition plus équitable et logique des ressources entre l’État, les départements et les communes, surtout en ce qu concerne celles pour qui le voisinage des grandes villes constitue de lourdes charges, ainsi gué pour celles traversées par des voies dont le trafic est très important.
J’espère être d’accord avec vous sur ces divers points de mon programme e je i à votre disposition pour examiner toutes les autres questions que \ous ioik iez ien m
““"je' remercie le Comité radical du 4e canton et le Comité républicain de Saint-Sébastien-
sur- Loire de leur fidèle appui. , , ,. . . a* a
Nettement anti-collectiviste, je volerai toutes les lois qui, garantissant la p of privée, mobilière ou immobilière, en favoriseront l’accession individue e et ami
La propriété individuelle découle d un droit naturel. „ .
Elle permet aux travailleurs de se défendre contre la vieillesse et la malac ie, e
l'existence et la conservation de la famille. ., . „ , -, é
En me présentant à vos suffrages, j’aime à me rappeler que, né a Reze, } y ‘ chez mon grand-père, le docteur Galicien dont le souvenir, tout c e on L e, c ^ Snrmèrcs et ment, est encore présent chez beaucoup d’anciens des communes de Rezc, es -
du canton de Bouaye.
J’habite t aint-Sébastien-sur-Loire depuis 1885.
Je ne suis donc pas un étranger à la 3“ circonscription électorale.
Adjoint de Saint-Sébastien-sur-Loire en 1908, maire en 1912, mes a ®im® bien voulu me témoiguer, à chaque élection, leur confiance poui ainsi Je m'en honore.
C'est fort de cette confiance qoe je me présente devant vous.
Soyez certain que j'apporterai* dans l'accomplissement du mandat législatif, le même dévouement, la même activité que je n’ai cessé de montrer, depuis vingt-quatre ans, dans la gestion des affaires municipales.
Je veux demeurer Tarai des humbles, de ceux qui souffrent* quel que soit le parti auquel ils appartiennent.
Paix à l’extérieur î Paix à l'intérieur ’
Armand DUEZ
Chevalier de la Légion d'honneur.
Maire de Saint-Sèbastien-sur-Loire.
Conseiller général.
4fl circonscription de NANTES.
M, LE COUR. GR AN DM Aï SON, indépendant Élu au premier tour de scrutin. — 17.781 voix.
Messieurs les électeurs,
Depuis douze ans, j ai l'honneur de vous représenter ; vous me connaissez donc et peu de paroles sont nécessaires entre nous*
La situation actuelle mérite toute votre attention. D'une part, la crise économique rend plus insupportable encore le poids des impôts ; notre agriculture, sauvegarde suprême du pays, doit être protégée à la fois contre la concurrence étrangère et contre le socialisme d'Etat qui menace d’étouffer toute notre activité économique.
D’autre part, la situation internationale est trouble, et les partisans de la violence trop nombreux pour que nous puissions réduire, sans garanties solides, les forces militaires qui sont le rempart de notre sécurité*
Conserver et affermir la paix.
Dégrever le contribuable français.
Voilà, en deux mots, la tâche de demain. Elle n'est pas facile, il faut le reconnaître franchement.
Seule, l’union nationale, qu' après Poincaré ont repris Laval et Tardieu, est capable de la mener à bien.
Le socialisme, qui a conduit à la ruine l'Allemagne, l’Angleterre, l'Autriche, l’Australie, etc., et le radicalisme qui pactise avec le socialisme, auraient vite fait de nous ramener aux jours sombres de 1926, peut-être même à ceux de 1914.
Union nationale ou cartel socialisant, c'est entre ces deux formules que le 1er mai la France devra se prononcer.
Pour moi, catholique avant tout, je n'ai qu'un programme : être un facteur d'union entre tous ceux qui, quelles que soient leurs préférences personnelles, veulent la paix à Tinté rieur et à l'extérieur, et l’ordre dans la liberté.
Je^n LE COUR GRANDMAISON
Chevalier de la Légion d’honneur.
Circonscription de PAÏMBŒUF.
M. de JUIGNÉ, indépendant*
Elu au deuxième tour de scrutin* — 6*522 voix*
Messieurs? les Electeurs ,
En raison des graves événements qui secouent le monde, la consultation électorale du 1er mai revêt une importance toute particulière*
Il s'agit :
- — de consolider la paix ;
— de raffermir la confiance ;
— de travailler au redressement économique,
ou bien de courir à nouveau vers les aventures qui, en rompant ['union nationale, ruinent les finances et compromettent ta paix à l'extérieur comme à Tin teneur.
Comme tous les vrais Français, je veux la paix pour mon pays, la paix dans la sécurité, suivant l'expression de M. Tardieu*
Adversaire des Gouvernements de division, j’ai constamment soutenu, tout en faisant es réserves qui s'imposaient, ceux qui pratiquèrent comme MM. Poincaré, Laval, Tardieu* une politique nationale.
Si, avec mes amis, nous nkvons pas cru pouvoir nous associer à des mesures comme celles de la ratification des dettes interalliées et de l'évacuation de la Rhénanie avant l'heure fixée par les traités, c'est parce que nous ne nous reconnaissions pas le droit d’engager de façon aussi grave et sans contre-partie l'avenir des générations futures.
Par contre, nous avons toujours appuyé les efForts de ces Gouvernements pour consolider la paix extérieure etiaire connaître aux nations la volonté" pacifique de la France*
En politique intérieure, jvai toujours été fidèle aux engagements pris devant vous, m'opposant aux manifestations qui avaient pour but de renforcer les lois laïques, indignes d'un pays libre. J’ai combattu les mesures hypocrites par lesquelles on veut faire entrer dans nos institutions l'école unique, étape vers le monopole de renseignement*
Désireux de favoriser ['instruction des classes populaires, sans pour cela remettre nos enfants aux mains de l'Etat, je suis partisan de la répartition proportionnelle scolaire et de îa création d'un office national des bourses (projet Warren)*
En un mot, je "suis ,
— opposé aux mesures contraires aux droits des chefs de famille
— pour les mesures de justice et do? liberté.,
Au point de vue économique, étant donné les graves dangers qui menacent l'agriculture et tout le travail français, je considère qu'il faut protéger plus que jamais la production française, poursuivre V assainissement du marché, la répression de la spéculation^ reviser les accords commerciaux.
L’ordre, la sécurité, la paix sociale sont nécessaires au développement de la prospérité* Les lois sociales: y contribuent à condition d'être bien faites.
La loi des assurances sociales, juste ©t bonne dans son principe, est tracassière et mal
appliquée. Elle doit être re visée. C’est, comme le prévoyait le projet de loi Vallat- Groussau, dans îe cadre des organisations professionnelles, et non dans les libéralités de TEtat qui se font aux dépens des .contribuables, que doivent se poursuivre les améliorations sociales. Pour trouver la solution du problème, inspirons-nous de l'admirable exemple de nos vieilles sociétés de secours mutuels,
La prochaine législature devra résolument mettre fin à la fiscalité dévorante qui ruine les patrimoines et paralyse l'épargne.
Elle devra :
— faire une politique de sérieuses économies ;
— - redonner à la famille la place qui lui est due dans la nation ;
— en sauvegardant les avantages d'une victoire si chèrement acquise, assurer une paix durable dans le respect des traités.
Mes chers Electeurs,
Ce programme est celui que j’ai toujours soutenu.
C’est le vôtre.
Des liens d’amitié ancienne et véritable se sont noués entre nous, et vous vouliez bien les fêter cordialement l’été dernier.
Ce ne sont pas les intrigues ni les basses calomnies dont j’ai . été l’objet au cours de ces dernières semaines qui pourront les briser.
Nous voulons* vous et moi, l’ordre, la paix, la concorde civique.
C’est à maintenir ce bon accord indispensable à noire pays, pour assurer sa prospérité et résister aux dangers qui le menacent que je continuerai à employer tous mes efforts.
Avec la plus entière confiance, je vous donne rendez-vous au scrutin du mai.
Et que Dieu protège la France !
Marquis de JOIGNE
Chevalier de la Légion d’honneur*
Décoré de la Croix de guerre Congeiiier général du canton de
Vice-Président rin Conseil .générai*
Déjaté*
Vice-Président du Groupe de défense paysanne à la Chambre des Députas*
Ctfadîdj&t d'Cnden nationale et calhtdique.
l1*8 circonscription de SAINT-NAZAIRE*
M. BLANCHO, S, F, L 0.
Élu au premier tour de scrutin, — 12*4l5 voix.
Mes chers Concitoyens,
Vous m'avez fait l’honneur, il y à quatre ans, de m'envoyer au Parlement pour vous y représenter. Depuis cette époque, je me suis efforcé de me montrer digne de votre confiance*
Dans de nombreuses réunions, je me suis d'ailleurs expliqué sur mon programme, mes actes et mes votes et, constamment vous avez été tenus au courant de mon action parlementaire*
Aujourd’hui que la France va être à nouveau consultée sur la route qu'elle entend suivre, le parti socialiste me présente une seconde fois à vos suffrages.
Deux poliLîques s'offrent à vous : !Tune, la politique d’union nationale qui, sous le signe de la prospérité vient de sombrer dans la plus lamentable des faillites; l’autre, une politique résolument éprise de progrès social, comme celle que préconise le parti socialiste. C’est cette dernière que, comme conseiller général, comme maire et comme député, j’ai toujours suivie et que j’entends poursuivre de toutes mes forces.
Sans rien renier de ses principes maintes fois définis clans ses congrès, le parti socialiste présente un programme de réformes immédiates dont voici les principaux points :
Lutte contre U guerre ,
Le désarmement général, simultané et contrôlé est pour le monde entier une nécessité à la fois morale, politique, financière et sociale.
Nécessité morale, parce que les traités de 1919 et le pacte de la Société des Nations ont promis que le désarmement des vaincus serait le prélude du désarmement de tous.
Nécessité politique, parce qu'une réduction massive dans les dépenses militaires est seule susceptible de donner aux peuples la confiance nécessaire les uns dans les autres.
Nécessité financière, parce que près de cent milliards écrasent actuellement le monde sous le poids des dépenses de mort.
Nécessité sociale, parce que le développement des oeuvres sociales et h organisation d’une économie collective internationale ne peuvent se poursuivre que dans îa tranquillité et la sécurité*
En attendant le désarmement total, nous demandons la réduction du service militaire à six mois.
Lutte contre l'insécurité du travail.
Les effets néfastes de la crise actuelle sur la classe ouvrière éclatent à tous les yeux, chômage, diminution de salaires, ces maux s’abattent sur elle ou la guettent.
Pour les combattre, le parti socialiste revendique :
La semaine de quarante heures qui permettra le remploi immédiat d’un grand nombre de chômeurs ;
L'orsanisslion du contrôle ouvrier en ce qui concerne l embeucbege et 1. débauchage; La crdaüon do l’as.ur.nce-chômige et des as.qrances conlre les risques sgricoles de
‘“‘dc'pIus', comme en 1928, 1. parti soci.li.te inscrit dans son programme le. revendica-
"“Vidicüon'dtmpî^r les enfants avant l'âge de 15 an. dans les établissements industriels et commerciaux. , . ,
Droit DOur les travailleurs salariés à un conge annuel payé. , , , ,|f
3 complète de la loi de 1898 sur les accidents du travail. Ealension de ladite loi aux maladies professionnelles.
ÏÏSirt'Œ™ "des eonvention. adoptée, par le Bureau international du travail. Extension du droit syndical anx fonctionnaires.
Défense et extension de la loi suHes assurances sociales.
Développement des contrats collectifs. ,
Révision des lois sur la Caisse des invalides et sur la Caisse de prévoyance des marins français.
Facilité du vote au personnel navigant.
Lutte confre l’a,narchie de la production.
Partout, la production, livrée au hasard des égoïsmes, est déréglée.
Par les trusts, !.. cartels, le. entente, économie., le. «pliai, .te. eurtuenl de réglé-
menter la production, mais à leur profit. . .
Les monopoles capitalistes ruinent l’Etat et accablent la produc C’est pourquoi nous demandons la restitution à la nation des :
Chemins de fer dont le parti socialiste n’a cessé de dénoncer les sca a ’ ■
de lourd, tarifs, rançon tfj mauvaise gestion, paralysent Pae.ivilé éeouemique du pays, Mines, dont une meilleure gestion préserverait les mineurs du chom^e’ ÜOurraient Assurances, dont les bénéfices considérables ( plusieurs milliards p an) contribuer au fonctionnement de l’assurance conlre les risques agricoles et Assurance
contre le chômage ouvrier.
Lutte contre la. spéculation capitaliste .
Ces dernières années ont été marquées par des krachs retentissants et la ruine de
grandes entreprises industrielles. « ,* .
Le capitalisme spécule sur la petite épargne que le socialisme a defend .
En dénonçant tous les scandales de bourse, de banque et de spéculation ,
En déposant un grand projet tendant à la protection de 1 épargné,
En demandant le contrôle des banques; uncîété«
En proposant des mesures pratiques pour réorganiser la bourse, contrôler les société.,
réglementer leurs bilans et leur publicité financière.
Lutte contre F ignorance.
L’exercice de la souveraineté dans le domaine politique comme dans ^ domaine économique demande des hommes particulièrement instruits et competents C est pourqum^
parti socialiste attache une importance primordiale à tout ce qui touche 1 éducation ^ ^^universalité de l’instruction ne peut être réalisée que par une réforme totale de notre
£*7. d’f“Cati? natraIe‘ GeUe "éf“= connues le, nom d’école unioue doi[
permettre .à tous les enfants qui en sont dignes ^esléle ver à . tous les degrés de 1W
081,8 * ,'urs:"i>li,"d“- Klu h e™.uud.à
Le parti socialiste réclame aussi :
La prolongation de la scolarité jusqu a 15 ans;
Le respect absolu de l’obligation etde la fréquentation scolaire;
Le développement de 1 e n s e i gn e met] t post-scolaire ,
. nEnfin’ danafetle région où l’école publique est odieusement attaquée par les ennemis du progics, je m attacherai particulièrement aux deux réformes suivantes *
Abrogation définitive de la loi Falloux ;
Equivalence des diplômes entre les maîtres laïques et privés.
P o ur les agr iculteu rs.
Le parti socialiste s’intéresse aux ouvriers de la terre comme à ceux de l’usine. Parmi le., itformes que nous préconisons en faveur des agriculteurs figurent :
prixt:ZSl0r; d'Un ^ f’ * *** assurant aux producteurs un
La création des Commissions d’arbitrage pour la révision des baux de fermage
Dpod„iZ rï° S “Z3 pCrmeUallt la vente à un ™urs normal, sous le contrôle des producteurs et consommateurs associés *
Développement de l’instruction agricole à l’école primaire.
Simplification et généralisation du crédit agricole*
Electrification des campagnes. Adduction d'eau. Amélioration des chemins ruraux.
/ n téré ts ré g io n aux .
c7.S‘f‘n’ d:<’'*'JSé”r'. comme p» le passé, je peu™™». J, de donner S notre port, à „ otrl' dtd cl "nolrTr^”1 '* lé*l“,tl<’!* des ‘«vemt «mmeptate
mJlZTtZ y S?" “-r*'* ““..Chambre J. eomm.rce. Ici
desiderata. ’ ' apncoles et autres groupements pour faire aboutir leurs
Mes chers Concitoyens I
fonctionnai »«'* 'Zdûf Z** ’ ouvriers. agriculteurs, petits commerçants, artisans,
tSS ir ^ Partl BOCia,isle a **«« élé vaillant défenseur! République. 65 c omocrales savcnt aussi <lue le socialisme est synonyme de
^ (ve la RePuklique laïque, démocratique et sociale î L interet de tous est de voter le 1er mai pour
Fhançois BLANCHO Député sortant
2,' circonscription, de SAINT-NAZAIRE.
M. de MONTAIG'U, ü. B. D.
Elu au premier tour de scrutin. — 12.720 vois.
Messieurs et chers concitoyens,
Je viens à- nouveau solliciter vos suffrages, avec Inconscience d’un devoir à remplir et 1 espoir d'aller ainsi au devant de vos constantes amitiés*
Vous ma connaisses, vous connaissez mes idées, la tâche q, ne j ai remplie dans cette circonscription et que je continuerai à remplir si vous me renouvelez votre confiance le
ÏP mai*
Voua. aimez* en effet, à choisir entre deux politiques :
La politique d'u; Cartel qui a fait tomber le franc à 2- sous.
La politique d1 Union nationale; pratiquée par Poincaré, Laval, Tardieu; que j’ai constamment soutenue de mon vote et qui, seule, peut sauver le pays1*
Entre ces deux politiques, votre choix est déjà fait.
Mais aux distraits et aux hésitants, s’il en est,. H faut rappeler cependant, que le&eirconstances actuelles ne permettent pas de se tromper. Si vous voulez maintenir inébranlables les assises de la nation : la liberté, la propriété, la famille; si vous voulez sauvegarder la paix sociale, la paix religieuse, la paix extérieure; si vous voulez conserver une monnaie saine, des lin an ces en ordre et ramener la paix économique, il ne faut pas vous adresser a ceux qui, dé près ou de loin, préparent la révolution, à ceux qui, il y a six ans à peine, avaient conduit la France aux bords de l’abîme, à ceux qui, n’ayant rien appris ou tout oublié, aujourd’hui, sous l’épithète vague et doucereuse de « candidat républicain » n osant se réclamer ouvertement du Cartel, dissimulent la véritable couleur de leurs opinions radicales
Le Gouvernement de demain aura à lutter contre les effets de la crise mondiale, à subvenir aux besoins des chômeurs, à faciliter la reprise des affaires, à rajuster les dépenses de l'Etat, à régler la question des réparations une fois de plus remise en cause par l’Allemagne, à défendre la sécurité du pays à la Conférence du désarmement, à préserver les maigres fruits de notre victoire contre les pays qui réclament la révision des traités de paix.
Vous aurez à dire si ces buts peuvent être atteints avec une majorité que domineraient la démagogie et Y internation alisme*
Mon programme, au contraire, est d’abord de réaliser des économies dans les services publics, de soulager ainsi la charge fiscale trop lourde qui pèse sur tous ceux qui travaillent.
Il faut : protéger le petit commerce, la petite industrie et l’artisanat contre les tracassériés administratives.
Poursuivre le remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par la taxe unique, dans
la mesure du possible; , . ,
Défendre les intérêts maritimes et salicoles, élément important de 1 activité régionale : nos ports doivent être entretenus; les produits de la pêche doivent être protégés par des tarife efficaces contre la concurrence étrangère; l’industrie du sel, en voie de réorganisation, doit bénéficier de la sollieitude des pouvoirs publics. ^
Soutenir vigoureusement l’agriculture contre lassant sans pareil quelle su ît tu
dehors* La protection douanière, renforcée par le Ministère Tardieu, et que combattent les socialistes, la sauvée de la mort* Nous devons maintenir cette muraille indispensable et derrière cet abri, poursuivre l’équipement des campagnes par T électrification, l'amélioration des chemins, l'assèchement des marais., les adductions d'eau, le développement de renseignement agricole, les facilités de crédit permettant l’accès des fermiers à la propriété l'utilisation de la caisse d'avances aux communes*
Ces réalisations ne sont possibles que si les pouvoirs publics, répudiant tout étatisme laissent T organisât ion professionnelle rechercher les débouchés et régler la production au mieux des intérêts de tous*
Que si les pouvoirs publics savent donner à tout l'organisme économique le coup de fouet nécessaire, par une sérieuse compression des dépenses, par la réduction de l'impôt sur les transports, par la suppression des entraves qu'apporte le mécanisme actuel des assurances sociales*
Que si F épargne, mieux protégée contre les financiers détrousseurs, reprend confiance en l’avenir*
Mais la condition suprême de tous les progrès, c'est l'ordre, et nous voulons qu'il soit défendu contre tous ses ennemis*
Nous voulons la fraternité au sein des villes et des campagnes, la collaboration des classes et non pas la lutte sournoise ou déclarée*
Nous voulons la paix des consciences, sans brimade contre qui que ce soit* Nous n'admettons pas que lecole devienne le monopole de l’Etat ou du parti qui sera le maître de 1 Etat* Les catholiques ont droit à l'école de leur choix, et nous n’admettons pas que, sous prétexte d’école unique, on leur enlève ce droit fondamental.
Sur ce programme de bon sens, je fais appel à tous les hommes de bonne volonté* Ennemi des intrigues de parti, respectueux des croyances de chacun et des institutions du pays, j'attends de tous ceux qui mettent au premier rang les intérêts de la France qu’ils réalisent sur mon nom f anion nationale la plus large pour une politique de sagesse, de liberté et de progrès.
Hubert de MONTAÏGU
Conseiller général* — Maire de Misai J lac.
Député sortant*
Candidat d1 union nationale.