‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 116 sur 260 · M. PELLE, U. R. D · texte numérisé non relu

M. PELLE, U. R. D

i'du au deuxieme tour de scrutin. — 8,892 voix.

Mes chers Concitoyens,

A la suite de la décision prise par mon ami Gaumet, j'ai été désigné à l'unanimité par un congrès et sollicité par de nombreux électeurs pour poser ma candidature.

J’ai accepté.

Je viens m’excuser auprès de vous : Je peu de temps dont je dispose ne me permet pas de visiter toutes les communes. Je le ferai par la suite, si vous me faites l’honneur de ni envoyer au Parlement. Soyez assurés que je ne manquerai pas d’aller m’entretenir avec

vous, pour connaître vos revendications et pour étudier avec vous les moyens de les faire aboutir.

Cultivateur, vivant au milieu de vous, vos intérêts sont les miens. Partisan du progrès dans l’ordre et la liberté, soucieux d’aider ceux qui .souffrent, je vous apporte l’assurance de mon entier dévouement.

Les charges qui pèsent sur les contribuables doivent être allégées par la compression des dépenses et la suppression du gaspillage. Les impôts inquisitoriaux doivent disparaître.

La loi .sur les assurances sociales a besoin de retouches profondes et de simplifications nombreuses ; elle doit devenir facultative et s’appuyer sur les mutualités.

Commerçants, artisans, cultivateurs sent solidaires et doivent marcher la main dans la mam. Dans la crise actuelle, tous doivent pouvoir compter sur la protection de l’Etat. La politique de protection et de contingentement doit être poursuivie jusqu’à lu fin de la crise.

Les crédits votes pour l’outillage national doivent permettre d’électrifier les écarts sans toutes les communes, d’améliorer les chemins et de fournir du travail aux chômeurs.

A r extérieur, la politique de paix et de rapprochement entre les peuples doit nous conduire à la limitation des armements.

En un mot, les charges fiscales, administratives et militaires doivent être diminuées.

Si je suis éluT mon concours est acquis à tous dans toute la mesure du possible.

Ce que j'ai fait dans ma commune comme maire, ce que j’ai fait dans mon canton comme conseiller d’arrondissement, vous est un sûr garant du dévouement que je saurai apporter au Parlement à la défense de vos intérêts.

Pas de discours, des actes. Voilà ma devise.

Je compte sur vous comme vous pouvez comptez sur moi.

Tous aux urnes, dimanche, pas d'abstentions. Vive la République 1

Léon PELLE

Cultivateur,

jMaire de Huiaae&u-sur-Mauvea* Conseiller d’ arrondisse nient du canton de Meuog, Républicain de gauche.

Circonscription de FXTHIVÏERS.

M. CHEVRIER, radical-socialiste.

Élu au premier tour de scrutin. — 7.57S voix.

Chers Concitoyens,

Désigné, le 15 janvier dernier, par le Congrès républicain unanime, en complet accord avec vos élus républicains, je viens, pour la troisième fois, vous demander votre confiance.

De longues explications sont inutiles entre nous. Au jour de l'élection j’aurai soumis mon programme, en réunion publique, à tous les électeurs. Vous avez pu suivre, dans tous ses détails, mon action parlementaire au cours de la législation qui s’achève : je m’en suis expliqué avec vous, loyalement et publiquement, dans mes comptes rendus de mandat.

Par goût personnel et par devoir, j’ai donné aux questions agricoles l’essentiel de mon activité. Eu contact permanent avec vos associations qualifiées, je me suis efTorcé, dans les Commissions et à la tribune, de faire adopter les solutions qu’elles préconisaient : stabilisation des cours, protection de îa betterave et du blé, politique d’engrais, des transporta, des routes et des chemins, mesures douanières et aménagements fiscaux, perfectionnement du crédit agricole, adductions d’eau et électrification rurale, appropriation de la législation agricole aux besoins actuels.

Cet effort doit être surveillé, continué, étendu. Il est nécessaire de le reprendre, eu ce ce qui concerne les assurances sociales dont le fonctionnement doit être simplifié et accomodé à vos possibilités, en y donnant un rôle de plus en plus prépondérant à nos sociétés mutuelles.

Je ne faillirai pas à cet effort, assuré d’être en 'plein accord avec vous et de servir, en vous aidant, la cause de la nation.

Car, dans un pays évolué et centralisé comme le nôtret tous les intérêts sont solidaires . travailler avec une passion clairvoyante à la prospérité agricole, c’est fournir aux commercants et aux industriels, aux artisans, les clients qui assureront leur avenir et leur permet-

tron l de triompher d’une crise sans précédent, dont l'origine est dans la guerre, et dont les causes sont extérieures à notre pays.

C'est dans cet esprit de légitime protection que j'ai donné et que je continuerai mon appui à toutes les mesures concernant la simplification et radoucissement de la fiscalité, la réorganisation du crédit commercial, l’institution des caisses ,de compensation pour la sécurité du commerce extérieur, la protection de l’épargne, la substitution progressive de la taxe unique à la production à l'impôt sur le chiffre d'affaires*

Le problème international, au point de vue économique et politique, pèse toujours lourdement sur le monde angoissé* Les solutions d’entente européenne préconisées par le génie clairvoyant et généreux d'Aristide Briand, se sont heurtées, chez nous, à d’hostiles et sourdes incompréhensions, à l'extérieur à des égoïsmes jaloux et étroits* Le salut du inonde ne peut cependant être recherché que dans le désarmement simultané et. contrôlé et dans la prédominance exclusive des solutions d'arbitrage sur les solutions de force : la course aux armements a pour terme inéluctable la guerre*

Elle conduit aussi à répuisement financier* Notre trésorerie, imprudemment gérée, asséchée par des libéralités aventurées, et d’ailleurs illégales, est vide* Le budget est en déficit*

Le contribuable, dont on ne saurait assez souligner la bonne volonté et L abnégation, est à bout de souffle* Il ne peut être question de lui infliger de nouvelles charges* L'emprunt conduit à l'inflation, c'est-à-dire à la ruine.

Seule, une énergique compression des dépenses peut rétablir l'équilibre budgétaire qu'il est indispensable de réaliser au plus tôt. La répression des abus, la suppression des organismes parasitaires, le contrôle serré des ministères dépensiers, la révision des crédits militaires maintenus dans la stricte marge de la sécurité nécessaire, la rationalisation des services publics, à laquelle sont prêtes à collaborer utilement les associations de fonctionnaires, autant de mesures indispensables [si nous voulons nous protéger contre un péril financier qui, s'il devait se prolonger, mettrait en danger le patrimoine national*

Electeurs républicains,

Le groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale-socialiste, le plus important du Sénat, auquel appartiennent nos trois sénateurs, conclut en ces termes son appel tradilionnel aux électeurs :

« Pour accomplir l'œuvre nécessaire de redressement financier au dedans et de pacification au dehors ;

« Pour combattre efficacement la crise économique dont souffre la Nation ;

« Pour préserver de toute atteinte les lois fondamentales de la République ;

« Pour continuer l'œuvre de progrès social, principale raison d’être de notre régime démocratique ;

« Vous enverrez au Parlement des républicains fermes, soucieux avant tout de l'intérêt public et résolus à ne soutenir qu'un Gouvernement exempt de toute compromission avec la réaction ;

u Une majorité de gauche, un Gouvernement de gauche ;

« À ce prix seulement vous éviterez de nouvelles déceptions et de nouveaux périls, »

Je vous adresse la même prière.

Tout pour l'ordre économique et financier, pour la paix dans la justice, la tolérance et la liberté par la République*

Henri GIIEVRIER

Député sortant.

Conseiller général. — Maire de Malesherbes*

Candidat désigné par le paiti républicain radical et radical-socialiste*

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