‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 117 sur 260 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

Circonscription de GAHORS.

M. BESSE, républicain de gauche.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9,304 voix.

Mes chers Concitoyens,

A la veille du scrutin, je n’ai pas besoin de longues phrases pour me rappeler à votre souvenir.

Voici longtemps déjà que nous nous connaissons, longtemps déjà que je reste en contact étroit avec vous tous, longtemps déjà que je m'efforce de mettre mon activité au. service de vos intérêts et des intérêts de l'arrondissement*

Vous savez: tous que je suis fidèlement attaché par les liens de la famille à notre vieux eL cher Quercy et vous savez que j'ai l'honneur d'être le maire d’une commune rurale dans laquelle je possède une modeste propriété*

Voici longtemps déjà que mon cabinet de Gahors est ouvert à tous ceux qui ont voulu faire appel à mes conseils, à mes interventions auprès des pouvoirs publics et à mon dévouement*

Fort des promesses d'honneur et des engagements solennels pris en 1928, j’ai pensé que j’avais le devoir, au cours de cette période de quatre années, de consacrer mon activité à l'apprentissage d’un métier qui doit, si on veut le faire consciencieusement, s'apprendre comme tous les autres : celui de député*

Je crois en conscience que je suis prêt maintenant à remplir le mandat que vous me donnerez demain et que je serai pour l'arrondissement de Cahors un bon et fidèle représentant.

Mes idées politiques n’ont jamais varié*

Je ne suis pas de ceux qui changent leur fusil d’épaule; je suis et je reste l'adversaire résolu des doctrines de l'internationale socialiste qui, appliquées chez nous, ne manqueraient pas de conduire notre pays à la ruine et à la faillite ; l'exemple récent d'une grande nation comme l'Angleterre est là pour nous ie prouver.

Je combats aussi les alliés avoués ou honteux du socialisme, ceux qui, pour des raisons purement électorales, tendent la main à des hommes dont ils se séparent sur presque tous les points de doctrine. Je suis contre le cartel.

Mais, républicain éprouvé, fermement attaché à nos institutions, adversaire résolu de tous les subterfuges qui tendraient à retirer au peuple sa souveraineté, je veux marcher

avec mon temps, avec imon époque, avec le progrès ; je me sépare résolument de ceux qui, pour des raisons respectables mais désuètes* regardent derrière eux et rêvent d'un retour au passé 1

Je voudrais qu’il soit possible de constituer ù la Chambre en s'inspirant des grandes traditions de la République, un bloc des républicains, excluant le socialisme révolutionnaire et ses alliés, excluant aussi les partisans de la régression sociale.

Je suis partisan de la liberté dans tous les domaines, en particulier dans celui de la conscience ; je veux In Lier contre le développement abusif d’une réglementation ad minis* trative qui nous étoulFe et qui menace de faire revenir notre pays aux plus mauvaises heures de Pancien régime.

En matière financière je me rappelle que l'heure est grave, que le budget n'est pas en équilibre et qu’une politique vigoureuse de compression des dépenses s'imposera demain à vos re p ré se ut a nts .

Je veux lutter contre le gaspillage éhonté des finances publiques car je me rappelle que toutes les dépenses nouvelles conduisent forcément à des impôts nouveaux, lesquels viennent s'ajouter aux charges. déjà trop lourdes supportées par vous.

Ai-je besoin de dire que je suis partisan de la paix ; ancien combattant, grand mutilé, je veux consacrer mon activité à la grande œuvre de la paix ; je ne crois pas à la paix par la force; je crois à la paix par la collaboration entre les démocrates et les pacifistes de tous les pays.

J'ai eu Je très grand honneur de servir voici quelques années aux côtés d’un homme qui voyait plus sh>mjque les antres hommes et qui a été le grand apôtre de la paix : Briand, Son souvenir sera pour moi le plus précieux des encouragements.

Agriculteurs et planteurs de tabac,

Je n’oublierai jamais que notre arrondissement est peuplé en très grande majorité de modestes propriétaires ruraux dont les intérêts sacrés se confondent directement avec ceux de laiFrance,

Je n’oublierai jamais qu’une crise terrible menace n&$ campagnes, que mon principal devoir, à la Chambre, sera de lutter contre la dépopulation de nos départements agricoles et contre le déséquilicre chaque jour grandissant entre les avantages de toutes sortes prodigués aux habitants des grandes villes et les charges accablantes réservées aux agriculteurs.

Je ne suis l’adversaire d'aucune catégorie de citoyens, mais je veux travailler à la suppression des innombrables emplois inutiles.

C’est dans cet esprit qjie j’ai donné mon entier accord aux revendications formulées en votre nom par rentente paysanne et que j’ai assuré ce groupement corporatif de mon concours et de mon a tfriude^ bienveillante ; c’est également dans cet esprit que je resterai en liaison étroite et cordiale avec tous vos syndicats professionnels dont je serai toujours prêt à recevoir les directives.

Je me garderai bien de donner aux planteurs des conseils pour la culture* mais je veux leur rappeler que j’ai étudié à fond les délicates questions administratives et financières intéressant îenr cause, que je suis l’un des hommes du déparlement qui connaissent le mieux leurs droits et leurs intérêts.

J'ai pris, vous le savez, une part très active aux congrès nationaux tenus aux cours des dernières années et je crois que je serai à la Chambre le bon interprète de vos revendications.

Commerçants et artisans,

Je sais que vous êtes les collaborateurs précieux et indispensables de la production agricole ; je sais qu’il importe expressément d’alléger les charges fiscales, inutilement tracassières, qui pèsent sur vous ; de desserrer les liens d’une réglementation inquisitoriale

qui vous oppresse ; je suis, en particulier, partisan du remplacement par une taxe unique k la production de l’impôt sur le chiffre d'affaires.

Mutilés, victimes de la guerre, anciens combattants,

Amputé du bras droit, j’appartiens à ïa grande famille des vicLimes de la guerre^ dans laquelle je classe, bien entendu, les anciens combattants qui, revenus sans pension de Penfer du front, ont laissé dans les tranchées leur santé.

J’approuve entièrement les revendications de vos associations et fédérations.

Je veux en particulier :

n 1° Que l'allocation sacrée du combattant devienne véritablement, et autrement que par un changement de mot, une retraite avec tous les avantages que comporte ce terme (inscription au grand livre et re version)*

2° Que pouvoirs soient donnés au Ministre des pensions pour que soient revisées et supprimées celles des pensions qui apparaissent comme abusives pour avoir été concédées contrairement à l'esprit de la loi de 1919.

Mes chers Concitoyens,

Je vous a dit toute ma pensée; j’ai parlé en toute loyauté et sincérité.

Je revendique une qualité, celle de l'indépendance. Personne n'aura le droit de me donner des directives en politique ; personne n’aura le droit à la Chambre de me dicter mon attitude et mes votes ; c’est le corps électoral — et lui seul — que je consulterai chaque fois qu’il en sera besoin, librement et au grand jour.

Démocrate sincère et fervent, je veux être le défenseur de ceux qui ont besoin qu’on les défende ; je veux être le dé uté des oayssns et travailleurs républicains et partisans de la paix.

Fort de mon passé entièrement dévoué à votre cause, j’attends avec une absolue confiance le résultat de votre verdict.

Vive l’arrondissement de Cahors î

Vive la République !

Vive la France !

Rene BESSE

Avocat.

Maire de Cabrerets.

Officier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre.

Mutilé de guerre.

Hépublîcain de gauche.

Circonscription de Fl GE AG.

M* dk MÛNZAE, Républicain socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 8.070 voix.

Citoyen j

Vous m’avez fait, le 20 octobre 1929 , une confiance que je vous demande de me renouveler le 1er mai prochain. Quand vous m’avez choisi pour représenter, vous avez en même temps opté en faveur des idées que je représentais et auxquelles je suis resté fidèle dans l’exercice de mon nouveau mandat législatif.

Depuis tantôt quatorze ans — c’est-à-dire depuis farmistice — j’ai consacré le meilleur de ma pensée et de mes travaux au service de la paix. Si parfois dans mon empressement à rétablir des relations|normales entre la France et tous autres Etats souverains, j'ai heurté de respectables opinions et suscité de longues controverses, c’est que je jugeais dommageable à notre pays comme au monde tout entier la prolongation du conflit issu des règlements de la guerre. Plus que jamais, je demeure convaincu qu'il faut en finir avec un système où î excès de droit détermine l’excès du trouble. Sous la pression d'un nationalisme négatif, dont M. André Tardieu lui-même avoue la malfaisance, nous avons hésité et atermoyé, prêtant h nos débiteurs, prêtant à nos anciens amis, prêtant à nos anciens alliés, pour diilérer l’heure de la liquidation définitive : l’Europe a été conduite ainsi au maximum de désordre et la France au maximum d’isolement. La défiance a paralysé les échanges. En place de cette union européenne que Briand souhaitait et annonçait, chacun s'est barricadé chez soi, s'est entouré de hauts tarifa douaniers et organisé contre V envahissement des produits à meilleur marché. Les budgets militaire et civil se sont accrus sans mesere : le nôtre s'élève à plus de 55 milliards, en augmentation de 17 milliards sur celni de 1926, cependant que le montant des billets en circulation s'est élevé à 84 milliards. Une telle politique financière, dont la caractéristique est le défie il, procède obligatoirement d’une politique générale, qui, à son tour subit l’empire des influences nationalistes auxquelles, depuis la retraite de M. Poincaré, les Ministères successifs n'ont pas su se dérober.

Demain — en juin prochain — il y aura trois échéances solennelles : il faudra régler lé problème des réparations et des dettes, il faudra se prononcer sur la question du désarmement, tenue en suspens pour cause d’élections en France et en Allemagne, il faudra dire si oui ou non leur faculté contributive permet aux Français de payer non seulement 53 milliards de dépenses, mais encore 7 ou 8 milliards supplémentaires que tous les hommes compétents déclarent indispensables à l’équilibre du prochain budget.

« Inflation monétaire on déflation budgétaire ! » dit Herriot en posant un redoutable dilemme* « Déficit ou désarmement ! » répond Jouvenel, qui pousse plus avant l'interrogation nationale. Mais quel désarmement ? Celui que Boncour mit en projet et Tardieu en programme ? Non, car il ne pare pas au déficit et donne simplement à la Société des Nations des gendarmes pour exécuter des sentences qu elle ne rend plus. Non, car cette méthode aggraverait plutôt le déficit qu’elle ne le supprimerait puisqu'elle prévoit une surarmée aux ordres d'un superétat. Il n'y aurait de désarmement que par voie de réduction des dépenses militaires, par limitation des effectifs et du contrôle des fabrications de guerre. Tout le reste ne serai! qu'adresse de procédure et subtilité de diplomatie. Or, nous n'avons plus loisir de

nous attarder à la procédure ni à la diplomatie* Je réclame donc un plan de désarmement en. accord avec l'Angleterre avec laquelle il convient de renouer l’intimité cordiale de l'époque héroïque.

Le désarmement d abord, sans lequel aucune compression sur les frais de noire gestion administrative ne serait acceptable et efficace* Qu’il soit nécessaire de procéder à cette compression des budgets civils, pas de doute, et je n’ai pas besoin de rappeler ce que j'ai fait ou tenté en ce sans* tandis que la quatorzième législai/ure abolissait avec enthousiasme le maigre profit des réformes opérées en 1926 par M * Poincaré*

« La France, a déclaré M. Flétri, est de beaucoup la nation où la charge des impôts est, au total, la plus lourde e* A cause de quoi elle devient la nation où le pris de la vie est le plus élevé* Notre production agricole et industrielle est accablée par ce fardeau ; nos commerçants se débattent sous l'étreinte du fisc, dont les inquisitions aggravent les exigences*

J'ai essayé de desserer cetLe étreinte mortelle :

P En faisant voter dans la dernière loi de finances la réduction des délais pendant lesquels le fisc peut réviser la déclaration des assujettis (amendement Taurines-Momie).

2° En proposant la substitution à date: fixe de la taxe unique au chiffre d'affaires (propos si t ion Monzie-Paui Bastid).

3* En obtenant l'exonération des droits de succession pour les héritages ruraux (terres cultivées ou ateliers d'artisans ruraux), crime, valeur de: 10*000 francs, que le père aurait exploités et que le fils, ou Ton des fils,, s'engage à exploiter pendant cinq ans (art IS deda loi de finances du I e1' janvier 1931) ,

Ces initiatives, prises en liaison avec les syndicats intéressés et les organisations paysannes, mes interventions suivies de succès. en vue de maintenir et de relever le prix de vante du tabac indigène, la réduction du nombre de nos centimes départementaux obtenue grâce au; concours de la loi (voir mes amendements à la loi de finances), ne sont que peu.de chose, je le sais v au. regard d’une crise économique sans précédent, qui, ayant son origine dans les incertitudes de la paix, doit trouver ses remèdes dans une meilleure paix*.

Les anciens combattants l'exigent, cette meilleure paix. ! Ils l'ont manifesté parleur présence, Tant. passé', à Gourd oel*. Ils le manifesteront Le 1er mai à travers la France par leurs suffrages. Mais j’ai contracté envers eux des. engagements que j’entends tenir jusqu à complète réalisation. J’en ai contracté de très précis envers les anciens combattants non pensionnés qui réclament, et au nom desquels j'ai réclamé la rectification de certains abus commis dans l’application de la loi du 3! mars 1919. J’en ai contracté avec ceux qui, n'appartenant pas aux unités combattantes visées par les décrets, n en ont pas moins. participé aux mouvements et aux risques du front. Je redis ici ce q(ue j’ai inscrit dans mes votes et dans une proposition, que le Groupe, parlementaire des anciens! combattants non pensionnés a faite sienne*

G est toujours la recherche d'une plus exacte justice qui animera mes démarches et. mes efforts législatifs* Les paysans demandent la pire quation (des indemnités pour charges àc famille : je travaillerai en ce sens sans participer à cette démagogie impmd. nie, que plusieurs propagent h F en contre des bons serviteurs de l’Etat, dont le sort cou lin u/e. d exiger la sollicitude républicaine*

Député de Figeac depuis deux, ans et demi*. Elu du Lot aux Assemblées législatives depuis; vingt-deux ans, conseiller général depuis vingL-lmil ans et président de l’Assemblée départementale depuis treize ans, j'ai la fierté d'offrir au délibéré du peuple les résultats. de mon effort incessant dans tous les domaines de l'activité départementale : l'outillage que mes amis et moi avons constitué pour électrifier nos campagnes, pour les doter d'autobus, d.’ omnibus postaux et de relations téléphoniques, plus et mieux qu'un programme atteste devant tons le dévouement que j'ai mis et puis mcLLre encore à. la défense des intérêts dont vous m'avez confié la garde*

SanH sectarisme et sans défaillance* ici comme au Palais-Bourbon, jai traduit en œuvre l'idéal de démocratie, de progrès et de paix que- je vous sollicite d^e consacrer par une loyale démonstration ce 1er ruai 1932,

Vive ^arrondissement de Figeac 1

A, de M0NZTE

Ancien ministre.

Maire de Cfthore. Conseiller général dé Saial-Gêré. Président du Conseil général du Loi.

Député sortant

Candidat républicain socialiste.

Circonscription de GOURDON.

M, MALVY, radical-socialiste.

Élu au premier tour de scrutin. — 9.708 voix.

Mes chers Concitoyens,

Il y a vingt-six ans, les Républicains dé l'arrondissement de Gourdon me confiaient rhonneur de les représenter à la Chambre des Députés. Réélu, depuis lors, a chaque consultation électorale, par des majorités imposantes — sauf pendant cette période où, pour avoir voulu assurer la sauvegarde de la République* des droits et des libertés du peuple, je connus f injustice et. la tristesse de l ex.il — * je viens de nofiaveau solliciter votre confiance et la mission. d'être votre porte-parole au Parlement.

Je vous ai déjà fait connaître, dans les réunions publiques et par la voix de la presse, comment. j'ai rempli le mandat que vous m'aviez confié. Je vous ai exposé ce que fut, dans ses grandes lignes, mon action politique au cours de la précédente législau rte, J ai marqué mes principales interventions et indiqué les résultats obtenus. J'ai mentionné certaines des améliorations et réformes que j7ai pu réaliser pour le plus grand bien de nos populations rurales.

C'est pour continuer mon œuvre, une œuvre qui est à la fois de défense de vos intérêts, de vos aspirations légitimes et de réalisation de notre idéal commun de justice, de démocratie et de paix, que je sollicite, une fois de plus, vos suffrages,

La tâche est lourde. Les problèmes les plus graves et les plus importants appellent notre attention. Il faut les résoudre en favorisant la production nationale, en réalisant une couvre nécessaire de redressement économique et financier et en poursuivant une ardente et vigoureuse politique de paix,

U Sùÿri&uliure .

J’entends, dans T avenir, comme je lai fait dans le passé-, consacrer mes efforts à la défense des populations rurales et de leurs intérêts.

Nous avons déjà obtenu, en faveur de nos agriculteurs, des améliorations importantes. Je persisterai dans cette voie en réclamant pour eux :

lü Des crédits toujours plus élevés pour les chemins vicinaux et ruraux ;

21 La diffusion et l’intensification de l'électricité, force et lumière ; dés subventions plus importantes pour réalise^ clans le moindre temps, 1 électrification des écarts ♦

3° Les mesures rapideset efficaces formulées dans le programme agricole de notre parti soit pour enrayer la baisse des produits du sol et de l'élevage, soit pour mettre k la disposition du paysan les engrais nitriques à plus bas prix ;

4* Le développement du crédit et de renseignement agricoles;

5° Le vote rapide de la réforme des impositions départementales et communales, en vue d'une répartition plus équitable des charges et pour donner plus de ressources aux budgets locaux ;

6° Je demanderai que : dans le plan d'outillage national, soit compris un plan de travaux de génie rural ;

7a Que la Caisse de solidarité et de protection contre les calamités agricoles, instituée par la loi du 31 mars 1932, soit pourvue de crédits suffisants pour indemniser, dans la plus large mesure, les cultivateurs victimes d* intempéries.

Pour les planteurs de tabacs.

Je continuerai k défendre avec vigueur les légitimes et justes revendications des planteurs en réclamant de LAdministration :

1° La fixation du prix des tabacs basée sur la détermination du prix de revient;

2° La restriction des achats de tabacs à l'étranger, en vue d'augmenter et de favoriser la culture française.

J'ai présenté les doléances des planteurs concernant la maladie du « feu rouge ». Jo veillerai à cc qu ils reçoivent une juste indemnité pour les dommages subis.

Pour les commerçants et les artisans.

Je poursuivrai mon oeuvre d'allégement des charges fiscales par rétablissement d’une plus large exonération à la base et la substitution de la taxe unique à la taxe sur le chiffre d'affaires.

Je ne négligerai rien pour faire respecter Inapplication des lois fiscales dans leur esprit, libéral et sans procédés abusifs ou vexations inutiles.

Pour les ouvriers.

J ai, depuis longtemps, donné mon adhésion au programme établi par la Confédération générale du travail pour la protection du travail de l’ouvrier.

Pour les anciens combattants.

Là encore, ce que j ai fait dans le passé est le plus sûr garant de ce que je suis disposé à faire dans l'avenir.

Bien des injustices ont été commises. Nous nous efïorcerons de les réparer, animés par le souci du devoir que nous avons de soutenir les justes revendications de ceux qui ont défendu, aux heures tragiques, l'indépendance et l'intégrité de la Nation.

Ecole unique

Nous n entendons pas seulement défendre l'école laïque et les conquêtes scolaires de la République. Nous estimons qu'il n'y aura pas de démocratie véritable tant que l'instruction

ne sera pas répartie, non en fonction de la richesse, mais en fonction du savoir, de l’intelligence et du mérite.

Nous poursuivrons donc, dans l’intérêt de la jeunesse studieuse, la modernisation des méthodes pédagogiques : fréquentation scolaire, prolongation de la scolarité, inspection médicale, hygiène, œuvres post-scolaires, matériel scolaire.

Notre initiative s est manifestée et continuera de se manifester sur tous ces problèmes d’une importance vitale pour l'avenir de notre démocratie,

La situation financière *

La situation financière du pays appelle toute noire attention et réclame toute notre vigilance.

Nous avons déjà signalé la gravité d'une situation qui tient non seulement à la crise économique, mais encore à certains dégrèvements fiscaux inconsidérés et inopportuns, ainsi qu'à des crédits mal engagés, toutes opérations qui ont déterminé et étendu Je déficit actuel. Nous avons dénoncé aussi les avances de trésorerie consenties en dehors du Parlement à son insu et contrairement à la loi.

Nous réclamerons un inventaire exact et fidèle de la situation financière de la France à l'heure où les Républicains auront la charge difficile de la redresser et de P assainir.

Au moment où le budget voit son déficit s'accroître, notamment par la répercussion du déficit des réseaux de chemins de fer et la carence de P Allemagne, nous pensons que son équilibre doit cire rétabli, non par des créations ou des aggravations d’impôts, mais par une politique d’exhaussement de l’économie nationale susceptible de plus-values et par la compi ession des crédits Correspondant à des dépenses non productives, des dépenses militaires, par exemple,

La paix des peuples.

Mais, pour aboutir à une compression sérieuse de ces dépenses, tout en veillant à la sécurité du pays, nous devons poursuivre sans faiblesse la noble politique de paix à laquelle notre grand Aristide Briand consacra ses forces et sa vie. Passionnément aLtachés à cette paix, que nous considérons comme le bien suprême de l'humanité, cL convaincus que le malaise économique et financier qui atteint toutes les branches de la production, ainsi que tous les pays, montre la nécessité d’une solidarité universelle des intérêts, nous mettons notre foi dans 1 idée de coopération européenne et mondiale.

Fidèle à notre formule : «Arbitrage, Sécurité, Désarmement,», nous avons toujours réclamé et défendu les grands pactes internationaux tels que les accords de Locarno et le pacte Briand-Keïlogg,

Convaincus que l'œuvre de coopération internationale et de relèvement économique des Nations serait gravementcompromise si la Conférence du désarmement n aboutissait pas, nous estimons que la politique extérieure de la France doit s'inspirer des principes suivants : *

1 Réduction simultanée et limitation contrôlée des armements.

Extension des pouvoirs de la Société des Nations et organisation de la sécurité internationale,

d Organisation par ententes internationales de la production, de l’échange et de la circulation des biens.

A cette œuvre de paix, que je place au premier plan de mon programme parce qu’elle est au premier plan de nos préoccupations, et parce que la paix commande tous les autres problèmes, je consacrerai toute ma volonté, tous mes efforts, toute ma foi.

Nous défendrons il’ œuvre de Briand, nous la continuerons, nous la réaliserons, assures que nous répondrons ainsi au vœu 3e plus cher du pays ,3

Et, dans la poursuite de mon idéal vers unie République toujours plus généreuse, plus imprégnée de progrès social, de justice et d’humanité, je crie avec vous ;

Vive la République !

Vive la paix des peuples F

Louis-Jean MàLVY

Conseil général du canton de Martel.

Maire de Sonillac.

Ancien Ministre et Prèsidentde ïa Commission des finance?* Député sortant.

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