MAINE-ET-LOIRE
1'* circonscription d’ANGERS.
M. PERREIN, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.843 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Désigné comme candidat aux élections législatives de 1932 par le Comité républicain radical et radical-socialiste de la première circonscription d’Angers, j'ai l’honneur de soüiciter vos suffrages.
N e a Saumur le u février 1892, parti au front dès les premiers jours de la mobilisation, i ^é atteint en 1917 au Chemin des Dames par les gaz. Décoré de la Croix de guerre, démobilisé en 1919 Je suis titulaire de la carte de combattant n° 42.212.
Notre parti est Je plus ancien de tous les partis français ; fondé en 1848 par Ledru- Rolhn, avec/appui de notre illustre compatriote le sculpteur David dangers, ü demeure 1 axe même de la démocratie française, il est l’adversaire de toutes les dictatures sous quelques formes que ce soit* qu’il s’agisse d'un homme ou le puissances économiques. Il défendra le régime démocratique qu il a contribué à établir dans notre pays et le programme qu il propose est, sans équivoque, décidé à défendre, à l’intérieur, toutes les institutions républicaines et, à 1 extérieur, les intérêts de la France et de la paix.
Politique sociale .
Nous voulons maintenir les monopoles d’Etat qui sont le bien de tous en les adaptant aux conditions de la vie moderne. Il est nécessaire d'exercer sur les monopoles de fait qui restent la propriété des grands trusts, souvent internationaux, une surveillance, dans l’intérêt de tous les consommateurs.
La propriété individuelle, prolongement de la personne humaine, est intangible et doit être défendue — c’est le texte même de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et il est nécessaiie, pour protéger le patrimoine des familles, de diminuer la taxe successorale, trop lourde, qui place souvent les héritiers dans de cruels embarras financiers. La oi sur les assurances sociales doit être maintenue dans ses principes essentiels — des réformes d’ordre pratique peuvent être envisagées car toute loi est perfectible — et la mutualité, reconnue et subventionnée par l’Etat, permettra, dans le cadre de la loi, de faciliter l application aux mutualistes de cette œuvre de justice sociale.
Permettre aux classes de collaborer entre elles, assurer à l’ouvrier des villes et des campagnes le bien-être et la sécurité des vieux jours, réaliser en un mot, dans un but de
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paix intérieure, cette belle parole de Waldeck-Rousseau : « Il faut que le capital travaille il faut que le travail possède* n
Développement du crédit public, réalisation des grands travaux européens, étudiés déjà depuis 1922, mise en œuvre d’un plan d’outillage national plus vaste, protection de l’épargne contre les financiers sans scrupule pour conserver au pays son pouvoir d’achat : tels sont
les moyens les plus favorables pour atténuer la crise économique actuelle et assurer la reprise des affaires*
H est urgent de réformer et de compléter la loi sur les accidents du travail de défendre jes revendications de l’artisanat français, et je m’engage à m’inscrire au groupé de défense des artisans {à la Chambre),
Nous vouions pratiquer une large politique du logement en développant les constructions à loyer moyen et, dans un but de paix sociale, à l’heure d’une crise économique sans precedent dans 1 histoire, il nous apparaît nécessaire de maintenir encore 'les lois sur les loyers et de compléter, dans un sens équitable, la loi sur la propriété commerciale
Il est urgent de réformer l'impôt -sur le chiffre dWaires, qui pèse si lourdement sur le commerce, par une taxe unique à la production (projet .Vmanieux) et de donner
au système fiscal plus de souplesse afin d’éviter les tracasseries du fisc sur les affaires privées.
Enfin, au point de vue agricole, je -dis que nos agriculteurs, qui constituent l’une des forces essentielles de notre pays, front pas été suffisamment défendus contre l’invasion des produits étrangers, concurrence provoquant une baisse importante et causant des pertes semeuses, sans que l’Ion puisse constater un profit tangible pour les consommateur*.
Politiq u e fîna n c ière *
Le budget est en déficit. — la politique financière devra s’inspirer de ces deux principes :
1 Pas d inflation, mais économies sur l’ensemble du budget (en suivant d’ailleurs les avis des amicales de fonctionnaires) par un contrôle sévère des dépenses et la suppression de certaines fonctions, honorifiques sans doute, mais aujourd’hui inutiles ;
2° Libération de l'Etat des puissances occultes et internationales.
Politique intérieure*
La liberté de conscience et l’idée de laïcité sont les éléments essentiels du régime républicain et de la conception moderne de TEtat*
Partisan et défenseur de l’école laïque, j’entends consolider l’œuvre de Jules Ferry el eut en développant 1 enseignement port-scolaire et l’éducation sportive de la jeunesse' ouvrir a tous ceux qui le méritent, l’accès de l’enseignement secondaire et supérieur, en un mot réaliser J école unique. Ce terme ne veut pas dire monopole, mais c’est une formule qui remise la démocratie en matière d'enseignement.
Dans un Etat démocratique, il ne peut y avoir deux classes d’enfants, les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit; le système des bourses, fondé sur un examen préalable, toujours aléatoire, ne nous paraît pas équitable et je déclare que l’égalité
, un vain mot si les enfants n’étaient pas libres de recevoir l’instruction à laquelle ils sont aptes, 1
Dans le domaine administratif, je suis favorable à la réduction du nombre de députés, en prenant pour principe qu’un député doit représenter un nombre d’électeurs important, aWsque certains sont élus avec 2.000 suffrages, et, d’autre part, j’estime nécessaire, pour 3 dl»mte meme du mandat, de fixer les incompatibilités parlementaires
Politique extérieure*
La politique de collaboration sous l’égide de la Société des Nations doit être suivie de préférence à la politique des alliances- L’origine de tous les conflits internationaux réside dans des causes économiques et il est de toute nécessité de confier à la Société des Nations les plus larges pouvoirs afin de remédier par des ententes internationales h des conflits d'ordre économique. (Conférence du blé à Rome, projet d'entente danubienne.)
Je pense aussi que, dans cette ordre d’idées, les grandes associations professionnelles les syndicats, devraient avoir par leur représentant une influence prépondérante au sein des commissions de la Société des Nations.
Le désarmement qui allégerait les charges écrasantes du budget (plus de 14 milliards) ne peut être que progressif et fonction de notre sécurité, suivant d’ailleurs la formule magiatraie de sécurité, d’arbitrage et désarmement si chère à M. Herriot, continuateur de la politique de M, Briand, si calomnié par les droites.
Je tenais, Citoyens, à vous préciser les directives de mon action politique — sans vouloir rentrer dans des détails, — le programme que je propose à vos sulTrages, je le défendrai avec volonté, continuité et persévérance. Je prends rengagement de vous rendre compte périodiquement de mon mandat afin de conserver avec les électeurs des rapports constants.
Je fais appel h tous les républicains sincères, épris de paix intérieure, soucieux de la justice fiscale, de solidarité et de progrès, enfin, à l'heure où le monde entier attend les résultats des élections françaises, je vous demanderais, Citoyens, d'assurer dans notre première circonscription d'Angers, non pas tant la victoire personnelle d’un candidat, mais celle de la République juste et fraternelle, la République de la paix.
Vive 1T Anjou républicain !
Vive la République !
Emile PERREIN
Avocat a la Pour*
Croix de guerre.
2e circonscription d1 ANGERS.
M* COINTREaLT, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 11*014 voix*
Mes chers Concitoyens,
Répondant aux multiples et affectueux témoignages de sympathie que, depuis l’époque où je me suis, pour la première fois, présenté devant vous, vous n’avez cessé de me prodb guer et dont je suis infiniment touché, je viens solliciter vos suffrages pour l'élection législative du Vr mai dans la 2e circonscription d’Angers.
Vous me connaissez tous.
Profondément attaché à notre Anjou où je suis né et où ma famille a toujours vécu, républicain convaincu et sincère, fier de mon indépendance, je suis de ceux qui, méprisant
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les luttes fratricides d'une politique stérile, n'aspirent qu’à la grandeur et à la prospérité de ja patrie, et qui pensent que, plus que jamais, il n'est qu'un horizon pourles bons ciLoycns : ia vie du pays, dans le travail et F union, par la réalisation d'un programme sérieux de réformes indispensables,
La France mal remise encore de la terrible tourmente de la guerre qui a laisse dans le monde entier des traces si profondes et si douloureuses, a besoin, avant tout, dans la paix intérieure et extérieure, d'ordre, de méthode, dans l'équilibre harmonieux des forces nationales, par le développement du commerce, de l'industrie et de l'agriculture. q
L'agriculteur doit marcher la main dans la main avec l'industriel qui manufacture ses produits et le commerçant qui en facilite les échanges.
Fort de mon indépendance absolue, instruit par l’expérience de ma vie professionnelle des nécessités du moment, ne recherchant dans l'accomplissement de mon mandat aucun avantage personnel, ma seule ambition est de travailler de toutes mes forces à la défense de vos intérêts qui sont ceux du pays.
Comme je vous le disais, il y a quaLre ans, mon programme tient en ces mots :
/I pa is ementf éco n o m ie , trava i L
Apaisement :
J’entends barrer la route aux semeurs de haine, aux démolisseurs, aux défaitistes, aux idéologues, d'où qu'ils viennent, aussi bien qu’à ceux qui, consciemment ou non, sont leurs alliés ou leurs complices.
Je veux pour tous, dans [le cadre de nos institutions républicaines, toutes les libertés compatibles avec l’intérêt supérieur de l'Etat dont la laïcité est un fait qui doit se concilier avec le respect absolu de toutes les religions et de toutes les convictions sincères : liberté dépensée, liberté d'opinion, liberté de travail, liberté d’enseignement sous la surveillance indispensable de l’Etat, liberté d'association, liberté de production ; respect du droit de propriété, collaboration des classes. Droit de vote pour les femmes.
Economie et réformes financières l
Les questions financières sont, à l'heure présente particulièrement graves. Le pays ne doit pas succomber sous le poids des charges fiscales. Je veux des compressions dans les dépenses, une politique de sévères économies dans tous les domaines, exempte de toute dangereuse démagogie . Pas de dépenses nouvelles que ne justifie l'intérêt national, suppression des charges inutiles.
Révision et simplification du système fiscal ; réforme de la patente ; réduction des taxes successorales-
Statut des anciens combattants et prisonniers de guerre par l'élargissement des droits incontestables.
Réduction du nombre et vote personnel des parlementaires, indemnité par jeton de présence.
Suppression des monopoles improductifs. Protection de l’épargne.
Subordination des dettes intergouvemementales au payement des réparations*
Travail et programme social :
Développement de l’agriculture.
Encouragements aux organisations agricoles, élargissement du crédit agricole.
Amélioration de la production, organisation de l'artisanat rural, électrification des campagnes.
Liberté des bouilleurs de crus qui ont le droit de disposer de leurs récoltes (leurs produits ne sont-ils pas une des matières premières essentielles k ma maison de commerce?).
J’affirme, en toute loyauté et de la manière la plus formelle, que je m'opposerai tou^
jours nettement et avec fermeté à tonte disposition qui viserait à restreindre les droits intangibles des vaillantes populations des régions vinicoles de l'Anjou.
Défense de la viticulture, cette source de richesses et de renommée de notre province (vous savez les sacrifices que ma maison s'impose pour faire connaître davantage, chaque jour, les produits de l'Anjou k P étranger et pour leur trouver de nouveaux débouchés, en luttant contre les menées hypocrites des partisans du régime sec). Maintien du sucrage des vins.
Politique du bfi, politique du chanvre, protection de l'élevage national par le maintien, d'un prix de vente capable de donner au producteur la juste rémunération de son travail et de ses risques et par l'application de dispositions douanières rationnelles.
Défense du petit commerce et de la petite industrie. Protection du travail national.
Amélioration des voies de communication terrestres, fluviales, maritimes ou aériennes.
Amélioration du sort des travailleurs et des conditions d’existence et d'hygiène opuiaircs*
Protection de Penfance, assistance aux familles nombreuses.
Encouragement et développement de la prévoyance et de la mutualité à qui doit être confiée la gestion des assurances sociales.
En ce qui concerne ces dernières, j’entends que les conditions d'application en soient rapidement et profondément modifiées, ^expérience ayant largement prouvé combien le système actuel entraîne de complications, de paperasses inutiles et de personnel nombreux, toutes choses qui faussent les résultats entrevus*
Au surplus, j'estime que, clans le domaine de Fa gri culture principalement, les assurances sociales ne peuvent qu’être facultatives.
Mise en valeur de notre domaine colonial [et développement de notre marine marchande.
Encouragement et développement des sports et de l’éducation physique.
J'entends aider et favoriser, comme je l’ai toujours fait, les groupements de tous genres : sociétés boulistes, sociétés musicales ou artistiques, comités de fêtes, œuvres de la jeunesse, réunions de secours mutuels ePde détenLe professionnelle, etc., parce que j'estime qu’ils constituent un élément nécessaire à la vie et à l'activité locales et une organisation indispensable des loisirs.
Tel est, dans ses grandes lignes, mon programme général.
Je n'ai jamais varié dans mon attachement aux principes de Gouvernement qui furent ceux du grand Français le Président Poincaré, et qu'a récemment exprimés, avec sa lumi* ncuse intelligence et son merveilleux talent, l'actuel Président du Conseil, André Tardieu, que la France salue comme un de ses plus éminents hommes d’Etat.
Mais ce programme ne saurait se concevoir ni se réaliser sans le maintien de la paix à laquelle aspirent tous les hommes sensés et plus particulièrement mes camarades anciens combattants.
J'appuierai toutes les dispositions qui tendront à réaliser cette paix, dans le cadre de la Société des Nations, par Ja collaboration des peuples, les ententes internationales, le désarmement, étant entendu que la sécurité du pays doit, avant tout, être sauvegardée, ainsi que l'affirme la thèse française présentée à Genève, à la Conférence internationale.
Je n'ai garde d’oublier vos préoccupations locales que je connnais si bien, par l'amical contact que, depuis cinq ans, je n'ai cessé d'avoir avec vous et qui ont toujours retenu mon. attention.
Destruction [des ouvrages de la Loire dite « navigable » et retour au plan d'eau normal.*
Assèchement de la vallée de î'Àuthion,
Prise en charge par les services publics de l'entretien des levées qui sont bien du domaine national.
Appui donné aux cultures maraîchères et aux productions de graines qui sont un des titres de gloire de noire région 3
Mes chers Concitoyens,
Si je sollicite vos suffrages, ce n'est pas pour favoriser les mesquines intrigues ou les coteries. J'entends mériter votre confiance et je suis sûr de répondre k vos désirs en m'élevant au-dessus des lottes de partis, pour travailler à la réalisation de vos espérances et de vos besoins.
Nombre d'entre vous savent déjà que ma porte est largement ouverte k tons. Si vous me faites l’honneur de m'envoyer au Parlement, non seulement je me ferai un devoir de maintenir avec vous un contact complet par la création de permanences régulières, chaque mois, dans chaque chef-lieu de canton et dans les grands centres de foires, mais encore je vous donne l'assurance que, comme par le passé, j'aurai chez moi, à Angers, une organisation complète où vous trouverez toujours, lorsque je serai retenu à la Chambre, des collaborateurs qualifiés et dévoués, que vous connaissez déjà, dont je m’honore de dire qu'ils sont, en même temps, mes amis et qui seront heureux de vous apporter leur concours et leurs conseils pour l’aboutissement de vos justes demandes.
Mes chers Concitoyens,
J'attends avec confiance votre verdict et je vous en remercie.
Grâce à vous, avec vous, je travaillerai de toutes mes forces et de toute mon énergie à la grandeur de notre France qui, demain, doit rayonner plus que jamais parmi les nations, par son amour de la liberté, son besoin de justice et de tolérance, sa volonté de progrès économique et social*
Vive l'Anjou î Vive la France ]
Vive la République !
Àxrarô COINTREAU
Industriel et propriétaire agricole.
Chevalier de la Légion d’honneur*
Décoré de la croix de guerre.
Conseiller général de Maine-et-Loire.
Membre de l*Office départemental agricole* Candidat républicain indépendant.
Circonscription de B AUGÉ,
M* HÉRARD, radical-sociaIi|te.
Désigné, le 13 décembre 1931, à Punanimité des 427 votants, par les délégués des comités républicains radicaux dos sept cantons de îa circonscription de Baugé pour porter à nouveau le drapeau républicain à l’élection prochaine, je [me présente à vos libres suffrages.
Je pense qu'il n'est pas besoin d'une très longue profession de foi ; depuis quatre ans, tous mes concitoyens ont été à même de me connaître et, je l'espère, de m’estimer. Je pense aussi que dans les temps très difficiles que nous allons être appelés à vivre, par la faute unique de la majorité de droite qui a, sans interruption, détenu le pouvoir depuis 1928, bien audacieux et bien peu courageux seraient les candidats qui couvriraient le corps électoral de promesses, dont ils savent parfaitement et d'avance qu’ils ne pourraient pas les réaliser.
Je vous dois une déclaration brève, précise et claire, la voici :
Au point de une de la politique générale ,
Je suppose qu’à cet égard, il n’y a d'équivoque dans l'esprit de personne. Elu en 1928 par les vrais républicains de cet arrondissement, non par ceux qui, sous le masque républicain, gardent leur figure de réactionnaires et s’appuient sur la droite, mais bien par ceuxlà qui ont le sens du progrès et un idéal démocratique, je me suis strictement conformé aux vœux des électeurs qui m'avaient fait confiance.
Ils m avaient élu pour faire, non une politique de confusion, mais une politique de clarté.
Comme tous les républicains sincères, je me suis séparé du Gouvernement au pouvoir le jour où il a proposé à nos votes, pour plaire à sa majorité de droite, ces fameux articles 70 et /I qui prévoyaient des subventions pour les congrégations, tentant ainsi d’ouvrir une brèche dans ces lois de laïcité communément appelées les lois intangibles de la République. J ai été élu pour les défendre. Je n’ai provoqué ni attaqué personne. Je les ai simplement défendues contre ceux qui voulaient y porter une inadmissible atteinte.
Avec mes amis, je me suis écarté d une majorité qui a d’ailleurs renié sans scrupules ses plus solennels engagements électoraux afin de conserver le pouvoir. Elle avait promis de ne pas stabiliser la monnaie : elle l'a stabilisée. Elle avait promis de faire payer E Allemagne . elle a remplacé le plan Dawes, œuvre du Gouvernement Herriot, qui a rapporté 25 milliards à la France, par le plan Voun g, qui n’a presque rien rapporté et est aujourd’hui mis en échec. Elle avait, promis de ne pas ratifier les dettes anglo-américaines : elle les a ratifiées, sans meme la protection de cetLe clause de sauvegarde que, mes amis et moi, nous avons réclamée avec insistance et faute do laquelle, demain peut-être, nous serions contraints de payer 1 Angleterre et 3 Amérique, alors que F Allemagne ne nous payerait plus. Elle avait, promis de ne pas évacuer la Rhénanie; elle l a évacuée, cinq ans avant la date prévue par les traites, sans obtenir en échange la moindre compensation*
Avec mes amis, oui, j'ai voté contre cette majorité, oublieuse de ses promesses; avec mes amis, oui, j’ai voté contre les Gouvernements Tardieu et Laval. Je ne regrette pas. Si c'était à refaii'e, je recommencerais : parce que, fidèle à ma parole, je ne pouvais suivre des Gouvernements constamment soutenus par les droites, par M. Louis Marin et l'U. R. IX, par les ducs et les marquis, des Gouvernements appuyés essentiellement dans le pays sur la haute finance, les grandes organisations industrielles et les puissances économiques qui ont, pendant quatre années, dominé et pressuré l’Etat.
Demain, si vous me faites l’honneur de me renouveler votre confiance, que personne n’attende un changement de ma doctrime politique. Telle elle était il y a vingt ans, telle elle demeure et demeurera. Je crois profondément que les républicains radicaux, respectueux de la légalité, de l'ordre, delà propriété et du travail, mais profondément soucieux aussi de progrès méthodique et constant, de paix entre les peuples, sont les véritables interprètes des besoins et des désirs de notre cher pays. C'est avec eux que j'étais hier. C’est parmi eux que je resterai demain.
Au point de vue des intérêts généraux du pays ,
Je vous l'ai déjà dit. Les temps ne sont pas aux promesses multiples et vaines qui. pour flatter les électeurs et « piper » leurs suffrages, ne sont que la preuve d'une véritable médiocrité intellectuelle et d'une absence totale de sérieux et de caractère.
Ce que je puis vous promettre, cela très sincèrement eï. de tout cœur, c’est de faire demain tout ce qui sera humainement possible pour aider mon pays à sortir de la situation difficile où vont le laisser ceux qui seuls ont conduit ses affaires depuis quatre années.
Les caisses de l’Etat, « la Trésorerie », étaient riches de 19 milliards en novembre 1929 ; elles sont à peu près vides aujourd’hui ; la droite au pouvoir a tout dissipé à l'intense satisfaction de ses amis qui en ont bénéficié.
Les budgets étaient en excédent, en 1928. Aujourd’hui, ils sont en déficit (3 milliards en 1932 ; 6 peut-être en 1933).
II faudra demain prendre de sévères mesures d'économies et de redressement. N 'oubliez pas, n oubliez jamais, mes chers Concitoyens, que les vrais responsables de ces mesures, ce ne seront pas ceux qui seront obligés de les prendre, mais bien ceux-là dont la mauvaise gestion aura contraint leurs successeurs à assumer la lourde charge de réparer les erreurs et les fautes par eux accumulées.
Comme tout bon citoyen, je suis, vous le savez, profondément attaché à la sécurité de mon pays.
J’ai voté, sans hésiter, au cours de la législature, tous les crédits qui ont été demandés pour la défense nationale. Mais je pense que dans la sécurité assurée, il faut inlassablement poursuivre cette œuvre de paix qu’Aristide Briand a eu la gloire d'inaugurer et dont l'achèvement nous incombe. Pour cette tâche, mon concours absolu vous est d'avance acquis. Mais il y a deux conceptions, contraires, de la paix.
Je suis, non pour la paix qu’on impose orgueilleusement par la force, et qui écarterait de nous tous les peuples du monde, celle à laquelle rêvent Louis Marin, Franklin-Bouillon et leurs amis, mais pour celle qui se négocie patiemment chaque jour, qui s'est inscrite dans les accords de^Locarnn, dans le pacte Briand-Kellogg, dans le traité général d'arbitrage et qui, seule, peut remettre notre France à sa vraie place, la première à la tête des nations.
Je sais, comme vous tous, la grave crise économique dont vous souffrez; cette crise que le 7 novembre 1929, à l'heure meme où elle commençait à sévir, M, André Tardieu prétendait nier, lorsque dans sa déclaration ministérielle, lue aux Chambres, affichée dans tout le pays, il proclamait sa certitude de la « prospérité a.
C'est par un effort, lui aussi patient et continu, que nous remonterons le courant qui nous a emportés. Il a fallu prendre, pour protéger la production nationale, de sévères mesures douanières : clics étaient indispensables. Pendant un temps encore, il nous faudra les maintenir. Mais avec ma franchise coutumière, je vous mets en garde, mes chers Concitoyens, contre les dangers d’étoufïement auxquels nous pourrions succomber si ces méthodes étaient trop longtemps appliquées. A l'élévation cle nos barrières douanières, les peuples étrangers répondent en élevant les leurs ; c'est normal. Or aucune nation ne peuL plus vivre aujourd’hui repliée sur elle-même. Le régime de « l'économie fermée », à la longue, désastreux, doit, dans un proche avenir, si nous voulons échapper à une catastrophe économique irréparable, céder ia place à un régime plus souple.
Par les accords entre les Etats, accords appuyés et soutenus par les accords politiques de Genève — car tout se tient aujourd'hui dans le monde}— pourra enfin seréaliser cette « Union économique européenne dont Aristide Briand a sagement jeté les premières bases et qui, en régularisant, en harmonisant, en coordonnant les échanges, rendra a notre pays une « prospérité j> cette fois véritable.
Bien que je ne me dise pas, comme certains — - pour les besoins de leur mauvaise cause — propriétaire-agriculteur, je crois bien connaître les besoins de mes électeurs ruraux. En contact permanent, par ma profession même, avec les petits cultivateurs, les artisans, les commerçants de nos campagnes, en rapports constants avec eux dans notre arrondissement, je sais leur labeur et leurs peines. Dans une assemblée dont Je rôle essentiel est de faire Ses lois, je pense, demain comme hier, pouvoir leur assurer une aide intelligente et efficace. Les coopératives, les oeuvres de mutualité diverses, le crédit sous toutes ses formes (agricole, commercial, artisanal) ont eu hier mon appui ; ils l'auront encore demain.
Membre, dans la dermière Chambre, du groupe de la défense paysanne et celui de la démocratie rurale, membre du groupe de l'entente paysanne de France, je poursuivrai, si je suis réélu, mon ^effort pour la protection de l'œuvre et des droits de nos populations rurales.
Je dis à toutes les victimes de la guerre, aux anciens combattants à qui je m’honore d avoir, depuis quatre ans, prêté, en toute circonstance, le concours dévoué qui leur est du, que j'aurai toujours le souci de soutenir leurs légitimes revendications. Je connais bien leurs doléances, dont j'ai souvent reçu la confidence ou l’écho. Mon action parlementaire passée leur garantit, mieux que des promesses, ma persévérante /volonté de les aider.
En ce qui concerne, enfin, la grave question des assurances sociales, ce n’est pas de la période électorale qui vient de s’ouvrir que date mon opinion à leur égard. Elle n'a jamais varié. Je fai exprimée pour la première fois, il y a trois ans déjà — et mes paroles ont été unanimement approuvées — Je 23 juin 1929, devant 25*000 agriculteurs de l’Anjou, réunis au stade du Crédit de l’ouest, à Angers. J’ai dit ce jour-là Q* Agriculteur de F Ouest du 28 juin 1929 a intégralement reproduit mon discours) oue les assurances sociales ne pou-
— 6a9 — No 9,,,
raient être appliquées à l’agriculture et qu’elles devaient *, r ,
au Conseil général, dans un vœu que j’ai fait voter , r facultatl'res. ,Ie l’ai répété
“fœé à vokr- Ma pensée csl toujours la même - i-T ^ ™“ le »™
assurances sociales facultatives pour tous qu’il ,era r seuIement e» rendant les
résistances. 4 possible cl apaiser vos trop légitimes
Au point de vue local.
«Ï3Ü doniTde grand fœur “’adres^a™ reproche.
* t»~ iqszïï “
J ai aidé de tout mon pouvoir effila :
de fAutliion. 1 ‘ Je Pense> a résoudre la difficile question
J’ai réuni régulièrement les maires, comme ie Pavai, „ ■ „
au» , a,, dan, „h,qne crimm™, „nd„ eon]ploJ. “ P™!‘ ^mme ja Pavai, promis J ai donné en toutes cirrrmQfaT^^ ♦ \ 1 mancta*,
toutes les revendications individuelles q^m’ont été ^TT, diStinCti°n’ ^ ^ à toutes du moins ont fait l’objet de mon^ effort perse vé fri S‘ °UteS nW Pas tri°mphé, fait mon devoir entier. ^ Perse™A. Là aussi, j’ai conscience d’avoir
Mes chers Concitoyens t
•£ cr™„d; “ ™ ?*? d» —
ensuite, une énumération interminable, une nom«lS T* ' . ' ’ P°Ur ™“ >™>Per
sont pas dupes eux-mêmes. Je ne venx pas suivant l’ev» 'ame’ ^ qui Jes font ne
plus de beurre que de pain. J’ai tenu Je nliZZj^r^ V°US P™»*™
action future. essentiellement a vous préciser les principes de mon
Vous me connaissez. Tel i étais hier fel , • ,
devoir pour ia défense des grand, inS.dl navTmd' à 1 ™ <™jo.» mon Je m honore, vous le savez tous d’aonart ” ■ ' °S mterets régionaux et locaux.
de lous J» Pa^S français, fondé en radi?a1’ Ie PJ“a ancien
compatriote, l’éminent sculpteur David d’Angers ° 1P’ aVCC aPPUI de notre illustre J appartiens à ce grand parti, que dirige avec h,-,/ t a homme d’Etat Edouard Herriot, à ce grand narti h," ° ^ maîtrise '’^^ent
le président Poincaré disait un jour • <r On ne M nall°na1’ dem°crate et social, dont
P^ti radical ». J ‘ * 0n “ ff°UVerne Pas «n France sans et contre ie
Je ne cherche à tromper personne
v^îxr 1932 - c,,ir° *- — ~ t— t
communiste. a°es les ffrouPenients socialiste S. F. I. 0. ou
ces opinions extrême! et opp'o^^^p^^“ «Mndidaturw qui se situe entre
rop audacieux et par les autres trop timide ce n - ^ U” pn>gramme ~ Juffé Par l’un plus conforme à vos vrais intérêts c’ “ à T “ permet de P™** qa'il est le
rallierez sans hésiter. ’ 1 4 dle ^ âvec et discipline, vous vous
" fa‘8 aPPe‘ * l0" réPU“C™ — ^ ** * r* et extérieure, de
justice fiscale* de solidarité et 'de procès, à ceux qui, depuis quatre ans, et je les remercie du fond du cœur, m’ont loyalement compris et constamment soutenu,
A eux tous, à ceux aussi dont les yeux se sont ouverts et qui, un instant abusés, comprennent aujourd'hui où est leur devoir, je demande d'assurer dans notre Baugeois bien pl ua que; la victoire personnelle de lf homme en qui ils mettent leur confiance, la victoire surtout de la République qu iis aiment et désirent, la République juste, équitable et fraternelle, la République de la paix.
Vive le Baugeois !
Vive la France redevenue républicaine î
Jeax HÉRÀRD.
Docteur en droit*
Avocat à lu Cour d’appel* Conseiller générai.
Secrétaire de la Chambre des Députés* Député sortant*
lïe circonscription de CHOLET.
M* de POL1GNAC, U* R* D*
Elu au premier tour de scrutin, — 11*299 voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Vous allez être appelés le Ier mai à élire votre représentant à la Chambre des Députés* Les nombreux suffrages que vous m’avez accordés en 1928, la sympathie que j’ai toujours rencontrée parmi vous au cours des visites que j’ai faites chaque aniïée dans les communes de la circonscription m'encouragent, conscient d’avoir tenu les engagements que j ai pris vis-à-vis de vous, à venir vous demander lé renouvellement de mon mandât.
Mes opinions sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a quatre ans*
Républicain d’Union Nationale, j Tai toujours soutenu de mes votes les Gouvernements Poincaré, Tardieu et Laval*
Aujourd’hui comme il y a quatre ans, je veux le respect des croyances de tous; — Inapplication effective et loyale de la! liberté d 'enseignement ; — le droit d’enseigner pour tout Français qui présente des garanties nécessaires de moralité et de compétence; — Légalité de toutes les familles devait les subsides de l’Etat, quelle que soit Técoie fréquentée par les enfants*
Les anciens combattants et victimes de la guerre savent que je suis acquis à toutes leurs justes revendications* Us peuvent compter sur moi. Mon passé est garant de l’avenir*
Je suis partisan de la paix intérieure et extérieure* La première ne peut être obtenue qu’avec un Gouvernement d;ordre, La deuxième ne peut exister que par un accord sincère entre les Nations et une organisation solide* Elle nFest possible que si notre sécurité est bien assurée*
Je suis partisan d'une politique d’encouragement aux familles nombreuses. Je voterai
toujours les mesures qui seront proposées en faveur de ces familles : Relèvement des allocations d encouragement national h la natalité' réduction des droits de succession en ligne directe*
L ouvrier doit voir son sort •amélioré*, Il faut qpour cela encourager les œuvres sociales qui, par la mutualité, peuvent atteindre ce but.
La loi sur les assurances sociales doit être remaniée et son application, pour le risque maladie, doit être confiée à 3a mutualité. Je la désire facultative.
L artisanat doit etre encouragé et développé. Notre industrie et notre commerce doivent être également protégés, J accueillerai avec empressement les revendications des commerçants et serai toujours 1 interprète de leurs désirs raisonnables»
La main-d œuvre française devra être utilisée par priorité, Les travailleurs étrangers ne devront être employés en France quTen cas d'urgente nécessité* Ceux qui ne sont pas indispensables devront être renvoyés dans leur pays.
Des économies doivent être faites dans les services de l'Etat, par des simplifications administratives, afin de réduire dans toute la mesure du possible les Impôts qui écrasent les contribuables.
Une partie des économies ainsi réalisées devrait être employée à réparer l'injustice dont ont été victimes les petits épargnants et les petits retraités, par suite de la dévalorisation du franc*
Dans la crise que nous traversons, TUnion doit régner dans toutes les forces productives du pays . 1 agriculture, le commerce et l'industrie,. La France retrouvera sa prospérité en- prenant des mesures pour protéger, notre agriculture, car l'agrieulture est à la base de la prospérité du pays*
Pas plus qu il y a quatre ans, je ne vous ferai de promesses que je ne pourrai tenir.
Mes votes et mes actes sont connus de vous.
Ceux cFliier vous garantissent ceux de demain.
Si j ai bien agi, vous me renouvellerez votre confiance*
Perçois de POLIGNÀC
Maire l de la Jumellièrev Cün.seil'er général.
Membre de 3a Chambre départementale d 'agriculture.
Membre de la ComEnisrion des douanes et des conventions conamerriUilea.
Membre du groupe de la défense paysanne et de l'artisanat français* Député sortant*
Candidat républicain d’Union Nationale,
2e circonscription de CHOLET.
M, ROLLAND, indépendant.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8.159 voix.
Messieurs et chers électeurs,
Au moment de solliciter le renouvellement du mandat que vous m’avez confié je tiens a affirmer ma persistance dans les idées que j'ai défendues devant vous, il y a quatre ans Républicain et démocrate, profondément» attaché à la défense de nos libertés relieuses je demeure partisan d’un régime d’ordre et de paix intérieure, respectueux du droit'de propriété, des libertés et des initiatives individuelles, assurant la sécurité du Pays, travaillant en même temps, à organiser et consolider la paix,
A ces idées, les Gouvernements présidés par M. Raymond Poincaré, par M Pierre
Lavai, par M. André Tardieu, ont donné leur adhésion. Je les ai constamment soutenus. Le bien du Pays exige que le Ministère actuellement présidé par M. André Tardieu continue sa tache.
Dans 1 ordre de la politique intérieure comme dans celui de la politique extérieure la majorité de la Chambre de 1928 a fait œuvre de bonne volonté et œuvre utile. Elle à su maintenir les droits de la France, veiller à sa sécurité, travailler, en même temps, pour la
Placée en face d’une crise agricole grave, elle y a remédié. Elle a voté la loi sur les habitations a bon marché, institué la retraite du combattant, amélioré la situation des victimes de la guerre, relevé les tarifs d’assistance. Elle a voté six milliards de dégrèvements d impôts. Elle a commencé de supprimer la taxe sur le chiffre d’affaires. Elle laisse une monnaie parfaitement saine, des finances en bon état.
comI!leCxcsh0mmeS ^ SCr°nt le l" mai se trouveront devant des problèmes
Dans î ordre de la politique intérieure ;
Le système du scrutin d’arrondissement est médiocre. La représentation proportionnelle doit etre introduite. 11 faut y joindre une représentation des intérêts des professions et
t es amilles. L agriculture, en particulier, aura ainsi la place qui lui revient dans la vie publique. 1
Dans l’ordre religieux ;
Je réclame toujours le droit commun pour les congrégations.
Les questions d enseignement sont au premier plan des préoccupations. Une réfom
de notre enseignement s’impose. 11 faut donner aux enfants le moyen d’accéder à l’ense gnement quelle que soit la fortune de leurs parents, mais les réformes doivent loujom s accompagner du mamtien de la liberté de l’enseignement. Rien de bon ne sera fait si lt
droits et la liberté de choix des pères et mères de famille ne sont pas respectés. Des subsides équitables doivent etre accordés à l’enseignement privé. Comme catholique et comme républicain, je ne veux a aucun prix d’un monopole avoué ou dissimulé de l’enseignement.
Dans Tordre agricole :
Les intérêts agricoles doivent être énergiquement défendus : droits de douane, mesures de contingentement sont toujours nécessaires. Le crédit agricole déjà développé doit être intensifié. La proposition allouant une indemnité de plus-value au fermier sortant celle relative à la révision des baux ruraux doivent enfin aboutir. L’équipement rural doit être perfectionne. Pour les adductions d’eau, l’électrification, l’amélioration des routes et chemins, des chemins ruraux en particulier, beaucoup reste à faire.
Dans l'ordre financier :
Nos impôts sont lourds et compliqués. Ils doivent être remaniés dans un esprit d’égalité et en tenant compte des charges de famille. 1
dTSeS d°iVent êtfe réC,UiteS’ P°Ur ceIa une réforme profonde de l’Administration française est necessaire.
menerVbien^ r6manianL ^ budgetS déParteme«taux °t communaux est à reprendre et à
Dans Tordre économique et social :
nflr Jf P0hj!qUe.d® !arge souüen de nolre activité commerciale et industrielle préconisée par M. I ardieu doit être suivie. 1
De multiples efforts doivent raccompagner,
Dcfense des intérêts des petits commerçants, des artisans, des industriels. Encourageent a la petite propriété individuelle et au bien de famille. Défense de l’épargne française
^ “ Par b de la profession de banquier, par un remaniemen t de la loi
sociétés anonymes. Développement de la législation sociale. Refonte de la loi sur les
de ,iberté’ en supprimant r°Migation et en des ^ n°S admirableS C°l0nies dominée Par ie souci constant de civilisation
m et développés ies ™
Dans 1 ordre de la politique extérieure *
ri"^fe dtC8l d6f èr^’annëc8 doit être poursuivie en assurant la sécurité du
horation d? ft’ 0r“anlsallon et la Consolidation de la paix fondée sur la colla-
partiru K ' T ^ grâce à la Société des Nations- C’est de la sorte que doivent être en
particulier résolues la question des réparations et celle du désarmement
sant jr6 me SUÎS t0uj°UrS °CCUPé avec soin de* questions intéres-
specwlcment notre région. Je continuerai de le faire
.d« Problèmes a^riool*. du statut de la viticulture, de la situation de nos
^ ïamëlioratL' deT h ° de la f importante dans la région choletaise,
elioration de nos chemins, de l’achèvement du programme d’électrification, des
remèdes à apporter aux calamités agricoles, }an% Réaux causés par le débordement de la Loire, je serai toujours à votre disposition pour proposer et faire zaboutir . les lois nécessaires,
À l'accomplissement de mon mandat, j’ente jadis consacrer, comme je T ai fait jusqu’à présent, toute mon activité, tous mes efforts, restant en contact avec vous, toujours à U disposition de ceux qui auront besoin de mes interventions et de mes conseils. Je m'efforcerai toujours d’être un homme de bonne volonté, ne cessant de songer à ce que commande le bien du Pays : et la défense des intérêts de la région cholataise.
Louis ROLLAND
Professeur à la T'anuité de droit de Paris.
Député sortant..
Candidat républicain.
Circonscription de SAUMUR.
Élection législative du 11 juin 1933.
M, Robert de GRANDMAISON, U. R. D,
Mes éhers Electeurs,
Je ne puis que répéter ce quemion prédécesseur vous disait, il y a deux mois, lors de son élection au Sénat.
Promettre est facile, tenir est difficile. Aussi est-ce surtout à ma bonne volonté que je vous demande de confier vos intérêts moraux et matériels.
En présence de difficultés inouïes, uniques dans Thistoire, il a fallu faire face aux nécessités' nées de La guerre, en ce qui concernait les mutilés, les veuves, les orphelins, la reconstitution des régions dévastées, et demander au pays de prendre presque à son compte ce qui aurait dû être payé par T Allemagne, débitrice de mauvaise foi, et qui, malgré ses engagements et nos concessions à l'esprit de paix, annonce plus que jamais sa volonté de ne pas faire honneur à sa signature, et fait preuve à nouveau d’un esprit singulièrement belliqueux et inquiétant.
Aujourd'hui, comme hier, avec vous je veux :
1° L'exercice de toutes Je, s i libertés compatibles avec la morale »et Tordre public psans exclusion contre qui que ce soit ;
2° Une France pacifique mais forte, prête à défendre son territoire, décidée à faire prévaloir ses droits reconnus par les traités, et à rester maîtresse de ses destinées. Partisan de la paix dans la sécurité, j’appuierai toute action politique en ce sens ;
3° Le retour aux aueiens impôts réels, sans inquisition ni vexation ;
4?' La transformation dëda taxe sur lè- chiffre- d’affïtires en un impôt trayant pas ses inconvénients etse' basant sur les vceux exprimés par les chambres de commerce ;
5? La révision des: coefficients de l'impôt sur I es béné lices agricoles, qui, dans certains cas-, absorbent tout le bénéfice que le cultivateur retire dé son dur labeur. On devra prendre conseil des chambres d'agriculture pour mettre au point cette Intéressante question ;
6° Toutes mesures destinées à encourager et à consolider la constitution de la petite propr i été ï rurale ï e t u r ba ine- ai m i que la d èf e n se du prin ci p e de 1 à p rop ri é té i n d i vi d u elle ;
7° Une impulsion plus grande donnée à renseignement agricole' et industriel; et à Partis anal dans les villes et dans les campagnes ;
8° La-défense des libertés rurales et notamment celle dès bouillèurs de cru dont je me suis toujours beaucoup occupé ;
9V Toutes mesures propres à faire baisser le coût dêla: vie pari Amélioration de l'outillage national et des moyens de transport. Plus que jamais, je suis persuadé que la prospérité du pays dépend de la prospérité de l'agriculture, le 'cultivateur étant le consommateur par excellence des produits- d*- l'industrie ; aussi faut-il lui permettre, par des mesures1 appro^ priées, de vendre son blé, son1 vin et autres produits à des prix raisonnables que légitiment ses efforts. Le Saumurois étant une région essentiellement agricole, 11 faut que le cultivateur puisse se procurer ce dont il a besoin pour exploiter sa terre, à des prix en rapport avec ceux auxquels il vend ses produits. Il ne faut pas que nous voyions des petits propriétaires abandonner la terre faute de^ pouvoir, y vivre ;
10° La réalisation immédiate de nombreuses économies dans les services' publies^ surtout dans les administrations ce n traies.;
Il0 La réduction du nombre des députés et sénateurs, la diminution de l’indemnité parlementaire, juste en principe, mais qui doit être ramenée à un taux plus conforme à la situation financière, qui comporte des sacrifices de la part de tous les citoyens sans exception ;
12^ Le travail parlementaire organisé afin que les membres du Parlement puissent être présents ^ toutes les séances où sont discutées les lois ;
13° La réorganisation et la mise en état de notre système routier, et de notre réseau de voies ferrées, qui doit s'adapter aux conséquences de la circulation automobile, L’aide aux communes pour l'entre lien de leurs chemins ruraux doit être intensifiée ;
14° La remise en état du plan d’eau de la Loire et l'aménagement de certains cours d'eau secondaires, afin d'éviter des inondations désastreuses;
15° La protection de l'épargne contre les forbans qui 1 exploitent sans scrupules*
L’accession de tous aux bienfaits de l'enseignement à tous les degrés, mais par une sélectionne lançant pas inconsidérément les jeunes gens dans les carrières libérales déjà encombrées. Il ne faut pas qu'en possession de diplômes on meure de faim !
Je solliciterai et soutiendrai les réclamations justifiées des agriculteurs, commerçants et industriels, dont les intérêts doivent être également défendus par les représentants de la nation*
Je m’associerai, dans la mesure des ressources mises à notre disposition par la nation, a toutes les lois sociales concernant les travailleurs de toutes catégories. En promettant plus quTon ne peut donner, c'est agir malhonnêtement vis-à-vis des intéressés*
Je reconnais aux fonctionnaires, déjà armés du bulletin de vote, le droit d'exposer et de défendre leurs revendications professionnelles, maïs aucun gouvernement, dans aucun pays et sous aucun régime (la Russie actuelle le prouve) ne saurait admettre le droit, pour le personnel des services publics, de provoquer un arrêt dans la vie nationale.
Je voterai toutes mesures favorables aux familles nombreuses, auxquelles je me suis toujours intéressé et dont dépend l'avenir du pays, et c'est ainsi que je demanderai que les allocations: accordées aux enfants des fonctionnaires le soient ‘également aux enfants de tous les travailleurs, les crédits destinés à cet effet devant être fournis par des taxes sur les étrangers*
Je continuerai à manifester toute sollicitude envers les oeuvres de mutualité, si iioris-
santés en Anjou, et auxquelles l’Etat devrait très largement faire appel pour la réalisatio des grandes œuvres de prévoyance et, en particulier, pour la mise au point de la loi 1°” les assurances sociales, dont l’application aurait dû leur être confiée, et qui devra êtjT complètement remaniée. L’assurance doit devenir facultative et comporter un statut arrêté d'accord avec les médecins et pharmaciens.
Je m’attacherai à favoriser les sociétés sportives qui, en préparant la jeunesse ■' remplir, le cas échéant, le devoir patriotique, faciliteront l’allègement des charges militaire®* et nous feront une race forte et vigoureuse.
Comme mon père l’a fait au cours de sa longue carrière, je visiterai chaque année toutes les communes de l’arrondissement pour recevoir les réclamations, les conseils et les demandes de tous les intéressés.
C’esL donc sur un programme, non de promesses, comme, hélas ! cela se voit trop souvent, mais de réalisations possibles, que je me présente à vos suffrages ! "
Ma bonne volonté ne fera jamais défaut à mes électeurs, et je m’occuperai de tous ceux qui s’adresseront à moi, sans tenir compte de leurs opinions. On connaît ses amis ; à eux la fidélité et l'affection ; mais un élu se doit à tous sans exception.
Mes chers Electeurs,
Si vous croyez que je puis continuer Y œuvre accomplie par mon prédécesseur pendant quarante ans, vous voterez pour moi, sinon confiez vos interets à celui que vous considérez comme le plus apte à vous détendre et le plus digue de vous représenter !
Vive l1 arrondissement de Saumur 1 Vive la France [
Vive la République I
Robert de GRANDMAISON
Docteur en droit - Conseiller général Secrétaire du Conseil général.
Blessé de guerre. — Croix de guerre.
Candidat républicain démocrate.
Circonscription de SEGRÉ.
M. Fobtüné d’ANDIGNÉ, Ü. R. D.
Elu au premier tour de scrutin. — 7.514 voix.
Messieurs les Electeurs,
Enfant du pays, propriétaire dans le Segréen, appelé par le vœu des maires et adjoints e votre arrondissement qui, par 92 voix sur 114 volants, m’ont désigné pour solliciter vos suffrages, fils du conseiller général qui représenta pendant cinquante ans le canton de Segré et qui, durant vingt ans, défendît les intérêts de votre arrondissement au Sénat, je me présente devant vous avec confiance.
Avant de s’éteindre, votre député, mon regretté parent Geoffroy d’Andigné, homme de
— 657 - No 2145
cœur et de bon sens, avait rédigé la profession de foi qu’il comptai t vous adresser, 11 y disait notamment :
« Né au milieu des cultivateurs segréens, ayant toujours vécu parmi eux, c'est à la défense des agriculteurs tout d'abord que je me suis consacré dans “l’accomplissement de mon mandat. C’est en leur nom qn’à la Commission de l’agriculture et à la tribune de la Chambre, j’ai combattu la loi des assurances sociales, telle qu’elle nous était présentée ».
Cette protestation de votre dépu Lé d’hier, je la prends à mon compte.
Comme l’ont dit les adversaires de cette loi, notamment le comte de Blois qui, de même que le vicomte de Rougé et M. Dominique Delahaye, s’est élevé avec talent et vigueur contre la « loi folle », la loi des assurances sociales a créé une crise de chômage sans précédent.
Hier même, à Rennes, n a-t-on pas vu 18,000 cultivateurs bretons réclamer la suppression de l'assurance obligatoire.
Ce qu’il faut, c’est, selon le vœu même du Président Tardieu, réformer cette loi dans un esprit large et libéral.
La crise a une autre cause : la carence de l'Allemagne, qui nous coûte plusieurs milliards chaque année. Osera-t-on imposer aux contribuables et à l'épargne française de combler ce gouffre dans le budget ?
De ces deux périls, le Cartel seul est responsable, le Cartel, qui a deux fois rompu F Union Nationale en 1924 et en 1928 après le Congrès d'Angers.
^ Contre le Cartel, qui voudrait demain reprendre le pouvoir, je soutiendrai, si vous m^ionorez de vos suffrages, une politique uniquement nationale*
Politique agricole tout d'abord :
Protection de nos blés contre les blés venus de l’étranger ; protection du cheptel national et relève m eût des cours ; enfin pour diminuer le prix de devient de nos produits agricoles, suppression du désaccord flagrant qui existe entre les prix industriels et les prix agricoles. r
Politique commerciale :
Avant d’ouvrir nos frontières à l’étranger, écoulons nos produits, protégeons le travailleur français et limitons la main-d’œuvre étrangère.
Politique d'économies implacables:
Mise en valeur de nos colonies. Industrialisation des monopoles d’Etat, opération qui rapporterait à la France plusieurs milliards.
Organisation de la paix intérieure .
Pour cela grand blessé de la guerre et ancien prisonnier de guerre, je compte tout c a^or^ Sür 1 appui des anciens combattants et des victimes de la guerre dont jJai toujours défendu et défendrai toujours les droits sacrés.
Attaché aux institutions que la France s'est librement données depuis plus de
soixante ans, je ne puis concevoir ce régime que comme une maison largement ouverte à tous, /
G est dire que j'entends défendre la liberté d’association et d enseignement, la liberté de conscience, le respect des croyances, le droit absolu du père de famille de faire élever ses enfants par les maîtres de son choix.
sa
Organisation de la paix extérieure.
Comme l’a dit le Président Tardieu : « Peul-il y avoir plus ardents adversaires de la guerre que ceux qui FonL faite ».
Nous voulons simplement être maîtres chez nous, y vivre tranquillement à l'abri des invasions, et notre armée, que le Président du Conseil vient de mettre, à Genève, à la disposition de la Société des Nations, est, non pas une force de guerre, mais une force de paix, destinée non à attaquer, mais à ôter à d'autre toute idée de la faire.
Electeurs de F arrondissement de Segré, vous direz le 1er mai si vous approuvez ce programme d'apaisement intérieur et extérieur.
Je mets à votre disposition toute mon énergie et toute ma bonne volonté.
Fortuné d’ÂNDIGNË
Candidat dUJoion nationale*
Croix de guerre.
Ancien Président du Conseil municipal de Paris.
Membre du Comité Directeur des Jeunesses Patriotes et de la Fédération nationale républicaine do Fr a nce*