M. GUÉRIN* U, R. D
Elu au premier tour de scrutin. — 8,916 voix.
Messieurs les Electeurs.,
Désigné par mes concitoyens de Saml-IIilaîre, en mai i960, pour les représenter au Conseil municipal de ma ville natale, je n ai pas cessé depuis, défaire partie d’une Assemblée élective.
Participant depuis trente^deux ans a la vie de notre région., je dois en connaître les besoins et les in té rot s P
À leur défense j ai travaillé, toujours de mon mieux? souvent avec efficacité.
Si vous voulez me conserver la belle confiance que vous avez bien voulu me montrer en tard de circonstances, je suis prêt a oontinuer de mettre à votre service mon intelligence et* mon activité.
Je ne crois pas utile d insister longuement sur mon programme*
Vous 3 e connaissez.
C’est celui sur lequel j’ai toujours été élu.
Certains hommes politiques trouvent naturel de changer de nuance suivant le temps*
Je ne suis pas de ceux-là; aussi, si vous voulez bien me renouveler mon mandat, je continuerai à défendre les mêmes idées qui peuvent se condenser en deux mots ; ordre et liberté*
La République « française >s j celle qui a pour emblème le drapeau tricolore et pour chant la Marseillaise nous assure Tordre dans la liberté.
Je la sers de mon mieux; etc est pourquoi j’ai soutenu les Ministères Poincaré, Tardieu ; d ai contribue a renverser les cabinets Ghautemps et Sleeg qui ne pouvaient vivre et gouverner que par 1 appui des socialistes qui rêvent d’un Gouvernement dont l’emblème serait le drapeau rouge et le chant : l’ Internationale.
Est-a -dire parce que j ai soutenu les Ministères d’Union nationale que j’ai approuvé tous leurs projets ?
Non.
Ainsi, je n’ai pas voté la reconnaissance des dettes à l’Angleterre et 4 TAmérique dans 3a forme où elle a été proposée, pas plus que je n’ai voté le remplacement du plan Dawes par Je plan "V oung.
De la reconnaissance des dettes et de ce remplacement, la conséquence est celle-ci : les versements d’argent par la France à l’étranger n étant pas conditionnés par le versement à a b rance de ce qui lui est dû par l'Allemagne pour la dette « sacrée » des réparations, la l’ rance payera ses dettes, même si elle reçoit de moins on moins d’argent de l’Allemagne; même — comme cela s’esi produit depuis plusieurs mois — si elle ne reçoit, rien.
D’où, dans le budget français, un trou que le contribuable français comblera à la place del Allemand,
Je n’ai pas approuvé non plus le Gouvernement dans ses propositions de gratuité decertaines classes des établissements secondaires.
Cette gratuité nous mène h l’école unique et menace ainsi de porter une atteinte grave a la liberté d’enseignement, tout en rendant plus lourdes, tous les ans, les charges du budget.
Je n1 ai pas approuvé davantage le Gouvernement dans son application de la loi sur les assurances sociales qui, si elle n’est pas modifiée, est capable d’occasionner à tous les employeurs des tracasseries aussi grandes que celles que connaissent trop souvent les bouilleurs de cru.
J'aurais voulu que cette loi ne soit appliquée que par la Mutualité — ce qui eût permis de lui donner un caractère facultatif et de rendre sa gestion moins coûteuse.
Dans une démocratie, c’est par la raison que les intéressés doivent être amenés à accepter les lois sociales ; ce n est pas par la contrainte.
C'est cette idée que j ai défendue maintes fois à ia tribune de la Chambre des Députés. Si vous me faites l'honneur de me réélire, je la défendrai à nouveau.
Je n’ai pas approuvé davantage le Gouvernement quand il a voulu faire ratifier le décret par lequel tant de tribunaux avaient été supprimés.
Vous vous rappelez certainement que c’est grâce à mon intervention que le texte — que je proposais — fut voté parla Chambre, malgré M. Barthou, alors Ministre de la J ustice.
Malheureusement, ce texte fut modifié par le Sénat. Le tribunal de Mortain fut rétabli cependant, mais à effectif réduit.
Il faudra bien qu’il obtienne un jour son effectif complet.
Par contre, j’ai soutenu les Ministres modérés dans le Cartel.
JTai été heureux de les soutenir dans les mesures de culture contre la concurrence étrangère.
Je les ai soutenus quand ils ont fait voter :
le pian d'outillage national ;
la caisse d'avances aux communes ;
quand ils ont proposé des mesures en faveur des familles nombreuses ;
des anciens combattants.
M* Tardieu, ancien combattant, ancien lieutenant de M. Clemenceau, s est souvenu du mol célèbre : « Les poilus ont des droits sur nous ».
Après la « carte », les anciens combattants viennent d’obtenir, grâce à lui, la retraite du combattant.
Grâce à lui qui fait étudier des modifications au décret qui a fixé les conditions d attribution de cette carte, j’espère que ceux qui ont trimé sur le Iront et dont la demande a ete rejetée, pourront voir enfin reconnaître des droits méconnus jusqu’ici.
leurs luttes de tous les jours contre défense du commerce et de l’agri-
J'ai approuvé le Gouvernement dans toutes les mesures qu'il a prises, pour la mise en état de nos frontières et rachat de matériel ; ce qui a permis de réduire à un an la durée du service militaire ; pour r électrification des campagnes; pour r alimentation en eau des petites agglomérations ; pour les habitations à bon marché ; pour la remise en état des routes nationales ; pour lTouverture des chemins vicinaux et ruraux, . .
Tout le monde ne peut également qu’approuver les mesures prises pour rendre aussi léger que possible l'impôt sur les bénéfices agricoles et pour reporter, tous les jours davantage, le payement de la taxe sur le chiffre d’affaires de la maison de détail à l’usine ou à la maison de gros,
Tout le monde enfin n'a pu qu'approuver les dégrèvements d'impôts, dont le total s’élève à 6 milliards, que le Ministère Tardieu de 1029-1930 a fait voter par les Chambres.
Malheureusement, le s bienfaits de ces dégrèvements n'ont pu être ressentis parce qu'une crise économique grave a atteint le monde entier, déferlant de h Amérique sur l'Europe.
La France a été la dernière atteinte, la moins gravement, dit-on.
Elle n'en souffre pas moins profondément.
Pour qu'elle y résiste, il faut que le commerce et l'agriculture soient protégés non seulement contre la concurrence étrangère, mais aussi que le crédit — disparu avec tant de banques locales — - soit rétabli, organisé en leur faveur par l'Etat ou du moins sous sa surveillance.
Depuis de longues années, l'argent des épargnants est drainé par des hommes sans scrupules.
Il faut que cela finisse.
Il faut d'abord que la justice, qui est si dure pour les commerçants et les récoltants qui ont pu commettre quelques erreurs dans leurs déclarations au fisc, se montre particulièrement sévère pour les financiers ou banquiers qui ont volé le petit épargnant, et aussi pour les hommes politiques qui ont été plus ou moins leurs complices,
11 faut que le commerce et F agriculture puissent travailler sans entraves ni ennuis.
11 est juste que la perception de l'impôt sur le chiffre d’affaires soit rendue de plus en plus douce ; il ne Test pas moins que la liberté soit rendue à nos récoltants de faire de leurs fruits l'usage que bon leur semble. Qu'ils vendent leurs pommes, ou leur cidre, ou leur eau-de-vie, ils ne doivent en aucun cas être brimés, insultés chez eux, perquisitionnés dans des conditions qui sont une honte dans un siècle de liberté,
M. Flandïn s'est déclaré de cet avis, le 25 mars, devant la Chambre. Depuis, le Sénat ayant, le 31 mars, marqué sa volonté ferme de rendre la liberté aux bouilleurs, M. Tardieu a déclaré aussitôt à la Chambre qu'il était prêt k discuter ce texte devant elle.
Vous le savez, la Chambre ne le put ce jour-là, à cause de l'opposition de la Commission des finances ; mais au mois de juin elle le pourra.
J’espère qu’ai ors la voix des défenseurs de bouilleurs de cru sera entendue.
En tout cas, je serai de ceux qui lutteront, comme je Fai toujours fait, pour que les récoltants jouissent enfin de la liberté que la loi reconnaît à tous les citoyens français.
Mes ebers1 Concitoyens,
Ma circulaire est déjà longue ; pourtant je n'ai pu traiter toutes les questions que je me proposais de traiter — telle celle si intéressante des revendications artisanales — telle encore celle si importante des revendications également justifiées de ceux qui, ayant fait confiance à l’Etat, retraiLés de la Caisse nationale des retraites, ou .porteurs de 3 0/0 français, ont tant souffert de la stabilisation du franc,
II, me faut cependant nf arrêter.
En terminant ,je vous dis simplement ceci:
Je soutiendrai sur le terrain politique et. national, demain comme hier, M. Tardieu qid a écrit que clans la République « il n'y a pas de place pour des citoyens de première, de deuxième et troisième zone
« Egalité de droits totale, absolue, effective pour tous, telle est notre règles, ajoutait-il.
Cette règle est aussi la mienne.
En politique financière, je vous dois une déclaration nette :
« Je ne voterai aucun impôt nouveau, »
Le nombre des fonctionnaires a été augmenté:
pour l’application des lois sociales : telle celle des assurances sociales ; pour la vérification du chiffre d’affaires.
Des dépenses ont été rendues plus fortes pour la gratuité, de renseignement secondaire qui conduit à P école unique.
Contre' l'augmentation du nombre des fonctionnaires ;
Contre ces nouvelles dépendes, je me suis élevé à la tribune*
Je suis prêt à m'y élever encore.
S'il se trouve des députés pour voter de nouvelles dépenses, ce sera à eux de y o ter les impôts qu'elles rendront nécessaires.
En tout cas, je ne serai pas de ceux-là.
La crise économique qui appauvrit les particuliers et force même les plus aisés d'entre eux à réduire leur train de maison, doit amener le Gouvernement à en faire autant.
Je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour qu’il en soit ainsi.
Veuillez me croire, mes chers Amis, votre bien dévoué.
Gustave GUÉRIN
Ancien combattant.
Conseiller général de la Manche* Secrétaire de la Chambre des Députés.
No 2145
Circonscription de SAINT- LO.
M* de LA GRO'U'DIÈIÏE, U* IL D.
Elu au premier tour de scrutin* — 9*679 vois.
Messieurs et chers Concitoyens*
Mes opinions et mon programme politique n’ont pas changé*
Républicain, respectueux des institutions républicaines, je veux la République ouverte à tous. Elle n’est pas l’apanage d’un parti ou d’un cartel*
Je veux k liberté égale pour tous : liberté de conscience, liberté pour le père de famille, liberté d’association, liberté d’enseignement, liberté pour le commerçant et b artisan de travailler en paix, liberté pour le récoltant de disposer de sa récolte* Je suis V adversaire de tou te' loi d’exception*
Je suis inébranlablement attache au respect de la famille et de ses droits, au maintien de la propriété, à la défense de Fépargne, à la protection du travail. J’y vois les conditions nécessaires au maintien de l’ordre social et de J a paix intérieure*
Au point de vue extérieur, j’approuve aujourd’hui la politique de paix et d’entente suivie par MM. Pierre Laval et André Tardieu. Appartenant à la « génération du feu », ayant fait toute la guerre au front, de tout mon cœur je veux la paix pour mon pays. Je 3a veux sincère et sûre, basée sur des certitudes et non sur des probabilités* L’Allemagne, hier, donnait 14 millions de suffrages à Hitler, le « revanchard »; soyons prudents. Ne sortons pas du programme tracé par Aristide Rriand : arbitrage, sécurité, désarmement* Désarmement d’abord, ainsi que le veulent Blum et ses amis, serait une folie !
Au point de vue financier, la situation est grave, pas tragique, ainsi que l’ont établi MM* Tard îeu et Flan d in* Le budget est en déficit de 3 milliards* Mais, durant les quatre dernières années, nous avons amorti 13 milliards de la Dette Publique et voté 6 milliards de dégrèvements d’impôts.
Les impôts sont encore écrasants, ils doivent être allégés* Pour parer au déficit ‘budgétaire, il faut faire des compressions de dépenses, notamment par l’aménagement des services, les simplifications administratives, la réduction qui s’en suivra du nombre des fonctionnaires, la révision de certaines pensions, la modification de la loi sur les assurances sociales, etc.
Notre monnaie est la plus saine du monde; tous les etrangers envoient leur or chez nous; nos rentes se sont redressées et n on! plus fléchi; les épargnants confient à l’Etat le fruit de leur épargne. Ne sont -ce pas là les meilleurs arguments de confiance?
Messieurs et chers Concitoyens,
Quelle sera la tâche de la prochaine législature ? Les questions les plus urgentes auxquelles je m’attacherai si je suis votre élu ?
La réforme de notre Administration et la diminution du nombre des fonctionnaires* La revalorisation des traitements, la péréquation sont des droits acquis. Ils apporteront leur aide à une réforme indispensable,
La compression des dépenses.
La mise en valeur de nos colonies, appelées à assurer le bien-être et l'indépendance de la métropole,
La révision de la loi sur les assurances sociales* Loî contre laquelle j'ai voté le 23 avril 1930, Elle doit être rendue facultative et aménagée dans le cadre de la mutualité.
Pour l'agriculture : maintien des droits de douane et des contingentements, protection des produits agricoles, abaissement du prix des engrais (déjà baissé de 20 francs), extension du crédit agricole, développement de l'électrification rurale, majoration du prix d’achat des chevaux pour la remonte*
Pour les bouilleurs de cru : retour h la loi de 1900 et liberté complète* La Chambre devra voter dès la rentrée le texte que le Sénat a lui-même adopté, trop tard malheureusement.
Pour les commerçants : suppression définitive de la taxe sur le chiffre d'affaires; remplacement par une taxe unique; suppression de l'inquisition fiscale; secret des affaires; protection contre la concurrence étrangère; statut des coopératives.
Pour les travailleurs, ouvriers et artisans : protection du travail; développement du crédit artisanal; simplification et extension de la Loi Loucheur ; association du capital et du travail.
Pour lutter contre le chômage : l'application du plan d'outillage national est insuffisante; il faut faciliter le retour des ouvriers à la terre et limiter très strictement la maind'œuvre étrangère.
Pour les anciens combattants, mutilés, prisonniers, veuves et victimes de la guerre : la Chambre a voté plus de 2 milliards et demi en quatre ans et la « retraite du combattant». 11 reste beaucoup à faire pour les « créanciers privilégiés de la Nation », Les mobilisés, les vieilles classes », les R* Â* T. ne doivent pas être oubliés; ils ont été à la peine, souvent au danger.
Pour fous : développement des lois d’assistance, d’encouragement aux familles nombreuses, de l'hygiène sociale, et des mesures propres à sauvegarder la santé publique.
Vote familial.
Je n’aurai garde d'oublier l'amélioration de notre réseau routier et de nos services de transports.
Messieurs et chers Concitoyens,
Ce programmé peut s'accomplir si la majorité de demain poursuit la politique de Poincaré, Laval, Tardieu. Avec de tels chefs, secondés par des hommes comme Paul Reynaud, P*-E. Flandin, Camille RlaisoL, Piélri, la France est bien servie* Elle a confiance en eux.
Mais si la majorité de demain devait appartenir au cartel des gauches, à ceux qui s'appellent les « républicains de gauche », avec pour chefs Blum, Renaudel, Herriot, Daladier, etc., le pays s'effondrerait ; désarmement immédiat, abdication devant l'étranger, guerre peut-être à l’extérieur ; et à l’intérieur : crise de confiance, dilapidation des finances, lutte de classes, troubles sociaux et ruine économique.
Le Pays ne peut supporter deux fois l'expérience de 1926.
Jamais élections n’ont été plus i ni portantes, La vie de la France est en jeu.
Messieurs et chers Concitoyens,
Tels sont mes idées, mon programme, et la situation actuelle* Je ne vous apporte pas de promesses que demain je ne pourrais peut-être pas tenir.
Depuis treize ans, je suis votre député. Voua connaissez mes votes. Vous me jugerez sur mes actes*
Je ne suis pas de ceux qui changent.
Conscient d’avoir été votre fidèle mandataire, c'est en toute confiance que je vous demande le renouvellement de mon mandat.
Votre tout dévoué
Biïhnàrd de LA GROUDIÈRE
Ancien combattant.
Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guirra. Candidat républicain.
Fédération républicaine — Union nationale. Candidat de a partie nationaux.
Contre le cartel des gauchos.
Circonscription de VALOGNES.
M. LECACHEUX, républicain de gauche.
Elu au premier tour de scrutin. — 7.066 voix.
Messieurs et chefs Concitoyens,
Pour la deuxième fois, j’ai l’honneur de me présenter à vos suffrages/ Elu sur un programme très net il y a quatre ans, je crois avoir rempli loyalement mon mandat et les marques de sympathie que je reçois et qui me sont infiniment précieuses m’en sont un sûr garant.
Les élections de 1932 se présentent avec un caractère de gravité exceptionnelle. Une crise mondiale sans précédent dont on ne peut prévoir ni l'étendue ni la durée sévit en ce moment, dons vous en ressentez les effets. Conséquence des années de guerre et plus encore des années de prospérité qui ont suivi, elle pèse lourdement sur îe présent et menace 1 avenir, plus spécialement au cours de ïa prochaine législature. Il appartiendra à la Chambre que le pays va librement se donner d’y apporter des remèdes rapides, énergiques, nécessaires. On ne saurait envisager cette crise dans la reconstitution d’une coalition ou d’un cartel des gauches s’appuyant sur un Gouvernement de combat.
Pour conjurer les graves dangers qui menacent notre pays, pour continuer t'œuvre de redressement des forces vives de la nation, qui n’a pu être complet au cours de cette législature par suite de nos divisions, il nous faut un Gouvernement d’union nationale. Il iaut que la Chambre qui sortira demain de cette consultation populaire, prenne conscience d elle- même, envisage uniquement l'avenir et dans un rapprochement sincère entre tous les républicains défenseurs de l'ordre social et de l’inviolabilité des frontières, aborde résolument 1 étude des graves problèmes qui préoccupent l’opinion.
Au cours de cette législature, j’ai soutenu la politique des cabinets Poincaré, Tardieu, Laval, qui ont évité le pire au pays. Continuée avec loyauté et persévérance, ayant fait ses preuves au cours de ces quatre dernières années, elle peut éloigner de nous les plus terribles catastrophes,
C est cette politique que nous voulons soutenir si vous me faites l honneur de me renouveler mon mandat.
Po l il iq u e î n 1er ie ure.
Nous voulons la paix, l'union, la confiance, une ferme autorité qui gouverne, des compétences ministérielles prises s’il le faut en dehors du Parlement.
Les organisations professionnelles et régionales doivent être consultées pour que ne soient pas introduits dans le Code des textes inapplicables.
Nous voulons le respect total de la liberté de conscience. L’égalité des’ citoyens devant, la loi est indispensable pour maintenir funion patriotique.
Pour assurer l’existence digne des serviteurs de FEtat et le fonctionnement norma] de tons les rouages de la vie publique, un statut légal s’impose pour les fonctionnaires et employés.
Politique financière et économique*
Les problèmes financiers, budgétaires et fiscaux se présentent à nous avec une gravité exceptionnelle. Nous voulons les examiner et les résoudre avec les principes et les méthodes d'économie indispensables déjà appliquées en y apportant les améliorations nécessaires ;
Ajustement des charges fiscales Suppression et aménagement de celles qui revêtent un caractère prohibitif ou inquisitorial (taxes successorales, taxe sur le chiffre d’affaires).
Diminution progressive des taxes indirectes dont les incidences pèsent si lourdement sur les budgets modestes et les familles nombreuses.
Surveillance plus attentive des influences diverses qui s’exercent sur le prix de la vie. Arrêt définitif dans l’accroissemen t des impôts, économies sévères dans la vie publique. Réduction du nombre des parlementaires.
Cession des monopoles (exception faite pour ceux intéressant la sécurité nationale), avec garantie des droits de tout le personnel.
Meilleure mise eu valeur de nos domaines nationaux, plus particulièrement de notre magnifique patrimoine colonial qui doit cesser d'être l’exploitation de quelques agents électoraux ou de quelques professionnels de la politique.
Equilibre implacablement maintenu et vote régulier des budgets publics.
Politique sociale .
Nous sommes pour le respect absolu du droit de propriété.
L’accession des travailleurs à la propriété foncière et mobilière,
L’ encouragement à l’épargne, à la mutualité,. au capital laborieux.
Liberté de F agriculture, de F industrie, du commerce.
Ennemi du conservatisme égoïste,, fourrier de la révolution et de la démagogie provocatrice et décevante, nous voulons la collaboration des classes, la solution pacifique des conflits du travail par l'organisation professionnelle et les commissions paritaires.
Toutes les lois sociales de prévoyance et de protection de l’enfance, de l'adolescence, delà vieillesse seront examinées et adoptées par nous selon nos disponibilités budgétaires^ Nos idées rf ayant pas varié, nous continuerons à lutter pour rendre facultative la loi sur les assurances sociales et pour qu’elle soit appliquée dans le cadre de la mutualité.
Lutte contre le taudis et développement du crédit immobilier.
Application aux services publics des méthodes commerciales et industrielles. Développement de FagricuUureJpar l’aide aux agriculteurs (main-d’œuvre} crédit agricole, politique des engrais, protection douanière).
Protection de notre marine marchande, de nos pêcheurs, de nos inscrits maritimes Adoption du programme des associations des victimes de la guerre, mutilés, anciens combattants, vieux mobilises qui gardent l'affectueuse reconnaissance de la nation
Politique extérieure *
Ennemi du pacifisme purement verbal, générateur de guerre, et du nationalisme matérialiste qui place une nation « au-dessus de tout », même de la justice, nous voulons encourager de toutes nos forces les tentatives sincères de pacification internationale.
l aïs tant que les réalisations révéleront de dangereuses lacunes et que nous n’aurons pas la certitude de notre sécurité* nous devons conserver une patriotique et prudente
Nous voulons donc notre défense matérielle assurée par une armée pacifique, notre defense morale garantie par une poursuite énergique des destructeurs de notre civilisation
J^aditions de race, de tout ce qui constitue le patrimoine et la substance même de
Tel est résumé aussi brièvement que possible le programme que je vous soumets. Electeurs, vous avez à choisir :
au bSn deTous°rdre n°US Conduira au redressement financier et économique, c’est-à-dire
On pour le désordre et le sectarisme qui nous conduiront à la révolution génératrice de ruines et de miserez,
Dr LECACHEUX
Candidat républicain démocrate*
Conseiller général de la Manche.
Chevalier de la Légion d'honneur, croii de guerre. Député sortant*