MAYENNE
Circonscription de CHATEAU-GONTÏER.
M, MENANT, démocrate1 populaire.
Elu au premier tour de scrutin. — 9.251 voix.
Chers Electeurs,
Cédant aux instances de nombreux amis 'i’aî aercnié ,
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Voici mon progjnamm»* ;
Jj&ns r ordre agricole.
U pnoepérité de la netion ne peut avoir d'autre base que celle de I. classe pav.anna
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Mesures douanières;
Répression plus sévère des fraudes à l’importation;
Politique des entrais, s’inspirant des besoins de l’agriculture.
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Le régime du métayage et du fermage doit être amélioré par une révision éauitrH, A* ».e6e. ruraux rev.eic» qui doit .'opérer peu ccmmi.eioue Jp.JZ Z S proprietaires^ termiers,. métayers et. domestiques agricole* g
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L'indemnité de plus-value au fermier sortant doit être accordée.
L’égalité dans les réformes sociales entre la classe paysanne et les antres classes de la société doit être la règle de toute politique sociale agricole.
Dans l'ordre économique .
En présence d'une crise sans précédent dans 1 histoire du monde « 20 millions de chômeurs, dont 3 millions complets ou partiels dans notre pays, une agriculture qnisoulïre, un commerce languissant, une industrie ralentie. Quelles mesures faut-il prendre?
On ne peut plus rien demander à l’impôt. L’agriculture demande des dégrèvements légitimes (droits de succession, bénéfices agricoles, familles nombreuses); le petit commerce : des allégements justifiés (réforme de la patente, de la taxe sur le chiffre d’affaires, de la taxe de luxe, de rabattement à la base).
Des économies sont donc nécessaires.
Elles le sont d'autant plus que la situation financière devient inquiétante.
Dans f ordre financier.
Notre budget annuel est de 51 milliards et demi de francs, avec la certitude d’un déficit de 6 à 7 milliards dans celui de 1933.
Or quelle est la proportion des dépenses vraiment productives ? 5 0/0 seulement pour les dépenses sociales, 7 0/0 pour l’éducation nationale, 1 0/0 proportion dérisoire pour l'agriculture*
Par contre, et alors que la guerre de 1914-1918 devrait être la dernière, nous consacrons aux armements 15 milliards, soit environ le 1/3 du budget total.
Dans l'ordre international.
Dans les conditions actuelles de désordre international, toutes les mesures doivent être prises pour assurer la sécurité du pays; mais notre équilibre budgétaire, comme notre redressement économique, nous obligent à faire tout ce qui dépend de nous à Genève, en vue d’une organisation internationale, qui nous permettra d’alléger le poids écrasant < es dépenses militaires.
A défaut de cette réduction, c’est la course aux armements qui recommence ; elle serait fatalement une course à la guerre, cette guerre, que ni les uns ni les autres, surtout les anciens combattants, nous ne voulons plus revoir jamais.
Paix intérieure.
Mais si nous voulons la paix entre les peuples, nous la voulons également à l 'intérieur du pays, comme condition nécessaire de la prospérité et du progrès social, et voilà pourquoi nous sommes attachés à toutes les réformes qui permettront aux individus d’accéder à une élévation morale et matérielle, que réclame une véritable démocratie.
Nous voulons donc :
L’entente et la collaboration dans la justice — entre le capital et le Lrava — entre le propriétaire et le fermier — entre les syndicats patronaux et ouvriers, ^
La réalisation de toutes transformations apportées aux conditions du travail, d'accord entre les organisations syndicales, de Frçon que, dans la plus large mesure, les méthodes nouvelles puissent améliorer les conditions matérielles et morales des ouvriers.
Liberté égale pour tous.
Nous voulons la liberté de renseignement.
Accession de tous les enfants aux études que leur permettent leurs capacités, quelle que soit la situation sociale des parents. Gratuité de [l’enseignement ; réforme éminemment démocratique et qui doit se développer dans le respect de la liberté des parents et de la conscience de tous.
Nous estimons que l’Etat, en respectant les droits et les libertés de tous les citoyens , quelles que soient leurs croyances, peut garantir la paix civile et religieuse.
A celle-ci, nous ne sommes pas moins attachés qu’à la paix internationale, car la paix est Une et nous la voulons totale.
Aide aux familles nombreuses.]
Respect des droits des anciens combattants.
Chers Concitoyens,
La crise traversée par notre pays exige l’entente et la collaboration de toutes les forces républicaines et démocratiques.
Lorsque certains d’entre vous sont venus me demander de poser ma candidature, ils ont bien voulu rappeler l’action énergique que j’avais menée dans différents groupements, tant politiques que professionnels, et dont je viens de retracer les grandes lignes.
J'ai accepté la mission qui m’était confiée.
Si ce programme correspond à vos désirs.
Si vous en avez assez des luttes stériles entre Français.
Si vous ne voulez pas que le sacrifice de nos quinze cent mille morts ait été inutile.
Si vous voulez une politique s’inspirant de justice et de paix.
Vous m’accorderez votre confiance.
Et c’est avec la même énergie, la même volonté que j’entends, en collaboration étroite avec tous les électeurs, sans distinction d’opinions, travailler.
Pour la République, par la démocratie.
Pour le progrès, par la justice sociale.
Pour la paix, par la collaboration internationale.
Guy MENANT
Membre du bureau de la Ligue de la Jeune République. Vice-président de la section d’Anjou.
Candidat républicain pacifiste.
Circonscription de LAVAL*
M, BOUESSÉ, républicain socialiste*
Elu au deuxième tour de scrutin* — 9.954 voix*
Mes chers Concitoyens,
U y a quatre ans, vous m'avez fait V honneur de me confier te mandat de représenter au Parlement la circonscription de Laval*
Vous avez montré, alors, par une imposante majorité, que vous approuviez le programme que je vous avais soumis : programme de paix et de justice sociale*
Je ne suis pas de ceux qui modifient leur attitude selon 'leur position électorale et c'est dans le même esprit qu’en 1928 que je viens Bolticiter le renouvellement de mon mandat.
En politique intérieure :
Je reste du parti de ceux qui veulent la liberté ét le bien-être pour tous* Je ne^tiis pas de ceux qui réservent ces bienfaits à une minorité de privilégiés.
Ennemi de tout sectarisme, respectueux de toutes les croyances et plaçant les religions au-dessus de tous les partis, je veux pour tous la liberté de penser [librement* Je resterai fermement attaché aux institutions républicaines et, notamment, en matière Renseignement, à la laïcité de l’Etat, qui seule, assure une véritable neutralité.
En politique internationale :
Je suis de ceux qui considèrent que la guerre a coûté trop de larmes et d'argent pour qu’on puisse exposer le pays à de périlleuses aventures* Avec ceux qui l’ont [faite dans ridée d’en éviter à jamais le retour, je suis contre toute politique d'armements excessifs.
Je n’aurai pas, sur un tel programme, l’accord des grosses sociétés financières ni celu1 des compagnies industrielles à qui la guerre peut profiter. Je laisse, d ailleurs, à d aubes ïe soin de les défendre.
J’estime avoir tenu mes promesses et rempli consciencieusement mon mandat, 4 ous m'avez vu à l'œuvre et vous savez ce que j’ai fait*
Demain, comme par le passé, je défendrai toutes les revendications que peut exiger l'intérêt du commerce, de l'agriculture, de l'artisanat et des travailleurs de tout ordre* Mes votes et mes interventions à la Chambre sont une preuve de la sollicitude qu à chaque instant je leur témoigne* Je continuerai, comme je 1 ai fait jusqu ici, d entretenir avec tons ceux à qui je puis être utile, un contact permanent*
Un trouve toujours des1 détracteurs. En réunion publique, je suis prêt à leur donner toutes les explications qu'ils désirent. Ce ne sont pas les abstentions que 1 on me reprochera
et je sais prendre la responsabilité .de mes votes. Quant aux attaques plus ou moins intéressées que l'on ne manquerait pas de porter contre moi, je réponds dès à présent ; a depuis ce que j’ai promis d’être à ceux qui m’ont .élu. Aux autres, je n ai pas fait de promesses et il leur .est loisible, s’ils préfèrent la réaction à la République, de porter sur d’ au très noms leurs suffrages. »
Je ne crois pas avoir démérité et l'union de tous les partis de gauche qui s’est faite sur scr mon nom en est le meilleur gage.
Plusieurs candidats sont :en présence : d’un côté, vous trouverez ceux de la réaction sociale, camouflés sous F étiquette d'union nationale. De l’autre côté, vous avez le candidat de tous les partis fermement républicains.
A vous, électeurs républicains, qui m’avez lait confiance il y a quatre ans, je me dois de dire :
« La tâche que vous m’avez confiée n’est pas terminée. ïi y a beaucoup à faire encore. Votre circonscription a prouvé déjà qu’elle savait se libérer de l’emprise des partis réactionnaires. U ne tient qu’à vous, en renouvelant les suffrages que vous avez exprimés sur mon nom en 19:28, d’être représentés, cette fois encore, à la Chambre, par un député républicain, ï>
Vive la République démocratique, pacifiste et sociale 1
Joseph BOUESSÉ : Député mariant.
Candidat de l'union des gauches.
1TS circonscription de MAYENNE.
JVL DENIS, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.783 voix.
'Messieurs les Electeurs et chers Amis,
Je suis républicain et je Fai toujours été. Je viens solliciter vos suffrages afin de pouvoir travailler à le défense rde mes convictions, et je Je fais avec confiance, parce que 'je suis sur jque mes idées sont partagées par un grand nombre d’entre vous.
Pour moi, la République doit cire par excellence la forme de Gouvernement qui respecte la liberté dans toute la mesure compatible avec For dre.
En premier lieu vient la liberté de conscience : liberté tF opinions, liberté religieuse. En République, nul ne doit être contraint de professer des opinions -, qui ne soient pas les siennes, de pratiquer ou de ne pas pratiquer telle ou telle religion aucun père de /famille ne doit être contraint de confier ses enfants à des maîtres qui ne «oient pas de son choix.
Les citoyens doivent avoir la liberté de jouir du fruit de leur travail et de le léguer à leurs enfants.
Je suis l’adversaire déclaré de toute extension des monopoles : enseignement, assurances ou autres, de tout régime qui, substituant le collectivisme à la propriété individuelle attribuerait tous les biens à l'Etat, et de ce fait réduirait tous les citoyens à l’esclavage. Un pareil régime ne serait pas un progrès* 11 serait encore moins une nouveauté, car il était celui des temps barbares, avant toute civilisation.
Au Parlement je représenterai le monde du travail : agriculteurs, commerçants, artisans, ouvriers. Loin de vouloir opposer les uns aux autres ces éléments de la vie économique nationale, j^appelle votre attention sur l'étroite solidarité de leurs intérêts* A la base de la prospérité du pays se trouve l'agriculture* Une agriculture prospère crée un commerce et une industrie prospères,
De même une solidarité indéniable existe entre les travailleurs des divers échelons dans tontes les exploitations : patrons, employés, ouvriers agricoles ou de l'industrie ont les mêmes intérêts* Que le travail soit rémunérateur, tous en profitent en même temps ; qu1 une crise survienne, et tous en souffrent. Défendre l’économie nationale est donc veiller aux intérêts de tous.
bur ces citoyens pèsent de lourds impôts, qu'ils en soient directement frappés ou en subissent les répercussions dans les besoins de la vie. Après l’œuvre des réparations des dommages de la guerre, œuvre magnifiquement achevée, il faut maintenant alléger le fardeau des impôts qui ont été nécessaires à leur exécution*
11 faut diminuer les i mpôts, il faut faire disparaître leur caractère d'inquisition* L'impôt le plus néfaste par l’entrave qu’îl met au développement des affaires, par l’inquisition qu’il amène, par les frais de perception qu'il entraîne, 1 augmentation des prix de vente qu’ii cause, est 1 impôt sur le chiffre d’affaires. Il n'existait pas avant guerre ; il faut qu’avec la fin des réparations il disparaisse*
Je suis partisan du privilège des bouilleurs de cru avec suppression de toute surveïU lance dans l’exploitation agricole*
La loi sur les assurances sociales, impôt sur le salaire, met sur les épaules des travailleurs français une charge trop lourde, Une importante révision de cette loi s'impose* Plusieurs groupements professionnels nous ont déjà fait connaître leurs désirs que l'assurance devienne facultative.
La France est un pays où un équilibre parfait existe entre la production agricole et la production industrielle, mais il faut les mettre à l'abri des surprimes de la concurrence étrangère. Un régime protectionniste, permettant de maintenir les prix des denrées à un niveau suffisant est indispensable* Je suis partisan des droits de douane assurant à nos producteurs français les moyens de vivre.
Une loi réglant la question de l'indemnité de plus-value au fermier sortant est à l'étude au Parlement. Je l’étudierai et la voterai de Façon à traiter, avec justice, les intérêts réciproques des propriétaires et des fermiers, et de donner à ces derniers des garanties lorsqu’ils auront fait sur la terre des améliorations utiles et durables.
Le progrès, le confort de la vie doivent pénétrer nos campagnes. Le plus indispensable est l’amélioration des chemins ruraux, 11 faut que toute exploitation soit accessible par un chemin sûr et propre, permettant l'accès en automobile des fermes, tant aux occupants qu'aux marchands qui traitent avec eux*
An Conseil général de la Mayenne, j’ai voté des fonds pour l'amélioration des chemins ruraux. Au Parlement, je travaillerai à ce que cet effort soit puissamment secondé par l'Etat*!
Les familles nombreuses peuvent compter sur mon entier dévouement. Je fais mîen le programme minimum des revendications de leur fédération nationale,
La République est un Gouvernement pacifique.
Depuis qu elle existe, la République française n’a jamais voulu ia guerre, et l'a, dans de nombreux cas, évitée, meme au prix do sacrifices importants.
Mais il lui appartient d'assurer la sécurité du territoire, c'est-à-dire la défense nationale, Autant nous devons désirer voir abolir la guerre, autant nous devons Être prudents et ne pas nous livrer sans défense à ceux chez qui le progrès moral n’est pas encore assez: avancé pour nous donner tout apaisement.
Je veux la liberté dans Tordre et la paix dans la sécurité.
Vive la République 1
Georges DENIS Maire Contest.
Conseiller général rie Mayenne-ouest.
Chevalier tic la Légion d’honneur.
Crois de guerre.
Candidat républicain.
2r circonscription de MAYENNE.
M. J, CHAULÏN-SERVINIËRE, radical indépendant. Élu au premier tour de scrutin. — 10.423 voix.
Mes chers Amis,
Le 22 avril 1928, répondant à l'appel que je vous avais adressé, vous m'avez élu député en m’accordant un nombre de suffrages considérable. Après quatre ans de législature, je viens de nouveau faire appel à votre confiance et à votre fidélité,
La tâche de la nouvelle Chambre se résume en quelques mots : assurer T équilibre financier et la sécurité extérieure.
L’équilibre financier doit être assuré, sans impôts nouveaux, par une meilleure adaptation des taxes existantes et des économies sévères dans l’administration générale des services publics,
La sécurité extérieure doit être garantie par les mesures de protection en voie de réalisation en même temps que par l'arbitrage international; conditions nécessaires et préalables d’un désarmement général simultané et progressif.
En matière sociale, il faut continuer à améliorer l'hygiène et à faciliter la construction de maisons ouvrières; favoriser la natalité par une aide généreuse aux familles nombreuses; développer toutes les formes de l'assistance; donner aux travailleurs de la ville et des champs, par la mutualité, les plus grandes facilités pour se constituer une retraite; dès lors rendre « les assurances sociales », tout au moins pour l'agriculture, le commerce et l'artisanat, non plus obligatoires mais facultatives.
En matière économique, iî faut défendre l’artisanat contre le développement excessif de la concentration industrielle, remplacer définitivement pour les commerçants l'impôt sur le chiffre d'affaires par la taxe unique a la production; faciliter pour tous la comptabilité fiscale et les moyens d'échange.
L’agriculture doit être considérée comme étant à la base de la prospérité et de l 'équilibre social de la Nation. Il faut assurer, par les droits de douane et le contingentement, la stabilisation des cours à des prix rémunérateurs et éviter ainsi des fluctuations brusques
dont les cultivateurs sont les premières victimes, en même temps que les consommateurs ; aménager les campagnes par F électrification et l'amélioration des chemins ruraux; revenir à la liber Lé des bouilleurs de cru.
L’Etat doit, sans faiblesse, maintenir son autorité ; développer sous toutes ses formes et à lous les degrés l'instruction gratuite; respecter pour lui-même le principe d’une laïcité absolue; conserver à tous les libertés civiles, politiques et religieuses.
Dans la limite des possibilités budgétaires, la sollicitude dê& pouvoirs publics doit être acquise aux B. R. Ml, aux, combattants et aux victimes de la guerre.
Pour l'œuvre de demain, l1 union de Lous les républicains de Gouvernement, qui acceptent aussi bien la responsabilité du pouvoir que le vote du budget et des crédits de la défense nationale, est plus nécessaire que jamais.
Ainsi, selon la formule d1 Aristide Briand, qui recherchait la détente et 1 apaisement entre les Français, comme il devait, plus tard la rechercher entre les peuples, en vue d’une paix définitive, pouvons-nous espérer voir réaliser une France plus puissante, plus prospère eL plus belle; une République plus libérale, plus généreuse eL plus fraternelle.
J* C H À ULTN -SE R V l N I ÈR E
Maire de Javron.
Députe de la Mayenne.
Conseiller général -
Président du Comice agricole du canton de Couptraia.
Avocat à la Cour d'appel de Paris,
Candidat républicain.