MEURTHE-ET-MOSELLE
lvé circonscription de BRIE Y,
M. ÂMIDIEÜ'DU-CLOS, indépendant.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8,367 voix.
Mes chers Compatriotes,
L’œuvre de demain reste importante.
Elle est dominée par deux questions primordiales et d’ailleurs corrélatives,
L — Les difficultés économiques qui s’appellent :
Crise économique pour l'employeur ;
Chômage pour l’employé, l'ouvrier.
Commune souffrance qui, au lieu de les diviser, doit les rapprocher dans la recherche des remèdes communs.
Ces difficultés sont liées à la surproduction.
Elles seront résolues par T aménagement des facultés de consommation.
L’accroissement de la consommation, si favorable aux masses populaires, peut seules dégager et assurer le développement de la production, source unique, dans la vie bon marché, de la prospérité commune au travail, au commerce, à l’industrie, tous trois solidaires, étroitement liées. Cet aménagement ne peut être réalisé que par une entente entre les nations,
IL — Le maintien de la paix, dans la sécurité nationale, par les dispositions communes à toutes les nations, qu'a déposée à Genève M, André Tardieu sur un sol préparé par Aristide Briand, seule méthode possible pour réaliser le retour à la commune prospérité du travail et du capital en supprimant toutes velléités de retour aux moyens périmés qui se sont condamnés par l'effroi même qu'engendrèrent leurs perfectionnements redoutables,
Sur ces deux grandes questions, l'action de demain s'analyse comme suit :
Politique intérieure .
Large union nationale de tous les éléments :
— » qui maintiennent en France l’ordre etles principes éprouvés ;
— qui ne veulent point entraîner le pays aux aventures soi-disant sociales si lamenta** blement échoués sur tous les points du globe ;
union qui avait régné sous Raymond Poincaré après les catastrophes de 19:26
pendant la convalescence du pays, jusqu’au jour où les décisions surprenantes d'un simple congrès provincial y mirent fin \
— union qu’ont loyalement et constamment tenté de rétablir Raymond Poincaré, et Aristide Briand, et Pierre Laval, tout autant qu’André Tardieu*
Politique sociale.
Assurances sociales :
Votées par tons suivant des modalités d’application nécessairement perfectibles, adéquates peut-être à la période dé haùtie prospérité, universelle qui les vit naître, cette prospérité s’est changée en la plus douloureuse des crises, circonstance qui s’ajoute à l’expérience de trois années pour obliger à rectifier certaines modalités d’application. Alléger i obligation et la charge actuellement imposées à Fissuré, trouver une économie compensatrice dans la simplification de la paperasserie,, la réduction du nombre des fonctionnaires pour permettre de maintenir une égale quotité d’indemnités et en même temps rendre plus rapide, plus commode, et si possible anticipés les payements aux assurés*
Chômage :
Vote rapide des moyens complémentaires en vue d’achever l’œuvre de- l'outillage' national proposé par André Tardieu* .Solution] la plus efficace du chômage au bénéfice de l’employé, de l’ouvrier et de la crise en faveur de l'employeur.
Vote rapide des lois déposées consacrant le droit de priorité à la main-d’œuvre nationale sur le travail national.
De plus, il est inadmissible que les fonds de prévisions sur le chômage ne so'ent point, au moins, partiellement, rassemblés au cours des périodes prospères où il est moins malaisé de les trouver puisque l’argent est alors abondant, et que Feifort à faire peut se répartir sur des périodes de temps assez longues pour que les perceptions unitaires répétées, réalisables sur l’étranger, soient très faibles.
Familles nombreuses :
L’œuvre déjà étendue en votre faveur se poursuivra tant pour les aides matérielles que pour Fappui moral qu’apportera aux chefs de famille notamment, le vote familial.
Prisonniers de guerre :
Un certain nombre de. victimes de la guerre attendent encore justice* Les vœux des prisonniers de guerre, en même temps que ceux de toutes les- veuves de guerre sans exception. devront, être réalisés.
Cheminots- r
L’Etat renforce tous les jours ses relations avec les compagnies de chemins de fer ; il développe sou contrôle, laisse engorger les cadres supérieurs des services administratifs centraux. Cette œuvre d’assimilation, si elle est jugée uLile, ne doit point, alors, se limiter aux échelles supérieures de traitements ; elle doit exister aussi pour les échelles inférieures et amener ainsi la réalisation, par échelonnement rapide, des vœux du personnel des chemins de fer au t j tre de F assimilation de leurs traitements et retraites à ceux du personnel de FEtat.
Commerçants, fonctionnâmes, employés, artisans et mineurs :
Vos intérêts diligemment suivis de 1928 à 1932 ne le seront pas moins dans r avenir qu'engage ce passé. Ainsi que vous avez pu le lire au début de cette profession de foi, les mineurs, notamment, devront voir. abaisser la limite du nombre des années nécessaires à l'ouverture de leur droit à la retraite proportionnelle,
Po ii tique fis ca le .
An cours des années prospères, on avait juge possible, utile, de resserrer l'étau rigide de la fiscalité sur le contribuable, ^es dispositions devront, dans la crise actuelle, se voir largement adoucies clans le meme sens que ma dernière proposition de loi permit de réduire à trois ans au lieu de cinq ans le délai au cours duquel peut s'exercer rétroactivement l'inquisition fiscale pistant les erreurs de déclaration des commerçants.
Politique monétaire.
La crise et le chômage actuels sont, eu partie, résultants de la stabilisation arrachées par raison purement politique, à Raymond Poincaré, ennemi personnel constant de la stabilisation et qui, revalorisâtes déterminé (il l'a écrit, déclaré, imprimé) l'avait constamment condamnée.
Aujourd'hui, en dépit , de la stabilisation [artificielle, dans notre pays bourré d or, automatiquement le franc remonte sa puissance d'achat,, la valeur des marchandises que le franc est appelé à payer baisse donc par rapport à lui, te mouvement m'est .plus dirigé comme il eut pu l'étrc si on avait laissé Poincaré, revaloriser par paliers prudents prolongés et judicieux; il est au contraire désordonné et toutes compensations bannies par l'existence de la Ioi.de stabilisation» un déséquilibre constant, une crise s’établit sur le marché de toutes denrées et, en conséquence, hélas' le chômage sur le marché de la mai n-d' couvre.
Le franc tend de lui-même à reprendre Le: niveau qui lui est dû, de par sa couverture or et la situation financière du pays laborieux qu'est la France.
Une telle situâtion doit être soigneusement suivie au moment où elle doit effacer la faillite tout au moins partielle qui déclassa notre franc à La misérable valeur de quatre sous eu ruinant d'abord nos rentiers viagers, nos petits mutualistes, nos retraités, nos modestes .épargnants, pour attaquer à leur tour, aujourd'hui , les plus saines de nos entreprises au détriment de tous, et notamment du ravaîlleur.
Politique économique.
La crise obligea à une série de mesures douanières et de contingentements des marchandises étrangères.
Ces mesures se justifient parce qu'elles combattent le chômage ; mais elles ne devront pas rester ancrées dans la prospérité revenue. Il faudra, au contraire, ne pas négliger la vie bon marché dont Y adoption, si favorable aux classes laborieuses et aux prix de revient industriels, le sera également à la balance commerciale du pays, et par conséquent à sa prospérité.
En même temps, les monopoles d'Etat., qui ont rempli de tant de milliards, devenus serfs, les caisses annexes.de l'Etat fonctionnant en mainmorte, en . asséchant les sources vives des «finances libres du pays, devront voir leur action réduite au minimum indispensable.
Devront être aussi re visées les conventions de 1921 entre l'Etat et les Compagnies de chemins de fer en vue de supprimer, notamment le fonds commun, qui, inventé pour mettre â lia charge des Compagnies, alors prospères, le déficit annuel du seul, réseau de l'Etat, met
aujourd’hui à la charge de l'Etat les déficits qu’il entraîne pour toutes les Compagnies, même celles qui avaient habitude de la plus constante santé*
A ces questions, se joignent celles qui touchent à la décentralisation administrative et fiscale, ébauchée par le projet en préparation sur le nouveau statut des finances départementales et communales, qui élargit leur indépendance financière.
La situation de l'agriculture dans V économie nationale a été complètement modifiée par la législature qui vient de finir. Elle est passée au premier rang des préoccupations d'Etat, Les mesures réalisées, approuvées du monde rural, devront rester diligemment dosées pour maintenir la bonne marche de l’agriculture, élément si important et précieux dans notre pays.
Pour favoriser le retour à la terre, barrer l’exode rural, de grands efforts restent indispensables, notamment l'amélioration des conditions de logement h la campagne où 3a loi Loucheur a échoué et échouera tant que des subventions spéciales ne viendront pas compenser la dévalorisation spécifique de l'immeuble rural.
Politique frontalière.
Rubrique nouvelle que j'ai cru devoir mettre à part pour en faire ressortir futilité.
J'ai, en effet, au cours de la législature passée, pu remarquer qu'un certain nombre de questions doivent être résolues différemment suivant qu’elles se posent au titre des régions frontières, ou au titre de celles de V intérieur. Les charges nationales des frontaliers deviennent, dans bien des cas, beaucoup plus lourdes que celles des autres Français, 11 n’y a pas de « régions libérées» qu*à la suite des guerres, mais il yen subsiste tant que les menaces des guerres peuvent également subsister»
Les questions du pain frontalier, la justice rendue aux boulangers frontaliers, points aujourd'hui réalisés, le fait que toute une région frontière se trouve abandonnée entre la ligne fo2Ttifiée continueront elle paye sa part) et la frontière réelle, exposée aux feux croisés des adversaires éventuels et à tout coup de main, tout cela indique que nos régions doivent, au cours de la prochaine législature, être l'objet de diligences et de soins particuliers, en vue de leur compenser, par des mesures bienveillantes, leurs charges nationales supplémentaires.
Mes chers Compatriotes,
J'ai tenté de reproduire ici les leçons du passé, certains projets de l'avenir»
Si j’ai eu le bonheur de réaliser à votre gré les éléments du passé tels que vous les souhaitiez,
Si vous avez pu constater que vos intérêts nationaux, locaux et personnels, ont été bien défendus par mon dévouement depuis quatre ans;
Si vous pouvez penser que mes directives d’avenir sont conformes à vos idées, à vos intérêts, à ceux du pays, le renouvellement de votre confiance nf honorera efi malgré les peines, malgré les charges qu'elle implique, elle sera bien placée,
— Vous pourrez maintenir votre confiance au républicain national et indépendant que je suisj dont le passé, par des actes répétés et positifs, a prouvé que, sans négliger de rendre aux organismes financiers et industriels, dont il connaît bien des fonctions indispensables à la vie nationale — la justice et l'appui qui leur sont dus — - il est du fond du cœur, du haut de ses actes, aux dépens de ses labeurs, dévoué, avant tout, aux intérêts des
modestes, des petits, de tous ceux qui ont le plus grand besoin d’être défendus, de ceux qui, aux champs, à la mine, à l'usine, reconstituent chaque jour, à la sueur de leur front, les véritables, les plus précieux actifs de la nation.
Vive le Pays- Haut !
Vive la République I Vive la France 1
Pierre AMIDIEU-DÛ* clos
Ingénieur.
Ancien combattant.
Conseiller général du canton de Longwy,
Président dTlionneur de TUnion cantonale des maires. Chevalier de la Légion d'honneur*
Croix de guerre.
Député sortant.
Candidat républicain indépendant d’Union nationale. Membre de la Fédération républicaine de France.
2! circonscription de BRIEY.
Élection législative du 2 avril 1933.
M. Philippe SERRE, indépendant de gauche.
Défense des classes sociales contre la crise.
Agriculture*
1° Continuation de la politique du contingentement j , 2° Effort d’organisation : les cultivateurs doivent de plus en plus faire partie des sociétés locales et exiger de ces sociétés qu’elles soutiennent les groupements spécialisés (Associations générales des producteurs de blé, de viande et de lait, qui exercent une grande action auprès des pouvoirs publies) ;
3°. Lutte contre les excédents de production t
a) Limiter les emblavement® et les réserver aux terres de grand re demeni ;
h) Contingenter l'entrée des céréales secondaires ;
e) Utiliser une partie des crédits affectés à l'outillage national à la création de silos destinés à loger l'excédent des rares récoltes excédentaires ;
4° Réduction des prix de revient ;
<*} Baisse du loyer de la terre (la révision des baux ruraux en îaveur du fermier vient d elre votée) ;
*) baisse des engrais, machines agricoles, électricité.
Petit tcommeroe*
Pour le petit commerce, un triple effort doit être accompli :
1° Réforme de son régime fiscal, se traduisant notamment :
Par la substitution d’une taxe unique à la production, à l’impôt actuel sur le chiffre d'affaires ;
Par l1 application de la lai du 16 avril 1930 sur la patente ;
Par P égalité fiscale entre tous les contribuables vivant du commerce,
2" Organisation du crédit commercial. — Des prêts à courts termes et à longs termes doivent être consentis*
3" Egalisation des charges entre le petit commerce et les coopératives d'usines par la suppression des privilèges fiscaux dont jouissent ces dernières et l’adoption de mesures supprimant leur concurrence illégale.
Classe ouvrière.
La classe ouvrière, solidaire de la production, est la première victime de toute crise économique. Elle est, à l’heure actuelle, en proie au chômage total ou partiel qui, dans certains centres, la conduit à la misère.
Le programme d’outillage national et de grands travaux internationaux est de nature à atténuer le mal et de rendre du travail à la main-d’œuvre nationale.
En attendant, la famille ouvrière, arrachée à la terre par Tusine, aspire à la sécurité.
Contre le chômage, elle doit être proLégée. Avant un nouvel aménagement de nos lois sociales, la proposition Ramadier concernant les mineurs doit être immédiatement voice.
Tous les efforts faits pour organiser la production sur le plan international (cartel, trust) tout progrès technique (rationalisation), doivent se traduire par une augmentation du bien-être de la classe ouvrière .et par un accroissement de :sa sécurité matérielle fit de la dignité de sa vie.
Philippe SERRE Docteur en droit.
Diplômé de TEcole des sciences politiques.
Avocat à la Cour.
Membre de la Commission exécutive de la Ligue de Ja Jeune République.
Indépendant d e g c h e .
Np 2145
Circonscription da LUNÉVILLE:
Al, MAZERAND, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrulin, — 11.508 voix.
Messieurs les électeurs et chers -concitoyens,
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plu» Sl“Lf:‘'“! 1 Pr6CiS'r POi”“ * *»•— W »• 1»i ™» intéressent
La politique extérieure.
Au cours de ces dernières années, le Parlement a eu le choix entre trois attitudes : aofiny da ferme té et d^concüia tiorn^ ' 1 aUlre’ d’lnternaUondisme ^méraire : la troisième,
etdu^éir11^^11^"6 qt" aflPyévalu - sanctionnée par les votes constants de la Chambre Ah si ’lt n f 7yt “T1**, 80,19 l6S Ministèrea Poincaré j, Briand, Lava! et Tardieu
«*po,ée à GenèZar” ris, îe B°S1 ^ ’* wlonlé « nt
Politique financière .
dquiuil'd's s:r S^tr?. lo ’t! c“sl“t d'°b'‘Dir « p>»
impôts ciui crèvent si JourdemenM P T retionnelle utilisation, et surtout l'allégement des le si lourdement toutes les categories de contribuables.
La situation financière doit retenir notre vigilante attention ; nous devons nous garder de toute politique aventureuse rendant plus malaisé rétablissement du prochain budget.
Aussi, }'ai résisté et continuerai de résister à toutes les surenchères démagogiques, génératrices d’impôts nouveaux qui, rompant l'équilibre budgétaire, auraient compromis la stabilité du franc et détruit Tœuvf e du Président Poincaré,
La défense nationale.
Membre de la Commission de F armée, j'ai assidûment participé à ses travaux et j’ai été son rapporteur pour divers projets et propositions de loi.
Député lorrain, représentant un arrondissement qui a tant souffert des horreurs de l’invasion, j'avais l'impérieux et patriotique devoir de veiller à ce que toutes les précautions soient prises pour assurer notre complète sécurité.
Le service d’un an a allégé les charges de la conscription, et, en contre- partie, la fortification des frontières, qui témoigne de notre esprit défensif et nous garde du reproche de nourrir des intentions agressives, est énergiquement poussée.
Au cours des voyages d'inspection de la Commission de 1 armée, j ai constaté 1 activité avec laquelle est hâtée leur exécution, et vous concevez que la discrétion patriotique à laquelle je suis tenu m’empêche de donner sur cet objet des détails approfondis.
Aux victimes de la guerre .
Ancien combattant, ayant défendu avec vous la terre lorraine, mon amicale et constante sollicitude s'est exercée en faveur de vous tous qui avez souffert de la guerre : mutilés, veuves, orphelins, ascendants, anciens combattants, prisonniers de guerre.
Toutes vos aspirations me sont connues : n ai-je pas suivi assidûment tous vos congrès, et entretenu avec vos associations les rapports qui m’ont permis de contribuer à faire aboutir vos légitimes revendications : retraite du combattant, pensions, soins médicaux, etc.
Yons aurez toujours en moi le défenseur énergique des droits que votre héroïsme vous donne sur la Nation.
La vie sociale.
Les familles nombreuses, qui nfiont constamment compté parmi leurs défenseurs, savent que j'ai toujours milité pour l'adoption des mesures nécessaires à F encouragement et à la protection de la natalité et, désormais, la mère de famille est partout à l'honneur.
La famille doit bénéficier de larges dégrèvements fiscaux et l'extension des allocations familiales doit lui permettre de prospérer et de s'épanouir.
La création du Ministère de la Santé publique permet la coordination de toutes les mesures tendant à la protection de la race, et les gens de cœur qui se vouent au développement des dispensaires d’hygiène sociale et des offices d'habitations à bon marché peuvent attester qu’ils n'ont jamais fait appel en vain à mon esprit de solidarité sociale.
Agriculteurs :
L’agriculüirc traverse une crise que doivent conjurer au plus tôt des mesures de protection soigneusement étudiées.
Il ne faut plus que l'agriculteur travaille à perte et, pour cela, toutes facilités doivent lui être données :
Réductions sur le transport des engrais, des machines, des semences ;
Création de caisses d’assurances, de prêt, de secours en cas de calamité ;
Amélioration des exploitations rurales par l'électrification, l'adduction d'eau, le drainage, le remembrement, l’ouverture et le meilleur entretien des chemins ;
Confirmation par la Chambre du vote récent do Sénat améliorant la situation des bouilleurs de cru.
Assidu h toutes les manifestations organisées par le Comice de la rron disse ment, en contact étroit avec la Chambre d'agriculture, que préside avec tant de compétence mou ami le sénateur Michel J j'ai déposé deux propositions de loi tendant. Tune k la création d’une caisse de secours pour les victimes des intempéries, l'autre à la réparation des dégâts causés par les animaux nuisibles.
Votre appui ne m’a jamais fait défaut ; en toutes circonstances, vous pouvez compter sur moi.
Industrie et commerce :
La crise économique mondiale, atteignant la France, a engendré le chômage.
Contre ce iïéau, qui crée tant de misères imméritées, une politique réaliste s'imposait, j "ai voté le projet d'outillage national.
Celui-ci donnant, d'une part, du travail à tous les corps de métiers, d'autre part, engendrant un bien-être général avec F électrification rurale, les adductions d'eau potable, l'extension et l'amélioration du réseau routier, etc,, va perfectionner notre armement économique et favoriser le commerce dans toutes ses branches.
En outre, le commerce doit être protégé contre les effets du <r dumping » par un contingentement dont les incidences, soigneusement étudiées, ne risqueront pas d'être préjudiciables aux consommateurs.
Membre de la Chambre de commerce de Nancy, je suis assidûment les séances de cette compagnie et m’inspire de ses délibérations au cours des travaux parlementaires.
Les assurances sociales :
Votée à runanimité, cette loi répond à une nécessité d'entraide sociale.
Son fonctionnement a démontré l'urgence impérieuse d'une refonte totale, qui devra simplifier son mécanisme et Je débarrasser de ses complications paperassières, dans l’intérêt commun de toutes les catégories d'employeurs et d’employés,
La loi devra être, en outre, adaptée avec sagesse et dans un esprit pratique aux besoins réels des agriculteurs. J'ai, du reste, signé une proposition de loi dans ce sens.
Le monde ouvrier :
JJai suivi les congrès des mutilés du travail, dont la situation est si digne d'intérêt.
La loi de 1898 sur les accidents du travail doit cLre modernisée dans le sens de l'augmentation du pourcentage d’invalidité et du réajustement des rentes.
Les travailleurs doivent être protégés dans leur existence laborieuse, toutes les garanties de stabilité et de liberté d'opinion doivent leur être assurées.
Quils appartiennent aux corporations d'usine ou à celle du rail, je ne les sépare pas dans mes sympathies agissantes, et ils savent qu'ils n'ont Jamais fait en vain appel à mon dévouement.
L'enseignement public :
Partisan résolument convaincu de l'égalité de tous devant l'instruction, j’ai voté la gratuité de renseignement secondaire.
Président de la « Fédération des délégués cantonaux de l'arrondissement îj, je suis intervenu sans relâche, en plein accord avec les municipalités, pour l'amélioration des constructions scolaires, la création de nouvelles classes, témoignant ainsi la sympathie et 1 intérêt que je n'ai cessé et ne cesserai de porter à l’école laïque, à ses élèves et à scs maîtres, qui assument la noble mission d'instruire la jeunesse.
La réforme de l’Etat :
La réforme des administrations de l'Etat doit être réalisée dans l'intérêt de la collectivité et en complet accord avec les organisations corporatives , dont les intéressantes suggestions méritent d'êtres retenues puisqu'elles tendent à une féconde utilisation des compétences, à une décentralisation rationnelle, et ainsi à un meilleur aménagement des dépenses qu'entraîne obligatoirement la complexité sans cesse croissante de l’Etat moderne.
Les finances départementales et communales :
Leur réforme sera une des œuvres importantes de la prochaine législature .
Mon mandat de conseiller général et de maire me mettent à même de suivre sa réalisation, dans un sens conforme aux désirs des assemblées communales et les municipalités savent combien je serai leur défenseur attentif.
Mon action s’est exercée pour hâter la création de la caisse d’avances aux communes qui, dès maintenant, leur permet de se procurer à un taux très avantageux les sommes nécessaires à la réalisation de leurs projets.
Mes chers concitoyens,
Je viens de vous présenter le résumé de mon activité parlementaire; vous n'avez, d’ ailleurs, pas manqué de la suivre pendant cette législature.
Dans l’avenir, je continuerai, vous le savez, à vous représenter avec le même zèle et la même vigilance.
Nul d’entre vous ne fera appel en vain à mon dévouement.
Vous m’avez vu à l’œuvre pendant treize ans, et c’est parce que je me sens honoré de votre confiance que je vous demande de me la renouveler le 1er mai.
Vive l’arrondissement de Lunéville !
Vive la France !
Vive la République ï
Gaoauas MAZERAND
Officier de la Légion cTlicnneur, Crois de guerre. Député sortant.
Vice-président de la Commission du travail, Membre de la Commission de Tannée.
Conseiller général, Maire de Cirey.
Candidat des Républicains,
No 2145
lre circonscription de NANCY.
M. Leurs MARIN, U. R, D,
Elu au premier tour de scrutin. — 9,655 voix.
Rien chers Compatriotes,
Vous m1 avez, depuis vingt-sept ans, avec des majorités toujours croissantes, confié le redoutable honneur de vous représenter au Parlement pour y défendre l'idéal et les intérêts du pays : ce temps fut, dans notre histoire, parmi les plus chargés d’événements et de périls.
Quatorze années après la victoire, le monde est toujours bouleversé. Il subit, sous des menaces mortelles pour bien des nations, les atteintes aigues de crises douloureuses. Comme les houles qui suivent les grandes guerres, elles atteignent tous les domaines de P activité humaine ; industrie et agriculture, commerce et finances, relations internationales, etc.
A l’égard de ces questions, vous connaissez mon programme et mon passé. J’ai tenu à les préciser dans d’arides mais nécessaires communications. Je vous les ai adressées à tous. Elles vous montreront, par T épreuve des événements, si j'ai été ou si je suis capable de prévoyance, de jugement, À cette heure, je vous dois la vérité sur l’importance politique du scrutin du 1* mai.
Aujourd’hui, dans notre France comme dans le monde, deux doctrines séparent les esprit s.
D’une part, le socialisme, internationaliste et révolutionnaire, dont le communisme n’est qu’une expression plus franche et qui, depuis longtemps, a dominé, entraîné vers la démagogie les radicaux-socialistes. Ï1 a provoqué la ruine rapide de tous les pays qui Font pratiqué, si peu de temps qu’ait duré son emprise. Partout où il n’a pas triomphé, il a ^jïoussé les sociétés vers le gaspillage financier et l’étatisme le plus stérile.
D’autre pari, nos doctrines de liberté et d'ordre, de tolérance, de progrès économique et social, de paix intérieure et extérieure, de défense nationale dans le domaine du travail, de nos producteurs, de notre épargne, comme dans celui de nos frontières et de notre civilisation.
Ici, mémo aux heures les plus troublées, vous avez toujours donné l'exemple à la France en faisant triompher nos doctrines. Avec quelle évidence, depuis vingt ans, les événements ont montré combien vous aviez eu raison dans votre vigilance et voire prévoyance 1
Qu’arriverait-il demain si, dans l’ensemble du pays, la prochaine Chambre, par l’aveuglement des électeurs, apparaissait comme le fruit d’une victoire socialiste ou, ce qui est identique, d’un nouveau cartel ?
Financièrement, vous n’attendriez plus deux ans, comme en 1924, pour voir les cataclysmes fondre sur nous. La menace contre le franc serait aussitôt renouvelée, sans les memes possibilités de redressement qu’alors, sans la possibilité de recourir à l’impôt, de ramener facilement la confiance. « Le franc à moins d’un sou, disait M. Tardieu à Giromagny » c'est-à-dire la ruine générale ! Qui donc nierait que des élections à gauche n amèneraient 1 inflation, c’est-à-dire un redoublement de la vie chère et de ses souffrances, a perte de notre crédit ? la surcharge de nouveaux impôts, c’est-à-dire l’écrasement de
l'agriculture, de l'industrie et du commerce, pour compenser des prébendes démagogiques? le fléchissement des recettes fiscales, le déséquilibre budgétaire et la fin de F amortissement ? T inquiétude de la petite épargne ? le renouveau de la spéculation pl autocratique, toujours favorable aux Gouvernements de désordre, qui rendent plus faciles ses vols. La finance internationale espère des élections à gauche, afin de trouver un terrain favorable à ses coups de bourse et à ses razzias.
Socialement, des élections carteUistes ramèneraient la stupide guerre de classes, alors que, sous peine des épreuves les plus cruelles pour tous, la production et la vie sociale ont besoin, plus que jamais, de la coopération sincère et raisonnée. Elles entraveraient, par des utopies et des surenchères, toutes les réformes sociales utiles, comme le montre 1 expérience des assurances, le caractère néfaste des promesses vagues et trompeuses. Elles entraveraient F organisation et les progrès de la Démocratie. Moscou et tous ceux qui jalousent notre civilisation espèrent des élections à gauche pour diminuer, dans le monde, la force d’ordre et de progrès que représente la France*
Economiquement, semblables élections ruineraient la production qu'elles accableraient de réglementations tracassières, d'impôts et qu’elles livreraient, ainsi, à la concurrence étrangère* Elles seraient incapables, comme en Angleterre et en Allemagne, de défendre nos populations ouvrières contre le chômage, La rapacité des grands trusts étrangers espère en France des élections à gauche, pour achever sa besogne d’invasion de noire pays par leurs produits, par la restriction de nos exportations, par la mainmise sur nos usines et nos sociétés*
Diplomatiquement, des élections socialistes ou carteîlistes ramèneraient les abandons — sur des poTnts désormais vitaux — et toutes ces faiblesses qui ont menacé la paix du monde et la sécurité de notre pays* Elles conduiraient à un désarmement précipité, unilatéral, sans garanties pour ces biens suprêmes que sont notre sécurité et la paix ; elles précipiteraient les menaces de conflits* Songez à fïm prévoyance des socialistes à la veille de 1911 et que leurs prophéties, ces dernières années, ont été, une à une, successivement démenties avec brutalité par les événements. Les votes d’hier et le symbole d Hitler en Allemagne montrent aux plus aveugles les progrès du péril extérieur* Qui donc ne le sait pas? A Berlin et partout cù Ton hait, où Fon jalouse la France, on illuminerait à de semblables élections.
Moralement, de telles élections renouvelleraient chez nous F absurde guerre religieuse. Ne voit-on pas le radicalisme reprendre son éternel et périmé tremplin électoral arec l'anticléricalisme? Une grande ligue, qui devrait rester neutre, réclame des candidats 1 abrogation de la circulaire du 2 août 1914, autorisant religieux et religieuses à rentrer en France officieusement, alors que les premiers venaient défendre la patrie menacée? demande la suppression de ce qui reste des libertés d’enseignement? réclame, contre les entants pauvres, que leurs parents, libres citoyens, ont placés dans une école de leur choix, le refus de tout secours! Seuls, s’en réjouiraient ceux qui méconnaissent la dignité de la liberté de conscience ou qui savent combien l'anticléricalisme a toujours affaibli la France.
Civique ment, de semblables élections amèneraient le fléchissement de l’esprit, national et de F esprit d’union. De I esprit national, dont les événements montrent que nous allons avoir un besoin ardent dans les compétitions mondiales* De l'esprit d'union, qui a fait la force du pays et Fa rendu capable des plus magnifiques redressements* — Quelle joie, chez tous nos rivaux, de savoir que le règne de la désunion, l'affaiblissement de 1 esprit patriotique c'est-à-dire des plus grandes forces nationales, faciliteraient leur succès sur notre belle France.
Electeurs de la première circonscription de Nancy, von s n’aiderez pas au triomphe du socialisme révolutionnaire, quand il est rejeté partout, ou d'un cartel que vous avez va, déjà, provoquer tant de ruines dans notre pays* Vous sentez bien qu'un pareil vote toucherait dangereusement la France et là paix en même temps que vos propres intérêts, dans tous domaines.
Conscients de la gravité de l'heure, des difficultés que nous avons à surmonter, des
périls qui grandissent à l'horizon, vous voterez pour l’ordre et la liberté, pour l'epargne et le progrès social, pour la paix intérieure et extérieure. Les anciens garderont 1 idéal qu ils ont. ici, toujours défendu au plus grand profit de la France. Les jeunes continueront les traditions de leurs aînés.
* Vive îa France !
Vive la République !
Vive la Lorraine !
Louis MARIN
Député sortant*
Candidat d’union nationale.
2e circonscription de NANCY.
M. SEITZ, radical-socialiste.
Electeurs,
Désigné par le Parti républicain radical et radical-socialiste comme candidat dans la 2* circonscription de Nancy, je me présente à vos suiîrages avec la volonté de rester, en toutes circonstances, fidèle à ses principes et à sa doctrine :
Redonnera la France son vrai visage, la replacer à son poste d avant -garde, dans la recherche du progrès social et de la paix.
Pour atteindre ce but: je suis prêt, ainsi que mon parti, à collaborer loyalement avec tous les républicains qui se déclarent décidés,
Dans Tordre intérieur, à :
— Maintenir en fait et en droit la laïcité de 1 Etat dans tous les domaines, tout en respectant scrupuleusement la liberté de conscience ;
— Affranchir la nation du joug que font peser sur elles tontes les réactions et la finance nationale et internationale coalisées ;
— Poursuivre ^instruction du peuple par la réalisation totale de Técoîe unique ;
— Rechercher et faire, en ce temps de crise, les économies nécessaires pour mettre en équilibre un budget, livré depuis deux ans surtout à la surenchère et au gaspillage ,
— Comprimer au maximum les dépenses improductives au profit des œuvres sociales et
d éducation, d’une part* de l'équipement économique du pays, d autre part.
Dans Tordre extérieur, à :
— Poursuivre TaposLolat de Briand pour la paix : par le désarmement matériel et moral, militaire et économique du monde, dans le respect des traités et? si besoin est, pai leur révision librement décidée et consentie par les parties contractantes.
— Renforcer l’organisation et les pouvoirs de la Société des Nations, seule force capable aujourd’hui d’empêcher une nouvelle guerre, contre laquelle il n’est pas de sécurité matérielle suffisante ; de faire renaître la confiance des peuples en eux-mêmes et entre eux et de résoudre ainsi la crise économique qui frappe tous les pays.
Ni abdication, ni sectarisme, ni démagogie hypocrite de droite, ni surenchère révolu, tionnaire de gauche.
Tel est mon programme républicain; c’est sur lui que vous vous compterez le lflF mai.
Vive la France républicaine 1
Emile- Ernest SE1TZ
Docteur en droit, avocat à la Cour d'appel. Combattant volontaire de la grande guerre. Chevalier de la Légion d’honneur, Croîi de guerre. Candidat de concorde républicaine, démocratique et sociale.
3e circonscription de NANCY*
M* Désiré FERRY, républicain de gauche.
Elu au premier tour de scrutin, — 15,021 voix*
Chers Compatriotes,
I our la quatrième fois, je nie présente à vos libres suffrages,
Voici bientôt treize ans que j'ai Tbonneur d’être votre élu à la Chambre.
Vous me connaissez pour m’avoir vu à l’œuvre,
\ ous savez que j ai servi, avec une foi profonde dans la grandeur de mon pays, les intérêts nationaux dont vous m’avez confié la charge*
Je n ai négligé à aucun moment, ni vos intérêts locaux, ni vos intérêts personnels, ni ceux, qui me sont chers, des anciens combattants et des familles nombreuses*
Dans le journal que j'ai envoyé récemment à chacun de vous, j’ai exposé mon programme economique, social, financier, agricole et commercial.
Je vous en rappelle les lignes essentielles.
Le premier soin de la prochaine législature sera de mettre fin à la crise économique et au chômage en protégeant la production et la main-d’œuvre française#
Elle devra entièrement modifier 1 application de la loi sur les assurances sociales, en faisant appel à la mutualité.
Mais le problème essentiel est d’ordre financier,
U est urgent que 1 Etat réduise son train de vie, comprime ses dépenses, réalise de£ économies, et renonce à la politique étaliste d inspiration socialiste.
A l’extérieur, la France continuera son œuvre de paix, par l'entente loyale entre les peuples, tout en veillant à sa sécurité, avec une armée forte et des Frontières bien défendues.
Cher s Compatriotes,
Ma position politique est claire et nette.
Je suis, je resterai un républicain, qui ne craint pas d’affirmer ses idées, et qui se refuse à séparer la République de la nation.
Je nai rien à changer à la profession de foi qu'en 1924 j'ai signée avec mes collègues de Meurthe-et-Moselle: «Républicains loyaux et démocrates ardents, nous considérons comme intangibles la République et ses institutions fondamentales. Nous voyons dans le respect des lois républicaines la garantie de l'absolue liberté de conscience et dans la laïcité de l’Etat la garantie de la paix religieuse. »
Fidèle à la vieille devise républicaine «liberté, égalité, fraternité » et aux principes de la déclaration des Droits de F Homme, je suis un partisan résolu de Implication du droit commun à tous les citoyens sans privilège, ni exception.
Pour défendre les institutions républicaines, vous me trouverez toujours dressé contre les révolutionnaires internationalistes, contre les adversaires et les insulteurs du régime démocratique.
L’œuvre de demain sera pleine de difficultés à l'intérieur, de périls au dehors. Il sera indispensable que tous les républicains, qui acceptent les responsabilités du pouvoir, apportent leur collaboration au Gouvernement.
Comme député et comme Ministre, aux côtés d’André Tardieu, jTai consacré tout mon temps et toutes mes forces au bien public et au progrès social.
J’ai conscience d'avoir rempli de mon mieux la mission que vous m’aviez confiée en 1028.
Si, le 1er mai, en faisant sur mon nom Punion des républicains de la 31 circonscription, vous affirmez votre volonté de voir triompher une politique de réalisations, je continuerai dans 1 avenir, comme dans le passé, à mettre tout mon dévouement au service de la France et de la République.
Vive la 3* circonscription !
Vive la France !
Vi ve la République I
Désihé FERRY
Docteur en droit.
Chevalier de la Légion d'honneur, Cr>i£ de guerre» Député sortant, ancien Ministre.
Candidat républicain indépendant.
Circonscription de TOUL.
M, CHÀMVOUX, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 5.919 voix.
Mes chers Concitoyens,
Votre député, Charles Fringant, arrivé en fui de législature, ne sollicite pas le renouvellement de son mandat.
Je regrette tout le premier cette décision irrévocable et je tiens à rendre hommage à l'honnêteté, à la loyauté, à la sincérité des convictions républicaines de celui qui s’en va.
Fatigué certes, désabusé un peu, il passe à d'autres la consigne : je me suis déclaré bon pour la relève etf courageusement, je viens prendre mon poste de combat.
Mes e lier s Co ne i tov eu s ,
Je crois superflu de vous étaler, comme c’est. T usage, un programme enchanteur de réalisations ou de promesses, et je jugerais indigne — de moi-même et de vous — de masquer, sous un camouflage quelconque, la véritable position politique que j*entends prendre et défendre.
Je suis républicain ardent et démocrate convaincu. Entre les réacteurs de droite et les extrémistes de gauche, sans compromission avec les uns ou les autres, il y a place pour œuvrer avec aisance et fécondité.
L'expérience de la dernière législature, avec ses partis disciplinés, tour à tour d'action ou de résistance, a démontré la vanité des groupements par étiquettes, les dangers de la servilité chez l'élu et la stérilité de l'effort dans une assemblée où tous les éléments s'opposent,
La nécessité d'un regroupement des forces républicaines, où l'affinité des tendances et le concours des bonnes volontés remplaceront la discipline des partis et la rivalité des chefs, est apparue depuis longtemps aux esprits réfléchis comme le seul remède aux maux dont souffre notre démocratie.
C'est de la concentration républicaine qu'il faut attendre le salut; c’est vers elle que doivent converger nos libres volontés.
Ni sectaire, ni l'esclave d’un parti, résolu à défendre par mon indépendance celle même de mes concitoyens, respectueux de la liberté de conscience, nettement acquis aux conceptions même les plus hardies d’évolution et de progrès démocratique, décidé enfin a poursuivre à l'intérieur une politique d’ordre, d’économie et de solidarité : à l’extérieur, une politique de rapprochement dans le cadre et le resp eet des traités, telles sont, dans leurs grandes lignes, les directives que j’entends suivre.
Mes chers Concitoyens,
Vous appartenez à une région ou les sentiments républicains sont profondément ancrés, où ils sc sont affirmés toujours et quand même k des époques qui comportaient
leurs risques. Vous ne faillirez pas à la tradition, vous défendrez et ferez triompher sous jnon nom la République véritablement démocratique et sociale.
Jules CHAMVOÜX
Conseiller général.
Ancien adjoint an maire de Touî.
Président de la Commission d’agriculture au Conseil général. Officier du Mérite agricole.
Ancien combattant. — Croix de guerre.
Candidat de concentration républicaine.
SH