M. SCHLEITER, U. R. D
Élu au pfeniîer tôur de scrù^in. 7.718 voix.
Chers Concitoyens,
Pour la troisième fois, je sollicite vos suffrages et l’honneur dè vous représenter à la Chambre des Députés, Il y a huit ans, au scrutin de liste départemental, vous avez élu au premier tour, à la majorité absolue, la liste Maginot tout entière, dont j étais* 11 y a quatre ans, vous m’avez renouvelé votre confiance en me donnant 80 pour cent des suffrages exprimés j mon programme était resté le même et un appel signe en commun avec Maginot en faisait foi:
Aujourd'hui, la situation reste identique*
André Maginot, hélas I n'anime plus de sa forte personnalité la politique ineusienne, dont il avait réalisé l’union. La Meuse, comme la France, a fait une grande perte. Mais la vie continue, la France aussi.
Notre devoir est de continuer l’œuvre commencée par notre regretté ami, de rester rigoureusement fidèles à îa ligne politique républicaine et nationale qu il avait tracée, dan* le sillage du Président Poincaré*
Au moment de vous rendre compte de mon mandat et de vous en demander le renouvellement, je veux avant tout vous exprimer une fois de plus mon aflectüeuse gratitude pour la confiance si amicale que vous ne m'avez jamais marchandée, depuis que, sous la pression des besoins de la restauration d*a près- gu erre, je me suis mis à la disposition de mes concitoyens et amis sur fe ‘plan politique.
Je vous dis ensuite ; Jugez-moi sur mes actes !
Les. paroles : s'envolant, les promesses s'oublient; les actes seuls comptent et
demeurent.
Jugez les miens I
Tout d'abord, dans le domaine de nos rapports, si cordiaux si amicaux, d’électours à représentant du peuple, j'ai tenu rengagement que j'avais pris de rester en contact permanent avec vous, pour mieux viyrp votre vie, mieux connaître vqs intérêts, de continuer à habiter Verdun, au centre de notre arrondissement. Je sui§ demeuré parmi vous, me tenant chaque semaine k votre disposition, apprenant de vous ce que vous pensez des qqcstions en discussion, ce que sont vos besoins et vos désirs, m efforçant aussi de conduire à bien les multiples affaires d'intérêt général, local ou particulier dont vous m'avez saisi. Pas une de ces affaires, dont je ne me sois, occupé attentivement ; pas une lettre qui niait eu sa réponse. Grâce à quoi nous sommes restas durant ces quatre années, en contact permanent, amical et fécond.
Pour ce qui concerne mas actes officiels, publics, vous, ayez vu mes votes au jour le jour durant toute la législature. Toujours ils se sont confondus avec ceux de Maginot; toujours ils ont tendu, comme le disait çe regretté ami, ver$ -ci une République qui, dans Torclrç, la. discipline, le respect des consciences, la protection de la liberté sous tontes ses formes, poursuivre son oeuvre de progrès démocratique et de fraternité sociale
Toujours^ ils oi^t. tendu à soutenir les .Gouvernements républicains nationaux, ceux de Poincaré comme c, eux de Tardieu et de. Laval; toujours aussi, ils ont combattu les Mihist tères dits du Cartel des gauches, sur lesquels se faisait sentir trop dangereusement 1 emprise socialiste de l'internationale ouvrière.
J'ai été invariablement fidèle au mandat impérieux que vous, m’, aviez donné en ce sens. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont mes actes et mes vptes qui le prouvent.
Ce quTa été mon travail au Parlement, mes interventions, mes, propositions, mes r^pT ports en témoignent, spécialement à la. Commission de 1 arrnéc et du travail, dont j ai été secrétaire d7un bout à, F autre de la légisiaturp, à colle enfin d assurance et de prévoyance sociales, dont j’ai eu l'honneur d’être vice-président. Je n'ai jamais cessé d avoir le souci des améliorations sociales, comme celui aussi de la sécurité, d$ns la paix, de nos régions lorraines, fatiguées de fournir toujours des champs de bataille à notre histoire.
La tâche de demain.
Continuer l'œuvre entreprise et spécialement :
— Consolider la défensive contre la crise mondiale;
— Préparer la reprise, pour n'être pas surpris;
™ Compléter Faide apportée à notre commerce et à notre agriculture;
— Défendre le contribuable, conjurer le déficit;
— Tirer parti. pour le pays de notre puissance d’épargne;
— Continuer l’œuvre entreprise à Genève;
— Raffermir F union si nécessaire entre Français.
Mes chers Concitoyens,
Je vous ai exposé ce que j'ai fait, ce que je compte faire; vous avez pu constater que je n'ai jamais varié. Je sais que, de votre côté, vous n’avez pas changé non plus, que vous demeurez attachés, vous aussi, à vos préférences nettement et maintes fois affirmées, à la politique de nos grands hommes d'Etat meusiens, Poincaré et Maginot, Si celui-ci nous manque, du moins avons-nous la bonne fortune de compter toujours sur le premier et sur sa clairvoyance patriotique.
Ni vous, ni moi, donc, nous n'avons changé, et tout est dit dès qu on 1 a constaté.
Que puis-je ajouter encore?
Vous savez qui je suis, ce que je pense, ce que j'ai fait, ce que je veux continuer à faire, avec votre confiance renouvelée. Tout le reste serait vaines paroles, inefficaces promesses électorales,
La situation, d'ailleurs, est on ne peut plus limpide*
Vous avez à choisir entre un républicain national qui a invariablement soutenu les Gouvernements Poincaré, Tardieu, Laval, et des candidats, radical-socialiste et socialiste, prêts à reformer h nouveau le désastreux cartel constitué pour une minute en 1924, et dont la France a souffert pendant deux longues années*
Vous avez à choisir entre un républicain national, qui n’a jamais dévié de sa ligne politique, et un ancien communiste militant, converti récemment au radicalisme socialisLe dans des conditions qui laissent place à toutes les appréhensions.
Si vous voulez revoir les jours d’angoisse de juillet 1926, rappelez le cartel, reformé une fois encore, mais sachez bien ce qu'il vous en coûtera, car, cette fois, personne sans doute ne pourrait plus y porter remède.
Si vous voulez voir se continuer la politique instaurée par notre éminent compatriote Raymond Poincaré lors de ce sauvetage mémorable, continuée depuis par Tardieu, Laval et Maginot, vous pouvez compter sur moi et sur mon indéfectible attachement à cette politique républicaine de sauvegarde nationale, de paix, à l’ intérieur comme à T extérieur, dans la sécurité et la liberté, dans le respect de nos institutions démocratiques, d’amélioration progressive et incessante de toutes nos lois sociales, d’économies et de réduction des charges fiscales.
C'est à vous maintenant à prendre vos responsabilités: c'est vous qui, exerçant la souveraineté du peuple inscrite dans notre constitution républicaine, allez décider pour quatre ans du sort de la France, de son bonheur ou de son malheur, quatre ans pendant lesquels il se passera bien des choses, quatre ans débutant dans un trouble mondial sans précédent*
Réfléchissez en face de votre conscience de citoyen, puis choisissez celui qui vous paraîtra le plus capable de faire face aux lourdes responsabilités de demain.
J'attends avec confiance votre verdict, parce que, comme vient de le dire Tardieu : u notre peuple sait se souvenir, notre peuple sait prévoir, notre peuple sait juger »*
Vive la France !
Vive la République I
Victor SCHlÉlTER
Député sortant.
Conseiller général de la Meuse.
Maire de Verdun.
Officier de la Légion d'honneur* Crois de guerre*
Candidat républicain d'union nationale.