M. DUPRÉ, S. F. I. O
Elu au deuxième tour de scrutin. — 13.739 voix.
Citoyens,
La Chambre des Députés élue en 1923 voit son mandat expirer Jet bientôt vous serez appelés à choisir vos représentants à la nouvelle Chambre.
Pour quel parti, pour quel programme voterez- vous ?
Le parti socialiste vous présente, avec son candidat, son programme total et il vous dit : L heure a sonné des transformations profondes à apporter au régime de la grande propriété capital. ste et de la production ; l’heure a sonné de l'orientation de la politique internationale vers le ^désarmement générai si vous voulez éviter la guerre demain.
Le régime capitaliste fait^faillite dans tous les domaines.
4 andis que les travailleurs de l'industrie et de la terre n’ont jamais tant produit de toutes choses nécessaires à la vie, la misère se répand partout avec le chômage. Les ouvriers et les employés sont jetésjhors des usines, sans travail, sans salaires ou sans traitements ; le commerce est dans le marasme le plus complet j les petits cultivateurs qu'nne politique
protectionniste ne protège qu'en apparence vendent de plus en plus difficilement leurs produits à des prix rémunérateurs.
Voilà le Lableau de la triste situation économique présente, quand les produits de toutes sortes, industriels et agricoles, sont en surabondance et pourraient satisfaire tous les besoins humains. Mais le régime capitaliste est ainsi fait qu'au lieu d apporter le bonheur aux travailleurs, producteurs des richesses, il les condamne aux privations et à la misère.
Un pareil régime qui est la désorganisation et 1 anarchie a trop duré, il doit faire place à un autre, au régime socialiste qui seul pourra faire sortir de la production développée le bonheur de chacun et de tous.
Ouvriers, employés, f impuissance des partis bourgeois est telle que, dans la crise actuelle, leurs gouvernements et leur lamentable Chambre ont été incapables de traiter également les victimes du capitalisme, les sans- travail, ils sont aujourd’hui en France au moins un million dont trois cent mille seulement reçoivent une allocation journalière insuffisante. Les sept cent mille autres sans- travail sont même privés de cette allocation parce que les conseils municipaux bourgeois de la plupart des communes ne veulent pas de tonds de chômage. Une inégalité aussi odieuse doit cesser et cessera avec T assurance-chômage par le service national obligatoire des fonds municipaux et départementaux de chômage réclamée par le parti socialiste.
D'autre part, en attendant le régime socialiste où la production sera basée sur les besoins de la consommation et ou par conséquent le. risque chômage ne sera plus à craindre, il faut recourir, pour le combattre efficacement, à la mesure législative réclamée par tous les travailleurs organisés du monde : limitation de la semaine de travail à quarante heures, la réduction de la durée du travail qui en résulte ne pouvant entraîner une réduction des salaires.
Ouvriers, employés, la crise qui continue menace votre dernière conquête, la loi des assurances sociales. En meme temps que le chômage vous met dans l’impossibilité de verser vos cotisations, vous êtes menacés de perdre tous vos droits d’assurés. Pour sauver la réforme, pour que vous conserviez vos droits intacts, le parti socialiste réclame de FEtat sa garantie financière afin que les caisses d’assurances soient en mesure de remplir leurs obligations envers les assurés et leurs familles.
Cultivateurs, fermiers, petits propriétaires, pendant longtemps vous avez traité le parti socialiste en ennemi 5 trompés que vous étiez par ceux qui ont intérêt à vous mentir. Aujourd'hui vous commencez à voir clair dans votre situation, car vous aussi vous êtes exploités et volés par ceux qui vous vendent engrais, semences ; vous Fêtes par ceux à qui vous vendez vos récoltes ; vous Fêtes encore par le grand propriétaire à qui vous payez de lourds fermages.
Pour vous protéger et pour garahtir les intérêts des millions de consommateurs victimes des gros spéculateurs, le parti socialiste réclame l'institution d’offices des blés, de fabrication et de vente du sucre, de vente des engrais^ — où vous posséderez une large représentation au sein des conseils de ces offices — votre droit h la propriété culturale.
Petits commerçants, artisans, h 1 âpre concurrence du grand capital commercial et industriel s'ajoute la crise économique qui vous frappe durement en réduisant fortement vos affaires; elle fait même parfois de vous de véritables sans-travail. C’est en ce moment surtout que vous vous rendez compte de la communauté d’intérêts qui vous lie à tous les travailleurs salariés, vos clients* Joignez-vous à eux pour protester avec le parti socialiste contre un système d'impôts inique qui fait surtout payer ceux qui n'ont rien ou qui ont peu, et qui épargnent les possesseurs de grosses fortunes.
Citoyens,
A vous tous qui êtes des victimes de la crise du capitalisme et qui avez droit à des mesures législatives de protection et de justice sociale, nous dénonçons les gouvernants
actuels et les partis dits républicains qui les soutiennent comme coupables de gaspillage des fonds de j’Etat et artisans d'une politique de guerre.
Ils refusent d'instituer un service national de secours aux chômeurs, mais ils ont avancé 216 millions à la Pologne, 513 millions à la Yougoslavie, 354 millions à la Hongrie, Etats réactionnaires et fascistes, plus de 2 milliards k trois banques menacées de faillite 1 mil liard 413 millions à des compagnies de chemins de fer et maritimes, et enfin ils ont fait un cadeau de 2 milliards et demi à la Banque de France pour l'indemniser des pertes résultant d’opérations spéculatives faites sur la monnaie anglaise.
Gouvernants et partis réactionnaires refusent de réduire les impôts écrasants qui maintiennent la vie chère, mais le dernier budget de guerre a encore augmenté de plus de un milliard et il s'élève au total, pour 1932, à 20 milliards. Si bien que la France est aujourd’hui le pays qni a la plus nombreuse et la plus formidable armée, mais où le contribuable est le plus imposé.
Il est temps, citoyens, que vous mettiez un terme aux gaspillages et aux folies militaristes des partis de réaction.
Il est temps que notre pays s’engage dans la voie du désarmement général où il trou^ vera, enfin, la vraie sécurité avec la paix pour tous les peuples.
Il esL temps que vous vous serviez de votre bulletin de vote pour remplacer l'Etat capitaliste par I Etat du travail émancipé débarrassé à tout jamais de l'exploitation des misères du chômage et des périls de guerre.
Votez pour
Léandrh DU PRÉ.
À bas l'anarchie capitaliste î Vive Tordre socialiste î
Le Parti socialiste.
S* circonscription de LILLE.
M. INGHELS, S. F. I. O.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 12.237 voix.
Citoyens,
La Chambre des Députés élue en 1928 voit son mandat expirer et bientôt vous serez appelés à choisir vos représentants à la nouvelle Chambre.
Pour quel parti, pour quel programme voterez-vous^? /
Le parti socialiste vous présente, avec son candidat, son programme total et il vous dit . L heure a sonne des transformations profondes à apporter au régime de la grande propriété capitaliste et de la production j l’heure a sonné de T orientation de la politique interna tic nale vers le désarmement général si vous voulez éviter la guerre demain.
Le régime capitaliste fait faillite dans tous les domaines,
tandis que les travailleurs de l'industrie et de la terre n ont jamais tant produit de
toules choses nécessaires à la vie* la misère se répand partout avec le chômage. Les ouvriers et les employés sont jetés hors des usines, sans travail, sans salaires ou sans traitements; le commerce est dans le marasme îe plus complet: les petits cultivateurs qu’une politique protectionniste ne protège qu'en apparence vendent de plus en plus difficilement leurs produits à des prix rémunérateurs.
Voila le tableau de la triste situation économique présente, quand les produits de toutes sortes, industriels et agricoles sont en surabondance et pourraient satisfaire tous les besoins humains. Mais le régime capitaliste est ainsi fait qu’au lieu d’apporter le bonheur aux travailleurs, producteurs des richesses, il les condamne aux privations et, à la misère.
Un pareil régime qui est la désorganisation et l'anarchie a trop duré, il doit faire place à un autre, au régime socialiste qui seul pourra faire sortir de la production développée le bonheur de chacun et de tous.
Ouvriers, employés, l'impuissance des parLis bourgeois est telle que, dans la crise actuelle, leurs gouvernements et leur lamentable Chambre ont été incapables de traiter également les victimes du capitalisme, les sans-travaib Ils sont aujourd’hui en France au moins un million dont trois cent mille seul amen {^reçoivent une allocation journalière insuffisante. Les sept cent mille autres sans-travail sont meme privés de cette allocation parce que les conseils municipaux bourgeois de la plupart des communes ne veulent pas de fonds de Chômage, Une inégalité aussi odieuse doit cesser et cessera avec fassurance-chômage par Je service national obligatoire des fonds municipaux et départementaux de chômage réclamée par le parti socialiste.
D’autre part, en attendant le régime socialiste où la production sera basée sur les besoins de la consommation et où par conséquent le risque chômage ne sera plus à craindre, il faut recourir, pour le combattre efficacement, à la mesure législative réclamée par tous les travailleurs organisés du monde : limitation de la semaine de travail à quarante heures, la réduction de la durée de travail qui en résulte ne pouvant entraîner une réduction des salaires.
Ouvriers, employés, la crise qui continue menace votre dernière conquête, la loi des assurances sociales. En même temps que le chômage vous met dans l’impossibilité de verser vos cotisations, vous êtes menacés de perdre tous vos droits d’assurés. Pour sauver la réforme, pour que vous conserviez vos droits intacts, le parti socialiste réclame de fElat sa garantie financière afin que les caisses d’assurances soient en mesure de remplir leurs obligations envers les assurés et leurs familles.
Cultivateurs, fermiers, petits propriétaires, pendant longtemps vous avez traité le parti socialiste en ennemi, trompés que vous étiez par ceux qui ont intérêt à vous mentir. Aujourd’hui vous commencez ù voir clair dans votre situation, car vous aussi vous êtes exploités. Vous êtes exploités et volés par ceux qui vous vendent engrais, semences: vous 1 êtes par ceux à qui vous vendez vos récoltes ; vous fêtes encore par le grand propriétaire à qui vous payez de lourds fermages.
Pour vous protéger et pour garantir les intérêts des millions de consommateurs victimes des gros spéculateurs, le parti socialiste réclame f institution d’Üffices des blés, de fabrication et de vente du sucre, de vente des engrais, — où vous posséderez une large représentation au sein des conseils de ces Offices — votre droit a la propriété culturale.
Petits commerçants, artisans, à l'âpre concurrence du grand capital commercial et industriel s’ajoute la crise économique qui vous frappe durement en réduisant fortement vos affaires; elle fait même parfois de vous de- véritables sans-travail. C’est en ce moment surtout que vous vous rendez compte de la communauté d’intérêts qui vous lie à tous les travailleurs salariés, vos clients Joignez-vous à eux pour protester avec le parti socialiste contre un système d’impôts inique qui fait surtout payer ceux qui n’ont rien ou qui ont peu, et qui épargne les possesseurs de grosses fortunes.
Citoyens,
À vous tous qui êtes des victimes de la crise du capitalisme et qui avez droit à des mesures législatives de protection et de justice sociale, nous dénonçons les gouvernants actuels et les partis dits républicains qui les soutiennent comme coupables de gaspillage des fonds de l'Etat et artisans d’une politique de guerre*
Ils refusent d’instituer un service national de secours aux chômeurs, mais ils ont avancé 216 millions à la Pologne, 513 millions à îa Yougoslavie, 354 millions à la Hongrie, Etats réactionnaires et fascistes ; plus de 2^ milliards y trois banques menacées de faillite, 1 milliard 4 J 3 millions à des compagnies de chemins de fer et maritimes, et enfin ils ont fait un cadeau de 2 milliards et demi à la Banque de France pour l'indemniser des pertes résultant ^opérations spéculatives faites sur la monnaie anglaise.
Gouvernants et partis réactionnaires refusent de réduire les impôts écrasants qui maitH tiennent la vie chère, mais le dernier budget de guerre a encore augmenté de plus de 1 milliard et il s’élève au total, pour 1932, à 20 milliards. Si bien que la France est aujourd’hui le pays qui a îa plus nombreuse et la plus formidable armée, mais ou le contribuable est le plus imposé*
Il est temps, citoyens, que vous mettiez un terme aux gaspillages et aux folies militaristes des partis de réaction,
II est temps que notre pays s’engage dans la voie du désarmement général où il trouvera, enfin, la vraie sécurité avec la paix pour tous les peuples*
U est temps que vous vous serviez de votre bulletin de vote pour remplacer l’Etatcapit-a liste par l’Etat du travail émancipé débarrassé à tout jamais de F exploitation, des misères du chômage et des périls de guerre.
Y7 otez pour
Albert INGHELS,
à bas l’anarchie capitaliste 1 Vive l’ordre socialiste !
Le Parti socialiste.
10e circonscription de LILLE*
M. GROUSSAU, U* H. D*
Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.870 voix*
Trente années de vie parlementaire me dispensent d’une longue profession de fou On me rendra cette justice que je n’ai subi aucune évolution fâcheuse : je n’ai eu d’autre ambition que de mettre mon activité, mon ardeur et mon dévouement au service de vos Intérêts et de vos libertés.
Candidat d’union nationale, je suis décidé à continuer d’appuyer le Gouvernement de Ma Tardieu* L’admirable discours qu?il a récemment prononcé prouve que nous ne pouvons
avoir un meilleur chef, soit pour la politique intérieure, soit pour la politique extérieure* Il est, à Genève, le défenseur de notre sécurité et le promoteur de la Faix.
La Paix ï C'est le vœu le plus ardent, le plus sincère* de tout représentant de notre région : ou ne peut oublier les souffrances et les ruines de 3a dernière guerre, il ne suffît pas de vouloir la paix, elle doit être organisée par le concert des Nations*
En attendant, il fallait réparer les dommages de la guerre : j'y ai travaillé sans répit à la Commission des régions libérées et au Groupe interparlementaire des régions dévastées, dont je suis l’un des vice-présidents.
Ce ne sont pas seulement les dommages matériels qui méritent noire attention* Les anciens combattants, les mutilés, les victimes civiles de la guerre, les prisonniers de guerre, les évadés, doivent être m premier plan de nos préoccupations. J ai l'honneur d'être membre du Conseil supérieur des pupilles de la Nation.
Parmi les réformes qui me paraissent de plus en plus indispensables, en présence des débats incohérents et interminables auxquels j’assiste chaque jour, je place la diminution du nombre des députés, surtout des députés du Midi. Notre circonscription compte officiellement 92.525 habitants ; le département des Basses- Alpes avec 88*347 habitants, a trois députés. Je puis être fier de valoir à moi seul trois députés du Midi, mais cela ne m’empêche pas, au contraire, de réclamer une loi de justice électorale.
Le souci constant de l'agriculture, du commerce et de l'industrie de notre belle et laborieuse région impose à ses représentants une tâche indispensable* J'attends avec impatience le vote définitif d'une loi sur l'indemnité au fermier sortant, j’ai signé plusieurs propositions concernant P artisanat, je me suis inspiré des vœux de la Fédération des groupements commerciaux du Nord, j’ai suivi de près les difficultés de nos industries.
II est urgent d'alléger les charges écrasantes des contribuables et de réparer, autant qu’il est possible, le préjudice causé aux rentiers par la dépréciation du franc* Je suis partisan de la réduction des dépenses, mais j'estime que certaines petite» économies sont inadmissibles* G est ainsi que, sous ce prétexte, on nous a refusé la subvention annuelle de 200 francs aux médaillés du travail, qui ont contribué, avec un persévérant courage, à la richesse dn pays*
J'ai voté toutes les améliorations sociales qui ont été si nombreuses dans la dernière législature* J ai suivi de près la situation des sociétés de secours mutuels et je souhaite les simplifications indispensables à l'application des assurances sociales.
11 est regrettable que le statut des employés reste en souffrance et que certains fonctionnaires élèvent des plaintes justifiées* Le groupe de défense des douaniers n'a cessé de me nommer Lun de ses vice-présidents.
A côté des intérêts matériels, je considère comme un devoir essentiel du mandat qui m’a été confié depuis 1902, la défense des intérêts moraux et religieux, je veux dire de la famille, de la liberté de conscience, de la liberté d’enseignement et de la liberté d'association.
La famille î Membre du groupe parlementaire de la famille et de îa natalité, j’ai voté toutes les dispositions et j’ai signé toutes les propositions favorables aux familles nombreuses* J'adopte absolument le programme de la Fédération nationale des associations de familles nombreuses. Je regrette particulièrement que le vote familial n'ait pas été encore établi*
La liberté d’enseignement 1 Je veux que les parents, responsables de la formation de leurs enfants, puissent choisir l’école où l’éducation religieuse et morale n'est pas séparée de 1 instruction* J'ai demandé à la Commission de renseignement que la caisse des écoles pmsse faciliter et encourager la fréquentation scolaire, aussi bien dans les écoles privées que dans les écoles publiques : mon amendement a été repoussé par 11 voix contre 10, mais je le reprendrai devant la Chambre.
La liberté d'association ! J'ai déposé une proposition signée par un grand nombre de mes collègues pour supprimer les lois d'exception contre les congrégations. Est-il unet mesure plus odieuse, plus injuste, par exemple, que l'interdiction d'enseigner dont son
frappés les religieux: et les religieuses ? Le rapporteur de la Commission compétente s'est montré favorable à ma proposition, mais la discussion n'a pas encore eu lieu.
Qu’arriverait-il si une majorité cartelliste arrivait au pouvoir ? Il est évident que ce serait, entre autres tléaux, la paix intérieure gravement menacée. C’est aux électeurs clairvoyants qu’il appartient de conjurer ce danger.
J'ai la conviction que la liberté et la justice sont les meilleurs moyens d’assurer la paix intérieure et je souhaite que s’établisse une large union entre tous ceux qui veulent contribuer à la grandeur et à la prospérité de notre patrie.