‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 202 sur 260 · M. BRAISE, U. R. D · texte numérisé non relu

M. BRAISE, U. R. D

Elu au premier tour de scrutin. — 8,213 voix.

Electeurs faucignerands î

Vous savez, que ne suis l'homme ni des longs programmes^ ni des vaines promesses, je tiens toutefois à préciser les questions principales qui, au premier chef, devront retenir h attention de la nouvelle Chambre.

En politique extérieure :

Rapprochement des peuples dans le cadre de la Société des Nations et organisation de la paix* Désarmement selon la thèse française récemment exposée à Genève par M. Tardieu.

En politique intérieure et sociale :

Respect de la famille et de la propriété. La paix intérieure par le respect des consciences et r égalité des droits.

Modification de la loi des assurances sociales en faisant appel à la mutualité.

Amélioration de la condition sociale des travailleurs et victimes du travail.

Régime d'économies, selon le vœu de la « ligue de défense des contribuables »■

— J 0S& — No 2145

Protection de notre commerce, de notre industrie, de notre main-d’œuvre et de notre agriculture nationale»

Encouragements aux sports et à l’éducation physique. Protection de la santé publique »

Combattants et victimes de la guerre i

Défense des droits sacrés des combattants, mutilés et victimes de la guerre Extension delà retraite du combattant à tous les anciens combattants ayant au moins trois mois de passage dans la zone cle combat de la division.

Agriculture :

Défense des produits laitiers et fromagers, de l’industrie forestière et de nos bois communaux.

Retour à la liberté do distillation pour les agriculteurs»

Protection de tous les produits agricoles, et surveillance de nos débouchés. Améliorabon de la, vie rurale, en rendant le travail des champs plus lucratif et moins pénible*

Tourisme :

Publicité collective à l'étranger.

Révision de la fiscalité hôtelière et son adaptation aux temps nouveaux.

Amelioration et élargissement de notre réseau routier savoyard.

Accélération des communications postales et téléphoniques.

Faucignerands !

. Si vom me faites confiance, telle sera la politique de travail et d’union que je soutienrai, po itique qui a fait ses preuves, que j’ai constamment appuyée de mes votes eL qui seule peut procurer à notre pays la paix et la prospérité dans l’ordre et la liberté.

Demain comme hier, comptez sur moi !

Vive le Faucïgny I

Circonscription de S AINT-JULIEN-EN- GENEVOIS,

M, MARTEL, démocrate populaire.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7,462 voix.

Chers Concitoyens,

Vous avez accueilli avec une sympathie croissante le programme de bon sens que je défends devant le corps électoral.

Ce programme répond aux aspirations profondes de nos laborieuses populations savoyardes. Harmonieuse synthèse de ce qu i! peut y avoir de bon à gauche comme à droite, il allie à un ferme attachement au régime républicain et démocratique le respect des forces morales et des convictions de chacun.

Notre programme s’inspire avant tout et dans tous les domaines d'un esprit de sincère collaboration.

Politique intérieure.

Nous préconisons, sur le terrain gouvernemental, une large concentration républicaine dégagée de l'influence des extrêmes et susceptible d'apporter au gouvernement de demain les bienfaisantes conséquences d une majorité élargie : plus d'autorité et de stabilité.

Politique sociale.

Nous voulons réaliser la démocratie non par la lutte de classes eL la violence stérile, mais par une évolution hardiment réformatrice, par l'organisation professionnelle et la collaboration loyale des éléments de la production.

Adoption du vote familial.

Amélioration de la loi des assurances sociales.

Etablissement d'un statut légal des fonctionnaires.

Respect du droit syndical,

Protection de la santé publique.

Politique extérieure ,

Nous sommes partisans des méthodes d'entente et de rapprochement des peuple».

Profondément attachés à la politique de paix, nous la voulons dans le respect des contrats et dans le renforcement des pouvoirs de la Société des Nations qui permettra la réduction des armements.

Poli lit q u e finan cière .

Economie dans tous les domaines par une réorganisation rationnelle de nos institutions administratives en respectant les droits acquis.

; . Réforme de notre régime fiscal en vue d une répartition plus équitable des impôts. §9

Diminution des droits de succession et mutation en ligne directe.

8^. Simplification des feuilles d'impôts.

Anciens coriwattants et victimes de la guerre.

. Défense des droits imprescriptibles de tous les éprouvés de la guerre.

Extension de la retraite du combattant à tous ceux qui ont passé trois mois au moins dans la véritable zone de combat.

Défense énergique de l’agriculture française qui est la base de notre prospérité nationale. Continuation de l'effort si bien commencé par M. Tardieu pendant son passa-e au Ministère, au point de vue de :

La législation familiale.

La législation communale décentralisée. La protection de nos produits par des mesures douanières contre la concurrence, par la facilité à donner spécialement à notre région pour i exportation des produits vers nos débouchés naturels (Question des zones).

Amélioration de notre réseau vicinal.

Extension du crédit agricole.

Allègements fiscaux.

Mesures appropriées pour la baisse et t'unification du prix des engrais.

Développement et soutien des organisations professionnelles agricoles.

En un mot, recherche et application de toutes les mesures d'ordre matériel et moral susceptibles d améliorer Je sort des travailleurs de la terre,

Savoyards î

. ^ vous me faites confiance, telle est la politique féconde et réalisatrice que je sou-*

îen lai en union avec tous les républicains partisans du progrès dans la paix et la liberté*

Louis MARTEL

Démocrate populaire.

Candidat de concentration républicaine.

Circonscription de THON ON-LES-B AINS.

M. JACQUIER, radical-socialiste.

Mes chers Compatriotes,

Vous êtes appelés â nommer, le 1er mai prochain, votre représentant à la Chambre de» Députés.

Jamais consultation populaire n'a emprunté aux circonstances une signification plus grave et n'exigea du parti républicain plus d'union et de discipline.

Le cartel des droites a mis en péril, durant cette législature, les conquêtes démocratiques et les intérêts nationaux. Les finances publiques compromises malgré les avertissements répétés du Sénat, la Trésorerie épuisée, les difficultés de l'existence rendues de plus en pics lourdes aux travailleurs et aux petits rentiers, les lois laïques battues en brèche notre politique extérieure au point mort ; tel est le bilan de quatre années durant lesquelles s’est exercée l'influence prépondérante d'une majorité de droite.

C'est au rétablissement général de cette situation que devra s’employer la législature prochaine.

Je me dois de vous fournir aujourd'hui des explications, à la fois sur mon attitude au cours de la législature qui s’achève et sur le programme que je me propose de défendre, si vous voulez bien me renouveler votre confiance au cours de la législature prochaine..

Les finances publiques :

La question financière fait l'objet, aujourd’hui comme hier, de toutes nos préoccupations ; l'œuvre essentielle de la prochaine législature sera donc la restauration de nos finances; elle ne s'accomplira pas sans un effort complet et hardi, auquel mon parti saura, j'en suis convaincu, se consacrer.

Lerles, l'héritage à recueillir sera particulièrement lourd ; une brèche de plusieurs milliards ouverte dans nos finances, ainsi se présente la situation financière de notre Pays. Il importe d'y porter remède par un aménagementplus rationnel et une meilleure utilisation de la législation fiscale existante, en même temps qu’une compression aussi grande que possible des dépenses militaires, toutes mesures qui se traduiront par une diminution sensible des charges qui pèsent sur le travail et la production. Adversaire résolu de toute politique d'impôts nouveaux, je demeure plus que jamais convaincu que le relèvement financier réel et définitif est inséparable de deux conditions maîtresses; l'appel à la fortune acquise et à l'enrichissement, la rénovation profonde de notre système fiscal. Je demeure fidèle à l’impôt progressif sur le revenu et ne cesserai de réclamer son application sans faiblesse. J'estime que l'heure est venue d'assurer, par une entente internationale, l'exercice d’un contrôle demeuré jusqu’ici difficile et qui permettra d’en finiravec la fraude de l'impôt et l'évasion des capitaux,

A la faveur de l'anarchie économique présente, le monde des épargnants, fréquemment sollicité par les consortiums financiers, a été profondément atteint par la crise actuelle ;

nous réclamerons avec énergie la protection de l’épargne française et un contrôle rigoureux des organisations bancaires.

Je suis partisan de l'application d’un, vaste plan d’équipement national, mais fondé -^ur des opérations de-crédit qui constitueront pour nos petits rentiers le plus sûr emploi en remédiant enj même; temps, de là façon la p las i efficace, à la crise du chômage

Politique économique et sociale ;

Mais ce- n’est pas seulement dans l’impôt, même mieux aménagé, que nous devons rechercher' le^ conditions du salut financier du Pays*

De- toutes les forces économiques de la France, 1 agriculture se situe au premier plan Le souci- de sa vitalité sur ce sol qu-’elle féconde, doit passer pour nous av~a.it tout autre’ Kos agriculteurs savoyards peuvent comme par le passé compter sur mon appui le plus cordial, le plus smeere et le plus actif. La baisse présente de tous les produits du sol et de 1 élevage, que n accompagne aucune diminution des changes qui pèsent sur le monde rural commande un contingentement des importations dans le cadre d’accords internationaux’ ParLisan résolu de J extension, du crédit agricole et de la mise en application d’on syslèn* d assurances contre les calamités atmosphériques, ai-je besoin de rappeler que soit par mes votes, sod par mes m.tiatives personnelles, je me suis toujours attaché àl réalisation de toutes les mesures susceptibles de favoriser le développement de notre agriculture

„alio„iPPm’jenCleméllafferai PaSn°n PlUS “* ^ ]™heS de «*• production

(^mmerçants et industriels, dont il convient de louer le magnifique effort, peuvent

comptersup mon dévouement le plus complet. 1 peuvent

J« MBépoHiqu,,' q„e m„ parli , pmWmen, ranU,ib„é ,

îld llfjT°de “ T"'1,1™"”,'’’ *^es améliorations, une adapl.Uon aux besoins nouveau

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les assarances sacrales en ce qui concerne ra^ncuUure ■ ceüo loi i n

rrappfc pari, maladie, la vioiUe.se ou l'iuvdidHé "l',“ 1 "T *“ 'T4*» généreuse et efficace. ’ ’ a 1 enfant> une protection

*• P'"1’ "?**“•. d»"‘ <■ pénible et

L’enseignement national ;

toujours déLSu^XTreHoXl^lÏTf”16111 & n°lre enSeiSnenient P™»«» que j’ai

pense que pour assurer à la'dém * a<ÏUeS' . artl!ian résolu de la neutralité dans l’école, je

le Parlement devra lehcver "e nl " & “ taiHe’ à ,a de s<* ^soins,

réforme : l’école union* , t P "T raP>demn,elîl PossiLle h réalisation d’une grande Avec l’école utliX r^et X ^ ^ ^ la séiecti°n * d* I- gratuité, sociales qui tomberont carfcll ^ C 7, pr,^lJe^es de dasses qui disparaîtront, des barrières

«»-. La gratuité d^ensSÏ! fT ^ dégageant les vrais

olde l’enseignement suné secondaire - dont je me suis fait l’ardent défenseur -

genee et à Peffort répondXT ’f °UyCrtS desormals non plus à la fortune, mais à l’inlellil intérêt général. ’ °'6 “ ““ Êenl,lnen‘ de J™tae et au souci bien compris de

La volonté de paix :

Les réformes intérieures, si impatiemment attendues par notre démocratie, restent toutes subordonnées au maintien de la paix. Paix intérieure par le progrès continu, la solidarité établie, la justice progressivement réalisée ; paix extérieure par l’arbitrage, la sécurité, le désarmement.

Tel est le programme que je soumets aux populations républicaines de ce bel arrondissement. Notre doctrine, à l’encontre de celles des nationalistes, c’est la doctrine du protocole, établi en 1924, par le Président Herriot, et qui a abouti, par l'effort magnifique et persévérant du grand Français que fut Aristide Briand, aux accords de Locarno, aux entretiens de Thoiry, au pacte Briand-Kellogg, enfin à l’acte général d’arbitrage. Ainsi s’est affirmé aux yeux de l’univers, le vrai visage de la France, sa volonté immuable et généreuse de soustraire le inonde à l’emprise de la violence et de ne suivre d’autre route que celle de la paix et du progrès. L'œuvre grandiose accomplie par Aristide Briand sera ardemmerq défendue, continuée, accrue par ceux qui ne poursuivent pas d’autres dessins et ne rêvent pour notre Pays d’antre gloire que la réalisation de la paix dans l’entente de tous les peuples.

Mes chers Electeurs t

Vous me connaissez, j’ai toujours été et demeurerai un républicain fidèle à la démocratie, à la patrie, avec une doctrine ferme, un programme net, un idéal de justice et de paix dans tous les domaines.

Je crois avoir depuis vingt-cinq ans bientôt fait les efforts nécessaires pour propager ces idées. Bépublicains, soyons unis, soyons disciplinés, et d’un même élan, d un même cœur, travaillons résolument et, s’il le faut, luttons ardemment pour la France et pour la République,

Je me représente sans appréhension à vos suffrages^ car j ai conscience d avoir toujours défendu vos intérêts et servi de mon mieux à la fois mon parti et mon pays. Vous mandes, terez sur mon nom, le l°r mai, votre attachement aux idées de justice et de progrès social.

Paul JACQUIER

Vlcu* Président du Conseï général.

Ancien Sous* Secrétaire d'Etat.

Député sortant.

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